Jeudi 21 Mars 2019

Mis à jour le Jeu. 21 Mar. 2019 à 21:09

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La Chronique

L'humanité doit coopérer avec la nature

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Le progrès de la civilisation
Image 11« Par suite des progrès triomphants et de l'invasion de la civilisation, la Nature, comme l'homme et la morale, sont sacrifiés et ne tardent pas à devenir artificiels. Les climats changent et la face du monde sera bientôt complètement modifiée. Sous la main meurtrière des pionniers de la civilisation, la destruction totale de forêts primitives conduit à l'assèchement de rivières, et le creusement du canal de Suez a changé le climat de l'Egypte, comme celui du canal de Panama fera dévier le cours du Gulf Stream. […] L'air pur de la campagne est pollué par la fumée, les odeurs graisseuses des locomotives, et les relents écœurants du gin, du whisky et de la bière. Et dès que les coins de nature vierge auront disparu du paysage, et que l'œil des peintres ne se posera plus que sur les produits artificiels et hideux de la spéculation moderne, le goût artistique devra emboîter le pas, et disparaître à son tour.
« Consummatum est. Voilà l'œuvre de notre civili¬sation […] et ses effets directs. Agent de destruction de l'art, Shylock qui, pour chaque parcelle d'or qu'il donne, exige et reçoit en retour une livre de chair humaine, dans le sang du cœur, dans la souffrance physique et mentale des masses, dans la perte de tout ce qui est vrai et digne d'être aimé, ne mérite guère de reconnaissance ni de respect. […] L'artificiel remplace le réel, le faux est substitué au vrai. Il ne reste plus, dans le sein de la nature, une seule vallée ensoleillée, ni un bosquet ombragé qui soit encore vierge. […] Les civilisations anciennes n'ont jamais sacrifié la Nature à la spéculation, mais la considérant comme divine, elles ont honoré ses beautés naturelles en érigeant des œuvres d'art telles que notre civilisation électrique moderne n'aurait jamais pu en produire, même en rêve. […] Sommes-nous tellement dans l'erreur en maintenant que la civilisation moderne, avec son Esprit de Spéculation, est le Génie même de la Destruction ; et comme tel, quelles meilleures paroles peut-on lui adresser que la définition donnée par Burke : « Un Esprit d'innovation est généralement le résultat d'un caractère égoïste et d'un point de vue étroit. Ceux qui ne se retournent jamais vers leurs ancêtres, ne s'occuperont pas de la postérité. » ‒ H.P. Blavatsky, « La civilisation, la mort de l’art et de la beauté » (Cahier Théosophique n°74).

Aider la Nature
Image 14« L'homme qui découvre en lui-même la source du flot de douceur, qui pénètre la Nature et toutes les formes de vie, a soulevé cette entrave et s'est élevé à l'état où il n'y a pas d'esclavage. Il sait qu'il est une partie du grand tout, et c'est cette connaissance qui est son héritage. C'est par la rupture du lien arbitraire qui le rive à son centre personnel qu'il atteint sa majorité, et devient maître de son royaume. Tandis qu'il s'épanouit, en avançant grâce à de multiples expériences le long de toutes ces lignes qui sont centrées au point où il est incarné, il découvre qu'il est en contact avec toute vie et qu'il renferme le tout en lui-même. » « Au lieu de se dresser contre les forces [de la Nature], s'y joindre ; devenir un avec la Nature, et marcher aisément sur son sentier. Ne résistez donc pas aux circonstances de la vie, ne vous révoltez pas contre elles, pas plus que les plantes ne se révoltent contre la pluie et le vent. Alors, d'un seul coup, à votre étonnement, vous trouverez que vous avez du temps et de la force en excès à employer dans la grande bataille que tout homme doit inévitablement livrer — celle qui se déroule en lui-même, celle qui conduit à sa propre conquête. » ‒  Par les Portes d’Or, pp. 57/8, 87/8.

« Aide la Nature et travaille avec elle ; et la Nature te considérera comme l'un de ses créateurs et fera sa soumission.
« Et devant toi elle ouvrira tout grands les portails de ses chambres secrètes et mettra à nu sous tes yeux les trésors cachés dans les profondeurs de son sein pur et vierge. Impolluée par la main de matière, elle ne montre ses trésors qu'à l'œil de l'Esprit, l'œil qui jamais ne se ferme, l'œil pour lequel il n'y a nul voile dans tous ses royaumes.
« Alors, elle te montrera les moyens et la voie, la première porte et la seconde, la troisième, et jusqu'à la septième ; et puis le but - au-delà duquel se trouvent, baignées dans la lumière solaire de l'Esprit, des gloires ineffables, et invisibles, sauf à l'œil de l'Âme. » ‒ H.P. Blavatsky, La Voix du Silence, pp. 29/30.

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L'expérience et la libération de l'Âme

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L’expérience et la libération de l’Âme

L’expérience de la vie et le destin divin de l’homme
image8« L'homme ne peut se libérer de l'action en négligeant d'entreprendre sa tâche, ni atteindre au bonheur en s'abstenant de toute action. Nul ne peut rester inactif un seul instant. Tout être est porté involontairement à agir par les qualités provenant de la nature. Celui qui, tout en ayant maîtrisé ses sens et ses organes, demeure inactif mais laisse son cœur se préoccuper des objets des sens est appelé un faux dévot à l'âme égarée. Par contre, celui qui a subjugué ses passions et qui, indifférent au résultat, accomplit tous les devoirs de la vie avec ses facultés actives est un homme estimable. Accomplis donc les actions nécessaires : l'action est supérieure à l'inaction. » ‒ La Bhagavad Gîtâ, Ch. IV, v. 4/8.
« La libération finale est le destin de ceux dont les attributs sont de caractère divin, tandis que le destin des êtres à la disposition démoniaque, nés pour partager le sort des Asura, est l'assujettissement continuel à la naissance mortelle ; ne sois pas en proie à l'affliction, car tu es né avec le destin divin. » ‒ La Bhagavad Gîtâ, Ch. XVI, v. 5.

L’expérience de la vie et la maîtrise du mental
image16« Il est nécessaire d'admettre l'existence de l'âme et — comparativement — la non-importance du corps physique qu'elle habite. [Dans l’ouvrage les Aphorismes du Yoga de Patanjali] la Nature n'existe que pour la cause de l'âme, en l'existence de laquelle l'étudiant est sensé croire. Et […] si le réel expérimentateur et connaisseur est l'âme et non le mental, il s'ensuit que le mental, désigné comme « organe interne », ou « principe pensant », quoique plus élevé et plus subtil que le corps, n'est encore qu'un instrument employé par l'âme pour acquérir des expériences, de la même manière qu'un astronome emploie son télescope pour obtenir des informations sur le ciel. Mais le mental est un très important facteur dans la poursuite de la concentration […]. Il est « modifié » par tous les objets ou sujets qui lui sont présentés ou vers lesquels il est dirigé. […] Tandis que l'organe interne se moule ainsi sur l'objet, il reflète en même temps cet objet avec ses propriétés sur l'âme. Les canaux par lesquels le mental est tenu de passer pour aller à un objet ou sujet sont les organes de la vue, du toucher, du goût, de l'ouïe, etc. […]

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Les liens entre les vivants et les morts

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Les communications avec les morts
image8aLa Théosophie déconseille une communication comme on peut en rechercher dans le spiritisme, ou d’autres techniques, car la plupart du temps c’est avec le cadavre psychique que l’on entre en contact et non l’individu spirituel. Parfois, juste après la mort, c’est avec cette âme que l’on communique mais elle peut en souffrir.
Il s’agit donc de ne pas essayer de « faire descendre » les décédés mais de penser que pendant la nuit, durant le sommeil profond, c’est nous, en tant qu’âmes, qui « montons » rejoindre nos êtres chers et que nous communions avec eux dans cet état béatifique appelé le devachan.
Dans cet état devachanique les âmes des défunts épanouissent les idéaux auxquels elles ont aspiré durant leur vie terrestre, et elles assimilent le meilleur de ces aspirations avant de se réincarner. Dans cet état l’amour trouve toute sa force, sa pureté et sa générosité. Il peut d’ailleurs exercer une sorte de protection sur les vivants ainsi aimés.
Les décédés n’ont pas conscience d’être morts ni de ce que nous faisons sur terre. Seul leur amour et leurs idéaux rayonnent. C’est pour eux une période de repos, proche de notre nature profonde, spirituelle.

Les liens naturels du cœur
« Il n'existe guère d'être humain dont l'Ego ne communique pas librement, pendant le sommeil du corps, avec ceux qu'il a aimés et perdus, l'être, une fois réveillé, ne conserve dans sa mémoire aucun souvenir de cette communication, sinon sous une forme très confuse, semblable à un rêve, par suite du caractère positif et non réceptif de son enveloppe et de son cerveau physiques. […]
image9« Nous sommes avec ceux qui sont morts et que nous avons perdus dans la forme matérielle, et beaucoup, beaucoup plus près d'eux maintenant que lorsqu'ils étaient en vie. Et ce n'est pas seulement dans l'imagination de l'être en devachan, comme certains pourraient le penser, mais dans la réalité des choses. Car le pur amour divin n'est pas simplement l'efflorescence d'un cœur humain, mais il a ses racines dans l'éternité. L'amour saint et spirituel est immortel, et karma amènera tôt ou tard tous ceux qui se sont aimés d'une telle affection spirituelle à s'incarner une fois de plus dans le même groupe familial. De plus, nous disons que l'amour étend son influence au-delà de la tombe, bien que vous puissiez le qualifier d'illusion, et possède un pouvoir magique et divin qui réagit sur les vivants. L'Ego d'une mère, rempli d'amour pour les enfants imaginaires qu'il voit auprès de lui, coulant une vie de bonheur, aussi réelle pour lui que lorsqu'il était sur terre — cet Ego fera toujours sentir son amour à ses enfants vivants. Cet amour s'exprimera dans leurs rêves, ainsi que dans maintes circonstances variées — sous forme de protections et de secours providentiels, car l'amour est un bouclier puissant et n'est limité ni par l'espace, ni par le temps. Et, ce qui est vrai de cette « mère » dévachanique l'est tout autant des autres relations et attachements humains, pourvu qu'ils ne soient pas purement égoïstes ou matériels. L'analogie vous suggérera le reste. » ‒ La Clef de la Théosophie, pp. 43, 165-6.

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Pour une éthique planétaire

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Éthique : conseils et aspects pratiques
L’éthique est au cœur de l’enseignement Théosophique et son application pratique est indispensable pour permettre l’éveil spirituel.
La note suivante énonce les conseils et les aspects pratiques de l’éthique : L’éthique théosophique (Citations d’écrits d’H.P. Blavatsky et de W.Q. Judge)

Les droits de l’enfant
v31 photo19La prise de conscience des droits de l’enfant s’est faite au lendemain de la 1ère Guerre Mondiale, avec l’adoption de la Déclaration de Genève, en 1924. Le processus de reconnaissance des droits de l’enfant a continué sous l’impulsion de l’ONU, avec l’adoption de la Déclaration des droits de l’enfant en 1959 et la Convention internationale relative aux droits des enfants en 1989. (Liens de lecture et de téléchargement : Déclaration des droits de l’enfant Convention internationale des droits de l’enfant)

En 2010, l’Association internationale EFA (l’Éducation pour tous) définissait sur le site des Nations Unies, les six thèmes de son action :
1. Développement des soins pour la petite enfance et son éducation.
2. Mise en place d’une éducation primaire gratuite et obligatoire pour tous.
3. Promotion d’un enseignement et des moyens de vivre pour les jeunes et les adultes.
4. Amélioration du niveau de connaissances des adultes.
5. Réalisation de la parité entre les sexes.
6. Amélioration de la qualité de l’éducation.
L’introduction énonçait que l’éducation est un droit, comme celui d’avoir une nourriture décente et un toit pour se loger.

La maïeutique de Socrate, ou, par exemple, la maïeutique transcendantale du Vedanta apporte un éclairage sur la nécessité d’intégrer l’éthique dans l’éducation et la formation.
(Liens vers deux sites externes : Socrate et la maïeutiqueLa maïeutique transcendantale)

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L'esprit d'étude Théosophique

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 L’esprit d’étude Théosophique

LettreN°30 Image8L’esprit de travail, le but, l’intention et l’enseignement sont définis dans la Déclaration de la Loge Unie des Théosophes, dont le texte est disponible en annexe : « Déclaration de la LUT ».La Théosophie, est « tout à la fois la religion de l'Esprit, libre et immortel, la philosophie du Cœur, que nous devons mettre universellement en pratique à tout instant, et la science de la Vie », et s’il y a un manque de solidarité il résulte de ce que « nous n'appliquons pas la Synthèse de la Théosophie pour purifier notre nature inférieure et créer une perception supérieure de l'altruisme » - Citations de l’article « Le pouvoir vivant de la Théosophie », Cahier Théosophique n°134, pp. 1 et 4.

Le but d’un Centre Théosophique est d’attirer « ceux qui peuvent travailler avec altruisme pour propager une éthique et une philosophie qui tendent vers la réalisation de la fraternité de l'humanité, en montrant l'unité réelle et la non-séparation essentielle entre les êtres. Les livres [d’H.P. Blavatsky] furent écrits dans le but déclaré de fournir les matériaux pour un progrès intellectuel et scientifique dans cette direction. La théorie de l'origine de l'homme, de ses pouvoirs et de sa destinée qu'elle énonça en la puisant à d'anciennes sources indiennes, nous place sur un piédestal plus élevé que celui offert par la religion ou la science, car elle donne à chaque être la possibilité de développer les pouvoirs divins intérieurs et de parvenir finalement à coopérer avec la nature. » - Citation de l’article de W.Q. Judge « The Esoteric She », Cahier Théosophique, n°127, p. 16.

LettreN°30 Image1Voici deux passages qui définissent l’esprit de travail dans un Centre Théosophique :
« Nous avons maintenant trois centres à Paris, trois Branches assez distinctes et indépendantes l‘une de l’autre. Tandis que chacune travaille sur ses lignes de préférences particulières, libre de toutes restrictions et entraves de la part de l’une quelconque de ses Branches sœurs, à Paris ou ailleurs, guidée par les Statuts de la Société [Théosophique] parente, toutes doivent accepter la même consigne sur leur bannière : « Fraternité Universelle » ; et gardant en mémoire que la tolérance et le respect mutuel pour les idéaux et croyances de chacun, même si mutuellement ils peuvent diverger largement est la condition sine qua non de nos aspirations Théosophiques communes. Laissez chaque Branche faire vibrer sa propre note tonique, développer et préserver une individualité qui lui soit propre ; et même, à moins que ne cela soit nécessaire au bien de toutes, aucune n’a besoin de s’identifier à une autre. […] La devise qui devrait être toujours partagée par chaque Branche est : « Il n’y a pas de religion au-dessus de la vérité ». Nous sommes tous les pionniers et pèlerins persécutés, du même temple unique, quel que soit l’aspect dans lequel ce but puisse nous apparaître individuellement. Dispersés sur tout le globe, chaque petit groupe ‒ dès qu’il a choisi son propre sentier ‒ est lié à ce sentier ‒ sauf s’il choisit d’abandonner honteusement son drapeau à cause des difficultés, des persécutions et de l’hostilité d’un ennemi commun et multiple. […] Les Branches Théosophiques doivent, et sont solennellement engagées à s’aider mutuellement, sans distinction de race, quelles que soient leurs croyances, et aspiration. » ‒ Extrait de la revue The Thesophist d’août, 1883.

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Commentaires d'H.P. Blavatsky sur Isis dévoilée

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v29 image5Extraits de son article « Mes livres » (“My Books”), paru dans la revue Lucifer de juin 1890 :

A. « Cet ouvrage, […] ressemble en vérité, à une masse de paragraphes, indépendants et sans liaisons entre eux, ayant été secoués puis sortis au hasard d’une corbeille, puis publiés. […]
« Mais je maintiens qu’Isis dévoilée contient une mine d’informations originales qui n’ont encore jamais été divulguées sur les sujets occultes. Ceci est prouvé par le fait que l’ouvrage a été pleinement apprécié par tous ceux qui étaient suffisamment intelligents pour discerner l’essentiel, attacher peu d’attention à l’apparence, préférer les idées et à la forme, et avoir peu d’égard pour les fautes mineures. […] Je défends les idées et les enseignements qu’il contient. Je ne crains pas un reproche de vanité, puisque ni les idées ni les enseignements ne sont de moi, comme je l’ai toujours dit ; et je prétends qu’ils sont de la plus haute valeur pour les mystiques et les étudiants de la Théosophie.

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