Mardi 26 Mars 2019

Mis à jour le Mar. 26 Mar. 2019 à 20:36

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Individualité collective – Conscience collective

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L’illusion de la séparation. La vérité de l’individualité collective

v45 photo4« Nombreux sont les pèlerins qui désirent se plonger dans la Science Secrète (Gupta Vidya) ; bien rares les nageurs vigoureux qui atteignent le Phare (de la Vérité). Pour y arriver il faut cesser d'être un nombre, et être devenu tous les nombres. Il faut oublier l'illusion de la séparation, et n'accepter que la vérité de l'individualité collective (1). Il faut voir par l'ouïe, entendre avec les yeux (2), lire le langage de l'arc-en-ciel, et avoir concentré ses six sens dans le septième (3).
« Le « Phare » de la Vérité, c'est la Nature sans le voile de l'illusion des sens. Il ne peut être atteint avant que l'adepte ne soit devenu maître absolu de son moi personnel, capable de contrôler tous ses sens physiques et psychiques, à l'aide de son « septième sens », grâce auquel il est doué, ainsi, de la vraie sagesse des dieux, Theo-Sophia. » − H.P. Blavatsky, article « Le Phare de l'Inconnu ».

(1) L'illusion de la personnalité du moi à part, et placée par notre égoïsme au premier plan. En un mot, il faut s'assimiler l'humanité entière, vivre par elle, pour elle, et dans elle, en d'autres termes cesser d'être « un » pour devenir « tous » ou le total.
(2) Expression Védique. Les sens, en comptant les deux sens mystiques, sont sept dans l'occultisme ; mais un Initié ne sépare pas plus ses sens l'un de l'autre qu'il ne sépare son unité de l'Humanité. Chaque sens contient tous les autres.
(3) Symbologie des couleurs. Le langage du prisme, dont « les sept couleurs mères ont chacune sept fils », c'est-à-dire quarante-neuf teintes ou « fils » entre les sept, lesquelles teintes graduées sont autant de lettres ou caractères alphabétiques. Le langage des couleurs a donc cinquante-six lettres pour l'initié (ne pas confondre avec l'adepte, voir mon article « Signal de Danger »). De ces lettres, chaque septénaire s'absorbe dans sa couleur mère, comme chacune des sept couleurs mères est absorbée finalement dans le rayon blanc, l'Unité divine symbolisée par ces couleurs.

Si nous sommes animés par l’idéal d’Unité, nous ressentons de moins en moins l’illusion de la séparation, nos intuitions deviennent plus fiables, et les sentiers spirituels et de vies que nous choisissons librement convergent progressivement à mesure de notre progrès. Nous découvrons l’existence d’un chemin unique, d’une grande œuvre à réaliser en commun et nous comprenons pleinement le sens et le but de notre vie. Au niveau de notre conscience spirituelle profonde nous sommes tous unis.

L’Amour spirituel unit tout dans l’univers
v45 photo6« L'amour spirituel, celui d'une mère pour son enfant, d'un artiste pour son art particulier, l'amour en tant qu'amitié pure, sont des manifestations purement magnétiques de sympathie, entre deux natures de même genre. Le magnétisme de l'amour pur est la source de toutes choses créées. Dans son acception ordinaire, l'amour entre les deux sexes est de l'électricité, et il le dénomme amor febris species, la fièvre des espèces. Il y a deux sortes d'attraction magnétique, la sympathie et la fascination ; l'une, sainte et naturelle, l'autre, mauvaise et contre nature. […]
« L'homme est un petit monde, un microcosme dans l'intérieur du grand univers. Comme un fœtus, il est suspendu par ses trois esprits, dans la matrice du macrocosme ; et tandis que son corps terrestre est en sympathie constante avec la terre, sa mère, son âme astrale vit à l'unisson de l'anima mundi sidérale. II est en elle, comme elle est en lui, car l'élément qui pénètre tout remplit tout l'espace et il est, lui-même, l'espace infini et sans bords. Quant à son troisième esprit, le divin, qu'est-il, sinon un rayon infinitésimal, une des innombrables radiations procédant directement de la plus Haute Cause – la Lumière Spirituelle du Monde ? C'est la trinité de la nature organique et inorganique, spirituelle et physique, trois en un, dont Proclus dit que « la première monade est le Dieu Éternel ; la seconde l'éternité ; et la troisième le paradigme, ou modèle de l'univers », les trois constituant la Triade Intelligible. Toute chose, en cet univers visible, découle de cette Triade, et est elle-même une triade microcosmique. Elles se meuvent, donc en une majestueuse procession, dans le champ de l'éternité, autour du soleil spirituel, comme, dans le système héliocentrique, les corps célestes se meuvent autour des soleils visibles. La Monade de Pythagore, qui vit « dans la solitude et les ténèbres », peut demeurer éternellement invisible sur cette terre, impalpable, et indémontrable par la science expérimentale. Toutefois, l'univers tout entier gravitera autour d'elle comme il l'a fait depuis le « commencement des temps », et à chaque seconde, l'homme et l'atome se rapprochent de plus en plus de ce moment solennel, dans l'éternité, où la Présence Invisible se révélera à leur vue spirituelle. Lorsque chaque parcelle de matière, même la plus sublimée, aura été rejetée de la dernière forme qui constitue l'ultime chaînon de cette chaîne de la double évolution qui, à travers desv45 photo1 millions de siècles et de transformations successives, a poussé l'entité en avant, et lorsqu'elle se retrouvera vêtue de l'essence primordiale, identique à celle de son Créateur, cet atome organique, jadis impalpable, aura terminé sa carrière et les fils de Dieu « crieront de joie » une fois de plus au retour du pèlerin. » – H.P. Blavatsky extraits d’Isis Dévoilée (traduction Adyar).
Kamadeva (Terme Sanskrit) « est le dieu de l’amour selon les conceptions populaires, un vishvadeva dans le panthéon hindou. Tout comme Eros selon Hésiode, qui est dégradé en Cupidon par la loi exotérique, puis encore plus dégradé par la signification populaire attribuée au terme, Kama est un personnage des plus mystérieux et métaphysique. La description védique plus ancienne de Kama apporte la clef pour comprendre ce qu’il représente. Kama est le premier désir conscient qui embrasse tout, pour l’amour et pour le bien universels, pour tout ce qui vit, est sensible, a besoin d’aide et de bonté, le premier sentiment de compassion et de miséricorde tendres et infinies qui surgit dans la conscience de la FORCE UNE créative, dès qu’elle vint à la vie et à l’existence en tant que rayon issu de l’ABSOLU. Le Rig Veda dit : « Le Désir s’éveilla d’abord dans CELA, qui était le germe primordial du mental et que les Sages, cherchant avec leur intellect ont découvert dans leur cœur comme étant le lien qui unit l’Entité avec la non-Entité », ou Manas avec la pure Atma-Bouddhi. Il n’y a pas d’idée d’amour sexuel dans cette conception. Kama est avant tout le désir divin de créer le bonheur et l’amour (…). » – Extrait du Glossaire Théosophique.

« Ce qui est en bas est comme ce qui est en haut »
La nature septuple de l’homme et du cosmos : « L'univers évolue de l'Inconnu qu'aucun homme ni aucune intelligence, si grande fût-elle, ne peut pénétrer, sur sept plans ou selon sept modes ou méthodes, dans tous les mondes, et cette différenciation septuple est la cause de la constitution septuple de tous les mondes dans l'univers et des êtres qui y séjournent. Comme il était enseigné dans l'antiquité, les mondes, petits et grands, sont des copies de l'ensemble, et le plus petit insecte aussi bien que l'être le plus développé sont des répliques en petit ou en grand du vaste original qui inclut tout. C'est de là qu'est dérivé le proverbe des anciens philosophes hermétiques : " Ce qui est en bas est comme ce qui est en haut ". Les divisions de l'univers septuple peuvent, approximativement, être ainsi définies : l'Absolu, l'Esprit, le Mental, la Matière, la Volonté, Âkâsha ou AEther et la Vie. […]
v45 photo8« Chacun des sept principes de l'homme dérive de l'une des sept premières grandes divisions, et chacun est en rapport avec une planète, ou scène d'évolution, et une race dans laquelle cette évolution s'est poursuivie. La première différenciation septuple doit être toujours gardée présente à l'esprit, car elle est la base de tout ce qui suit. De même que l'évolution universelle est septuple, ainsi l'évolution de l'humanité, septuple dans sa constitution, se poursuit sur une terre septuple. C'est ce qu'on appelle dans la littérature théosophique la septuple chaîne planétaire qui est intimement liée à l'évolution particulière de l'homme. […]
« L'enseignement chrétien soutenu par Saint Paul […] enseigne que l'homme est composé du corps, de l'âme et de l'esprit. […] Cette division triple de la nature de l'homme contient, en fait, l'enseignement théosophique de la constitution septuple de l'être humain, car les quatre autres constituants qui manquent se trouvent dans les pouvoirs et les fonctions du corps et de l'âme […]. Il y a longtemps, on était convaincu que l'homme était un septénaire et non simplement une dualité, et ceci était très clairement enseigné avec des démonstrations à l'appui. » - Extraits de l’Océan de Théosophie, de W.Q. Judge.
Lire la Note sur : « La nature septuple de l’Homme ».

Origine commune et destin commun de tous les hommes
v45 photo9Une même racine spirituelle en chacun : « Tous les êtres de l'univers résultent d’une évolution partant d'une même racine, identique en chacun de nous, et tous tirent leur pouvoir d'expression de cette source unique. Tous sont des rayons de ce Principe Absolu, ne font qu'un avec Lui, qui est notre Soi authentique, le Soi de toutes les créatures. » – Article de R. Crosbie « Notre Dieu et celui des autres », (Cahier Théosophique n°180).
L’homme a tout en lui-même : « Chaque homme est son propre créateur, et chacun doit devenir son propre sauveur, en apprenant à utiliser correctement le Pouvoir Unique. Ceux qui ont appris à le faire ne peuvent que nous indiquer la manière dont ils s'y sont pris ; personne ne peut l'apprendre à notre place. Nous devons écarter nous-mêmes les obstacles qui nous empêchent de connaître notre soi intérieur. Nous devons rejeter nous-mêmes les entraves de la pensée, des formes de religions, des idoles, mentales et physiques. » – Article de R. Crosbie « Le fondement des religions », (Cahier Théosophique n°180).
Pas de séparation entre les hommes, ni entre les hommes et la nature : « Pour mettre immédiatement de l'ordre dans notre mental, nous pouvons prendre conscience de Ce qui en nous reste inchangeable et inchangé. Nous sommes cet Esprit dans notre essence même. Tout ce qui s'est passé dans nos vies passées et présentes, tout ce qui arrivera dans le futur procède du pouvoir de cet Esprit même, est sous-tendu par Lui. Rien n'est séparé de nous. La Nature n'est ni séparée, ni distincte de nous. Les lois de la Nature ne sont que les corrélations et interdépendances de tous les êtres concernés par le courant actuel de l'évolution. » – Article de R. Crosbie « Le fondement des religions », (Cahier Théosophique n°180).
L’Homme Réel : « L’Homme Réel que nous sommes est l’Homme qui fut, est et sera éternellement, celui pour qui l’heure ne sonnera jamais – l’Homme, le penseur, celui qui perçoit, pense et agit sans cesse. » – Article de R. Crosbie « Qu’est-ce qui se réincarne ? », (Cahier Théosophique n°181).
v45 photo5L’Unité : « La Vie est une. L’Esprit est un. La Conscience est une. Ces trois ne font qu’un, ils forment une trinité, et c’est cette trinité que nous sommes. Tous les changements de substance et de forme sont amenés par l’Esprit et la Conscience, et ils s’expriment par les diverses formes que prend la vie. Nous sommes cet Esprit Unique, chacun se tenant dans le vaste assemblage des êtres de ce grand univers, observant et connaissant par le biais des instruments dont il dispose. Nous sommes cette Trinité – le Père, le Fils et le Saint-Esprit – soit, en langage théosophique, Âtma, Buddhi et Manas. Âtma, est l’Esprit Unique, qui n’appartient à personne en particulier, mais à tous. Buddhi est l’expérience sublimée du passé. Manas est le pouvoir de la pensée, le penseur, l’homme, l’homme immortel. Nul n’est privé d’Esprit, ni d’une expérience passée ; mais le mental est le royaume de la création, des idées ; et l’Esprit lui-même, avec tous ses pouvoirs, agit en fonction des idées qui sont dans le mental. » – Article de R. Crosbie « Qu’est-ce qui se réincarne ? » (Cahier Théosophique n°181).
La conscience : « Il y a en nous ce qui vit, pense, est la vie elle-même ; qui engrange toute expérience, et ne change absolument pas en soi-même. Cet être est plus infime que l’infime, comme l'ont dit les Anciens ; plus immense que l’immensité. On ne peut le peser ni le mesurer, ni encore dire où il est, ni où il n'est pas ; et c'est cependant la chose unique en nous – notre soi véritable – qui nous permet d'avoir toute expérience, toute idée ou combinaison d'idées. Appelez-le l’Esprit, si vous voulez. Appelez-le Vie, ou encore Conscience – car nous savons bien que nous ne pourrions avoir aucune expérience à moins d'en être conscients. Les Anciens ont déclaré : « L'Âme est le Perceveur ; elle est assurément Vision elle-même, pure et simple, non modifiée, et elle perçoit directement les idées ». L’Esprit voit l'idée, et les actions découlent des idées adoptées. Les différences qui existent entre nous sont dues à notre mentalité, et elles dépendent du genre et de la qualité des idées. Mais nous sommes tous issus d’une même Source ; nous avons tous une base commune, une même nature essentielle, qui est précisément l’Esprit et la Vie elle-même.
« Toutefois, c'est seulement dans des cas exceptionnels qu'un être humain sait qu’il est conscient en permanence ; que cette Conscience ne peut jamais s’arrêter. Et cependant, chacun peut saisir par lui-même que si la Conscience cessait à un moment quelconque, il serait impossible qu’elle ne recommence jamais. Nous pouvons constater la continuité de la conscience dans le fait que nous sommes capables de reprendre, chaque jour de notre vie, l’activité de la veille et des jours précédents. » – Article de R. Crosbie « Qu’est-ce qui survit après la mort 

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