Mercredi 14 Novembre 2018

Mis à jour le Mer. 14 Nov. 2018 à 08:31

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L'importance des idées spirituelles

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L’Idée Divine de Platon : « La philosophie ancienne affirmait que c'est par la manifestation de cette Volonté [du divin éternel et illimité] – nommée par Platon, l'Idée Divine – que toutes choses, visibles et invisibles vinrent à l'existence. De même que cette Idée Intelligente, par le seul fait de diriger sa puissante Volonté sur un centre de forces localisées appelaient les formes objectives à l'existence ; l'homme, le microcosme du grand Macrocosme en fait autant avec le développement de sa force de Volonté. Les atomes imaginaires – langage figuré qu'employa Démocrite et dont les matérialistes se sont emparés avec une joie reconnaissante – sont comme des ouvriers automates, mus intérieurement par l'afflux de cette Volonté Universelle dirigé sur eux et qui se manifestant comme force les met en mouvement. Le plan de l'édifice à construire existe dans le cerveau de l'Architecte et reflète sa volonté : abstrait encore, dès l'instant de la conception, il devient concret par ces atomes qui suivent fidèlement chaque ligne, point et figure tracés dans l'imagination du Divin Géomètre.
L'homme peut créer comme Dieu. Étant donnée une certaine intensité de Volonté, les formes imaginées par le mental deviennent subjectives. On les appelle hallucinations quoiqu'elles soient aussi réelles pour leur auteur que n'importe quel objet visible pour tout autre. Augmentez l'intensité et l'intelligente concentration de cette même volonté, la forme deviendra concrète, visible, objective ; l'homme a appris le secret des secrets ; c'est un MAGICIEN. » – H.P. Blavatsky, Isis Dévoilée, trad. Adyar – Vol. I, pp. 61/2 de l’éd. anglaise originale)

Les symboles : « [Pour les anciens chaque symbole] est une idée qui a pris corps, chacun combine la conception du Divin Invisible avec le terrestre et visible. L'un dérive de l'autre strictement, par analogie, selon la formule hermétique : "En haut comme en bas". Leurs symboles [des anciens] prouvent une connaissance profonde des sciences naturelles, et une étude pratique de la puissance cosmique. » – H.P. Blavatsky, Isis Dévoilée – trad. vol. I, p. 22 de l’éd. anglaise originale).

Les idées sont des entités : « Une idée » selon Plutarque, « est une entité incorporelle, qui n’a pas d’existence [objective] par elle-même, mais donne une image et une forme à la matière sans forme, qui devient la cause de sa manifestation » – H.P. Blavatsky, Isis Dévoilée – trad. vol. I, p. 250 de l’éd. anglaise originale).

L’univers se développe à partir de l’Idée divine : « L’univers visible d’esprit de matière, [disait les anciens], n’est que l’image concrète de l’abstraction idéale ; il a été développé sur le modèle de la première IDÉE divine. Ainsi notre univers a existé de toute éternité à l’état latent. L’âme qui anime cet univers purement spirituel est le soleil [spirituel] central, la Déité la plus haute elle-même. Ce ne fut pas cette Déité qui développa la forme concrète de l’idée mais Son premier-né ; et l’univers fut construit à partir de la figure géométrique du dodécaèdre [v. Platon, Timée, 55C]. » – H.P. Blavatsky, Isis Dévoilée – trad. vol. I, p. 342 de l’éd. anglaise originale).

Les Idées et les Nombres : « Toutes les mystiques religieuses sont basées sur les nombres. Avec les pythagoriciens, la Monade ou l’unité, émane la duade, et forme ainsi la trinité, et le avec le quaternaire ou Arba-il (le quatre mystique [dans la kabbale]), et compose le nombre sept. La sacralité des nombres commence avec le grand Premier – le UN, et se termine seulement avec le zéro – un symbole du cercle infini et sans limites qui représente l’univers. Tous les chiffres qui interviennent, quel qu’en soit la combinaison, ou le multiple, représentent des idées philosophiques, de vagues formes à un axiome scientifique clairement établi, concernant un fait moral ou un fait physique dans la nature. Ils sont la clef pour comprendre les vues des anciens sur la cosmogonie, dans son sens large, incluant l’homme et les êtres, et l’évolution de l’espèce humaine, tant spirituelle que physique.
« Le nombre sept est le plus sacré de tous, et est, sans aucun doute, d’origine Indou. » – H.P. Blavatsky, Isis Dévoilée – trad. vol. II, p. 407 de l’éd. anglaise originale).

De l’éternité des idées : « Tout est, a été, ou sera, et EST éternellement ; même les formes innombrables, ne sont finies et périssables que dans leur aspect objectif, mais pas dans leur Forme idéale. Elles ont existé en tant qu’Idée de toute Eternité, et quand elles meurent, elles continuent à exister comme réflexions. Ni la forme de l’homme, ni celle d’un animal quelconque, d’une plante ou d’une pierre n’a été créée, et ce n’est que sur notre plan qu’elle a commencé à « devenir », c.à.d. à devenir objective dans sa matérialité présente, ou se développer de l’intérieur vers l’extérieur, de l’essence la plus sublimisée et super sensible à son apparence grossière. Ainsi nos formes humaines ont existé dans l’Eternité comme prototype astraux ou éthériques. » – H.P. Blavatsky, La Doctrine Secrète – trad. vol. I, p. 282 de l’éd. anglaise originale).

L’homme doit aider à l’évolution divine des Idées et de la Nature : « Le Démiurge [ou Logos] n’est qu’un agrégat de forces Dhyan-Choaniques [c.à.d. des Hiérarchies spirituelles] et autres. Concernant ces dernières,
Elles sont doubles dans leur charactère : étant composée (a) d’énergie brute irrationnelle, inhérentes à la matière, et (b) de l’âme intelligente, ou de la conscience cosmique, qui dirige et guide cette énergie et qui est la pensée Dhyan-Choanique reflétant l’Idéation du mental Universel. Il en résulte de perpétuelles séries de manifestations physiques et d’effets moraux sur Terre, tout au long des périodes manvantariques [= les cycles de l’univers], toutes étant soumis à [la loi de] Karma. Comme ce process n’est pas toujours parfait ; et malgré les nombreuses preuves pouvant montrer qu’une intelligence guide derrière le voile, il montre néanmoins des failles et défauts, et souvent même d’évidents échecs – cependant, ni la Nuée collective (du Démiurge), ni aucun des pouvoirs à l’œuvre pris individuellement, ne sont l’objet d’honneurs divins ou d’adoration. Cependant tous méritent une respectueuse considération de la part de l’Humanité ; et l’homme devrait toujours s’efforcer d’aider l’évolution divine des Idées, en devenant de plus en plus apte à cotravailler avec la nature dans sa tâche cyclique. La Cause-sans-cause, de toutes les causes, l’unique Karana [= Cause] inconnu et inconnaissable, devait avoir son temple et son autel dans notre cœur pur et vierge. Ceux qui la vénère doivent le faire dans le silence et la solitude sanctifiée de leurs Âmes ; faisant de leur esprit le seul médiateur entre eux et l’Esprit Universel, de leurs bonnes actions les seuls prêtres, et de leurs intentions pécheresses les seules victimes sacrificielles visibles et objectives de la Présence. » – H.P. Blavatsky, La Doctrine Secrète – trad. vol. I, p. 280 de l’éd. anglaise originale).

Le pouvoir de la manifestation objective des idées : « Kriyasakti [terme sanskrit] est le pouvoir mystérieux de la pensée qui permet à cette dernière de produire des résultats extérieurs, perceptibles, et objectifs par sa propre énergie inhérente. Les anciens affirmaient qu’une idée se manifestera à l’extérieur si l’intention du penseur est profondément concentrée dessus. De manière similaire une volonté intense sera suivie de l’effet désiré. » – H.P. Blavatsky, La Doctrine Secrète – trad. vol. I, p. 293 de l’éd. anglaise originale).
Le pouvoir créateur des idées divines rappelle ces paroles de Maître Eckhart : « Il faut savoir que le sage et la Sagesse, le vrai et la Vérité, le juste et le Justice, le bon et la Bonté se rapportent l’un à l’autre et se comportent ainsi les uns relativement aux autres : la Bonté n’est pas créée, elle n’est pas faite, elle n’est pas engendrée ; elle est génératrice et engendre le bon ; et le bon, dans la mesure ou il est bon, n’est pas fait et est incréé, et pourtant il est engendré à la fois enfant et fils de la Bonté » – Maître Eckhart – Traités et sermons (GF Flammarion, p. 130).