Vendredi 19 Octobre 2018

Mis à jour le Ven. 19 Oct. 2018 à 09:37

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La Chronique

L’origine des idées innées

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Le mythe des Cabires et de Prométhée

v43 14« Ainsi, tandis qu'en Samothrace et dans les plus anciens temples égyptiens, les Cabires étaient les Grands Dieux Cosmiques – les sept et les quarante-neuf Feux Sacrés – leur culte devint, dans les temples grecs, en grande partie phallique et, par suite, obscène aux yeux du profane. Dans ce dernier cas, ils étaient trois et quatre, ou sept – les principes mâle et femelle – la croix ansée. Cette division explique pourquoi certains auteurs classiques les considéraient comme n'étant qu'au nombre de trois, tandis que d'autres en énuméraient quatre. […] D'autres, qui avaient également raison à leur manière, soutenaient qu'il n'y avait que deux Cabires. Ceux-ci étaient, au point de vue ésotérique, les deux Dioscures, Castor et Pollux et, au point de vue exotérique, Jupiter et Bacchus. Ils personnifiaient tous deux, au point de vue géodésique, les pôles terrestres ; au point de vue astronomique, le pôle terrestre et le pôle du ciel et aussi l'homme physique et l'homme spirituel. L'histoire de Sémélé et de Jupiter et la naissance de Bacchus, Bimater, avec toutes les circonstances qui s'y rapportent, n'a besoin que d'être lue ésotériquement pour que l'allégorie soit comprise. Les rôles joués dans cet événement par le Feu, l'Eau, la Terre, etc., suivant les nombreuses versions, montrera comment le "Père des Dieux" et le "joyeux Dieu du Vin" furent amenés à personnifier aussi les deux pôles terrestres. Les éléments tellurique, métallique, magnétique, électrique et igné, constituent autant d'allusions et de références au caractère cosmique et astronomique de la tragédie diluvienne. En Astronomie, les pôles sont en vérité des "mesures célestes", comme le sont les Cabires-Dioscures, ainsi que nous le démontrerons, et les Cabires-Titans à qui Diodore attribue "l'invention du Feu" [Le mot guebra vient de Kabiri (Gabiri) et désigne les anciens adorateurs du feu, Perses ou Parsis. Kabiri fut transformé en Gabiri et resta le terme qui désignait les Zoroastriens en Perse. (Voyez De Religione Persarum, de Hyde, c. 29.)] et l'art de manufacturer le fer. De plus, Pausanias [1, IX, 751] montre que la divinité Cabirique originale était Prométhée.
v43 17« Toutefois, le fait que les Titans-Cabires étaient aussi, au point de vue astronomique, les Générateurs et Régulateurs des Saisons et, au point de vue cosmique, les grandes Energies Volcaniques – les Dieux qui gouvernaient tous les métaux et toutes les œuvres terrestres – ne les empêche nullement d'être, sous leur aspect originel divin, les Entités bienfaisantes qui, symbolisées par Prométhée, apportèrent la lumière au monde et douèrent l'Humanité d'intellect et de raison. Ce sont, surtout, dans toutes les Théogonies – principalement dans celle des Hindous – les Feux Sacrés Divins au nombre de Trois, Sept ou Quarante-neuf, suivant les exigences de l'allégorie. Leur nom seul le prouve, car ce sont les Agnipoutra, ou Fils du Feu, aux Indes, et les Génies du Feu, sous divers noms en Grèce et ailleurs. Welcker, Maury et maintenant Decharme montrent que le nom de kabeiros veut dire "le puissant par le feu" et dérive du verbe grec χαίω "brûler". Le mot sémitique de kabirim contient l'idée "de fort, de puissant et de grand" qui répond aux mots grecs μεγαλοι δυνατί, mais ce sont là des épithètes plus récentes. Ces Dieux étaient les objets d'un culte universel et leur origine se perd dans la nuit des temps ; mais qu'ils fussent invoqués en Phrygie, en Phénécie, en Troade, en Thrace, en Egypte, à Lemmos ou en Sicile, leur culte se rapportait toujours au Feu, leurs temples étaient toujours édifiés dans les localités les plus volcaniques et dans le culte exotérique ils faisaient partie des Divinités Chthoniennes, aussi le Christianisme en a-t-il fait des Dieux Infernaux.
v43 20« Ce sont vraiment "les Dieux, grands, bienveillants et puissants", comme les appelle Cassius Hermone [Voyez Macrob, Sat., I, III, c. 4, p. 376]. A Thèbes, Corê [Korê ou Perséphone] et Déméter, les Cabires avaient un sanctuaire [Pausan., IX. 22 ; 5.] et, à Memphis, les Cabires avaient un temple si sacré qu'il n'était permis à personne, sauf aux prêtres, d'entrer dans son enceinte sacrée [Hérodote, III, 37]. Toutefois, nous ne devons pas perdre de vue, en même temps, ce fait que le titre de Cabire était générique ; que les Cabires, les Dieux puissants en même temps que mortels, étaient des deux sexes et étaient aussi terrestres, célestes et cosmiques ; que, tandis qu'en leur qualité cosmique de régents des puissances sidérales et terrestres, c'était un phénomène purement géologique – tel qu'on le considère maintenant – qui était symbolisé en leur personne, ils furent aussi, à l'origine des temps, les Régents de l'Humanité, lorsque incarnés comme Rois des "Dynasties Divines", ils donnèrent la première impulsion à la civilisation et orientèrent le mental dont ils avaient doté les hommes, en vue de l'invention et du perfectionnement de tous les arts et de toutes les sciences. Aussi, l'on dit que les Cabires apparurent en qualité de bienfaiteurs des hommes et, en cette qualité vécurent pendant des siècles, dans la mémoire des nations. C'est à ces Cabires ou Titans qu'est attribuée l'invention des lettres (le Déva-nâgari, ou alphabet et langage des Dieux), de la législation, de l'architecture et aussi des différents modes de la prétendue magie et de l'emploi médical des plantes. Les noms d'Hermès, d'Orphée, de Cadmus, d'Asclepios, de tous ces Demi-dieux et Héros auxquels on attribue la révélation des sciences aux hommes et en qui Bryant, Faber, l'évêque Cumberland et tant d'autres écrivains Chrétiens – trop zélés pour se contenter de la simple vérité – voudraient forcer la postérité à ne voir que des copies païennes d'un unique prototype, du nom de Noé – sont tous des noms génériques.
« C'est aux Cabires que l'on attribue la révélation du grand bienfait de l'agriculture, par la production du blé ou froment. Ce qu'Isis-Osiris, la vivante Cabiria, fit en Egypte, Cérès le fit, dit-on, en Sicile ; tous appartiennent à une même classe. » – H.P. Blavatsky, La Doctrine Secrète, traduction Adyar – Vol. II, pp. 362-364, de l’éd. anglaise originale The Secret Doctrine.

Quelques brefs extraits du Prométhée enchaîné d'Eschyle : « J'ai mis fin aux terreurs que la vue de la mort cause aux mortels. [...] J'ai logé en eux d'aveugles espérances. [...] D'enfants qu'ils étaient auparavant j'ai fait des êtres doués de raison et de réflexion. [...] Je leur ai donné le feu ... ils apprendront de lui beaucoup d'arts   ... fabriquer des maisons de briques ... travailler le bois ... j'inventais pour eux la plus belle de toutes les sciences, celle des nombres, et l'assemblage des lettres ... tous les arts des mortels viennent de Prométhée ... »  (extraits du Théatre complet, d'Eschyle, GF Flammarion).

L’origine divine de l’homme et de la dévotion
v43 24« À ses tout premiers débuts, l'intelligence psychique et physique étant en sommeil, et la conscience encore non développée, les conceptions spirituelles de cette race [des origines] étaient complètement sans rapport avec son environnement physique.
« Cet homme divin résidait dans sa forme animale - même si elle avait une apparence extérieure humaine ; et s'il y avait de l'instinct en lui, aucune conscience réfléchie (ou soi-conscience) ne venait éclairer la ténèbre du cinquième principe [manas - la base du mental dans l'être humain] encore latent. Lorsque, mus par la loi d'Évolution, les Seigneurs de Sagesse infusèrent en lui l'étincelle de la conscience, le premier sentiment qu'elle éveilla à la vie, et à l'activité, fut un sens de solidarité, d'unité (fusionnelle) avec ses créateurs spirituels. De même que le premier mouvement intérieur de l'enfant est pour sa mère et sa nourrice, de même les premières aspirations de la conscience s'éveillant dans l'homme primitif furent pour ceux dont il ressentait l'élément en lui-même et qui pourtant étaient extérieurs, et indépendants, par rapport à lui. La DÉVOTION naquit de ce sentiment et devint le premier moteur dominant dans sa nature ; car c'est le seul qui soit naturel dans notre cœur, qui soit inné en nous, et que nous trouvions aussi bien dans le tout jeune enfant humain que dans le petit animal. Ce sentiment d'aspiration instinctive, que rien n'aurait pu réprimer dans l'homme primitif, a été évoqué par Carlyle en termes pleins de beauté et, dirait-on, inspirés par une véritable intuition [...] [Carlyle - Past and Present (1874), p.IO4] « Ce grand cœur antique, comme c'est celui de l'enfant dans sa simplicité, celui de l'homme dans sa pure solennité et sa profondeur ! Où qu'il aille sur la Terre, le Ciel est là, au-dessus de sa tête. Il fait pour lui-même, de toute la Terre, un temple mystique, de toute démarche terrestre, une sorte de culte. Des créatures de lumière passent comme des éclairs dans le soleil du jour, et voici que là-bas passent des anges, messagers de Dieu parmi les hommes... Merveille, miracle, entourent l'être humain ; il vit dans un élément de miracle ». […] Ce qui était naturel aux yeux de l'homme primitif est devenu seulement de nos jours miracle pour nous ; et ce qui, pour lui, était un miracle ne pourrait jamais s'exprimer dans notre langue. » - H.P. Blavatsky, La Doctrine Secrète, p. 210, éd. originale anglaise.


L’Unité spirituelle et le respect de toute la Nature

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V42 8« Ayant fixé son mental en repos sur le vrai Soi, il ne devrait penser à rien d’autre… Quel que soit l’objet vers lequel se dirige son mental inconstant, il devrait le subjuguer, le ramener et le placer sur l’Esprit. Une béatitude suprême sera certainement la récompense du sage dont le mental est ainsi en paix, dont les passions et les désirs sont ainsi maîtrisés, qui est ainsi dans le Soi véritable et qui est libre de péché. Celui qui est ainsi consacré et sans péché obtient sans difficulté la félicité la plus haute : l’union avec l’Esprit Suprême. L’homme qui est pénétré de cette consécration et qui voit l’unité de toutes les choses perçoit l’Ame Suprême dans tout et tout dans l’Ame Suprême. Celui qui me voit en toutes choses et voit toutes choses en moi ne se détache pas de moi et je ne l’abandonne point. Et quiconque, croyant à l’unité spirituelle, m’honore, moi qui suis en toutes choses, demeure avec moi quelque que soit la condition dans laquelle il se trouve. Celui ... qui en raison de la similitude trouvée en lui-même ne voit qu’une seule essence en toutes choses, bonnes ou mauvaises, celui-là est considéré comme le fidèle consacré par excellence. » – La Bhagavad-Gita, ch. VI, v. 25-32)

 

V42 17Voici quelques idées développées dans La Doctrine Secrète :
« L’Univers est façonné et guidé de l’intérieur vers l’extérieur. Ce qui est en bas est comme ce qui est en haut ; il en est au ciel comme sur terre. L’homme est le microcosme et la copie en miniature du macrocosme [l’Univers]. […] Le Cosmos entier, est guidé, contrôlé et animé par une innombrable série de Hiérarchies d’êtres animés et sensibles, chacune ayant une mission à accomplir, nous les appelons Dhyans-Chohans ou Anges (et quel que soit le nom qu’on leur donne) elles sont des agents des Lois karmiques et cosmiques ». – La Doctrine Secrète, vol. i, pp. 273/4, éd. anglaise).

L’univers se déploie de l’intérieur
V42 9« En orient, Daiviprakritti, est la Lumière du Logos, et est la mère et la Fille de ce Logos ou du Verbe de Parabrahm, […] elle est la « Mère » ou la Racine de la Nature, Mulaprakriti [la Substance primordiale] ; […] Fohat est l’énergie résultant de cette « Lumière du Logos » qui se manifeste sur le plan de notre Univers objectif comme l’Électricité, tant révélée (ou perceptible) que dissimulée et (non perceptible), qui est VIE. » […] « En Chine, cette idée est représentée par la « Voix Divine », Kwan-Yin-Tien. » – La Doctrine Secrète, vol. i, pp. 136/7, éd. anglaise.

… en suivant un schéma septuple
« Tout dans l’Univers métaphysique aussi bien physique est septuple. Notre Terre est le représentant visible des aspects invisibles – néanmoins vrais. »

… et tout évolue vers un niveau de conscience plus élevé…
« L’homme tend à devenir un Dieu, et puis DIEU, comme tous dans la Nature » – La Doctrine Secrète vol. i, p. 159, éd. anglaise.
« Quel que soit le plan sur lequel notre conscience opère, nous-mêmes et les choses appartenant à ce plan constituent, sont pour le moment, nos seules réalités. Au fur et à mesure que nous nous élevons sur l’échelle du développement, nous percevons, que dans les stades parcourus, nous avons confondu les ombres pour les réalités, et le progrès ascendant de l’Ego est constitué d’une série d’éveils progressifs, chaque progrès nous faisant penser que maintenant enfin nous atteignons la « réalité » ; mais ce n’est que lorsque nous aurons atteint la Conscience absolue, et mêlé la nôtre à celle-ci, que nous serons libérés des illusions produites par Mâyâ. » – La Doctrine Secrète, vol. i, p. 40, éd. anglaise.

Notre soleil et le vrai Soleil
V42 14« Il existe un soleil réel, dont le nôtre n’est qu’une réflexion, et que dans ce soleil véritable, gît une source d’énergie et d’aide spirituelles, exactement comme notre astre lumineux contient l’origine de notre vie physique et du mouvement matériel. […] Nous devons passer par tous les degrés successifs, et il n’est pas en notre pouvoir de sauter un anneau dans la chaîne qui mène au point le plus haut. Notre soleil est donc, pour nous, le symbole du vrai soleil qu’il reflète, et en méditant sur la lumière suprême du soleil réel, nous recevrons de l’aide dans notre lutte pour assister l’humanité. Notre soleil physique est du domaine physique, non de la métaphysique, mais le soleil véritable luit en nous. L’astre du jour conserve et soutient l’économie animale ; le vrai soleil pénètre en nous par son intermédiaire dans notre nature. Nous devrions donc diriger notre pensée vers ce soleil réel, et préparer le sol intérieur à son influence, conne nous préparons le terrain physique à recevoir les rayons vivifiants du Roi du Jour. » – W.Q. Judge, extraits de l’article « Notre soleil et le vrai Soleil ».

 

Le mystère de la Lune

V42 12« Il n’y a probablement pas un corps céleste auquel les hommes aient accordé autant d’attention, de tout temps, que la lune. Ceci tient à plusieurs causes. La lune est proche de nous ; c’est un corps important et remarquable dans notre ciel ; elle éclaire la nuit ; elle semble avoir beaucoup d’influence sur l’homme et sur ses affaires. […] Le premier mystère [qu’enseigne la Théosophie] est qu’à une période très éloignée, alors qu’il n’y avait pas encore de Terre, la Lune existait en tant qu’un globe habité ; elle mourut, puis diffusa dans l’espace toutes ses énergies, le véhicule physique subsistant seul. Ces énergies tournoyèrent, et condensèrent la matière de l’espace, produisant notre terre, pendant que la lune, son progéniteur, commençait à se désagréger, obligée de tourner autour de son enfant, la terre. Ceci nous donne une idée de sa raison d’être et de l’histoire de la lune. » – W.Q. Judge, extraits de l’article « Les mystères de la Lune et de son destin ».

La lumière astrale – définition et influence

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 Définition de la substance astrale et de la lumière astrale

V41 im6« La substance astrale correspond à un degré de différenciation et de densification de la substance spirituelle primordiale (âkâsha, ou mûlaprakriti) qui précède le niveau de la matière grossière, ou physique. Le monde astral est le plan invisible le plus proche du nôtre, où s'élaborent toutes les formes des êtres vivants. La sphère astrale (qui s'étage sur plusieurs plans) est le monde lunaire par excellence qui transmet quelque chose de la lumière solaire de l'Esprit mais réfléchit aussi les effluves terrestres. L'essence énergétique qui pénètre cette sphère est la lumière astrale, dont la partie supérieure (liée à l'âkâsha) est quasi divine mais dont les couches les plus basses, polluées par des émanations psychiques de la terre, sont dangereuses, et même démoniaques. Elle est parfois appelée le grand serpent astral. La lumière astrale est aussi le siège de la grande mémoire vivante de la Nature. » – Extrait de Glossaire Théosophique, v. « Astral ».
« La substance astrale étant le registre de toutes les pensées, images sonores ou visuelles et autres vibrations, et l'homme intérieur étant un être complet capable d'agir en coordination avec le corps physique, ou indépendamment de lui, il s'ensuit que l'on peut expliquer les phénomènes d'hypnotisme, de clairvoyance, de clairaudience, de médiumnité, et tous les autres phénomènes accomplis inconsciemment. Dans la substance astrale se trouvent tous les sons et toutes les images, et dans l'homme astral subsistent les impressions de tous les événements, si éloignés et si insignifiants qu'ils soient. Lorsqu'ils agissent de concert, l'homme astral et la substance astrale produisent les phénomènes qui semblent si étranges à ceux qui nient ou qui ignorent les postulats de l'occultisme. Cependant, pour expliquer les phénomènes produits par les Adeptes, les fakirs, les yogis et tous les occultistes entraînés, il est nécessaire de comprendre les lois occultes de la chimie, du mental, de la force et de la matière. Il est évident que ces questions ne peuvent être traitées en détail dans un ouvrage comme celui-ci. » – W.Q. Judge, L’Océan de Théosophie, p. 154.

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Exemples en rapport avec le symbolisme de chiffre 7

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Le macrocosme et le microcosme sont septuples

l40 v05c« L'univers évolue de l'Inconnu qu'aucun homme ni aucune intelligence, si grande fût-elle, ne peut pénétrer, sur sept plans ou selon sept modes ou méthodes, dans tous les mondes, et cette différenciation septuple est la cause de la constitution septuple de tous les mondes dans l'univers et des êtres qui y séjournent. Comme il était enseigné dans l'antiquité, les mondes, petits et grands, sont des copies de l'ensemble, et le plus petit insecte aussi bien que l'être le plus développé sont des répliques en petit ou en grand du vaste original qui inclut tout. C'est de là qu'est dérivé le proverbe des anciens philosophes hermétiques : "Ce qui est en bas est comme ce qui est en haut".
« Les divisions de l'univers septuple peuvent, approximativement, être ainsi définies : l'Absolu, l'Esprit, le Mental, la Matière, la Volonté, Âkâsha ou Æther et la Vie. Nous pouvons employer le mot Espace au lieu de " l'Absolu ", l'Espace étant ce qui est à jamais, et en quoi toutes les manifestations doivent se produire. Le terme Âkâsha, emprunté au sanskrit, est employé au lieu du mot Æther, notre langue n'ayant pas encore créé de terme qui puisse désigner exactement cet état subtil de matière appelé parfois Ether par les savants modernes. Quant à l'Absolu, tout ce que nous pouvons en dire c'est qu'Il EST. Aucun des grands instructeurs de l'École [ésotérique] n'attribue de qualités à l'Absolu, bien que toutes les qualités existent en Lui. Notre connaissance commence au niveau de la différenciation et tous les objets, êtres ou forces manifestés, ne sont que des différenciations du Grand Inconnu. Tout ce que l'on peut dire c'est que l'Absolu se différencie périodiquement, et périodiquement réabsorbe en lui-même ce qui a été différencié. » - W.Q. Judge, L’Océan de Théosophie, pp. 15/6.

Les sept plans de l’univers
l40 v07Peut-on expliquer comment se produit cette illusion appelée l'univers ; comment le conscient appelé à être arrive à se manifester à partir de l'inconscience qui est ? Le Théosophe : c'est l'inconscience seulement pour notre conscience finie. En vérité nous pourrions paraphraser ainsi les paroles de saint Jean (l, 5) : « Et la lumière (Absolue — qui est ténèbres) brille dans les ténèbres (c'est-à-dire la lumière matérielle illusoire) ; et les ténèbres ne la comprirent pas » . Cette lumière absolue est également loi absolue et immuable. Que ce soit par rayonnement, ou par émanation — ne nous disputons pas sur les termes — l'univers sort de sa subjectivité homogène pour se déployer sur le premier plan de la manifestation, laquelle en comporte sept, nous enseigne-t-on. En passant d'un plan à l'autre, l'univers devient de plus en plus dense et matériel, jusqu'à ce qu'il atteigne celui-ci (le nôtre) dont le seul monde qui soit approximativement connu et compris, dans sa composition physique, par la science, est notre système planétaire ou solaire, qui est, nous dit-on, sui generis. » – H.P. Blavatsky, La Clef de la Théosophie, p. 101.
« Notre philosophie nous enseigne que, de même qu'il existe sept forces fondamentales dans la nature et sept plans de l'être, il y a aussi sept états de conscience dans lesquels l'homme peut vivre, penser, se souvenir et exister. Il est impossible de les énumérer ici et, pour les connaître, il faut se livrer à l'étude de la métaphysique orientale. Mais l'analyse de ces deux états — de veille et de rêve — donne une preuve suffisante pour le commun des mortels, depuis le savant philosophe jusqu'au pauvre sauvage ignorant, que de tels états diffèrent. […] Nous croyons à sept plans de l'être Kosmique, ainsi qu'à sept états de Conscience, en ce qui concerne l'univers ou le macrocosme, mais nous nous arrêtons au quatrième plan, car nous estimons qu'il n'est pas possible d'aller au-delà de celui-ci avec une certitude quelconque. Quant au microcosme, ou l'homme, nous discutons librement de ses sept états et principes. […] Nous trouvons, tout d'abord, deux êtres distincts dans l'homme — l'être spirituel et l'être physique ; l'homme qui pense et l'homme qui enregistre tout ce qu'il peut assimiler de ces pensées. Nous le divisons, par conséquent, en deux natures distinctes : la supérieure (ou l'être spirituel), qui se compose de trois « principes » , ou aspects, et l'inférieure, (ou le quaternaire physique), qui est formée de quatre principes — ce qui nous donne bien, en tout, sept principes. » – H.P. Blavatsky, La Clef de la Théosophie, pp. 105/6.

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La Bhagavad-Gîtâ - Contexte historique et le Yoga Royal

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Antiquité et contexte historique

imagev39 3La Bhagavad-Gîtâ est un épisode du Mahâbhârata écrit dit-on par Vyâsa. Certains lui attribuent une antiquité de 5000 ans, correspondant à un cycle nouveau de Kali Yuga, l’âge de fer.
En Inde, cette épopée correspond à celle de l’Iliade des Grecs. Le thème est une certaine guerre entre deux branches de la même tribu descendant de Kuru, pour la souveraineté de Hastinâpura (près de Delhi). La branche ainée porte le nom des Kuru (Duryodhona et ses frères au total au nombre de cent) et la branche cadette le nom patronymique Pandu (5 princes).
La description de cette guerre entre les Kurus et les Pândava prend près de vingt mille slokas. (Extraits de J.Cockburn Thomson suite préface p VIII de la Bhagavad-Gîtâ).
A l’époque où se déroule l’action du Mahâbhârata, cette tribu vivait sur un territoire compris entre les rivières Jumna et Sursuti, et leur domain particulier était appelé Kurukshetra….

imagev39 6Les cinq princes étaient les fils d’épouses humaines, mystiquement engendrés par différentes divinités.
Yuddhishthira était le fils de Dharma, Bhîma était le fils de Vayu, Arjuna était le fils de Indra. Les jumeaux Nakula et Sahadeva étaient les fils des jumeaux Ashvin – les médecins des Dieux
Le roi Dhritarâshtra était aveugle mais bien qu’il fût rendu de la sorte incapable de gouverner, il conserva le trône laissant à son fils Duryodhana le soin de diriger réellement les affaires de l’État. Duryodhana finit par persuader son père de bannir ses cousins, les princes Pândava. Après de longs pèlerinages et des misères, ces princes rassemblèrent leurs amis autour d’eux, formèrent une grande armée avec l’aide de nombreux rois voisins, et se préparèrent à attaquer leur injuste oppresseur qui avait également rassemblé ses forces. D’où la remarque de Krishna à Arjuna que ce combat était légitime.

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La Théosophie comme guide dans la vie

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 La Théosophie comme guide dans la vie

Une autre brochure était propagée du temps d’H.P. Blavatsky et W.Q. Judge, pour montrer l’aspect rationnel et pratique de la Théosophie. En voici un court résumé de cette brochure « La Théosophie comme guide dans la vie » :V38 ph30

L’égoïsme est la cause de tous difficultés et souffrances dans la vie
« La cause du mal est dans l’attitude égoïsme. Chaque forme de malhonnêteté, violence, offense, fraude, incivilité, résulte du désir de satisfaire son but égoïste, au détriment du droit d’autrui. […] Voici ce qu’enseigne la Théosophie. Sa doctrine cardinale est l’absolue égalité des droits de chaque homme et l’obligation universelle de les respecter. »

Toute pensée ou action bonne ou mauvaise recevra son dû
« La Théosophie insiste sur le fait que les causes morales ne sont pas moins efficientes que les causes physiques, et qu’un effet, bon ou mauvais, sera la conséquence certaine de tout acte moral. Il n’y a pas d’échappatoire, ni perte, ni rien d’incertain. La loi est absolument immuable et infaillible. Chaque centime qui est dû devra être remboursé, par son débiteur. Pas nécessairement en une vie, mais quelque part et d’une certaine manière le long de la grande chaîne des incarnations jusqu’à ce que justice soit faite. »

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