Dimanche 15 Septembre 2019

Mis à jour le Dim. 15 Sep. 2019 à 18:27

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Quelques grandes figures spirituelles

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Jésus de Nazareth

V46 10« Les quatre Évangiles contiennent tout ce qu’il faut pour nous faire comprendre le désir secret et fervent de Jésus ; l’espérance qui le possédait lorsqu’il entreprit son ministère et dans laquelle il mourut. Dans son immense amour désintéressé pour l’humanité, il estimait qu’il était injuste de priver la grande masse des résultats de la Connaissance que la minorité avait acquise. Il prêche, par conséquent, ce résultat, – l’unité d’un Dieu spirituel, dont le temple réside en chacun de nous, et dans lequel nous vivons de même que LUI vit en nous – en esprit. » – H.P. Blavatsky, extrait d’Isis Dévoilée.

« D’où venait ce respect pour un homme que les Synoptiques représentent comme un pauvre charpentier juif de Nazareth ? En tant que Dieu incarné, tout ce qu’on dit de lui est incapable d’affronter l’examen critique de la science ; comme un des plus grands réformateurs qui n’aient jamais existé, ennemi invétéré de tout dogmatisme théologique, en guerre ouverte avec la bigoterie, enseignant un code d’éthique le plus sublime, Jésus apparaît comme une des figures les plus grandioses et les plus en évidence sur le panorama de l’histoire humaine. Son époque se perd, graduellement, dans les brouillards du passé ; sa théologie, basée sur la fantaisie des hommes et supportée par des dogmes intenables, peut perdre, que dis-je, doit perdre chaque jour un peu plus de son prestige immérité. Seule, la sublime Figure du Philosophe et du Réformateur moral, loin de pâlir, devient, avec chaque siècle, plus prononcée et mieux définie. Elle ne règnera, toutefois, suprême et universelle, que le jour où l’humanité entière ne reconnaîtra qu’un seul père, l’INCONNU là-haut, et qu’un seul frère, l’humanité entière, ici-bas. » – H.P. Blavatsky, extrait d’Isis Dévoilée.

Le Bouddha
V46 21b« Le Bouddha est un exemple parfait d’un homme saint et divin. Il atteint l’état de Bouddha – c'est-à-dire l’illumination complète – entièrement par son propre mérite, et par suite de ses efforts individuels, aucun dieu n’étant supposé avoir aucun mérite personnel dans l’exercice de la bonté et de la sainteté. Les enseignements ésotériques prétendent qu’il renonça au Nirvâna et refusa la robe Dharmakâya (corps spirituel), pour rester en tant qu’un « Bouddha de compassion », à la portée des misères de ce monde. Et la philosophie qu’il laissa au monde […] est tolérante, libérale, et enseigne la compassion et la charité universelle, l’amour et le sacrifice de soi, la pauvreté et le contentement de son sort, quel qu’il soit. […] Si le simple code de vie quotidienne, humain et philosophique, que nous a légué le plus grand Réformateur de l’Homme qui fut jamais connu, venait à être adopté par l’humanité en général, alors, vraiment, une ère de béatitude et de paix poindrait pour l’Humanité. – H.P. Blavatsky, Glossaire Théosophique.

 

 

 

Confucius – Fragment de sagesse chinoise
V46 33L’enseignement de Confucius peut être considéré difficile, mais il n’est pas impossible. Écoutez ce qu’il dit : « Si j’accompagne deux hommes, chacun me servira d’instructeur. Je prendrai les bonnes caractéristiques de l’un, et les imiterai ; je noterai les mauvaises de l’autre, et les corrigerai chez moi.
« Mes disciples, croyez-vous que j’aie un secret ? Je n’ai aucun secret pour vous. J’ai pour principe de ne rien faire sans vous le faire savoir.
« Je n’ai refusé mon instruction à personne, depuis celui qui m’apporte en paiement, de la viande séchée, jusqu’aux hommes de rangs supérieurs. Mais je n’expose mon enseignement qu’à celui qui est avide d’apprendre ; je n’aide la compréhension que de celui qui cherche à s’expliquer lui-même ; si après qu’on lui a montré un coin d’un sujet, un homme n’en découvre pas les trois autres, je ne répète pas la leçon.
« Poursuivez l’étude de la vertu comme si vous ne deviez jamais atteindre votre but, et comme si vous craigniez de perdre le terrain déjà gagné. Un homme brave doit avoir entraîné le peuple pendant sept années avant qu’il soit prêt à partir à la guerre. Lancer dans la bataille une multitude non entraînée revient à y semer le désordre. Hélas ! Il est des récoltes qui germent, mais ne montent jamais en épis. D’autres encore montent en graines, mais ne murissent jamais. Néanmoins, nous devrions avoir un parfait respect pour nos cadets.
« Des paroles de juste avertissement ne peuvent manquer d’amener un prompt assentiment. Mais ce qui importe réellement, c’est la réforme pratique. Je ne puis rien faire de l’homme qui aime être conseillé, mais se refuse à méditer le conseil ; qui approuve l’avertissement, mais ne se corrige pas. »

Tsong-Kha-Pa – extrait de l’abrégé d’un disciple
V46 18« Arguments démontrant pourquoi les enseignements du Bouddha doivent être expliqués sur trois plans : c'est-à-dire qu’ils sont destinés à la fois aux plus basses capacités, aux capacités moyennes et aux plus hautes, puisque chaque homme doit croire selon ses aptitudes mentales :

1. Les hommes de capacités communes doivent croire qu’il existe un Dieu (personnel), et une vie future où ils récolteront le fruit de leur travail en cette vie terrestre.
2. Ceux qui sont doués d’une capacité intellectuelle moyenne, tout en admettant ce qui précède, doivent savoir que toute chose composée est périssable, et qu’il n’existe aucune réalité en elle ; que tout péché est souffrance, et que la délivrance de la souffrance ou de l’existence corporelle est la béatitude.
3. Ceux doués des plus hautes capacités doivent savoir, en outre des dogmes mentionnés ci-dessus, que de la forme la plus basse à l’Ame Suprême, rien n’existe par lui-même. Et l’on ne peut affirmer qu’il continuera toujours (éternellement) d’exister, ou cessera d’être absolument, mais que tout existe par suite d’un enchaînement dépendant et temporaire.

« En ce qui concerne la pratique, ceux de capacités inférieures se contentent de l’exercice de la foi (foi aveugle) et de la pratique des dix vertus (Dix Commandements). Ceux d’une intellectualité moyenne, en surplus de leur croyance, s’efforceront d’exceller dans la morale et la sagesse, par l’exercice de la raison. Ceux de capacités supérieures, en surplus des vertus précédentes, pratiqueront les six vertus transcendantales (l’Occultisme pratique) » – H.P. Blavatsky – Article « Tzon-Kha-Pa ».

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