Dimanche 25 Février 2018

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Cœur de la Théosophie

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La Bhagavad-Gîta - Philosophie de la vie

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Le symbole

imagev39 11Ce dialogue entre Krishna, le Pôle spirituel de l’être et Arjuna, l’Homme décidé à entreprendre la tâche de développer sa nature supérieure se déroule sur un champ de bataille. La guerre se rapporte non seulement à la guerre poursuivie par l’humanité dans son ensemble, mais aussi à la lutte qui devient inévitable aussitôt qu’une unité de la famille humaine prend la résolution de se laisser guider par sa nature supérieure. Ainsi, l’expérience décrite dans le poème sera donc inévitablement vécue par quiconque suivra le même chemin. Arjuna est lancé dans une guerre légitime, celle de reconquérir le royaume de l’immortalité ; sa réussite dépendra de la manière dont il prêtera l’oreille à Krishna, le Logos, qui brille intérieurement.

Le poème peut être interprété de plusieurs façons : soit comme se rapportant à l’individu, à la cosmogénèse, à l’évolution du monde astral ou aux Hiérarchies dans la Nature, soit encore à la nature morale.

Le narrateur Sanjaya représente le rapporteur intelligent et éclairé qui comprend ce qui se passe sur les plans spirituels et psychiques et retransmet à l’humanité l’enseignement. Il est le témoin de l’existence des Sages.

Le message philosophique
imagev39 5Cet ouvrage tend à inculquer deux choses à l’individu : d’abord l’oubli de soi, puis l’action. De l’étude de ce poème et de son application à la vie, naîtra la conviction qu’il y a un seul Esprit, que nous ne pouvons pas vivre pour nous seuls, mais devons réaliser qu’il n’y a pas de séparativité et qu’on ne peut se soustraire au karma (destinée) collectif de l’humanité, et que nous devons penser et agir conformément à cette croyance.
Nous reprenons une remarque intéressante de William Quan Judge 1890 à la fin de son introduction de la Bhagavad-Gîtâ : Aux théosophes sincères et à tous ceux qui aiment réellement leurs semblables et aspirent à apprendre et à enseigner la science de la consécration que cette édition de la Bhagavad-Gîtâ est offerte.

Le déroulement du dialogue entre Krishna et Arjuna
imagev39 7Pour simplifier, le dialogue qui tient en 18 chapitres peut être décrit en trois phases : a) le découragement et sa sortie vers une démarche de méditation courageuse et indépendante ; b) la découverte des archétypes vivants dans la nature qui devient l’allié de l’homme dès lors que celui-ci la reconnaît et s’y soumet ; c) la chaîne vivante des Maîtres et de disciples, les Sages qui ont exploré la Cosmogénèse et intégré cette connaissance, consacrent leur vies à accompagner l’humanité dans son évolution spirituelle ou la réalisation du SOI. (ATMA)

A- Le découragement est une étape nécessaire pour déclencher un questionnement ardent sur le but de la vie. Par un discours plein de bon sens, Krishna sort Arjuna du désespoir en lui montrant que la nature agit inlassablement comme une chaîne de sacrifice car elle est peu reconnue, que trop d’émotions inhibent le mental et paralysent le discernement. L’homme doit agir en cherchant comment accomplir son devoir pour le bien du plus grand nombre, en renonçant aux fruits des actions et en se tournant vers son Soi Supérieur par l’exercice, le détachement, la concentration la méditation. Dans ce pèlerinage de l’âme, chaque homme est né avec le destin divin (Chp. XVI, verset 5). « Celui qui en raison de la similitude trouvée en lui-même ne voit qu’une seule essence en toutes choses, bonnes ou mauvaises, celui-là est considéré le fidèle consacré par excellence. » Chp. VI, verset 12.

B- A mesure que naît le discernement spirituel, l’homme découvre que la Nature est un livre ouvert, y découvre les archétypes qui vont l’inspirer et le soutenir dans la quête du divin. Le Yogi est un véritable allié de cette Nature pendant la vie et la mort : il a acquis l’immortalité c.à.d. cette continuité de conscience. Il s’unit avec sa partie divine et éternelle. Il est uni avec l’Univers qui est partie intégrante de lui-même de par la structure-même de l’Univers. » J’ai établi cet univers entier avec une seule fraction de moi-même et je reste inchangé. » Chp. X, verset 42.

imagev39 8C- Avec le pouvoir du discernement spirituel qui s’éveille, le disciple apprend à comprendre l’émanation de l’univers, le symbolisme de l’arbre Ashvattha dont la racine est au ciel et les branches dans le monde, avec une diversité de branches et de feuilles en apparence séparées. Il observe la diversité de caractères dans l’humanité, il apprend que Karma (la loi d’action - de réaction) est dynamique et opère sur tous les plans de conscience pour rétablir l’harmonie, que les hommes soient « bons » ou mauvais ». Il comprend le travail incessant des Maîtres et disciples comme agents de ce Karma, pour contribuer à l’évolution spirituelle, à la transformation progressive des hommes par des efforts auto-induits et auto-disciplinés. Il accepte de rejoindre cette Fraternité. « Libéré du doute, ferme, j’agirai selon ton commandement. » Chp. XVIII, verset 73.

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L’Épitomé de Théosophie

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V38 ph3L’Épitomé de Théosophie, est un petit ouvrage présentant au grand public les principes fondamentaux de la philosophie de la Théosophie. D’abord conçu sous la forme d’une brochure de quelques pages, le texte fut élargi à un petit livre à la « fois complet et fondamental ». Sous sa forme actuelle l’ouvrage fut publié en anglais en 1888, pour être ensuite régulièrement réédité, traduit en diverses langues et diffusé dans le monde entier. L’ouvrage fut écrit par William Q. Judge assisté d’autres étudiants de la Théosophie.
Voici les principaux thèmes qui y sont abordés, et quelques extraits de l’ouvrage :

Origine et définition de la Théosophie
V38 ph7« La THÉOSOPHIE, ou Religion-Sagesse, existe depuis des temps immémoriaux. Elle nous offre une théorie de la Nature et de la vie qui se base sur la connaissance acquise par les Sages du passé. […]
« La Théosophie est parfois appelée la Religion-Sagesse car, depuis des temps immémoriaux, elle possède la connaissance de toutes les lois gouvernant les mondes spirituel, moral et matériel. » La Théosophie n’est ni une spéculation, ni une révélation, mais elle est le résultat de l’observation et l’expérience « d’êtres qui sont appelés des Sages, au sens le plus élevé du terme. » […] La connaissance de ces Sages, ou Maîtres de sagesse, « n'est pas le fruit de simples déductions, mais elle a trait à des réalités qui sont vues et connues par eux. […] Cette connaissance porte sur des lois et des états de matière et de conscience dont le monde occidental « pratique » n'a pas la moindre idée, elle ne peut être saisie que fragment par fragment, au fur et à mesure que l'étudiant poursuit la démolition de ses idées préconçues, dues à des théories inadéquates ou erronées. »

Quelques propositions fondamentales
« L'Esprit dans l'homme est la seule partie réelle et permanente de son être, le reste de sa nature étant un composé variable. Et comme tout composé est sujet à la décomposition, tout est impermanent dans l'homme, sauf son Esprit. De plus, l'univers étant un et non divers, et chaque chose qui s'y trouve étant unie au Tout et à chacune de ses parties, ce qui est parfaitement connu sur le plan supérieur (dont il sera question ci-dessous), aucune action, aucune pensée, ne peut se produire sans que chaque fragment du grand Tout ne la perçoive et n'en garde l'impression. Il s'ensuit que tous les êtres sont indissolublement unis par le lien de la Fraternité. »
V38 ph8Il en résulte que « l'univers n'est pas un agrégat d'unités diverses, mais qu'il constitue un Tout unique. […] De plus, il est enseigné qu'il n'existe pas de création de mondes, au sens théologique du terme, mais que leur apparition est strictement due à l'évolution. Quand vient, pour le Non-Manifesté, le moment de se manifester comme univers objectif, ce qu'il fait périodiquement (cycliquement), il émane un Pouvoir, la “Cause Première” » – appelée ainsi parce que ce Non-Manifesté est lui-même la racine sans racine de cette Cause, et qu'on le désigne en Orient sous le nom de “Cause sans Cause” ».
« Pour l'accomplissement d'un univers (manvantara, en sanskrit), il est postulé deux principes considérés comme éternels : Purusha et Prakriti (ou l'Esprit et la matière), parce que tous deux sont toujours présents et unis au cours de chaque manifestation. »

La doctrine d’Évolution
V38 ph9« Ceci nous amène à la doctrine de l'Évolution Universelle telle que l'exposent les Sages de la Religion-Sagesse. […] Les formes minérales, végétales et animales emprisonnent chacune une étincelle du Divin, un fragment de l'indivisible Esprit (Purusha). […] Ces étincelles luttent pour « retourner au Père » – en d'autres mots, pour acquérir la soi-conscience – et parviennent finalement à la forme supérieure sur terre : celle de l'homme, la seule où la soi-conscience leur soit possible. La période calculée en temps humain, pendant laquelle se poursuit cette évolution, embrasse des millions d'âges. Chaque étincelle de divinité a donc toute cette durée immense devant elle pour accomplir sa mission, qui consiste à acquérir la soi-conscience complète quand elle se trouve dans la forme humaine. » Le processus d’évolution est graduel et « dépend de la volonté et des efforts de chaque individu. C'est ainsi que chaque esprit passe par le manvantara, ou entre en manifestation, pour son propre enrichissement et celui du Tout. » Tout est en devenir guidé par des Sages et des Esprits planétaires qui sont eux-mêmes le fruit d’évolutions dans des univers antérieurs.

L’esprit dans l’homme – Le régent intérieur
« Le but réel, qu'il faut garder toujours en vue, c'est d'ouvrir la nature inférieure à la nature spirituelle, ou de rendre la première perméable à cette influence supérieure, de telle sorte que la nature spirituelle puisse rayonner à travers elle et en devienne le guide et le régent. Cette nature n'est « cultivée » que dans le sens où elle vient à disposer d'un véhicule préparé à son usage, dans lequel il lui soit possible de descendre. En d'autres termes, l'idée avancée est que l'homme réel, qui est le Soi supérieur - ou l'étincelle du Divin dont il a été question plus haut - adombre l'être visible, qui a en lui-même la possibilité de s'unir à cette étincelle. C'est pourquoi il est dit que l'Esprit supérieur n'est pas dans l'homme, mais au-dessus de celui-ci. […] Le but de l'étudiant est de faire luire la lumière de cet Esprit à travers les enveloppes inférieures.
« Cette « culture spirituelle » ne peut être atteinte que lorsque les intérêts, les passions et les exigences de la chair, de nature grossière, sont subordonnés aux intérêts, aux aspirations et aux besoins de la nature supérieure ; et cela est une question à la fois de système et de loi établie.
« L'Esprit ne peut devenir le régent que lorsque l'homme reconnaît fermement, ou admet, dans sa nature intellectuelle, que LUI seul existe. Et, ainsi qu'il a été dit précédemment, comme il n'est pas seulement la personne en cause mais aussi le Tout, l'égoïsme doit avoir été entièrement éliminé de la nature inférieure, avant que puisse être atteint cet état divin de l'Esprit. Aussi longtemps que subsiste le plus petit désir personnel ou égoïste – fût-ce même de succès spirituel pour notre profit personnel – le but escompté reste hors d'atteinte. »

Les grands cycles de la vie – l’âge actuel
V38 ph12La vie et le progrès sur terre sont liés aux lois des cycles, de réincarnation et de karma. « Chaque cycle (kalpa, ou grande période), se divise en quatre âges, ou yuga, dont chacun dure bien des milliers d'années, et est caractérisé par une note spéciale prédominante. Ces quatre âges sont le satya yuga (ou âge de vérité, [âge d'or]), le treta yuga [âge d'argent], le dvâpara yuga [âge de bronze] et notre kali yuga actuel (ou âge d'obscurité, [âge de fer]) qui commença il y a cinq mille ans. Le mot « obscurité » a trait ici à la nature spirituelle et non au côté matériel. Toutefois, dans cet âge, toutes les causes produisent leurs effets beaucoup plus rapidement que dans n'importe quelle autre période – ce qui est dû à l'accroissement du pouvoir moteur du « mal », à mesure que les pulsations de son cycle le rapprochent d'un nouveau cycle de vérité. Ainsi, un être aimant sincèrement la race humaine peut accomplir plus en trois incarnations durant le kali yuga qu'il ne pourrait le faire en un nombre bien plus grand de renaissances au cours de n'importe quel autre âge. L'obscurité en cet âge n'est pas absolue, mais elle est plus profonde qu'en tout autre. Sa principale tendance est dans le sens de la matérialité, tempérée, à l'occasion, de quelques progrès moraux, ou scientifiques, contribuant au bien-être de l'humanité par la suppression des causes immédiates de crimes ou de maladies. »
Le progrès cyclique est aidé par les Adeptes (Sages), et des Êtres (ou Esprits planétaires) hautement développés. « Dans un cycle où tout monte et descend, les Adeptes doivent attendre que le moment soit venu pour pouvoir aider la race humaine à s'élever. Ils ne peuvent ni ne doivent interférer avec la loi karmique. Ils ne recommencent donc à travailler activement au sens spirituel que lorsqu'ils savent que le cycle s'approche de son point tournant. »

La « lumière astrale »
V38 ph15La Théosophie enseigne que nous baignons dans « un milieu très éthéré, universellement répandu, qui a été appelé « lumière astrale » et “Âkâsha”. Là est conservée la trace de tous les événements passés, présents et futurs ; et les effets des causes spirituelles, et de tous les actes et pensées, provenant de l'Esprit ou de la matière, y sont enregistrés. On pourrait l'appeler le « Livre de l'Ange de Justice”. […] L'Âkâsha est le noumène de l'éther phénoménal ou de la lumière astrale proprement dite, car L'Âkâsha est infini, indivisible, intangible, sa seule production étant le Son [spirituel] ».
« Cette lumière astrale est matérielle et non spirituelle. Elle est, en réalité, le principe inférieur du corps cosmique dont l'Âkâsha est le principe le plus élevé. Elle a le pouvoir de conserver toutes les images. Ceci implique l'affirmation que chaque pensée, chaque mot, chaque acte y imprime une image. Ces images possèdent, pour ainsi dire, deux vies : d'abord, leur propre vie en tant qu'images, en second lieu, l'impression qu'elles laissent dans la matrice de la lumière astrale. Dans le domaine supérieur de cette lumière, il n'existe rien de comparable à l'espace ou au temps, au sens humain de ces termes. Chacun des événements futurs résulte des pensées et des actions des hommes, en ce sens que celles-ci créent à l'avance l'image de l'événement qui devra se produire. Les hommes ordinaires sont continuellement, sans réfléchir et méchamment, les créateurs des événements qui ne manqueront pas d'arriver, mais les Sages, les Mahâtmas et les Adeptes de la Bonne Loi ne forment que des images en harmonie avec la Loi Divine, parce qu'ils contrôlent la production de leur pensée. »

L’effet hypnotique de l’âge actuel – L’action de la lumière astrale
V38 ph16« Dans l’âge actuel (le kali yuga), nous sommes hypnotisés par l'effet de l'immense masse d'images contenues dans la lumière astrale, formée de tous les actes, pensées, etc., de nos ancêtres dont la vie a tendu vers le côté matériel. Ces images influencent, par suggestion, l'homme intérieur qui en a conscience. Dans un âge plus lumineux, l'influence de ces images tendrait vers la Vérité. L'effet de la lumière astrale, telle qu'elle a été modelée et peinte par nous, subsistera tant que nous continuerons à y imprimer de telles images ; c'est de cette manière qu'elle devient notre juge et notre bourreau. […] ».
« Par son action inhérente, la lumière astrale produit et détruit les formes. C'est le registre universel. Sa fonction principale consiste à servir de véhicule pour l'opération des lois de karma, ou le progrès du principe de vie ; elle est donc, dans un sens spirituel profond, un intermédiaire, ou un « médiateur », entre l'homme et sa Divinité - son Esprit supérieur. »

Enseignement au sujet de l’homme
« Au sujet de l'homme, la Théosophie enseigne ce qui suit :V38 ph25

1° Chaque esprit est une manifestation de l'Esprit Un, et par suite un fragment de l'ensemble. Il traverse une série d'expériences dans l'incarnation, et est destiné à se réunir finalement au Divin.
2° Cette incarnation n'est pas unique, mais elle se répète de multiples fois, chaque individualité se réincorporant au cours d'existences nombreuses, […] et accumulant les expériences de chaque incarnation en vue de son perfectionnement.
3° Entre deux incarnations consécutives, lorsque les éléments les plus grossiers [de l'âme] ont été expulsés, se place une période de repos et de détente réparatrice relatifs, appelée devachan, au cours de laquelle l'âme se prépare à sa nouvelle apparition dans la vie matérielle.

« La constitution de l'homme se décompose de façon septuple, avec, comme grandes subdivisions : le corps, l'âme et l'esprit. Celles-ci, avec leur degré relatif de développement dans l'être, déterminent son état subjectif après la mort. […]
« L'état de repos spirituel, mais relatif, connu sous le nom de devachan, n'est pas éternel, et n'est donc pas identique au Ciel éternel du christianisme. […].
« La nature de chaque incarnation dépend du bilan établi entre le mérite et le démérite de la vie ou des vies précédentes - de la façon dont l'homme a vécu et pensé ; cette loi est inflexible et parfaitement juste.
« Le “karma” – terme signifiant deux choses : la loi de causalité morale (exprimée par l'adage : « ce qu'un homme sème, il le récoltera aussi », et le bilan, ou l'excès de mérite ou de démérite chez un individu quelconque – détermine aussi les expériences principales de joie ou de peine en chaque incarnation, de sorte que ce que nous appelons « chance » est en réalité notre “dû” , acquis dans une existence passée […]. »

Le but de la vie – L’union consciente au Divin
V38 ph26« Le processus évolutif, jusqu'à la conjonction avec le Divin, consiste en une élévation marquée par des degrés successifs, d'un niveau de pouvoir et d'utilité à un autre. Les êtres les plus évolués qui sont encore incarnés sont connus sous les noms de Sages, Frères, Maîtres. Leur fonction principale consiste à préserver de tout temps, et à étendre, lorsque les lois cycliques le permettent, la connaissance et l'influence spirituelles. Quand l'union avec le Divin est réalisée, tous les événements et toutes les expériences de chaque incarnation sont connus. »

Le développement spirituel
« Quant au processus de développement spirituel, voici ce qu'enseigne la Théosophie :V38 ph27

Premièrement : l'essence du progrès consiste à assurer la suprématie à l'élément le plus élevé, le plus spirituel de la nature humaine ;
Deuxièmement : ce but s'atteint notamment de quatre façons :

a) par l'éradication complète de l'égoïsme, sous toutes ses formes, et le développement en soi d'une sympathie, large et généreuse, pour le bien d'autrui, avec un effort en vue d'y contribuer ;
b) par la culture systématique de l'homme spirituel intérieur, au moyen de la méditation, de l'élévation vers le Divin et la communion avec Lui […] ;
c) par la maîtrise des appétits et des désirs de la chair, tous les intérêts matériels inférieurs étant délibérément subordonnés aux ordres de l'Esprit ;
d) par l'accomplissement scrupuleux de tous les devoirs inhérents à notre condition dans la vie, sans aucun désir de récompense, et en abandonnant les résultats à la Loi divine.

Troisièmement : bien que ce qui précède incombe à tout homme à disposition religieuse, et soit à la portée de sa pratique, il est possible d'atteindre à un plan encore plus élevé de réalisation spirituelle, à condition de suivre une discipline spécifique d'entraînement physique, intellectuel et spirituel […].
Quatrièmement : un développement encore plus poussé de ce processus est atteint au niveau de l'Adepte, du Mahâtma […] poursuivie parfois durant de nombreuses incarnations, et comprenant de multiples degrés d'initiation et d'avancement […] ;

Le processus de développement spirituel « s'accomplit entièrement dans l'individu lui-même, le motif, l'effort et le résultat procédant de sa propre nature intérieure, selon les lignes de son évolution personnelle. Pour personnel et interne qu'il soit, ce processus n'est pas privé d'aide, puisqu'il n'est possible, en fait, que grâce à une communion intime avec [l’Esprit], la source suprême de toute force. »

La Théosophie répond à nos questions
V38 ph31La Théosophie est le seul système spirituel et philosophique qui offre une explication satisfaisante aux problèmes posés par les points suivants :

1° La finalité, l'utilité et le peuplement des planètes autres que la terre, qui servent à compléter et à prolonger le cycle évolutif, et comblent la mesure d'expérience universelle requise par les âmes.
2° Les cataclysmes géologiques de la terre ; l'absence fréquente de types intermédiaires dans sa faune ; l'existence de vestiges, architecturaux ou autres, de races maintenant disparues […].
3° Les contrastes et convergences des religions du monde, et la base commune sur laquelle elles reposent.
4° L'existence du mal, de la souffrance et de l'affliction, énigme indéchiffrable pour le simple philanthrope ou le théologien.
5° Les inégalités dans les conditions et privilèges sociaux ; les contrastes frappants entre richesse et pauvreté, intelligence et stupidité, culture et ignorance, vertu et vice […] tous problèmes que seules peuvent expliquer […] les doctrines théosophiques du karma et de la réincarnation.
6° et 7° La possession par certains individus de pouvoirs psychiques tels que la clairvoyance, la clairaudience, etc. […] La vraie nature des phénomènes authentiques du spiritisme […].
8° L'incapacité des religions classiques à étendre grandement leur cercle d'influence, à réformer les abus, réorganiser la société, répandre l'idée de la fraternité […]. »

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Le grand livre de la Nature

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Le grand livre de la Nature
V37 p6« [La Théosophie] considère que les livres qui contiennent la vérité la plus évidente par elle-même, sont inspirés (et ne sont pas révélés). Elle considère que tous les livres sont inférieurs au livre de la nature, par suite de l'élément humain qu'ils contiennent. Pour arriver à lire le livre de la nature, et pour le comprendre correctement, les pouvoirs innés de l'âme doivent être hautement développés. Les lois idéales ne peuvent être perçues que par la faculté intuitive ; elles sont au-delà du domaine de l'argumentation et de la dialectique » - Extrait de l’article d’H.P. Blavatsky, « Que sont les Théosophes ? ».
« La pensée matérialiste moderne nie la présence d’un Esprit divin dans la Nature, et de tout élément Divin dans l’homme. […] [Nos érudits de toutes disciplines] tuent la vérité et défigurent les conceptions métaphysiques » - Traduction d’un extrait de l’article d’H.P. Blavatsky, « The Negators of Science ».

La nature
V37 p3b« La « nature » est simplement la somme de l’interdépendante et interrelation de tous les êtres. C'est un terme pour désigner la perception de l'interrelation et de l'interconnexion entre les êtres et la force qui jaillit d'eux ; c'est la somme des effets de toutes les forces mises en mouvement par les êtres intelligents de différents degrés. Ainsi nous ne devons pas imaginer que la « nature » soit quelque chose qui existe en dehors de l'humanité. » – R. Crosbie, Réponses aux questions sur l’Océan de Théosophie, ch. XV, q./r. 17.
« La Nature préfère consciemment que la matière soit indestructible dans des formes organiques plutôt qu'inorganiques et travaille lentement, mais sans cesse, à la réalisation de cet objectif — l'évolution de la vie consciente à partir de la matière inerte » – W.Q. Judge, L’Océan de Théosophie, p. 142.
« L'homme n'a pas un principe de plus que le plus petit insecte ; il est toutefois le « véhicule d'une Monade complètement développée, soi-consciente et suivant délibérément sa propre ligne de progrès, tandis que chez l'insecte et même chez l’animal le plus élevé, la triade supérieure des principes est absolument dormante. La Monade originale a, par conséquent, cachées en elle, toutes les potentialités de la divinité. […] Ces deux généralisations de la philosophie occulte dotant chaque atome de la potentialité de vie et considérant chaque insecte ou animal comme détenteur des potentialités des plans supérieurs, quoique ces pouvoirs soient encore dormants, ajoutent à la théorie ordinaire de l'évolution selon Spencer, l'élément qui lui manquait précisément, c'est-à-dire l'élément métaphysique et philosophique ; enrichie de la sorte, la théorie devient synthétique.
« La Monade est donc essentiellement et potentiellement la même depuis l'organisme végétal le plus simple en passant par toutes les formes et gradations de la vie animale, jusqu'à l'homme et au-delà. Il y a un épanouissement progressif de ses potentialités de la « Monère » à l'homme et deux plans complets de conscience, les sixième et septième « sens » qui ne sont pas encore développés chez le type moyen d'humanité. Chaque monade enfermée dans une forme et, par conséquent, limitée par la matière, devient consciente sur son propre plan à un degré qui lui est propre. La conscience appartient donc, comme la sensibilité, aussi bien aux plantes qu'aux animaux. La soi-conscience elle, appartient à l'homme, parce que la triade supérieure des principes Atma-Bouddhi-Manas, tout en étant incarnée dans une forme, n'est plus latente mais active. Cette activité est loin toutefois d'avoir atteint son complet développement. Quand cette activité sera plus développée, l'homme sera devenu conscient sur un plan plus élevé encore, il sera doté du sixième sens et d'un rudiment du septième et sera devenu un « dieu », dans le sens que Platon et ses disciples donnaient à ce mot. » – W.Q. Judge, « La synthèse de la science occulte », Cahier Théosophique N°98, pp. 7/8.

La loi universelle d’évolution
V37 p6c« L'ordre entier de la nature témoigne d'une marche progressive vers une vie supérieure. Il y a un plan dans l'action des forces en apparence les plus aveugles. Le processus entier de l'évolution, avec ses innombrables adaptations, en est une preuve. Les lois immuables qui éliminent les espèces faibles et chétives, afin de faire place aux fortes, et qui assurent la « survivance du plus apte », quoique cruelles dans leur action immédiate, tendent toutes vers le grand but. Le fait même que les adaptations aient lieu, que le plus apte survive dans la lutte pour l'existence, démontre que ce que l'on appelle « Nature inconsciente » (1) est en réalité, un agrégat de forces manipulées par des êtres semi-intelligents (élémentaux), guidés eux-mêmes par de Hauts Esprits Planétaires (Dhyân-Chohan) dont l'ensemble collectif forme le Verbum manifesté du Logos non manifesté et constitue, tout en même temps, le MENTAL de l'Univers et sa LOI immuable. »
« (1) Prise dans son sens abstrait, la Nature ne peut être « inconsciente », vu qu'elle est l'émanation de la conscience ABSOLUE et, par conséquent, l'un de ses aspects (sur le plan manifesté). Où est l'homme assez osé pour prétendre refuser à la végétation, et même aux minéraux, une conscience qui leur soit propre ? Tout ce qu'il peut dire c'est que cette conscience est au-delà de sa compréhension. »
La Doctrine Secrète, I, pp. 277/8 – Trad. française : Cahier Théosophique n°173, pp. 18/19.

Reconnaître le pouvoir de Vie Universelle
V37 p1b« H.D. Thoreau signalait qu’il y avait des artistes dans la vie, des personnes qui peuvent changer la couleur d’un jour et en faire quelque chose de magnifique pour tous ceux avec lesquels ils sont en contact. Comme dans tous les arts, nous affirmons qu’il y a des adeptes, des maîtres de la vie qui la rendent divine. N’est-ce pas le plus grand art, que de pouvoir affecter l’atmosphère même dans laquelle nous vivons ? Que ceci soit le plus important se comprend immédiatement, quand nous nous souvenons que chaque personne qui respire la vie affecte l’atmosphère mentale et morale du monde, et aide à colorer la journée de ceux qui sont autour de lui. Ceux qui n’aide pas à élever les pensées et les vies des autres doivent par conséquence soit les paralyser par leur indifférence, soit les tirer fortement vers le bas. Quand ce point est atteint, l’art de vivre est converti en art de la mort ; et nous voyons un magicien noir à l’œuvre. […] Les transcendentalistes américains ont découvert que la vie peut être rendue sublime sans l’aide de circonstances ou de sources extérieures. Évidemment ceci a été découvert de nombreuses fois avant eux, et Emerson n’a fait que reprendre le cri lancé par Épictète. Mais chaque homme doit découvrir ceci à nouveau et par lui-même, et quand il a réalisé cela il sait qu’il restera malheureux s’il ne s’efforce pas de faire de cette possibilité une réalité dans sa vie. Le stoïque devient sublime parce qu’il a reconnu sa responsabilité absolue et n’essaie pas d’y échapper ; le transcendentaliste va plus loin, parce qu’il a foi dans l’inconnu et dans les possibilités nouvelles qui résident en lui. L’occultiste reconnaît pleinement la responsabilité et ne réclame son titre qu’après avoir testé et acquis la connaissance de ses propres possibilités. Le Théosophe sincère, reconnait sa responsabilité et s’efforce de trouver la connaissance, et de vivre, entre temps, en accord avec le plus haut standard dont il soit conscient. » – Extrait de l’article de H.P. Blatvatsky, « 1888 ».

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Le Soleil spirituel symbole du Soi Supérieur

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L’invocation du Soleil dans la Gayatri
La prière exprimée dans les vers la Gayatri (petite prière mystique de l’hindouisme) : « “Dévoile la face du Vrai Soleil”, fait appel au Soi Supérieur pour qu'il luise en nous et accomplisse son œuvre d'illumination. Ce vers révèle aussi […] que le soleil que nous voyons n'est pas le vrai soleil, et que la lumière de l'intellect n'est pas le vrai soleil de notre être moral. Nos ancêtres des temps lointains savaient comment tirer du Soleil visible les forces contenues dans le Soleil Réel. Nous l'avons momentanément oublié, parce que notre évolution […] a interposé un écran entre le Soleil et nous. »
« “Que cache maintenant un vase de Lumière d'Or”, c'est-à-dire que la lumière du Soleil Réel, le Soi Supérieur, est cachée par le sang contenu dans le vase du corps mortel. Le sang se présente sous deux aspects, dont on ne parle pas ici, l'un étant une aide à la perception, l'autre étant un obstacle. Par lui, on signifie ici les passions et les désirs, Kama, le soi personnel, la soif de vivre. C'est cela qui nous voile la vraie lumière. Tant que le désir et la personnalité resteront puissants, la lumière sera trouble, et nous prendrons les mots pour la connaissance, et la connaissance pour ce que nous souhaitons connaître et réaliser. »
V36 4« Le but de cette prière, c'est de pouvoir arriver à faire tout notre devoir, après avoir acquis la vérité, tandis que nous progressons dans notre voyage vers le Centre Sacré. Tel est notre pèlerinage, que nous devons accomplir non pas seul et égoïstement, mais avec l'humanité tout entière. Car le Centre Sacré n'est pas le ciel brahmanique d'Indra, ni le paradis chrétien égoïste, acquis sans mérite, tandis que les méritants souffrent les peines de l'enfer. C'est ce lieu où tous se réunissent, où tous ne font qu'un. C'est là, et alors, que les trois grands sons du premier mot de la prière se fondent en un seul, sans aucun son. Voilà la seule prière véritable, la seule aspiration rédemptrice. » – W.Q. Judge, article « Un commentaire sur la Gayatri », Cahier Théosophique, n°94, pp. 15-16.

Réponses à des questions
Le soleil n'a-t-il pas une grande quantité de pouvoir de vie ?

Lire la suite...

L’œuvre de H.P. Blavatsky

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Un enseignement synthétique et universel
« Ses enseignements principaux peuvent se résumer dans les propositions suivantes :

‒ La Morale est basée sur la LOI et les faits.
‒ La Loi Morale est la Loi Naturelle.
‒ L'Évolution assure l'accomplissement de la Justice.

« L'identité fondamentale de toutes les âmes avec la Sur-Âme » rend possible la contagion morale, grâce au milieu psychique subtil.
« L'Identité Spirituelle de tous les êtres implique que la Fraternité Universelle est le seul sentier que puissent suivre ceux qui cherchent la vérité.
« Elle ne croyait pas à l'appel au sentiment. Elle avait vu l'échec de celui-ci dans le cas des religions ; elle avait constaté que notre civilisation moderne en faisait fi, que le sentimentalisme ne constituait aucune base solide pour la Volonté qui anéantit toute tentation de la chair ni pour la Foi capable de déplacer les montagnes.
« C'est pourquoi elle enseigna l'aspect et la portée scientifiques du péché ; pourquoi elle enseigna que la Loi Universelle s'oppose strictement dans tousv35 imagea les domaines au péché et en punit la commission, et montra comment le libre arbitre de l'homme est contrebalancé par l'affirmation suivante : « La vengeance m'appartient, dit la Loi, je rendrai à chacun son dû » […].
« Elle prêcha la Justice et le vrai discernement, la Miséricorde et l'Amour. […] Par-dessus tout, elle enseigna que « ceux qui sont purs de cœur voient Dieu », et elle l'enseigna comme un fait scientifique ; elle démontra que cette vision était possible matériellement, pourrait-on dire, aussi bien que spirituellement, grâce aux lois spirituelles agissant dans la Substance une, et en prouvant ce fait, elle exalta notre courage jusqu'au-delà des plus lointaines étoiles visibles. » - Extraits de l’article de W.Q. Judge, « Morte, Elle nous parle encore ».

Eléments biographiques et bibliographiques
Voici deux liens vers des documents biographiques et bibliographiques :
Aperçus biographiques de H.P. Blavatsky (1831 - 1891)
‒ Article de W. Q. Judge, « The Esoteric She » [L’ésotérique Elle]
‒ Article de H.P. Blavatsky, « Mes livres ».

v35 imagebIl est intéressant de lire les dédicaces de ses principaux ouvrages :

- Isis Dévoilée : « L’auteur dédie cet ouvrage à la Société Théosophique qui fût fondée à New York en 1875, pour l’étude des sujets qu’il traite ».
- La Doctrine Secrète : « Je dédie cet ouvrage à tous les vrais Théosophes de tous pays et de toute race parce qu’ils l’ont suscité et c’est pour eux qu’il fût rédigé ».
- La Clef de la Théosophie : « Dédié par “H.P.B.” à tous ses élèves afin qu’ils puissent apprendre et enseigner à leur tour ».
- La Voix du Silence : « Dédié au Petit Nombre ».

H.P. Blavatsky et la religion

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La déité dans la nature

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Qu’est-ce que la Nature ?
Image 2Le sens du mot Nature « si on s'en tient à l'étymologie usuelle du latin Natura, [signifie], réalité en devenir, de nasci, naître. Lorsque nous parlons de la Déité, et que nous disons qu'elle est identique, donc co-existante, avec la Nature, c'est de la nature éternelle et incréée que nous parlons, non de votre ensemble d'ombres passagères et de chimères finies. […] Notre DÉITÉ n'est ni au paradis, ni dans un arbre, une montagne ou un bâtiment particuliers, mais partout, dans tout atome du Cosmos visible ou invisible, à l'intérieur, au-dessus et autour de chaque atome invisible et de chaque molécule divisible, car cette réalité — CELA — est le pouvoir mystérieux de l'évolution et de l'involution, la potentialité créatrice, omniprésente, omnipotente et même omnisciente ». – H.P. Blavatsky, La Clef de la Théosophie, p. 80.
« La Nature est une unité triple : il y a une nature visible objective ; une nature invisible, intérieure et source d'énergie, le modèle exact de la précédente et son principe vital ; et, au-dessus de ces deux aspects, l'Esprit, source de toutes forces [ou énergies], seul éternel et indestructible. Les deux natures inférieures sont en constant changement mais non la troisième. » – H.P. Blavatsky, Isis dévoilée, (Cahier Théosophique n°176, p. 1).
« La racine de toute la Nature, objective et subjective, et de tout ce qui peut exister d'autre dans l'univers, visible et invisible, est, a été, et sera toujours une essence unique absolue, d'où tout émane et au sein de laquelle tout retourne. » – H.P. Blavatsky, La Clef de la Théosophie, p. 57.

Toute la nature est sensible et progresse
Image 3« La Théosophie enseigne que l'homme est une âme, que la nature entière est sensible, que l'immense variété des objets et des hommes n'est pas faite de simples groupements d'atomes fortuitement rassemblés et qui ainsi, sans loi, développent eux-mêmes la loi, mais que jusqu'au plus petit atome tout est âme et esprit en perpétuelle évolution sous le règne de la loi inhérente au tout. Comme les anciens, la Théosophie enseigne que le cours de l'évolution est le drame de l'âme et que la nature n'existe que pour son expérience. » […] « Karma est le nom adopté par les théosophes pour désigner une des lois les plus importantes de la nature. Opérant sans cesse, cette loi agit également sur les planètes, les systèmes planétaires, les races, les nations, les familles et les individus. » […] « La Nature préfère consciemment que la matière soit indestructible dans des formes organiques plutôt qu'inorganiques et travaille lentement, mais sans cesse, à la réalisation de cet objectif — l'évolution de la vie consciente à partir de la matière inerte. » ‒ W.Q. Judge, L’Océan de Théosophie, pp. 2, 93, 142.
« Toute chose dans l'Univers, dans tous ses règnes, est CONSCIENTE, c'est-à-dire, douée d'une conscience de sa propre espèce et sur son propre plan de perception. Il faut nous rappeler, nous autres humains, que ce n'est pas parce que nous ne percevons aucun des signes - que nous puissions reconnaître - de la conscience, par exemple dans les pierres, que nous avons le droit de dire qu'il n'y a là aucune conscience. Il n'existe rien de tel que de la matière « morte », ou « aveugle », pas plus qu'il n'y a de Loi « aveugle », ou « inconsciente ». Tout cela n'a pas sa place dans les conceptions de la philosophie occulte. Cette dernière ne s'arrête jamais aux apparences superficielles et, pour elle, les essences nouménales ont plus de réalité que leurs contreparties objectives. » – H.P. Blavatsky, La Doctrine Secrète, (Cahier Théosophique n°173, pp. 12/3).
« La Nature peut se tromper, et souvent elle le fait, dans ses détails, et dans les manifestations extérieures de ses éléments matériels, mais jamais dans ses causes et ses résultats intérieurs. [...] Le but final vers lequel tend toute la nature est la transformation graduelle de la matière en l'Esprit, son élément primordial » – H.P. Blavatsky, La Clef de la Théosophie, pp. 235, 240.

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L'Univers et le pèlerinage de l'Âme

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 L’Univers et le pèlerinage de l’Âme

image4L’évolution universelle : La Doctrine Secrète enseigne le développement progressif de toute chose, des mondes comme des atomes ; et ce développement formidable n’a pas de commencement concevable, ni de fin imaginable. Notre « Univers » [c.-à-d., le système solaire] n’est qu’une unité dans le nombre infini d’Univers, tous « Fils de la Loi de la Nécessité » puisqu’ils sont des chaînons de la grande chaîne Cosmique des Univers, chacun étant un effet par rapport à son prédécesseur, et une cause en ce qui concerne son successeur. – (Extrait traduit de The Secret Doctrine, 1er Vol., p. 43. Édition originale anglaise.)

Croyance universelle en l’Âme : « Depuis l'Antiquité la plus reculée le genre humain, pris dans son ensemble, a toujours été convaincu de l'existence d'une entité spirituelle et personnelle dans l'homme physique personnel. Cette entité intérieure était plus ou moins divine suivant son degré de proximité avec la couronne [le Chrestos, le divin intérieur]. Plus cette union était intime, plus la destinée de l'homme était sereine, et moins les conditions extérieures étaient dangereuses. Une telle croyance n'est ni de la bigoterie ni de la superstition, mais un sentiment instinctif toujours présent de la proximité d'un autre monde spirituel et invisible, qui, bien que subjectif pour les sens de l'homme extérieur, est parfaitement objectif pour l'ego intérieur. De plus, ces hommes de l'Antiquité croyaient qu'il y avait des conditions extérieures et des conditions intérieures qui pouvaient influencer la détermination de notre volonté sur nos actions. Ils rejetaient le fatalisme, car le fatalisme suppose l'action aveugle de quelque pouvoir plus aveugle encore. Mais ils croyaient à la destinée ou karma que, de sa naissance à sa mort, tout homme tisse fil par fil autour de lui-même, ainsi qu'une araignée sa toile ; et, pour eux, cette destinée était guidée par cette présence que certains appellent l'ange gardien, ou au contraire, par l'homme intérieur astral qui nous est plus familier, mais qui n'est que trop souvent le mauvais génie de l'homme de chair, la personnalité. Ces deux réalités mènent l'HOMME, mais l'une d'elle doit nécessairement l'emporter ; et dès le commencement même de la lutte invisible, la loi de compensation et de rétribution, sévère et implacable, entre en jeu et accomplit son œuvre en suivant avec vigilance les péripéties du combat. Quand le dernier fil est tissé, et que l'homme paraît comme enveloppé dans le filet qu'il a lui-même ourdi, il se trouve alors complètement sous l'empire de cette destinée qu'il a lui-même créée. Celle-ci l'immobilise alors comme le coquillage inerte au rocher immuable, ou l'emporte comme une plume, dans un tourbillon que ses propres actions ont soulevé. » - H.P. Blavatsky, La Clef de la Théosophie, p. 195/6.

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Qu'est-ce que la mort ?

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Qu’est-ce que la mort ? - Enseignement de la Théosophie sur la mort

image2Paradis ou enfer ? (La Clef de la Théosophie, p. 125) : « Nous rejetons absolument [les dogmes du paradis et de l’enfer] tels qu'ils sont décrits dans vos catéchismes ; et nous rejetons par-dessus tout leur caractère éternel. Mais nous croyons fermement à ce que nous appelons la loi de rétribution [loi de karma], ainsi qu'à la justice et la sagesse absolues qui guident cette loi, ou karma. Par conséquent, nous refusons catégoriquement d'accepter cette croyance, aussi cruelle que non philosophique, en une récompense ou une punition éternelle. Avec Horace nous disons :

« Ayons des lois qui contiennent notre colère,
Et punissent le crime d'une peine proportionnée ;
Mais ne fouettez pas jusqu'au sang celui qui, pour sa faute,
Ne mérite qu'un coup de lanière. »

image3Le moment de la mort : « Le dernier souffle laisse sur le visage une expression calme et heureuse, peut-être ; les parents ferment les yeux du défunt - on déclare que c'est la mort. Et pourtant, l'homme n'a fait que commencer à mourir. L'âme doit encore passer à travers d'autres enveloppes, au-delà de ce que peuvent en connaître ses amis, au-delà même du contrôle que pourrait désormais exercer le mourant. Tout dépend maintenant de la ligne qu'il a suivie dans ses pensées, et de leur nature, durant le cours entier de la vie du corps. Car l'âme doit suivre en sens inverse la route qu'elle avait parcourue jusque-là, et le long de la voie sont alignés les souvenirs de toute la vie écoulée ; au fur et à mesure que ces souvenirs se réveillent, ils affectent l'entité qui s'en va, soit en la perturbant et en l'empêchant ainsi de se concentrer sur l'Être Suprême, soit, au contraire, en l'aidant à le faire d'une manière plus parfaite. […] On peut se faire une idée plus parfaite des choses en considérant la vie comme un grand mouvement musical qui s'achèverait en faisant entendre à la fois toutes les tonalités qui avaient été produites dans l'intégralité du morceau, depuis le début. On arriverait ainsi à une combinaison de sons n'exprimant pas les notes les plus aiguës ni les plus graves, ni les plus douces, ni les moins agréables, mais la résultante de toutes. Dans notre cas, cette dernière sonorité représente la vibration définie qui gouverne l'entité, en résonnant dans tout son être et en le plongeant dans l'état auquel elle-même correspond, ou dont elle est la note tonique. Il apparaît ainsi clairement que chaque pensée recèle les possibilités d'une harmonie ou d'une dissonance pour marquer la fin de la vie. » – W.Q. Judge, Notes sur la Bhagavad Gita, pp. 92-3.

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L'importance d'une bonne éducation

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Le but de l’éducation
v31 photo15« Ce qu’il faudrait enseigner aux enfants, par dessus tout, c’est la confiance en soi, l’amour de tous les hommes, l’altruisme, la charité mutuelle ; et surtout il faudrait les habituer à penser et à raisonner par eux-mêmes.
« Nous réduirions à un strict minimum tout travail de mémoire purement mécanique et consacrerions le temps à développer et à cultiver les facultés de nos élèves, leurs sens intérieurs et leurs capacités latentes.
« Nous nous efforcerions de nous occuper de chaque enfant individuellement, de l’éduquer de façon à favoriser l’épanouissement le plus équilibré et harmonieux possible de tous ses pouvoirs, afin que ses aptitudes particulières parviennent à leur plein développement naturel.
« Notre but serait de créer des hommes et des femmes libres, libres intellectuellement, libres moralement, sans aucun préjugé en quoi que ce soit, et par-dessus tout, affranchis d’égoïsme. Et cela, croyons-nous, pourrait être réalisé en grande partie, sinon en totalité, par l’effet d’une bonne éducation véritablement théosophique ».
(H.P. Blavatsky, La Clef de la Théosophie, pp. 283/4.)

La Théosophie et l’éducation
« Apprendre c’est se ressouvenir » – Platon.
« En toi est la lumière du monde, la seule lumière qui puisse être répandue sur le sentier » – La Lumière sur le Sentier.
« Mon art de maïeutique a les mêmes attributions générales que celui des sages-femmes. La différence est qu’il délivre les hommes et non les femmes et que c’est les âmes qu’il surveille en leur travail d’enfantement, non point les corps. » – Socrate dans le Théétète.
v31 photo3« La théorie de “l’enfant sans défaut” (chère à J.J. Rousseau) n’est pas acceptée par la Théosophie, mais il faut bien constater une erreur dans le système actuel d’éducation. »
On pense trop souvent que l’on doit donner une éducation à l’enfant pour le « former » et lui inculquer les connaissances dont il aura besoin plus tard dans sa vie professionnelle.
La famille, dans notre société moderne, voit son rôle de plus en plus réduit ; mais, à l’école comme dans la famille, les influences extérieures, camarades, (et aujourd’hui la télévision, mais plus encore les smart phones et autres media …) vont jouer le plus grand rôle, et si l’environnement scolaire et familial n’est pas suffisamment attractif et protecteur, l’enfant sera vite la proie de toutes sortes d’incitations à la dérive, notamment sur le plan moral.
Par ailleurs, si cette morale sociale et scolaire est tant bien que mal acceptée, il y aura toujours des manques dans l’optique d’une vision humaniste et surtout éthique de la vie.

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