Mardi 23 Avril 2019

Mis à jour le Mar. 23 Avr. 2019 à 23:00

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La Chronique

Quelques grandes figures spirituelles

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Jésus de Nazareth

V46 10« Les quatre Évangiles contiennent tout ce qu’il faut pour nous faire comprendre le désir secret et fervent de Jésus ; l’espérance qui le possédait lorsqu’il entreprit son ministère et dans laquelle il mourut. Dans son immense amour désintéressé pour l’humanité, il estimait qu’il était injuste de priver la grande masse des résultats de la Connaissance que la minorité avait acquise. Il prêche, par conséquent, ce résultat, – l’unité d’un Dieu spirituel, dont le temple réside en chacun de nous, et dans lequel nous vivons de même que LUI vit en nous – en esprit. » – H.P. Blavatsky, extrait d’Isis Dévoilée.
« D’où venait ce respect pour un homme que les Synoptiques représentent comme un pauvre charpentier juif de Nazareth ? En tant que Dieu incarné, tout ce qu’on dit de lui est incapable d’affronter l’examen critique de la science ; comme un des plus grands réformateurs qui n’aient jamais existé, ennemi invétéré de tout dogmatisme théologique, en guerre ouverte avec la bigoterie, enseignant un code d’éthique le plus sublime, Jésus apparaît comme une des figures les plus grandioses et les plus en évidence sur le panorama de l’histoire humaine. Son époque se perd, graduellement, dans les brouillards du passé ; sa théologie, basée sur la fantaisie des hommes et supportée par des dogmes intenables, peut perdre, que dis-je, doit perdre chaque jour un peu plus de son prestige immérité. Seule, la sublime Figure du Philosophe et du Réformateur moral, loin de pâlir, devient, avec chaque siècle, plus prononcée et mieux définie. Elle ne règnera, toutefois, suprême et universelle, que le jour où l’humanité entière ne reconnaîtra qu’un seul père, l’INCONNU là-haut, et qu’un seul frère, l’humanité entière, ici-bas. » – H.P. Blavatsky, extrait d’Isis Dévoilée.

Le Bouddha
V46 21b« Le Bouddha est un exemple parfait d’un homme saint et divin. Il atteint l’état de Bouddha – c'est-à-dire l’illumination complète – entièrement par son propre mérite, et par suite de ses efforts individuels, aucun dieu n’étant supposé avoir aucun mérite personnel dans l’exercice de la bonté et de la sainteté. Les enseignements ésotériques prétendent qu’il renonça au Nirvâna et refusa la robe Dharmakâya (corps spirituel), pour rester en tant qu’un « Bouddha de compassion », à la portée des misères de ce monde. Et la philosophie qu’il laissa au monde […] est tolérante, libérale, et enseigne la compassion et la charité universelle, l’amour et le sacrifice de soi, la pauvreté et le contentement de son sort, quel qu’il soit. […] Si le simple code de vie quotidienne, humain et philosophique, que nous a légué le plus grand Réformateur de l’Homme qui fut jamais connu, venait à être adopté par l’humanité en général, alors, vraiment, une ère de béatitude et de paix poindrait pour l’Humanité. – H.P. Blavatsky, Glossaire Théosophique.

 

 

 

Confucius – Fragment de sagesse chinoise
V46 33L’enseignement de Confucius peut être considéré difficile, mais il n’est pas impossible. Écoutez ce qu’il dit : « Si j’accompagne deux hommes, chacun me servira d’instructeur. Je prendrai les bonnes caractéristiques de l’un, et les imiterai ; je noterai les mauvaises de l’autre, et les corrigerai chez moi.
« Mes disciples, croyez-vous que j’aie un secret ? Je n’ai aucun secret pour vous. J’ai pour principe de ne rien faire sans vous le faire savoir.
« Je n’ai refusé mon instruction à personne, depuis celui qui m’apporte en paiement, de la viande séchée, jusqu’aux hommes de rangs supérieurs. Mais je n’expose mon enseignement qu’à celui qui est avide d’apprendre ; je n’aide la compréhension que de celui qui cherche à s’expliquer lui-même ; si après qu’on lui a montré un coin d’un sujet, un homme n’en découvre pas les trois autres, je ne répète pas la leçon.
« Poursuivez l’étude de la vertu comme si vous ne deviez jamais atteindre votre but, et comme si vous craigniez de perdre le terrain déjà gagné. Un homme brave doit avoir entraîné le peuple pendant sept années avant qu’il soit prêt à partir à la guerre. Lancer dans la bataille une multitude non entraînée revient à y semer le désordre. Hélas ! Il est des récoltes qui germent, mais ne montent jamais en épis. D’autres encore montent en graines, mais ne murissent jamais. Néanmoins, nous devrions avoir un parfait respect pour nos cadets.
« Des paroles de juste avertissement ne peuvent manquer d’amener un prompt assentiment. Mais ce qui importe réellement, c’est la réforme pratique. Je ne puis rien faire de l’homme qui aime être conseillé, mais se refuse à méditer le conseil ; qui approuve l’avertissement, mais ne se corrige pas. »

Tsong-Kha-Pa – extrait de l’abrégé d’un disciple
V46 18« Arguments démontrant pourquoi les enseignements du Bouddha doivent être expliqués sur trois plans : c'est-à-dire qu’ils sont destinés à la fois aux plus basses capacités, aux capacités moyennes et aux plus hautes, puisque chaque homme doit croire selon ses aptitudes mentales :

1. Les hommes de capacités communes doivent croire qu’il existe un Dieu (personnel), et une vie future où ils récolteront le fruit de leur travail en cette vie terrestre.
2. Ceux qui sont doués d’une capacité intellectuelle moyenne, tout en admettant ce qui précède, doivent savoir que toute chose composée est périssable, et qu’il n’existe aucune réalité en elle ; que tout péché est souffrance, et que la délivrance de la souffrance ou de l’existence corporelle est la béatitude.
3. Ceux doués des plus hautes capacités doivent savoir, en outre des dogmes mentionnés ci-dessus, que de la forme la plus basse à l’Ame Suprême, rien n’existe par lui-même. Et l’on ne peut affirmer qu’il continuera toujours (éternellement) d’exister, ou cessera d’être absolument, mais que tout existe par suite d’un enchaînement dépendant et temporaire.

« En ce qui concerne la pratique, ceux de capacités inférieures se contentent de l’exercice de la foi (foi aveugle) et de la pratique des dix vertus (Dix Commandements). Ceux d’une intellectualité moyenne, en surplus de leur croyance, s’efforceront d’exceller dans la morale et la sagesse, par l’exercice de la raison. Ceux de capacités supérieures, en surplus des vertus précédentes, pratiqueront les six vertus transcendantales (l’Occultisme pratique) » – H.P. Blavatsky – Article « Tzon-Kha-Pa ».

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La réalisation plus vraie du SOI

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La réalisation plus vraie du SOI

v45 photo10L'Esprit humain est le Soi supérieur, le Dieu intérieur, qui ne peut être influencé par aucun homme.
« Dans la Trinité supérieure, le Dieu réside au-dessus de chacun de nous ; ce Dieu est Atma, et peut être appelé le Soi supérieur. Ensuite vient la partie spirituelle de l'âme, appelée Buddhi [Âme spirituelle], et si Buddhi est complètement uni à Manas [Mental] cette union peut être appelée l'Ego divin. » – W.Q. Judge, L’Océan de Théosophie.
« Ce n'est pas une instruction poussée qui est requise mais seulement la consécration au bien de l'humanité, la foi dans les Maîtres, et dans le Soi Supérieur, une compréhension des vérités fondamentales de la Théosophie et un peu, seulement un peu d'effort sincère pour présenter ces vérités fondamentales à une population qui en a désespérément besoin. Cet effort devrait être poursuivi sans cesse. […] Il est difficile de méditer sur le Soi Supérieur. Aussi, cherchez le pont : les Maîtres : « Cherche la vérité par une puissante recherche, par une attitude de service et de questionnement, et Ceux qui connaissent la Vérité te la communiqueront. » [Bhagavad-Gîtâ, ch. IV, 34-35 […] Vous avez appris, jusqu'à un certain point, le pouvoir de la concentration et la plus grande aide vous viendra maintenant de la concentration sur le Soi Supérieur, et de votre aspiration vers le Soi Supérieur. » – W.Q. Judge, extraits Les Lettres qui m’ont aidé.
« L'Ego Spirituel et pensant, est [ce qui se réincarne et est] le principe permanent dans l'homme, ou ce qui est le siège de Manas. Ce n'est pas Âtma — ni même Âtma-Buddhi, envisagé comme la Monade dans sa dualité — qui est l'homme individuel ou divin, mais Manas ; car Âtman est le TOUT Universel et ne devient le SOI SUPÉRIEUR de l'homme qu'en conjonction avec Buddhi, son véhicule, qui L'unit à l'individualité (ou l'homme divin). C'est en effet le Buddhi-Manas qui est appelé le corps causal (les 5e et 6e principes unis) et qui est la Conscience, qui relie l'homme individuel à chaque personnalité qu'il habite sur terre. Ainsi, en prenant l'Âme comme un terme générique, il existe dans l'homme trois aspects de l'Âme : l'Âme terrestre ou animale, l'Âme Humaine, et l'Âme Spirituelle ; elles ne sont à proprement parler qu'une seule Âme sous ses trois aspects. » – H.P. Blavatsky, extrait de La Clef de la Théosophie.

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Le cycle actuel et le futur de l’humanité

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 Les dangers d’un matérialisme brutal

Extraits de l’article d’H.P. Blavatsky, « La civilisation : la mort de l’art et de la beauté » (Cahier Théosophique n°74)

v44 14La nature et l’homme tendent à devenir artificiels : « Par suite des progrès triomphants et de l'invasion de la civilisation, la Nature, comme l'homme et la morale, sont sacrifiés et ne tardent pas à devenir artificiels. Les climats changent et la face du monde sera bientôt complètement modifiée. Sous la main meurtrière des pionniers de la civilisation, la destruction totale de forêts primitives conduit à l'assèchement de rivières, et le creusement du canal de Suez a changé le climat de l'Egypte, comme celui du canal de Panama fera dévier le cours du Gulf Stream Des pays presque tropicaux deviennent froids et pluvieux, et des contrées fertiles menacent de se trans¬former en déserts de sable. D'ici quelques années, il, ne restera plus dans un rayon de cinquante milles aux environs de nos grandes villes, un seul coin de campagne qui n'ait pas été violé par la spéculation vulgaire. Dans la nature, le grotesque et l'artificiel remplacent peu à peu le pittoresque et le naturel. […]
Le progrès matériel et la mort de l’art et de la beauté : « Glorifions-nous des bénédictions de la civilisation. Vantons-nous de nos sciences et des grandes découvertes de notre âge, de ses réalisations dans les arts mécaniques, de ses chemins de fer, téléphones et batteries électriques ; mais n'oublions pas cependant d'acheter à des prix fabuleux (presque aussi forts que ceux payés de nos jours pour un chien primé, ou le chant d'une ancienne prima donna) les peintures et les sculptures de l'antiquité barbare et non civilisée, comme aussi du Moyen-Âge ; car de tels objets d'art ne seront plus reproduits. La civilisation a sonné leur heure fatale. Elle a sonné le glas des arts anciens, et la dernière décade de notre siècle invite le monde aux funérailles de tout ce qui fut grand, pur et original dans les civilisations de jadis. […]
Les classes moyennes et pauvres sont sacrifiées : « Mais ce ne sont là que des signes secondaires des temps et de la diffusion de la culture parmi les classes moyennes et inférieures. Partout où l'esprit d'imitation possède le cœur de la nation — les classes pauvres et travailleuses — l'esprit national disparaît, le pays est sur le point de perdre son individualité, et tout va plus mal. A quoi sert-il de proclamer bien haut « les bienfaits de la civilisation chrétienne », de prétendre qu'elle a adouci la moralité publique, qu'elle a affiné les mœurs et coutumes nationales, etc., etc., alors que notre civilisation moderne a fait tout le contraire ! La civilisation dépend depuis des âges, dit Burke, « de deux principes … l'esprit du gentilhomme et l'esprit religieux ». Mais combien de vrais gentlemen nous reste-t-il, si nous comparons notre temps même à l'époque demi barbare de la chevalerie ? La religion est devenue une hypocrisie grossière, et le véritable esprit religieux est considéré de nos jours comme de la folie. »

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L’origine des idées innées

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Le mythe des Cabires et de Prométhée

v43 14« Ainsi, tandis qu'en Samothrace et dans les plus anciens temples égyptiens, les Cabires étaient les Grands Dieux Cosmiques – les sept et les quarante-neuf Feux Sacrés – leur culte devint, dans les temples grecs, en grande partie phallique et, par suite, obscène aux yeux du profane. Dans ce dernier cas, ils étaient trois et quatre, ou sept – les principes mâle et femelle – la croix ansée. Cette division explique pourquoi certains auteurs classiques les considéraient comme n'étant qu'au nombre de trois, tandis que d'autres en énuméraient quatre. […] D'autres, qui avaient également raison à leur manière, soutenaient qu'il n'y avait que deux Cabires. Ceux-ci étaient, au point de vue ésotérique, les deux Dioscures, Castor et Pollux et, au point de vue exotérique, Jupiter et Bacchus. Ils personnifiaient tous deux, au point de vue géodésique, les pôles terrestres ; au point de vue astronomique, le pôle terrestre et le pôle du ciel et aussi l'homme physique et l'homme spirituel. L'histoire de Sémélé et de Jupiter et la naissance de Bacchus, Bimater, avec toutes les circonstances qui s'y rapportent, n'a besoin que d'être lue ésotériquement pour que l'allégorie soit comprise. Les rôles joués dans cet événement par le Feu, l'Eau, la Terre, etc., suivant les nombreuses versions, montrera comment le "Père des Dieux" et le "joyeux Dieu du Vin" furent amenés à personnifier aussi les deux pôles terrestres. Les éléments tellurique, métallique, magnétique, électrique et igné, constituent autant d'allusions et de références au caractère cosmique et astronomique de la tragédie diluvienne. En Astronomie, les pôles sont en vérité des "mesures célestes", comme le sont les Cabires-Dioscures, ainsi que nous le démontrerons, et les Cabires-Titans à qui Diodore attribue "l'invention du Feu" [Le mot guebra vient de Kabiri (Gabiri) et désigne les anciens adorateurs du feu, Perses ou Parsis. Kabiri fut transformé en Gabiri et resta le terme qui désignait les Zoroastriens en Perse. (Voyez De Religione Persarum, de Hyde, c. 29.)] et l'art de manufacturer le fer. De plus, Pausanias [1, IX, 751] montre que la divinité Cabirique originale était Prométhée.

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L’Unité spirituelle et le respect de toute la Nature

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V42 8

« Ayant fixé son mental en repos sur le vrai Soi, il ne devrait penser à rien d’autre… Quel que soit l’objet vers lequel se dirige son mental inconstant, il devrait le subjuguer, le ramener et le placer sur l’Esprit. Une béatitude suprême sera certainement la récompense du sage dont le mental est ainsi en paix, dont les passions et les désirs sont ainsi maîtrisés, qui est ainsi dans le Soi véritable et qui est libre de péché. Celui qui est ainsi consacré et sans péché obtient sans difficulté la félicité la plus haute : l’union avec l’Esprit Suprême. L’homme qui est pénétré de cette consécration et qui voit l’unité de toutes les choses perçoit l’Ame Suprême dans tout et tout dans l’Ame Suprême. Celui qui me voit en toutes choses et voit toutes choses en moi ne se détache pas de moi et je ne l’abandonne point. Et quiconque, croyant à l’unité spirituelle, m’honore, moi qui suis en toutes choses, demeure avec moi quelque que soit la condition dans laquelle il se trouve. Celui ... qui en raison de la similitude trouvée en lui-même ne voit qu’une seule essence en toutes choses, bonnes ou mauvaises, celui-là est considéré comme le fidèle consacré par excellence. » – La Bhagavad-Gita, ch. VI, v. 25-32)

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La lumière astrale – définition et influence

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 Définition de la substance astrale et de la lumière astrale

V41 im6« La substance astrale correspond à un degré de différenciation et de densification de la substance spirituelle primordiale (âkâsha, ou mûlaprakriti) qui précède le niveau de la matière grossière, ou physique. Le monde astral est le plan invisible le plus proche du nôtre, où s'élaborent toutes les formes des êtres vivants. La sphère astrale (qui s'étage sur plusieurs plans) est le monde lunaire par excellence qui transmet quelque chose de la lumière solaire de l'Esprit mais réfléchit aussi les effluves terrestres. L'essence énergétique qui pénètre cette sphère est la lumière astrale, dont la partie supérieure (liée à l'âkâsha) est quasi divine mais dont les couches les plus basses, polluées par des émanations psychiques de la terre, sont dangereuses, et même démoniaques. Elle est parfois appelée le grand serpent astral. La lumière astrale est aussi le siège de la grande mémoire vivante de la Nature. » – Extrait de Glossaire Théosophique, v. « Astral ».
« La substance astrale étant le registre de toutes les pensées, images sonores ou visuelles et autres vibrations, et l'homme intérieur étant un être complet capable d'agir en coordination avec le corps physique, ou indépendamment de lui, il s'ensuit que l'on peut expliquer les phénomènes d'hypnotisme, de clairvoyance, de clairaudience, de médiumnité, et tous les autres phénomènes accomplis inconsciemment. Dans la substance astrale se trouvent tous les sons et toutes les images, et dans l'homme astral subsistent les impressions de tous les événements, si éloignés et si insignifiants qu'ils soient. Lorsqu'ils agissent de concert, l'homme astral et la substance astrale produisent les phénomènes qui semblent si étranges à ceux qui nient ou qui ignorent les postulats de l'occultisme. Cependant, pour expliquer les phénomènes produits par les Adeptes, les fakirs, les yogis et tous les occultistes entraînés, il est nécessaire de comprendre les lois occultes de la chimie, du mental, de la force et de la matière. Il est évident que ces questions ne peuvent être traitées en détail dans un ouvrage comme celui-ci. » – W.Q. Judge, L’Océan de Théosophie, p. 154.

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