Dimanche 20 Janvier 2019

Mis à jour le Dim. 20 Jan. 2019 à 18:38

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La Chronique

L'expérience et la libération de l'Âme

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L’expérience et la libération de l’Âme

L’expérience de la vie et le destin divin de l’homme
image8« L'homme ne peut se libérer de l'action en négligeant d'entreprendre sa tâche, ni atteindre au bonheur en s'abstenant de toute action. Nul ne peut rester inactif un seul instant. Tout être est porté involontairement à agir par les qualités provenant de la nature. Celui qui, tout en ayant maîtrisé ses sens et ses organes, demeure inactif mais laisse son cœur se préoccuper des objets des sens est appelé un faux dévot à l'âme égarée. Par contre, celui qui a subjugué ses passions et qui, indifférent au résultat, accomplit tous les devoirs de la vie avec ses facultés actives est un homme estimable. Accomplis donc les actions nécessaires : l'action est supérieure à l'inaction. » ‒ La Bhagavad Gîtâ, Ch. IV, v. 4/8.
« La libération finale est le destin de ceux dont les attributs sont de caractère divin, tandis que le destin des êtres à la disposition démoniaque, nés pour partager le sort des Asura, est l'assujettissement continuel à la naissance mortelle ; ne sois pas en proie à l'affliction, car tu es né avec le destin divin. » ‒ La Bhagavad Gîtâ, Ch. XVI, v. 5.

L’expérience de la vie et la maîtrise du mental
image16« Il est nécessaire d'admettre l'existence de l'âme et — comparativement — la non-importance du corps physique qu'elle habite. [Dans l’ouvrage les Aphorismes du Yoga de Patanjali] la Nature n'existe que pour la cause de l'âme, en l'existence de laquelle l'étudiant est sensé croire. Et […] si le réel expérimentateur et connaisseur est l'âme et non le mental, il s'ensuit que le mental, désigné comme « organe interne », ou « principe pensant », quoique plus élevé et plus subtil que le corps, n'est encore qu'un instrument employé par l'âme pour acquérir des expériences, de la même manière qu'un astronome emploie son télescope pour obtenir des informations sur le ciel. Mais le mental est un très important facteur dans la poursuite de la concentration […]. Il est « modifié » par tous les objets ou sujets qui lui sont présentés ou vers lesquels il est dirigé. […] Tandis que l'organe interne se moule ainsi sur l'objet, il reflète en même temps cet objet avec ses propriétés sur l'âme. Les canaux par lesquels le mental est tenu de passer pour aller à un objet ou sujet sont les organes de la vue, du toucher, du goût, de l'ouïe, etc. […]

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Les liens entre les vivants et les morts

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Les communications avec les morts
image8aLa Théosophie déconseille une communication comme on peut en rechercher dans le spiritisme, ou d’autres techniques, car la plupart du temps c’est avec le cadavre psychique que l’on entre en contact et non l’individu spirituel. Parfois, juste après la mort, c’est avec cette âme que l’on communique mais elle peut en souffrir.
Il s’agit donc de ne pas essayer de « faire descendre » les décédés mais de penser que pendant la nuit, durant le sommeil profond, c’est nous, en tant qu’âmes, qui « montons » rejoindre nos êtres chers et que nous communions avec eux dans cet état béatifique appelé le devachan.
Dans cet état devachanique les âmes des défunts épanouissent les idéaux auxquels elles ont aspiré durant leur vie terrestre, et elles assimilent le meilleur de ces aspirations avant de se réincarner. Dans cet état l’amour trouve toute sa force, sa pureté et sa générosité. Il peut d’ailleurs exercer une sorte de protection sur les vivants ainsi aimés.
Les décédés n’ont pas conscience d’être morts ni de ce que nous faisons sur terre. Seul leur amour et leurs idéaux rayonnent. C’est pour eux une période de repos, proche de notre nature profonde, spirituelle.

Les liens naturels du cœur
« Il n'existe guère d'être humain dont l'Ego ne communique pas librement, pendant le sommeil du corps, avec ceux qu'il a aimés et perdus, l'être, une fois réveillé, ne conserve dans sa mémoire aucun souvenir de cette communication, sinon sous une forme très confuse, semblable à un rêve, par suite du caractère positif et non réceptif de son enveloppe et de son cerveau physiques. […]
image9« Nous sommes avec ceux qui sont morts et que nous avons perdus dans la forme matérielle, et beaucoup, beaucoup plus près d'eux maintenant que lorsqu'ils étaient en vie. Et ce n'est pas seulement dans l'imagination de l'être en devachan, comme certains pourraient le penser, mais dans la réalité des choses. Car le pur amour divin n'est pas simplement l'efflorescence d'un cœur humain, mais il a ses racines dans l'éternité. L'amour saint et spirituel est immortel, et karma amènera tôt ou tard tous ceux qui se sont aimés d'une telle affection spirituelle à s'incarner une fois de plus dans le même groupe familial. De plus, nous disons que l'amour étend son influence au-delà de la tombe, bien que vous puissiez le qualifier d'illusion, et possède un pouvoir magique et divin qui réagit sur les vivants. L'Ego d'une mère, rempli d'amour pour les enfants imaginaires qu'il voit auprès de lui, coulant une vie de bonheur, aussi réelle pour lui que lorsqu'il était sur terre — cet Ego fera toujours sentir son amour à ses enfants vivants. Cet amour s'exprimera dans leurs rêves, ainsi que dans maintes circonstances variées — sous forme de protections et de secours providentiels, car l'amour est un bouclier puissant et n'est limité ni par l'espace, ni par le temps. Et, ce qui est vrai de cette « mère » dévachanique l'est tout autant des autres relations et attachements humains, pourvu qu'ils ne soient pas purement égoïstes ou matériels. L'analogie vous suggérera le reste. » ‒ La Clef de la Théosophie, pp. 43, 165-6.

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Pour une éthique planétaire

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Éthique : conseils et aspects pratiques
L’éthique est au cœur de l’enseignement Théosophique et son application pratique est indispensable pour permettre l’éveil spirituel.
La note suivante énonce les conseils et les aspects pratiques de l’éthique : L’éthique théosophique (Citations d’écrits d’H.P. Blavatsky et de W.Q. Judge)

Les droits de l’enfant
v31 photo19La prise de conscience des droits de l’enfant s’est faite au lendemain de la 1ère Guerre Mondiale, avec l’adoption de la Déclaration de Genève, en 1924. Le processus de reconnaissance des droits de l’enfant a continué sous l’impulsion de l’ONU, avec l’adoption de la Déclaration des droits de l’enfant en 1959 et la Convention internationale relative aux droits des enfants en 1989. (Liens de lecture et de téléchargement : Déclaration des droits de l’enfant Convention internationale des droits de l’enfant)

En 2010, l’Association internationale EFA (l’Éducation pour tous) définissait sur le site des Nations Unies, les six thèmes de son action :
1. Développement des soins pour la petite enfance et son éducation.
2. Mise en place d’une éducation primaire gratuite et obligatoire pour tous.
3. Promotion d’un enseignement et des moyens de vivre pour les jeunes et les adultes.
4. Amélioration du niveau de connaissances des adultes.
5. Réalisation de la parité entre les sexes.
6. Amélioration de la qualité de l’éducation.
L’introduction énonçait que l’éducation est un droit, comme celui d’avoir une nourriture décente et un toit pour se loger.

La maïeutique de Socrate, ou, par exemple, la maïeutique transcendantale du Vedanta apporte un éclairage sur la nécessité d’intégrer l’éthique dans l’éducation et la formation.
(Liens vers deux sites externes : Socrate et la maïeutiqueLa maïeutique transcendantale)

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L'esprit d'étude Théosophique

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 L’esprit d’étude Théosophique

LettreN°30 Image8L’esprit de travail, le but, l’intention et l’enseignement sont définis dans la Déclaration de la Loge Unie des Théosophes, dont le texte est disponible en annexe : « Déclaration de la LUT ».La Théosophie, est « tout à la fois la religion de l'Esprit, libre et immortel, la philosophie du Cœur, que nous devons mettre universellement en pratique à tout instant, et la science de la Vie », et s’il y a un manque de solidarité il résulte de ce que « nous n'appliquons pas la Synthèse de la Théosophie pour purifier notre nature inférieure et créer une perception supérieure de l'altruisme » - Citations de l’article « Le pouvoir vivant de la Théosophie », Cahier Théosophique n°134, pp. 1 et 4.

Le but d’un Centre Théosophique est d’attirer « ceux qui peuvent travailler avec altruisme pour propager une éthique et une philosophie qui tendent vers la réalisation de la fraternité de l'humanité, en montrant l'unité réelle et la non-séparation essentielle entre les êtres. Les livres [d’H.P. Blavatsky] furent écrits dans le but déclaré de fournir les matériaux pour un progrès intellectuel et scientifique dans cette direction. La théorie de l'origine de l'homme, de ses pouvoirs et de sa destinée qu'elle énonça en la puisant à d'anciennes sources indiennes, nous place sur un piédestal plus élevé que celui offert par la religion ou la science, car elle donne à chaque être la possibilité de développer les pouvoirs divins intérieurs et de parvenir finalement à coopérer avec la nature. » - Citation de l’article de W.Q. Judge « The Esoteric She », Cahier Théosophique, n°127, p. 16.

LettreN°30 Image1Voici deux passages qui définissent l’esprit de travail dans un Centre Théosophique :
« Nous avons maintenant trois centres à Paris, trois Branches assez distinctes et indépendantes l‘une de l’autre. Tandis que chacune travaille sur ses lignes de préférences particulières, libre de toutes restrictions et entraves de la part de l’une quelconque de ses Branches sœurs, à Paris ou ailleurs, guidée par les Statuts de la Société [Théosophique] parente, toutes doivent accepter la même consigne sur leur bannière : « Fraternité Universelle » ; et gardant en mémoire que la tolérance et le respect mutuel pour les idéaux et croyances de chacun, même si mutuellement ils peuvent diverger largement est la condition sine qua non de nos aspirations Théosophiques communes. Laissez chaque Branche faire vibrer sa propre note tonique, développer et préserver une individualité qui lui soit propre ; et même, à moins que ne cela soit nécessaire au bien de toutes, aucune n’a besoin de s’identifier à une autre. […] La devise qui devrait être toujours partagée par chaque Branche est : « Il n’y a pas de religion au-dessus de la vérité ». Nous sommes tous les pionniers et pèlerins persécutés, du même temple unique, quel que soit l’aspect dans lequel ce but puisse nous apparaître individuellement. Dispersés sur tout le globe, chaque petit groupe ‒ dès qu’il a choisi son propre sentier ‒ est lié à ce sentier ‒ sauf s’il choisit d’abandonner honteusement son drapeau à cause des difficultés, des persécutions et de l’hostilité d’un ennemi commun et multiple. […] Les Branches Théosophiques doivent, et sont solennellement engagées à s’aider mutuellement, sans distinction de race, quelles que soient leurs croyances, et aspiration. » ‒ Extrait de la revue The Thesophist d’août, 1883.

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Commentaires d'H.P. Blavatsky sur Isis dévoilée

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v29 image5Extraits de son article « Mes livres » (“My Books”), paru dans la revue Lucifer de juin 1890 :

A. « Cet ouvrage, […] ressemble en vérité, à une masse de paragraphes, indépendants et sans liaisons entre eux, ayant été secoués puis sortis au hasard d’une corbeille, puis publiés. […]
« Mais je maintiens qu’Isis dévoilée contient une mine d’informations originales qui n’ont encore jamais été divulguées sur les sujets occultes. Ceci est prouvé par le fait que l’ouvrage a été pleinement apprécié par tous ceux qui étaient suffisamment intelligents pour discerner l’essentiel, attacher peu d’attention à l’apparence, préférer les idées et à la forme, et avoir peu d’égard pour les fautes mineures. […] Je défends les idées et les enseignements qu’il contient. Je ne crains pas un reproche de vanité, puisque ni les idées ni les enseignements ne sont de moi, comme je l’ai toujours dit ; et je prétends qu’ils sont de la plus haute valeur pour les mystiques et les étudiants de la Théosophie.

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Résurrection et immortalité

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La résurrection
P1000935 a Une croyance ancienne : « La théorie de la résurrection du corps provient de la corruption de l'antique et véritable enseignement. La résurrection est fondée sur les paroles de Job [19, v. 25/6] qui dit avoir vu son rédempteur dans la chair, et sur la remarque faite par Saint Paul que le corps était ressuscité incorruptible. Mais Job, un Égyptien, disait par-là avoir vu son maître ou initiateur, qui était le rédempteur, et Jésus et Paul ne faisaient allusion qu'au seul corps spirituel. » ‒ W.Q. Judge, L’Océan de Théosophie, p. 70.

Pas de résurrection de la chair : « Vous niez aussi la possibilité de la résurrection de la chair ? Le Théosophe : Absolument ! Comment nous, qui croyons à la philosophie ésotérique archaïque des Anciens, pourrions-nous accepter les spéculations non philosophiques de la théologie chrétienne ultérieure, empruntées aux systèmes exotériques égyptien et grec des gnostiques ? » ‒ H.P. Blavatsky, La Clef de la Théosophie, p. 110.
« Nous pouvons apprendre [d'après le sens] de l'évangile selon st Luc [20, 35-36] que ceux qui étaient « dignes » étaient ceux qui avaient été initiés aux mystères de la Gnose : « ils étaient jugés dignes » d'atteindre cette « résurrection d'entre les morts » dans la vie actuelle [...] « ils savaient qu'ils ne pouvaient plus mourir, étant semblables aux anges ; ils étaient fils de Dieu, étant fils de la résurrection ». En d'autres termes, ceux-là étaient les grands adeptes de n'importe quelle religion ; et les mots sont également valables pour tous ceux qui, sans être des Initiés, s'appliquent et réussissent, par leurs efforts personnels, à vivre la vie et à atteindre l'illumination spirituelle qui résulte naturellement de l'union intime de leur personnalité (le « Fils ») avec le « Père », leur Esprit divin individuel, le Dieu qui est en eux. En aucun cas cette résurrection ne saurait être monopolisée par les chrétiens : elle est le droit spirituel de naissance de chaque être humain qui est doué d'âme et d'esprit — quelle que puisse être sa religion. Un tel individu est un homme-Christ. Par contre, ceux qui choi¬sissent d'ignorer le Christ (comme un principe) en eux-mêmes, sont condamnés à mourir comme des païens non régénérés — sans que baptême, sacrements, prières du bout des lèvres et croyance dans les dogmes y puissent rien.
« S'il veut suivre cette explication, le lecteur ne doit pas oublier le vrai sens archaïque de la paronomase offerte par les deux termes Chrêstos et Christos. Á coup sûr, le premier a plus que le simple sens d'homme « bon », ou « excellent », tandis que le second n'a jamais été appliqué à aucun être humain vivant, mais seulement à chaque Initié, au moment de sa seconde naissance et de sa résurrection (*). Celui qui découvre Christos en lui-même, et le reconnaît comme sa seule « voie », devient tout à la fois un fidèle et un Apôtre du Christ, même s'il n'a jamais été baptisé, s'il n'a jamais rencontré un « chrétien », ou, bien plus, s'il ne s'est jamais appelé lui-même de ce nom. » ‒ H.P. Blavatsky, article « Le caractère ésotérique des Évangiles », Cahier Théosophique, n°162, pp. 18-9.

(*) « En vérité, en vérité, je te le dis : “nul, s'il ne naît d'eau et d'Esprit”, ne peut entrer dans le royaume de Dieu » (Jean, 3, 5). Ici, il s'agit de la naissance d'en-haut, la naissance spirituelle, qui est réalisée à la suprême et dernière initiation. [Cf. Jean, 3,3 : « À moins de naître d'en haut (en grec : anôthen), nul ne peut voir le royaume de Dieu. »]

Le but de l’évolution : « La Nature préfère consciemment que la matière soit indestructible dans des formes organiques plutôt qu'inorganiques et travaille lentement, mais sans cesse, à la réalisation de cet objectif — l'évolution de la vie consciente à partir de la matière inerte » - Océan de Théosophie, p. 142.

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