Mardi 21 Août 2018

Mis à jour le Mar. 21 Août 2018 à 09:37

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La Chronique

L’Unité spirituelle et le respect de toute la Nature

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V42 8« Ayant fixé son mental en repos sur le vrai Soi, il ne devrait penser à rien d’autre… Quel que soit l’objet vers lequel se dirige son mental inconstant, il devrait le subjuguer, le ramener et le placer sur l’Esprit. Une béatitude suprême sera certainement la récompense du sage dont le mental est ainsi en paix, dont les passions et les désirs sont ainsi maîtrisés, qui est ainsi dans le Soi véritable et qui est libre de péché. Celui qui est ainsi consacré et sans péché obtient sans difficulté la félicité la plus haute : l’union avec l’Esprit Suprême. L’homme qui est pénétré de cette consécration et qui voit l’unité de toutes les choses perçoit l’Ame Suprême dans tout et tout dans l’Ame Suprême. Celui qui me voit en toutes choses et voit toutes choses en moi ne se détache pas de moi et je ne l’abandonne point. Et quiconque, croyant à l’unité spirituelle, m’honore, moi qui suis en toutes choses, demeure avec moi quelque que soit la condition dans laquelle il se trouve. Celui ... qui en raison de la similitude trouvée en lui-même ne voit qu’une seule essence en toutes choses, bonnes ou mauvaises, celui-là est considéré comme le fidèle consacré par excellence. » – La Bhagavad-Gita, ch. VI, v. 25-32)

 

V42 17Voici quelques idées développées dans La Doctrine Secrète :
« L’Univers est façonné et guidé de l’intérieur vers l’extérieur. Ce qui est en bas est comme ce qui est en haut ; il en est au ciel comme sur terre. L’homme est le microcosme et la copie en miniature du macrocosme [l’Univers]. […] Le Cosmos entier, est guidé, contrôlé et animé par une innombrable série de Hiérarchies d’êtres animés et sensibles, chacune ayant une mission à accomplir, nous les appelons Dhyans-Chohans ou Anges (et quel que soit le nom qu’on leur donne) elles sont des agents des Lois karmiques et cosmiques ». – La Doctrine Secrète, vol. i, pp. 273/4, éd. anglaise).

L’univers se déploie de l’intérieur
V42 9« En orient, Daiviprakritti, est la Lumière du Logos, et est la mère et la Fille de ce Logos ou du Verbe de Parabrahm, […] elle est la « Mère » ou la Racine de la Nature, Mulaprakriti [la Substance primordiale] ; […] Fohat est l’énergie résultant de cette « Lumière du Logos » qui se manifeste sur le plan de notre Univers objectif comme l’Électricité, tant révélée (ou perceptible) que dissimulée et (non perceptible), qui est VIE. » […] « En Chine, cette idée est représentée par la « Voix Divine », Kwan-Yin-Tien. » – La Doctrine Secrète, vol. i, pp. 136/7, éd. anglaise.

… en suivant un schéma septuple
« Tout dans l’Univers métaphysique aussi bien physique est septuple. Notre Terre est le représentant visible des aspects invisibles – néanmoins vrais. »

… et tout évolue vers un niveau de conscience plus élevé…
« L’homme tend à devenir un Dieu, et puis DIEU, comme tous dans la Nature » – La Doctrine Secrète vol. i, p. 159, éd. anglaise.
« Quel que soit le plan sur lequel notre conscience opère, nous-mêmes et les choses appartenant à ce plan constituent, sont pour le moment, nos seules réalités. Au fur et à mesure que nous nous élevons sur l’échelle du développement, nous percevons, que dans les stades parcourus, nous avons confondu les ombres pour les réalités, et le progrès ascendant de l’Ego est constitué d’une série d’éveils progressifs, chaque progrès nous faisant penser que maintenant enfin nous atteignons la « réalité » ; mais ce n’est que lorsque nous aurons atteint la Conscience absolue, et mêlé la nôtre à celle-ci, que nous serons libérés des illusions produites par Mâyâ. » – La Doctrine Secrète, vol. i, p. 40, éd. anglaise.

Notre soleil et le vrai Soleil
V42 14« Il existe un soleil réel, dont le nôtre n’est qu’une réflexion, et que dans ce soleil véritable, gît une source d’énergie et d’aide spirituelles, exactement comme notre astre lumineux contient l’origine de notre vie physique et du mouvement matériel. […] Nous devons passer par tous les degrés successifs, et il n’est pas en notre pouvoir de sauter un anneau dans la chaîne qui mène au point le plus haut. Notre soleil est donc, pour nous, le symbole du vrai soleil qu’il reflète, et en méditant sur la lumière suprême du soleil réel, nous recevrons de l’aide dans notre lutte pour assister l’humanité. Notre soleil physique est du domaine physique, non de la métaphysique, mais le soleil véritable luit en nous. L’astre du jour conserve et soutient l’économie animale ; le vrai soleil pénètre en nous par son intermédiaire dans notre nature. Nous devrions donc diriger notre pensée vers ce soleil réel, et préparer le sol intérieur à son influence, conne nous préparons le terrain physique à recevoir les rayons vivifiants du Roi du Jour. » – W.Q. Judge, extraits de l’article « Notre soleil et le vrai Soleil ».

 

Le mystère de la Lune

V42 12« Il n’y a probablement pas un corps céleste auquel les hommes aient accordé autant d’attention, de tout temps, que la lune. Ceci tient à plusieurs causes. La lune est proche de nous ; c’est un corps important et remarquable dans notre ciel ; elle éclaire la nuit ; elle semble avoir beaucoup d’influence sur l’homme et sur ses affaires. […] Le premier mystère [qu’enseigne la Théosophie] est qu’à une période très éloignée, alors qu’il n’y avait pas encore de Terre, la Lune existait en tant qu’un globe habité ; elle mourut, puis diffusa dans l’espace toutes ses énergies, le véhicule physique subsistant seul. Ces énergies tournoyèrent, et condensèrent la matière de l’espace, produisant notre terre, pendant que la lune, son progéniteur, commençait à se désagréger, obligée de tourner autour de son enfant, la terre. Ceci nous donne une idée de sa raison d’être et de l’histoire de la lune. » – W.Q. Judge, extraits de l’article « Les mystères de la Lune et de son destin ».

La lumière astrale – définition et influence

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 Définition de la substance astrale et de la lumière astrale

V41 im6« La substance astrale correspond à un degré de différenciation et de densification de la substance spirituelle primordiale (âkâsha, ou mûlaprakriti) qui précède le niveau de la matière grossière, ou physique. Le monde astral est le plan invisible le plus proche du nôtre, où s'élaborent toutes les formes des êtres vivants. La sphère astrale (qui s'étage sur plusieurs plans) est le monde lunaire par excellence qui transmet quelque chose de la lumière solaire de l'Esprit mais réfléchit aussi les effluves terrestres. L'essence énergétique qui pénètre cette sphère est la lumière astrale, dont la partie supérieure (liée à l'âkâsha) est quasi divine mais dont les couches les plus basses, polluées par des émanations psychiques de la terre, sont dangereuses, et même démoniaques. Elle est parfois appelée le grand serpent astral. La lumière astrale est aussi le siège de la grande mémoire vivante de la Nature. » – Extrait de Glossaire Théosophique, v. « Astral ».
« La substance astrale étant le registre de toutes les pensées, images sonores ou visuelles et autres vibrations, et l'homme intérieur étant un être complet capable d'agir en coordination avec le corps physique, ou indépendamment de lui, il s'ensuit que l'on peut expliquer les phénomènes d'hypnotisme, de clairvoyance, de clairaudience, de médiumnité, et tous les autres phénomènes accomplis inconsciemment. Dans la substance astrale se trouvent tous les sons et toutes les images, et dans l'homme astral subsistent les impressions de tous les événements, si éloignés et si insignifiants qu'ils soient. Lorsqu'ils agissent de concert, l'homme astral et la substance astrale produisent les phénomènes qui semblent si étranges à ceux qui nient ou qui ignorent les postulats de l'occultisme. Cependant, pour expliquer les phénomènes produits par les Adeptes, les fakirs, les yogis et tous les occultistes entraînés, il est nécessaire de comprendre les lois occultes de la chimie, du mental, de la force et de la matière. Il est évident que ces questions ne peuvent être traitées en détail dans un ouvrage comme celui-ci. » – W.Q. Judge, L’Océan de Théosophie, p. 154.

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Exemples en rapport avec le symbolisme de chiffre 7

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Le macrocosme et le microcosme sont septuples

l40 v05c« L'univers évolue de l'Inconnu qu'aucun homme ni aucune intelligence, si grande fût-elle, ne peut pénétrer, sur sept plans ou selon sept modes ou méthodes, dans tous les mondes, et cette différenciation septuple est la cause de la constitution septuple de tous les mondes dans l'univers et des êtres qui y séjournent. Comme il était enseigné dans l'antiquité, les mondes, petits et grands, sont des copies de l'ensemble, et le plus petit insecte aussi bien que l'être le plus développé sont des répliques en petit ou en grand du vaste original qui inclut tout. C'est de là qu'est dérivé le proverbe des anciens philosophes hermétiques : "Ce qui est en bas est comme ce qui est en haut".
« Les divisions de l'univers septuple peuvent, approximativement, être ainsi définies : l'Absolu, l'Esprit, le Mental, la Matière, la Volonté, Âkâsha ou Æther et la Vie. Nous pouvons employer le mot Espace au lieu de " l'Absolu ", l'Espace étant ce qui est à jamais, et en quoi toutes les manifestations doivent se produire. Le terme Âkâsha, emprunté au sanskrit, est employé au lieu du mot Æther, notre langue n'ayant pas encore créé de terme qui puisse désigner exactement cet état subtil de matière appelé parfois Ether par les savants modernes. Quant à l'Absolu, tout ce que nous pouvons en dire c'est qu'Il EST. Aucun des grands instructeurs de l'École [ésotérique] n'attribue de qualités à l'Absolu, bien que toutes les qualités existent en Lui. Notre connaissance commence au niveau de la différenciation et tous les objets, êtres ou forces manifestés, ne sont que des différenciations du Grand Inconnu. Tout ce que l'on peut dire c'est que l'Absolu se différencie périodiquement, et périodiquement réabsorbe en lui-même ce qui a été différencié. » - W.Q. Judge, L’Océan de Théosophie, pp. 15/6.

Les sept plans de l’univers
l40 v07Peut-on expliquer comment se produit cette illusion appelée l'univers ; comment le conscient appelé à être arrive à se manifester à partir de l'inconscience qui est ? Le Théosophe : c'est l'inconscience seulement pour notre conscience finie. En vérité nous pourrions paraphraser ainsi les paroles de saint Jean (l, 5) : « Et la lumière (Absolue — qui est ténèbres) brille dans les ténèbres (c'est-à-dire la lumière matérielle illusoire) ; et les ténèbres ne la comprirent pas » . Cette lumière absolue est également loi absolue et immuable. Que ce soit par rayonnement, ou par émanation — ne nous disputons pas sur les termes — l'univers sort de sa subjectivité homogène pour se déployer sur le premier plan de la manifestation, laquelle en comporte sept, nous enseigne-t-on. En passant d'un plan à l'autre, l'univers devient de plus en plus dense et matériel, jusqu'à ce qu'il atteigne celui-ci (le nôtre) dont le seul monde qui soit approximativement connu et compris, dans sa composition physique, par la science, est notre système planétaire ou solaire, qui est, nous dit-on, sui generis. » – H.P. Blavatsky, La Clef de la Théosophie, p. 101.
« Notre philosophie nous enseigne que, de même qu'il existe sept forces fondamentales dans la nature et sept plans de l'être, il y a aussi sept états de conscience dans lesquels l'homme peut vivre, penser, se souvenir et exister. Il est impossible de les énumérer ici et, pour les connaître, il faut se livrer à l'étude de la métaphysique orientale. Mais l'analyse de ces deux états — de veille et de rêve — donne une preuve suffisante pour le commun des mortels, depuis le savant philosophe jusqu'au pauvre sauvage ignorant, que de tels états diffèrent. […] Nous croyons à sept plans de l'être Kosmique, ainsi qu'à sept états de Conscience, en ce qui concerne l'univers ou le macrocosme, mais nous nous arrêtons au quatrième plan, car nous estimons qu'il n'est pas possible d'aller au-delà de celui-ci avec une certitude quelconque. Quant au microcosme, ou l'homme, nous discutons librement de ses sept états et principes. […] Nous trouvons, tout d'abord, deux êtres distincts dans l'homme — l'être spirituel et l'être physique ; l'homme qui pense et l'homme qui enregistre tout ce qu'il peut assimiler de ces pensées. Nous le divisons, par conséquent, en deux natures distinctes : la supérieure (ou l'être spirituel), qui se compose de trois « principes » , ou aspects, et l'inférieure, (ou le quaternaire physique), qui est formée de quatre principes — ce qui nous donne bien, en tout, sept principes. » – H.P. Blavatsky, La Clef de la Théosophie, pp. 105/6.

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La Bhagavad-Gîtâ - Contexte historique et le Yoga Royal

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Antiquité et contexte historique

imagev39 3La Bhagavad-Gîtâ est un épisode du Mahâbhârata écrit dit-on par Vyâsa. Certains lui attribuent une antiquité de 5000 ans, correspondant à un cycle nouveau de Kali Yuga, l’âge de fer.
En Inde, cette épopée correspond à celle de l’Iliade des Grecs. Le thème est une certaine guerre entre deux branches de la même tribu descendant de Kuru, pour la souveraineté de Hastinâpura (près de Delhi). La branche ainée porte le nom des Kuru (Duryodhona et ses frères au total au nombre de cent) et la branche cadette le nom patronymique Pandu (5 princes).
La description de cette guerre entre les Kurus et les Pândava prend près de vingt mille slokas. (Extraits de J.Cockburn Thomson suite préface p VIII de la Bhagavad-Gîtâ).
A l’époque où se déroule l’action du Mahâbhârata, cette tribu vivait sur un territoire compris entre les rivières Jumna et Sursuti, et leur domain particulier était appelé Kurukshetra….

imagev39 6Les cinq princes étaient les fils d’épouses humaines, mystiquement engendrés par différentes divinités.
Yuddhishthira était le fils de Dharma, Bhîma était le fils de Vayu, Arjuna était le fils de Indra. Les jumeaux Nakula et Sahadeva étaient les fils des jumeaux Ashvin – les médecins des Dieux
Le roi Dhritarâshtra était aveugle mais bien qu’il fût rendu de la sorte incapable de gouverner, il conserva le trône laissant à son fils Duryodhana le soin de diriger réellement les affaires de l’État. Duryodhana finit par persuader son père de bannir ses cousins, les princes Pândava. Après de longs pèlerinages et des misères, ces princes rassemblèrent leurs amis autour d’eux, formèrent une grande armée avec l’aide de nombreux rois voisins, et se préparèrent à attaquer leur injuste oppresseur qui avait également rassemblé ses forces. D’où la remarque de Krishna à Arjuna que ce combat était légitime.

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La Théosophie comme guide dans la vie

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 La Théosophie comme guide dans la vie

Une autre brochure était propagée du temps d’H.P. Blavatsky et W.Q. Judge, pour montrer l’aspect rationnel et pratique de la Théosophie. En voici un court résumé de cette brochure « La Théosophie comme guide dans la vie » :V38 ph30

L’égoïsme est la cause de tous difficultés et souffrances dans la vie
« La cause du mal est dans l’attitude égoïsme. Chaque forme de malhonnêteté, violence, offense, fraude, incivilité, résulte du désir de satisfaire son but égoïste, au détriment du droit d’autrui. […] Voici ce qu’enseigne la Théosophie. Sa doctrine cardinale est l’absolue égalité des droits de chaque homme et l’obligation universelle de les respecter. »

Toute pensée ou action bonne ou mauvaise recevra son dû
« La Théosophie insiste sur le fait que les causes morales ne sont pas moins efficientes que les causes physiques, et qu’un effet, bon ou mauvais, sera la conséquence certaine de tout acte moral. Il n’y a pas d’échappatoire, ni perte, ni rien d’incertain. La loi est absolument immuable et infaillible. Chaque centime qui est dû devra être remboursé, par son débiteur. Pas nécessairement en une vie, mais quelque part et d’une certaine manière le long de la grande chaîne des incarnations jusqu’à ce que justice soit faite. »

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Vivre en harmonie avec la Nature

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Causalité efficiente et causalité matérielle

« Dans le Védanta et le Nyaya « nimitta » est la cause efficiente, en contraste avec l’upadana, la cause matérielle ; dans le Sankhya, pradhana, implique les fonctions des deux. La philosophie ésotérique réconcilie tous ces systèmes, […] et affirme qu’on ne peut spéculer que sur l’upadana. » [C’est par l’illumination intérieure au cours de la méditation que la causalité spirituelle efficiente (Ishvara, l’Esprit) est perçue. En complément : v. la Première proposition fondamentale de la Doctrine Secrète et la fiche sur Fohat [liens vers www.theosophie.fr et fiche Fohat]] – H.P. Blavatsky, The Secret Doctrine, éd. originale, I, pp. 55/6.
V37 p10« Trois représentations différentes de l'Univers, sous ses trois aspects distincts, sont inculquées dans notre pensée par la philosophie ésotérique : le PRÉ-EXISTANT procédant par évolution de ce qui est le TOUJOURS-EXISTANT, et le PHÉNOMÉNAL — ce dernier constituant le monde de l'illusion, réflexion et ombre du précédent. Pendant le grand mystère et le grand drame de la vie, connu sous le nom de manvantara [le cycle de manifestation d’un univers], le Kosmos [grand cosmos universel] réel est semblable à l'objet placé derrière l'écran blanc sur lequel sont projetées les ombres chinoises. Les objets et personnages réels restent invisibles, tandis que les fils de l'évolution sont tirés par les mains invisibles. Les hommes et les objets ne sont donc que les reflets, sur l'écran blanc, des réalités qui se tiennent derrière le filet de Mahâmâyâ, la grande Illusion. Cela fut enseigné dans toutes les philosophies, toutes les religions ante-diluviennes comme post-diluviennes, dans l'Inde et la Chaldée, par les Sages de la Chine, comme ceux de la Grèce. Dans ces pays, ces trois Univers furent représentés, dans les enseignements exotériques, par les trois Trinités émanant du germe éternel central et formant avec lui une Unité Suprême : la Triade dans ses aspects initial, manifesté et créateur, ou les trois en Un. Le dernier n'est, dans son expression concrète, qu'un symbole des deux premiers qui sont idéaux. Par conséquent, la philosophie ésotérique transcende le déterminisme de cette conception purement métaphysique et appelle seulement le premier aspect le Toujours-Existant. Tel est le point de vue de chacune des six grandes écoles de philosophie indienne — les six principes du corps unitaire de SAGESSE dont la gnose, la connaissance cachée, constitue le septième. » – La Doctrine Secrète, éd. originale, I, pp. 278 – Trad. française : Cahier Théosophique n°173, pp. 19/20.

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