Vendredi 15 Novembre 2019

Mis à jour le Ven. 15 Nov. 2019 à 17:25

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La pratique de l’Éthique

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La Théosophie et l’éthique

V49 10« La Théosophie ne présente pas une éthique nouvelle, car, pour elle, la véritable éthique est la même pour toujours. Mais, dans les doctrines de la Théosophie, nous trouvons les bases raisonnables et philosophiques qui fondent l'éthique et incitent, d'une façon naturelle, à la mettre en pratique. La Fraternité Universelle sera réalisée en agissant envers les autres comme vous voudriez qu'ils agissent envers vous, et en aimant votre prochain comme vous-mêmes. Telle est la voie déclarée comme bonne et juste par tous les instructeurs des grandes religions du monde. » – W.Q. Judge, extrait des « Principes généraux de la Théosophie ».

La transmission du passé

« Les initiés, étant liés par la loi de l'évolution, doivent travailler avec l'humanité, dans la mesure où le permet son développement. Aussi, d'âge en âge, promulguent-ils inlassablement la même doctrine, qui s'obscurcit périodiquement chez les diverses nations et dans les différentes parties du monde. Telle est la Religion-Sagesse, et ils en sont les gardiens. À certains moments, ils se présentent aux nations comme de grands Instructeurs, ou comme des " Sauveurs ", qui ne font que promulguer à nouveau les anciennes vérités et le système éthique du passé. » – W.Q. Judge, extrait des « Principes généraux de la Théosophie ».

 

L’Esprit Universel la base de la philosophie de la Théosophie

V49 12« L'Esprit est universel, indivisible, et commun à tous. En d'autres mots, il n'existe pas une multiplicité d'esprits - un par homme - mais un seul Esprit unique, rayonnant sur tous les hommes indistinctement, et trouvant autant d'âmes - d'une manière globale - qu'il y a d'êtres dans le monde. Dans l'homme, l'Esprit possède un instrument ou, si l'on préfère, un ensemble d'outils, plus complet avec lequel il peut opérer. Cette identité spirituelle [de tous les êtres] est la base de la philosophie ; c'est sur elle que repose l'ensemble de l'édifice ; individualiser l'Esprit, en assignant à chaque être humain un esprit propre, qui soit particulier à lui seul, et séparé de l'esprit des autres êtres, c'est jeter à bas toute la philosophie théosophique, réduire à néant son éthique et aller contre son but. » – W.Q. Judge, extrait des Échos de l’Orient.

La similitude avec l’enseignement du Bouddha

« L'éthique de la Théosophie n'est-elle pas identique à celle enseignée par le Bouddha ? – Le Théosophe : Certainement, car cette éthique est l'âme de la Religion-Sagesse, et parce qu'elle fut autrefois la propriété commune des Initiés de toutes les nations. Mais le Bouddha fut le premier à introduire cette morale sublime dans ses enseignements offerts à tous, et à en faire la base et l'essence même de son système public. C'est là ce qui fait l'immense différence entre le bouddhisme exotérique et toutes les autres religions. Dans celles-ci ce sont les rites et les dogmes qui de loin occupent la première place, tandis que dans le bouddhisme l'accent a toujours été mis davantage sur l'éthique. Ainsi s'explique la ressemblance, qui va presque jusqu'à l'identité, entre l'éthique de la Théosophie et celle de la religion du Bouddha. » – H.P. Blavatsky, extrait de La Clef de la Théosophie.

La même base de principes pour les initiés

V49 14« Avez-vous un système particulier d'éthique appliqué dans la Société ? – Le Théosophe : Les principes de l'éthique sont là, clairement définis et à la portée de quiconque veut les suivre. Ils constituent la crème et l'essence de l'éthique universelle, recueillies dans les enseignements de tous les grands réformateurs du monde entier. Vous y trouverez donc représentés Confucius et Zoroastre, Lao-Tseu et la Bhagavad Gîtâ, les préceptes de Gautama le Bouddha et de Jésus de Nazareth, ceux d'Hillel et de ses disciples, ainsi que ceux de Pythagore, de Socrate, de Platon et de leurs écoles. » – H.P. Blavatsky, extrait de La Clef de la Théosophie.

Un but : aider l’humanité

« Le but de la Théosophie est-il de produire de tels adeptes possédant le pouvoir de guérir ? – Le Théosophe : Elle a plusieurs objectifs, mais entre tous, les plus importants sont ceux qui peuvent conduire au soulagement de la souffrance humaine, sous quelque forme que ce soit, aussi bien morale que physique. Et nous croyons que la souffrance morale est de loin plus importante que la souffrance physique. La Théosophie a pour tâche d'inculquer l'éthique ; elle doit purifier l'âme, si elle veut soulager le corps dont tous les maux, sauf dans les cas d'accidents, sont héréditaires. Ce n'est pas en étudiant l'occultisme à des fins égoïstes, pour la satisfaction d'une ambition personnelle, par orgueil ou vanité, que l'on ne pourra jamais atteindre le véritable but de la Théosophie : celui d'aider l'humanité qui souffre. Ce n'est pas non plus en étudiant une seule branche de la philosophie ésotérique que l'on devient un occultiste, mais en les étudiant toutes, sinon en maîtrisant chacune d'elle. – H.P. Blavatsky, extrait de La Clef de la Théosophie.
« Nous devons suivre le « programme » et présenter au monde un système de philosophie qui donne un socle sûr et logique pour une éthique… » – R. Crosbie, extrait du Friendly Philosopher.

Chercher la spiritualité et non le psychique

V49 18« À cette période critique de la fin du XIXème siècle, où l'intérêt se portait sur les phénomènes psychiques — appelés maintenant « parapsychologiques » — et où beaucoup d'individus se découvraient des « pouvoirs », ou espéraient en développer en s'affiliant à la Société Théosophique, H.P. Blavatsky a précisé maintes fois : l'Éthique de la Théosophie est bien plus importante que toutes les divulgations de lois et de faits psychiques, et d'autres détails occultes. La Société Théosophique n'a pas été fondée pour être une serre chaude d'occultistes, mais dans l'espoir de former un noyau d'hommes et de femmes lucides, unis par un même idéal d'altruisme, et résolus à faire de la Théosophie un pouvoir vivant dans leur vie.
« Le psychisme n'a rien à voir avec la véritable spiritualité : avec ses attraits faciles, il reste un mirage dangereux s'il n'est pas maîtrisé, et mis au service d'autrui, par un individu absolument pur ; il n'intéresse encore qu'une partie matérielle et éphémère de l'être, tandis que l'Éthique que les théosophes devraient pratiquer « pénètre en profondeur pour toucher l'homme réel : l'Ego qui se réincarne ».
« Extérieurement, nous sommes les créatures d'un seul jour ; intérieurement, nous sommes éternels. » – H.P. Blavatsky, extrait des Cinq messages.

L’Homme a une place privilégiée dans l’évolution et le pouvoir de choisir

« L’homme occupe une place très importante dans tout le processus de l’évolution. Il occupe une position où l’Esprit et la Matière se rencontrent. Il est le lien entre les êtres plus élevés et d’autres moins avancés. Il doit ainsi agir, penser et agir, sur ce plan de matière afin d’élever cette matière et lui donner une impulsion, une nouvelle tendance. Par sa constitution même et déjà dans son corps physique, en raison de ses liens avec la nature tout entière, la Doctrine Secrète déclare que l’être humain peut atteindre un niveau supérieur à un Dhyan Chohan [hiérarchie spirituelle dans l’univers] et devenir égal à eux dans leur ensemble. C’est le parcours qui l’attend - le Mystère Royal – afin de voir, connaître et sentir d’une manière universelle.
« En lui, gît un pouvoir qui lui permet de juger correctement, de voir tout – grâce à cet Œil tout puissant englobant tout, qui lui permet de voir la justice de toutes les choses. Et il dispose toujours du pouvoir de choix dans une direction ou une autre. » – R. Crosbie, extrait du Friendly Philosopher.