Mardi 26 Mars 2019

Mis à jour le Mar. 26 Mar. 2019 à 20:36

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Intelligence humaine et intelligence cosmique

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Qu’entend-on par mental ?

v44 2« On appelle Mental le nom donné à la somme des états de Conscience groupés sous le nom de Pensée, Volonté et Sentiment. Pendant le sommeil profond, l’idéation cesse sur le plan physique et la mémoire est en suspens ; car momentanément, « Le Mental n’est pas » étant donné que l’organe grâce auquel l’Ego manifeste l’idéation et la mémoire sur le plan matériel, a temporairement cesse de fonctionner. Un noumène ne peut devenir un phénomène sur un plan quelconque d’existence qu’en se manifestant sur ce plan à l’aide d’une base ou d’un véhicule approprié ; et durant la longue nuit de repos appelée Pralaya, quand toute existence est dissoute, le « MENTAL UNIVERSEL » demeure en tant qu’une possibilité permanente d’action mentale, ou sous forme d’une pensée abstraite absolue dont le mental est la manifestation concrète relative. » – H.P. Blavatsky – La Doctrine Secrète.

Le mental cosmique
La notion d’un mental cosmique est une notion importante en Théosophie. Le mental cosmique (désigné par les termes Mahat et de Buddhi) n’est pas le mental d’un Dieu monothéiste, mais c’est la synthèse de l’activité de toutes les intelligences de l’univers et principalement des hiérarchies spirituelles les plus hautes (c-à-d, les consciences les plus évoluées). Ces consciences unies reflètent dans l’univers le programme d’évolution qui provient de l’Idéation cosmique. Tout dans l’univers est doué d’une conscience et d’un mental aussi imperceptibles soient-ils à nos sens non exercés.

v44 5« Le Mental est la partie intelligente du Cosmos, et, dans l'ensemble des sept différenciations sommairement esquissées ci-dessus, le Mental est celle dans laquelle le plan du Cosmos est fixé ou contenu. Ce plan provient d'une période de manifestation antérieure qui enrichit encore son niveau de perfection toujours croissante ; aucune limite ne peut être fixée à ses possibilités évolutives de perfectionnement. Les manifestations périodiques de l'Absolu n'ayant jamais eu de commencement ne peuvent jamais avoir de fin ; c'est éternellement que se poursuivront les manifestations et les réabsorptions dans l'Inconnu. Partout où évolue soit un monde, soit un système de mondes, le plan en a été conçu dans le mental universel ; la force originelle vient de l'Esprit ; la base est la matière qui, en réalité, est invisible ; la Vie soutient toutes les formes qui ont besoin de vie et Âkâsha [ce qui est à la fois l’espace et l’essence ou substance subtile qui remplit l’univers entier] est le chaînon reliant la matière d'une part, et l'esprit-mental d'autre part. » - Extraits de l’Océan de Théosophie (pp. 16-17) de W.Q. Judge.
« Les progrès de la physiologie elle-même, comme nous venons de le dire, est le plus sûr garant que le jour n’est plus loin où l’on reconnaîtra l’existence d’un mental diffus dans l’univers, comme un fait accompli. C’est seulement une question de temps. […] L’énigme de la vie se trouve cachée dans les fonctions actives d’un organisme vivant dont nous ne pouvons obtenir une perception réelle que par la soi-observation, et non à l’aide de nos sens externes, par les observations faites sur notre volonté, pour autant qu’elle pénètre notre conscience, se révélant ainsi à notre sens intérieur. Par conséquent, lorsque le même phénomène agit uniquement sur nos sens extérieurs, nous ne le reconnaissons plus. Nous voyons tout ce qui se produit autour du phénomène du mouvement, mais nous ne percevons pas du tout l’essence de ce phénomène, parce qu’il nous manque pour le voir, un organe spécial de réceptivité. » - Extraits de l’article H.P. Blavatsky « Le Mental cosmique ».

Le mental humain
Pour comprendre la nature de l’être humain, le lecteur est invité à se référer aux pages 107 et 108 de La Clef de la Théosophie sur la Nature septuple de l’homme.

v44 7L’éveil de l’homme à la conscience réfléchie ou soi-conscience : « Le cours de l'évolution développa les principes inférieurs et produisit finalement la forme humaine pourvue d'un cerveau dont la capacité était supérieure et plus profonde que celle de tout autre animal. Mais cet homme, humain par la forme, n'en était pas un par le mental ; il lui manquait, pour le différencier du règne animal et lui conférer le pouvoir de devenir soi-conscient, le cinquième principe, celui qui pense et qui perçoit. La monade, composée d'Atma [l'Esprit] et de Buddhi [l'Âme spirituelle], était emprisonnée dans ces formes. Sans la présence de la monade, l'évolution ne pouvait se poursuivre. […] Le mental est le lien entre l'Esprit de Dieu en haut et l'homme personnel en bas ; il fut donné aux monades privées de mental, par d'autres qui, jadis, étaient passées par ce même processus pendant des âges dans d'autres mondes et d'autres systèmes de mondes ; il provient donc d'autres périodes d'évolution qui se sont déroulées et terminées longtemps avant que le système solaire n'eût commencé. […].
« On peut comprendre comment cette lumière du mental fut donnée aux hommes sans mental par l'exemple d'une seule chandelle qui en allume beaucoup d'autres. S'il y a une seule chandelle allumée et de nombreuses autres qui ne le sont pas, une seule flamme suffit pour allumer les autres. Il en est ainsi pour Manas [le Mental] : il est la torche de lumière. Les hommes sans mental, ayant les quatre principes élémentaires, corps, corps astral, vie et désir, sont les chandelles non allumées qui n'auraient pu s'allumer d'elles-mêmes. Les Fils de la Sagesse qui, sur tous les globes, sont les Frères Aînés de chaque famille humaine, possèdent la lumière qui leur fut donnée dans un passé reculé par ceux qui l'avaient reçue dans un passé encore plus lointain, et ainsi de suite en une procession ininterrompue, sans commencement ni fin. Ils enflamment l'ensemble des principes inférieurs et la monade, et allumant ainsi Manas dans les hommes nouveaux, ils préparent une nouvelle grande race pour l'initiation finale. Toutes les grandes religions et la Franc-Maçonnerie ont représenté symboliquement cet éveil du feu de Manas. » - Extraits de l’Océan de Théosophie (pp. 56-57) de W.Q. Judge.

v44 8Le mental supérieur et le mental inférieur dans l’homme : « Manas ou le penseur, est l'être qui se réincarne, immortel, qui porte les résultats et les valeurs des différentes vies vécues sur terre ou autre part. Sa nature devient double dès qu'il s'attache à un corps. Le cerveau humain est, en effet, un organe supérieur et Manas s'en sert pour raisonner des prémisses aux conclusions, ce qui différencie l'homme de l'animal, car l'animal agit par impulsions automatiques dites instinctives, tandis que l'homme peut user de la raison. Ceci n'est pas, comme certains le supposent, le don le plus élevé et le meilleur de l'homme, mais l'aspect inférieur du penseur ou Manas. Son autre aspect, son aspect supérieur selon la Théosophie, est l'intuition qui connaît, et ne dépend pas de la raison. L'aspect inférieur et purement intellectuel de Manas est plus proche du principe du désir, et c'est ce qui le distingue de son autre aspect qui a des affinités avec les principes spirituels supérieurs. Si donc le penseur devient purement intellectuel, toute sa nature commence à tendre vers le bas, car l'intellect seul est froid, dur et égoïste, parce qu'il n'est pas éclairé par les deux autres principes, Buddhi et Atma. » - Extraits de l’Océan de Théosophie (pp. 57-58) de W.Q. Judge.

 

Intelligence humaine et intelligence artificielle
v44 10Dans la vidéo jointe à la lettre sont exposés les développements de l’intelligence artificielle, ses promesses et ses dangers. L’intelligence humaine est capable de créativité, de progrès, d’imagination, de responsabilité, du sens du devoir, de Compassion, et de nombreux pouvoirs psychiques et surtout spirituels que la machine ne pourra acquérir.
Nous sommes en tant qu’émetteur responsable de ce qui nous arrive aujourd’hui et coresponsables. Il y a une répartition des responsabilités qui fait que nous sommes collectivement responsables de ce qui nous arrive. Voilà pourquoi les Éveillés – comme l’on dit – les Maîtres de Sagesse, les Grandes Âmes, nous préviennent qu’étant responsables de notre évolution individuellement et collectivement – étant responsables de la souffrance qui existe dans l’humanité aujourd’hui. Nous devons être conscients qu’il existe une loi qui va chercher constamment à réharmoniser, à rééquilibrer ces énergies. On le voit très bien en astronomie, et on peut voir avec nos yeux physiques comment les choses se rééquilibrent dans l’univers. C’est vrai aussi sur le plan psychique et encore plus sur le plan spirituel. Car c’est la Loi des lois, c’est la Compassion, l’Harmonie et l’Amour. Ces lois sont universelles et on ne peut pas passer outre. C’est ces lois qui font qu’un univers existe en tant que tel.
On le sait bien en astrophysique, où on a bien compris que les règles qui ajustent les éléments pour que nous devenions des êtres humains sont d’une précision jamais atteinte dans l’univers. Cette précision avec laquelle l’univers a été construit représente le rapport du diamètre du noyau d’un atome avec le diamètre de tout l’univers visible. C’est la précision avec laquelle la Nature a fabriqué toute cette machinerie qui n’a qu’une seule destination faire évoluer notre conscience. Nous sommes très, très, loin au-dessus de l’intelligence artificielle.

La maîtrise du mental et les vertus divines
Les articles de B.P. Wadia sont d’une grande aide pour la maîtrise du mental et du cœur : « Le cœur errant », « Le destructeur du réel », « Le mental de celui qui pratique le renoncement », « Le mental vertueux ».

v44 11Par le détachement vaincre l’illusion de la séparation et n’accepter que la vérité de l’individualité collective : (extrait de l'article de Blavatsky, « Le Phare de l'Inconnu ») : « La Gupta Vidya (Science Secrète), est une mer attrayante, mais houleuse, et pleine d'écueils. Le navigateur qui s'y risque, s'il n'est sage et riche d'expérience acquise (1), sera englouti, brisé sur les mille récifs sous-marins. De grandes vagues, couleur de saphir, rubis et émeraude, des vagues pleines de beauté et de mystère le recouvriront, prêtes à porter les marins vers d'autres et nombreux phares qui brillent dans toutes les directions. Mais ce sont de faux phares, des feux follets allumés par les fils de Kâlya (2) pour la destruction de ceux qui demeurent aveugles à la lumière de ces feux trompeurs ; plus heureux ceux qui ne détournent jamais leurs regards du seul vrai phare, dont la flamme éternelle brûle solitaire au milieu de l'abîme des eaux de la Science Sacrée. Nombreux sont les pèlerins qui désirent s'y plonger ; bien rares les nageurs vigoureux qui atteignent le Phare. Pour y arriver il faut cesser d'être un nombre, et être devenu tous les nombres. Il faut oublier l'illusion de la séparation, et n'accepter que la vérité de l'individualité collective (3). Il faut voir par l'ouïe, entendre avec les yeux (4), lire le langage de l'arc-en-ciel, et avoir concentré ses six sens dans le septième (5).

(1) Sous la direction d'un gourou ou maître.
(2) Le grand serpent vaincu par Krishna et chassé de la rivière de Yanuma dans la mer, où le serpent Kâlya prit pour femme une espèce de Sirène dont il eut une nombreuse famille.
(3) L'illusion de la personnalité du moi, à part et placée par notre égoïsme au premier plan. En un mot, il faut s'assimiler l'humanité entière, vivre par elle, pour elle, et dans elle, en d'autres termes cesser d'être « un » pour devenir « tous » ou le total.
(4) Expression Védique. Les sens, en comptant les deux sens mystiques, sont sept dans l'occultisme ; mais un Initié ne sépare pas plus ses sens l'un de l'autre qu'il ne sépare son unité de l'Humanité. Chaque sens contient tous les autres.
(5) Symbologie des couleurs. Le langage du prisme, dont « les sept couleurs mères ont chacune sept fils », c'est-à-dire quarante-neuf teintes ou « fils » entre les sept, lesquelles teintes graduées sont autant de lettres ou caractères alphabétiques. Le langage des couleurs a donc cinquante-six lettres pour l'initié (ne pas confondre avec l'adepte, voir mon article « Signal de Danger »). De ces lettres, chaque septénaire s'absorbe dans sa couleur mère, comme chacune des sept couleurs mères est absorbée finalement dans le rayon blanc, l'Unité divine symbolisée par ces couleurs.

Le pouvoir de l’imagination
v44 13« L’imagination est l’un des éléments les plus puissants de la nature humaine, […] « est le grand ressort de l’activité humaine, et la source principale d’amélioration de l’homme … Détruisez cette faculté, et l’état des hommes deviendra aussi stationnaire que celui de la brute ». C’est le meilleur guide de nos sens aveugles, sans lequel ceux-ci ne pourraient jamais nous mener au-delà de la matière et de ses illusions. Les plus grandes découvertes de la science moderne sont dues à la faculté imaginative des inventeurs. Mais quand a-t-on vu une chose nouvelle, une théorie se heurtant à une autre fermement établie, s’affirmer sans que la science orthodoxe ne commence par étouffer et par essayer de la supprimer. » - Extraits de l’article H.P. Blavatsky « Le Mental cosmique ».
« Si le principe du désir n'est pas puissant, le maître pouvoir de l'imagination ne peut accomplir son œuvre, car. bien qu'il crée un moule ou une matrice, la volonté ne peut agir à moins qu'elle ne soit mue, dirigée et maintenue à son point culminant par le désir. […] L'imagination est, après la volonté, le plus grand pouvoir dans l'ensemble complexe des instruments humains. La définition occidentale moderne de l'imagination est incomplète et loin de la réalité. On l'emploie surtout pour désigner la fantaisie ou les conceptions erronées et elle passe toujours pour irréelle. Il est néanmoins impossible de trouver un terme plus approprié, l'un des pouvoirs de l'imagination exercée étant celui de fabriquer une image. Le mot est dérivé de termes qui signifient la formation ou la réflexion d'une image. Cette faculté utilisée, ou plutôt laissée libre d'agir, sans contrôle, n'a suggéré en Occident que l'idée exprimée par le mot " fantaisie ". Si on en reste là, il s'agit bien de fantaisie mais le pouvoir d'imagination peut être développé au point de produire dans la substance astrale une image réelle, ou une forme susceptible d'être employée de la même manière qu'un mouleur de fer se sert d'un moule en sable pour y couler le fer en fusion. C'est donc la faculté majeure, car la volonté ne peut œuvrer si l'imagination est un tant soit peu faible ou non exercée. » - Extraits de l’Océan de Théosophie (pp. 50, 147-8) de W.Q. Judge.

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