Mercredi 12 Décembre 2018

Mis à jour le Mer. 12 Déc. 2018 à 08:31

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La Chronique

Le cycle actuel et le futur de l’humanité

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Les dangers d’un matérialisme brutal
Extraits de l’article d’H.P. Blavatsky, « La civilisation : la mort de l’art et de la beauté » (Cahier Théosophique n°74)

v44 14La nature et l’homme tendent à devenir artificiels : « Par suite des progrès triomphants et de l'invasion de la civilisation, la Nature, comme l'homme et la morale, sont sacrifiés et ne tardent pas à devenir artificiels. Les climats changent et la face du monde sera bientôt complètement modifiée. Sous la main meurtrière des pionniers de la civilisation, la destruction totale de forêts primitives conduit à l'assèchement de rivières, et le creusement du canal de Suez a changé le climat de l'Egypte, comme celui du canal de Panama fera dévier le cours du Gulf Stream Des pays presque tropicaux deviennent froids et pluvieux, et des contrées fertiles menacent de se trans¬former en déserts de sable. D'ici quelques années, il, ne restera plus dans un rayon de cinquante milles aux environs de nos grandes villes, un seul coin de campagne qui n'ait pas été violé par la spéculation vulgaire. Dans la nature, le grotesque et l'artificiel remplacent peu à peu le pittoresque et le naturel. […]
Le progrès matériel et la mort de l’art et de la beauté : « Glorifions-nous des bénédictions de la civilisation. Vantons-nous de nos sciences et des grandes découvertes de notre âge, de ses réalisations dans les arts mécaniques, de ses chemins de fer, téléphones et batteries électriques ; mais n'oublions pas cependant d'acheter à des prix fabuleux (presque aussi forts que ceux payés de nos jours pour un chien primé, ou le chant d'une ancienne prima donna) les peintures et les sculptures de l'antiquité barbare et non civilisée, comme aussi du Moyen-Âge ; car de tels objets d'art ne seront plus reproduits. La civilisation a sonné leur heure fatale. Elle a sonné le glas des arts anciens, et la dernière décade de notre siècle invite le monde aux funérailles de tout ce qui fut grand, pur et original dans les civilisations de jadis. […]
Les classes moyennes et pauvres sont sacrifiées : « Mais ce ne sont là que des signes secondaires des temps et de la diffusion de la culture parmi les classes moyennes et inférieures. Partout où l'esprit d'imitation possède le cœur de la nation — les classes pauvres et travailleuses — l'esprit national disparaît, le pays est sur le point de perdre son individualité, et tout va plus mal. A quoi sert-il de proclamer bien haut « les bienfaits de la civilisation chrétienne », de prétendre qu'elle a adouci la moralité publique, qu'elle a affiné les mœurs et coutumes nationales, etc., etc., alors que notre civilisation moderne a fait tout le contraire ! La civilisation dépend depuis des âges, dit Burke, « de deux principes … l'esprit du gentilhomme et l'esprit religieux ». Mais combien de vrais gentlemen nous reste-t-il, si nous comparons notre temps même à l'époque demi barbare de la chevalerie ? La religion est devenue une hypocrisie grossière, et le véritable esprit religieux est considéré de nos jours comme de la folie. »
v44 17La puissance et dangers de la technologie : « Quant aux bénédictions des chemins de fer et à « l'annihilation de l'espace et du temps », c'est une question qui reste en suspens de savoir — indépendamment de la misère et de la famine que l'introduction des locomotives et du machinisme a produites depuis des années chez ceux qui vivent de leur travail manuel — si les chemins de fer ne tuent pas plus de gens en un mois que les brigands de toute l'Europe n'en tuaient en un an. Les victimes des chemins de fer, de plus, sont tuées dans des circonstances qui surpassent en horreur tout ce que les coupeurs de gorges auraient pu imaginer. On lit journellement le récit de catastrophes ferroviaires où les gens sont « brûlés dans les débris enflammés », « déchiquetés et rendus méconnaissables », et tués par douzaines et par vingtaines. Ceci est bien pis que les bandits de grands chemins de Newgate de jadis. »
L’artificiel remplace le réel et le faux est substitué au vrai : Consummatum est. Voilà l'œuvre de notre civili¬sation chrétienne et ses effets directs. Agent de destruction de l'art, Shylock qui, pour chaque parcelle d'or qu'il donne, exige et reçoit en retour une livre de chair humaine, dans le sang du cœur, dans la souffrance physique et mentale des masses, dans la perte de tout ce qui est vrai et digne d'être aimé, ne mérite guère de reconnaissance ni de respect. Cette fin de siècle, annoncée prophétiquement d'une façon inconsciente, est en somme la fin du cycle, prédite depuis longtemps et dans laquelle, selon le Manjunâtha Sutra, « La Justice sera morte, laissant comme successeur la Loi aveugle, et comme Gourou et guide : l'Egoïsme, les choses et les actions mauvaises seront considérées comme méritoires, et les actes saints comme de la folie ». Les croyances se meurent, la vie divine est raillée ; l'art et le génie, la vérité et la justice sont sacrifiés journellement au mammon insatiable du siècle, la recherche de l'argent. L'artificiel remplace le réel, le faux est substitué au vrai. Il ne reste plus, dans le sein de la nature, une seule vallée ensoleillée, ni un bosquet ombragé qui soit encore vierge. »
Le vrai progrès : « Sommes-nous tellement dans l'erreur en maintenant que la civilisation moderne, avec son Esprit de Spéculation, est le Génie même de la Destruction ; et comme tel, quelles meilleures paroles peut-on lui adresser que la définition donnée par Burke :
“Un Esprit d'innovation est généralement le résultat d'un caractère égoïste et d'un point de vue étroit. Ceux qui ne se retournent jamais vers leurs ancêtres, ne s'occuperont pas de la postérité.” »

Œuvrer à la venue d’un Âge nouveau
Extraits de l’article d’H.P. Blavatsky, « Le cycle nouveau » (Cahier Théosophique n°116) 
v44 18Travailler à la libération de la pensée humaine : « Tous, nous devons travailler à la libération de la pensée humaine, à l'élimination des superstitions égoïstes et sectaires et à la découverte de toutes les vérités qui sont à la portée de l'esprit humain. Ce but ne peut être atteint plus sûrement que par la culture de la solidarité dans le travail mental. Aucun travailleur honnête, aucun chercheur sérieux, ne s'en retourne les mains vides ; et il n'y a guère d'hommes ou de femmes, si occupés qu'on les suppose, qui soient incapables de déposer leur denier moral ou pécuniaire sur l'autel de la vérité. »
« Nous voici en face de toutes les glorieuses possibilités de l'avenir. Voici encore une fois l'heure du grand retour périodique de la marée montante de la pensée mystique en Europe »
Rechercher la Vérité : « Préparons-nous, et étudions la vérité sous toutes ses faces, tâchons de n'en ignorer aucune, si nous ne tenons pas, lorsque l'heure sera venue, à tomber dans le gouffre de l'inconnu. Il est inutile de s'en remettre au hasard et d'attendre le moment de la crise intellectuelle et psychique qui se prépare, avec indifférence, sinon avec une pleine incrédulité, en se disant qu'au pis-aller la marée nous poussera tout naturellement vers le rivage ; car il y a de grandes chances pour que cette marée ne rejette qu'un cadavre. La lutte sera terrible, en tout cas, entre le matérialisme brutal et le fanatisme aveugle d'un côté, et de l'autre la philosophie et le mysticisme, ce voile plus ou moins épais de la vérité éternelle. »

v44 22Œuvrer à la liberté de la pensée humaine : « Vous savez bien qu'un mot vieux comme le monde, quoique nouveau pour vous, a été prononcé au commencement de ce cycle, et gît en puissance, bien que non articulé pour les autres, dans la somme des chiffres de l'année 1889 ; vous savez qu'une note, qui n'avait jamais encore été entendue par les hommes de l'ère présente, vient de résonner, et qu'une nouvelle pensée est éclose, mûrie par les forces de l'évolution. Cette pensée diffère de tout ce qui n’a jamais été produit dans le XIX siècle ; elle est identique, cependant, avec celle qui fut la tonique et la clef de voûte de chaque siècle, surtout du dernier : — Liberté absolue de la pensée humaine. »
Vivre sous l'égide de leur Nature Divine : « Pourquoi hésiter à se frayer un passage vers cet idéal, à travers tous les obstacles, toutes les entraves, toutes les considérations journalières de la vie sociale, et à marcher résolument jusqu'à ce qu'on l'atteigne ? Ah ! ceux qui feraient cet effort trouveraient bientôt que la « porte étroite » et « le chemin plein de ronces » mènent à des vallées spacieuses aux horizons sans limites, à un état où on ne meurt plus, car on s'y sent redevenir dieu ! Il est vrai que les premières conditions requises pour en arriver là sont un désintéressement absolu, un dévouement sans bornes pour autrui, et une parfaite indifférence pour le monde et son opinion. Pour faire le premier pas dans cette voie idéale, il faut un motif parfaitement pur ; aucune pensée frivole ne doit nous faire détourner les yeux du but, aucune hésitation, aucun doute ne doit entraver nos pas. Cependant il existe des hommes et des femmes parfaitement capables de tout cela et dont le seul désir est de vivre sous l'égide de leur Nature Divine. Que ceux-là, au moins, aient le courage de vivre cette vie et de ne pas la cacher aux yeux des autres ! Aucune opinion d'autrui ne saurait être au-dessus de l'opinion de notre propre conscience. Que ce soit donc cette conscience, parvenue à son développement suprême, qui nous guide dans tous les actes de l'existence ordinaire. Quant à la conduite de notre vie intérieure, concentrons toute notre attention sur l’idéal proposé, et regardons au-delà, sans jamais jeter un regard sur la boue à nos pieds... »

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L’origine des idées innées

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Le mythe des Cabires et de Prométhée

v43 14« Ainsi, tandis qu'en Samothrace et dans les plus anciens temples égyptiens, les Cabires étaient les Grands Dieux Cosmiques – les sept et les quarante-neuf Feux Sacrés – leur culte devint, dans les temples grecs, en grande partie phallique et, par suite, obscène aux yeux du profane. Dans ce dernier cas, ils étaient trois et quatre, ou sept – les principes mâle et femelle – la croix ansée. Cette division explique pourquoi certains auteurs classiques les considéraient comme n'étant qu'au nombre de trois, tandis que d'autres en énuméraient quatre. […] D'autres, qui avaient également raison à leur manière, soutenaient qu'il n'y avait que deux Cabires. Ceux-ci étaient, au point de vue ésotérique, les deux Dioscures, Castor et Pollux et, au point de vue exotérique, Jupiter et Bacchus. Ils personnifiaient tous deux, au point de vue géodésique, les pôles terrestres ; au point de vue astronomique, le pôle terrestre et le pôle du ciel et aussi l'homme physique et l'homme spirituel. L'histoire de Sémélé et de Jupiter et la naissance de Bacchus, Bimater, avec toutes les circonstances qui s'y rapportent, n'a besoin que d'être lue ésotériquement pour que l'allégorie soit comprise. Les rôles joués dans cet événement par le Feu, l'Eau, la Terre, etc., suivant les nombreuses versions, montrera comment le "Père des Dieux" et le "joyeux Dieu du Vin" furent amenés à personnifier aussi les deux pôles terrestres. Les éléments tellurique, métallique, magnétique, électrique et igné, constituent autant d'allusions et de références au caractère cosmique et astronomique de la tragédie diluvienne. En Astronomie, les pôles sont en vérité des "mesures célestes", comme le sont les Cabires-Dioscures, ainsi que nous le démontrerons, et les Cabires-Titans à qui Diodore attribue "l'invention du Feu" [Le mot guebra vient de Kabiri (Gabiri) et désigne les anciens adorateurs du feu, Perses ou Parsis. Kabiri fut transformé en Gabiri et resta le terme qui désignait les Zoroastriens en Perse. (Voyez De Religione Persarum, de Hyde, c. 29.)] et l'art de manufacturer le fer. De plus, Pausanias [1, IX, 751] montre que la divinité Cabirique originale était Prométhée.

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L’Unité spirituelle et le respect de toute la Nature

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V42 8

« Ayant fixé son mental en repos sur le vrai Soi, il ne devrait penser à rien d’autre… Quel que soit l’objet vers lequel se dirige son mental inconstant, il devrait le subjuguer, le ramener et le placer sur l’Esprit. Une béatitude suprême sera certainement la récompense du sage dont le mental est ainsi en paix, dont les passions et les désirs sont ainsi maîtrisés, qui est ainsi dans le Soi véritable et qui est libre de péché. Celui qui est ainsi consacré et sans péché obtient sans difficulté la félicité la plus haute : l’union avec l’Esprit Suprême. L’homme qui est pénétré de cette consécration et qui voit l’unité de toutes les choses perçoit l’Ame Suprême dans tout et tout dans l’Ame Suprême. Celui qui me voit en toutes choses et voit toutes choses en moi ne se détache pas de moi et je ne l’abandonne point. Et quiconque, croyant à l’unité spirituelle, m’honore, moi qui suis en toutes choses, demeure avec moi quelque que soit la condition dans laquelle il se trouve. Celui ... qui en raison de la similitude trouvée en lui-même ne voit qu’une seule essence en toutes choses, bonnes ou mauvaises, celui-là est considéré comme le fidèle consacré par excellence. » – La Bhagavad-Gita, ch. VI, v. 25-32)

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La lumière astrale – définition et influence

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 Définition de la substance astrale et de la lumière astrale

V41 im6« La substance astrale correspond à un degré de différenciation et de densification de la substance spirituelle primordiale (âkâsha, ou mûlaprakriti) qui précède le niveau de la matière grossière, ou physique. Le monde astral est le plan invisible le plus proche du nôtre, où s'élaborent toutes les formes des êtres vivants. La sphère astrale (qui s'étage sur plusieurs plans) est le monde lunaire par excellence qui transmet quelque chose de la lumière solaire de l'Esprit mais réfléchit aussi les effluves terrestres. L'essence énergétique qui pénètre cette sphère est la lumière astrale, dont la partie supérieure (liée à l'âkâsha) est quasi divine mais dont les couches les plus basses, polluées par des émanations psychiques de la terre, sont dangereuses, et même démoniaques. Elle est parfois appelée le grand serpent astral. La lumière astrale est aussi le siège de la grande mémoire vivante de la Nature. » – Extrait de Glossaire Théosophique, v. « Astral ».
« La substance astrale étant le registre de toutes les pensées, images sonores ou visuelles et autres vibrations, et l'homme intérieur étant un être complet capable d'agir en coordination avec le corps physique, ou indépendamment de lui, il s'ensuit que l'on peut expliquer les phénomènes d'hypnotisme, de clairvoyance, de clairaudience, de médiumnité, et tous les autres phénomènes accomplis inconsciemment. Dans la substance astrale se trouvent tous les sons et toutes les images, et dans l'homme astral subsistent les impressions de tous les événements, si éloignés et si insignifiants qu'ils soient. Lorsqu'ils agissent de concert, l'homme astral et la substance astrale produisent les phénomènes qui semblent si étranges à ceux qui nient ou qui ignorent les postulats de l'occultisme. Cependant, pour expliquer les phénomènes produits par les Adeptes, les fakirs, les yogis et tous les occultistes entraînés, il est nécessaire de comprendre les lois occultes de la chimie, du mental, de la force et de la matière. Il est évident que ces questions ne peuvent être traitées en détail dans un ouvrage comme celui-ci. » – W.Q. Judge, L’Océan de Théosophie, p. 154.

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Exemples en rapport avec le symbolisme de chiffre 7

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Le macrocosme et le microcosme sont septuples

l40 v05c« L'univers évolue de l'Inconnu qu'aucun homme ni aucune intelligence, si grande fût-elle, ne peut pénétrer, sur sept plans ou selon sept modes ou méthodes, dans tous les mondes, et cette différenciation septuple est la cause de la constitution septuple de tous les mondes dans l'univers et des êtres qui y séjournent. Comme il était enseigné dans l'antiquité, les mondes, petits et grands, sont des copies de l'ensemble, et le plus petit insecte aussi bien que l'être le plus développé sont des répliques en petit ou en grand du vaste original qui inclut tout. C'est de là qu'est dérivé le proverbe des anciens philosophes hermétiques : "Ce qui est en bas est comme ce qui est en haut".
« Les divisions de l'univers septuple peuvent, approximativement, être ainsi définies : l'Absolu, l'Esprit, le Mental, la Matière, la Volonté, Âkâsha ou Æther et la Vie. Nous pouvons employer le mot Espace au lieu de " l'Absolu ", l'Espace étant ce qui est à jamais, et en quoi toutes les manifestations doivent se produire. Le terme Âkâsha, emprunté au sanskrit, est employé au lieu du mot Æther, notre langue n'ayant pas encore créé de terme qui puisse désigner exactement cet état subtil de matière appelé parfois Ether par les savants modernes. Quant à l'Absolu, tout ce que nous pouvons en dire c'est qu'Il EST. Aucun des grands instructeurs de l'École [ésotérique] n'attribue de qualités à l'Absolu, bien que toutes les qualités existent en Lui. Notre connaissance commence au niveau de la différenciation et tous les objets, êtres ou forces manifestés, ne sont que des différenciations du Grand Inconnu. Tout ce que l'on peut dire c'est que l'Absolu se différencie périodiquement, et périodiquement réabsorbe en lui-même ce qui a été différencié. » - W.Q. Judge, L’Océan de Théosophie, pp. 15/6.

Les sept plans de l’univers
l40 v07Peut-on expliquer comment se produit cette illusion appelée l'univers ; comment le conscient appelé à être arrive à se manifester à partir de l'inconscience qui est ? Le Théosophe : c'est l'inconscience seulement pour notre conscience finie. En vérité nous pourrions paraphraser ainsi les paroles de saint Jean (l, 5) : « Et la lumière (Absolue — qui est ténèbres) brille dans les ténèbres (c'est-à-dire la lumière matérielle illusoire) ; et les ténèbres ne la comprirent pas » . Cette lumière absolue est également loi absolue et immuable. Que ce soit par rayonnement, ou par émanation — ne nous disputons pas sur les termes — l'univers sort de sa subjectivité homogène pour se déployer sur le premier plan de la manifestation, laquelle en comporte sept, nous enseigne-t-on. En passant d'un plan à l'autre, l'univers devient de plus en plus dense et matériel, jusqu'à ce qu'il atteigne celui-ci (le nôtre) dont le seul monde qui soit approximativement connu et compris, dans sa composition physique, par la science, est notre système planétaire ou solaire, qui est, nous dit-on, sui generis. » – H.P. Blavatsky, La Clef de la Théosophie, p. 101.
« Notre philosophie nous enseigne que, de même qu'il existe sept forces fondamentales dans la nature et sept plans de l'être, il y a aussi sept états de conscience dans lesquels l'homme peut vivre, penser, se souvenir et exister. Il est impossible de les énumérer ici et, pour les connaître, il faut se livrer à l'étude de la métaphysique orientale. Mais l'analyse de ces deux états — de veille et de rêve — donne une preuve suffisante pour le commun des mortels, depuis le savant philosophe jusqu'au pauvre sauvage ignorant, que de tels états diffèrent. […] Nous croyons à sept plans de l'être Kosmique, ainsi qu'à sept états de Conscience, en ce qui concerne l'univers ou le macrocosme, mais nous nous arrêtons au quatrième plan, car nous estimons qu'il n'est pas possible d'aller au-delà de celui-ci avec une certitude quelconque. Quant au microcosme, ou l'homme, nous discutons librement de ses sept états et principes. […] Nous trouvons, tout d'abord, deux êtres distincts dans l'homme — l'être spirituel et l'être physique ; l'homme qui pense et l'homme qui enregistre tout ce qu'il peut assimiler de ces pensées. Nous le divisons, par conséquent, en deux natures distinctes : la supérieure (ou l'être spirituel), qui se compose de trois « principes » , ou aspects, et l'inférieure, (ou le quaternaire physique), qui est formée de quatre principes — ce qui nous donne bien, en tout, sept principes. » – H.P. Blavatsky, La Clef de la Théosophie, pp. 105/6.

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La Bhagavad-Gîtâ - Contexte historique et le Yoga Royal

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Antiquité et contexte historique

imagev39 3La Bhagavad-Gîtâ est un épisode du Mahâbhârata écrit dit-on par Vyâsa. Certains lui attribuent une antiquité de 5000 ans, correspondant à un cycle nouveau de Kali Yuga, l’âge de fer.
En Inde, cette épopée correspond à celle de l’Iliade des Grecs. Le thème est une certaine guerre entre deux branches de la même tribu descendant de Kuru, pour la souveraineté de Hastinâpura (près de Delhi). La branche ainée porte le nom des Kuru (Duryodhona et ses frères au total au nombre de cent) et la branche cadette le nom patronymique Pandu (5 princes).
La description de cette guerre entre les Kurus et les Pândava prend près de vingt mille slokas. (Extraits de J.Cockburn Thomson suite préface p VIII de la Bhagavad-Gîtâ).
A l’époque où se déroule l’action du Mahâbhârata, cette tribu vivait sur un territoire compris entre les rivières Jumna et Sursuti, et leur domain particulier était appelé Kurukshetra….

imagev39 6Les cinq princes étaient les fils d’épouses humaines, mystiquement engendrés par différentes divinités.
Yuddhishthira était le fils de Dharma, Bhîma était le fils de Vayu, Arjuna était le fils de Indra. Les jumeaux Nakula et Sahadeva étaient les fils des jumeaux Ashvin – les médecins des Dieux
Le roi Dhritarâshtra était aveugle mais bien qu’il fût rendu de la sorte incapable de gouverner, il conserva le trône laissant à son fils Duryodhana le soin de diriger réellement les affaires de l’État. Duryodhana finit par persuader son père de bannir ses cousins, les princes Pândava. Après de longs pèlerinages et des misères, ces princes rassemblèrent leurs amis autour d’eux, formèrent une grande armée avec l’aide de nombreux rois voisins, et se préparèrent à attaquer leur injuste oppresseur qui avait également rassemblé ses forces. D’où la remarque de Krishna à Arjuna que ce combat était légitime.

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