Mardi 21 Août 2018

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Cœur de la Théosophie

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La Nature, l’homme et la Terre forment un ensemble vivant

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Une seule essence anime tout l’univers et tout est soumis à une seule loi

V42 2Dans son premier ouvrage, Isis Dévoilée, Blavatsky rappelle quelques principes fondamentaux pour expliquer l’unité de la vie et l’interdépendance de tout ce qui est manifesté dans l’univers. Ainsi elle rappelle (Isis Unveiled, vol. 1, pp. vi, 172/3, 459/460, édition anglaise) :

« L’Homme-esprit prouve Dieu-esprit, de même qu’une goutte d’eau est la preuve d’une source de laquelle elle est issue ».
« Mesmer précisait, en 1775, dans une lettre à un médecin étranger, quelques points de sa doctrine :

- Il existe une influence mutuelle entre les corps célestes, et la terre et les corps vivants.
- Un fluide est diffusé universellement en continu, de manière à n’admettre aucun vide, dont la subtilité est au-delà de toute comparaison, et qui, d’après sa nature, est capable de recevoir, de propager et de communiquer toutes les impressions de mouvement, et qui est le moyen par lequel cette influence est transmise.
- Cette interaction réciproque est soumise à des lois mécaniques, inconnues à notre époque actuelle.
- C’est par cette opération [de mouvement cyclique le plus universel dans la nature de flux et de reflux] que les relations d’activité ont lieu entre les corps célestes, la terre et ses parties constituantes. »

« Ce qui est semblable s’attire […] Pour l’homme cette influence d’attraction et de répulsion, se traduit dans sa perception des rêves, sous un aspect spirituel, pur et beau ou un aspect néfaste et infernal. »

« L’esprit immortel de l’homme est sa meilleure protection pendant la vie de veille et de sommeil). »

V42 3L’étudiant de la vie spirituelle devra « rendre sa propre nature aussi pure et ses pensées aussi élevées, que celles de ces voyants indiens ; il pourra alors dormir sans crainte [d’être assailli par des esprits mauvais]. Autour de la forme insensible de ce dormeur, l’esprit immortel rayonne un pouvoir divin qui le protège des influences néfastes, comme s’il était entouré d’un mur en cristal. »

La vie universelle : « La philosophie ésotérique enseigne que tout vit et est conscient, mais que toute vie et toute conscience ne sont pas identiques à celles des êtres humains ou des animaux. Nous considérons la vie comme « la forme une d’existence » se manifestant dans ce qu’on appelle la matière ; ou ce que nous nommons dans l’homme l’Esprit, l’Âme et la Matière, les séparant à tort. La matière est le véhicule pour la manifestation de l’âme sur notre plan d’existence, et l’âme est le véhicule pour la manifestation de l’esprit sur un plan plus élevé ; ces trois constituent une trinité synthétisée par la Vie qui les pénètre tous. L’idée d’une vie universelle est une des anciennes conceptions que le mental humain de notre siècle redécouvre, suite à sa libération de la théologie anthropomorphique. » – The Secret Doctrine, Vol. I, p. 49. Édition originale anglaise.

L’évolution est universelle et éternelle
V42 4« La Doctrine Secrète enseigne le développement progressif de toute chose, des mondes comme des atomes ; et ce développement formidable n’a pas de commencement concevable, ni de fin imaginable. Notre « Univers » n’est qu’une unité dans le nombre infini d’Univers, tous « Fils de la Loi de la Nécessité » puisqu’ils sont des chaînons de la grande chaîne Cosmique des Univers, chacun étant un effet par rapport à son prédécesseur, et une cause en ce qui concerne son successeur. » – The Secret Doctrine, 1er Vol. p. 43. Édition originale anglaise.

« L'évolution mentale marche, pari passu, avec l'évolution physique, et toutes deux s'avancent vers la VÉRITE UNE, — qui est le cœur du système de l'Humanité, comme l'évolution en est le sang. Que la circulation s'arrête un moment, et le cœur s'arrête avec, et c'en est fait de la machine humaine ! » – H.P. Blavatsky, « Le Phare de l’Inconnu » (Cahier Théosophique n°25).

V42 15« Nos ancêtres « ignorants » considéraient que la loi d'évolution agissait dans l'univers entier. Le principe d'une série ininterrompue de formes élémentaires allant par progression graduelle de la « nébuleuse » jusqu'au développement du corps physique de l'homme est aussi valable lorsqu'il est appliqué à l'émanation et à la différenciation progressive et ininterrompue d'entités, depuis l'Æther universel jusqu'à l'esprit humain incarné. Ces courants d'évolution provenaient du monde de l'Esprit et allaient jusqu'à la Matière grossière, puis, à travers celle-ci, retournaient vers la source de toutes choses. La « différenciation des espèces » était, selon leur conception, une descente à partir de l'Esprit, qui est la source de Tout, dans la « dégradation de la Matière. Dans cette chaîne ininterrompue de manifestations successives, les êtres spirituels et élémentaires occupaient une place bien précise entre les deux extrêmes, tout comme le chaînon manquant de Darwin en a une entre le singe et l'homme. » […] « La synthèse de toutes les découvertes concernant la nature, et principalement celle de la potentialité psychique cachée dans chaque atome physique de matière et au-delà — fut le lien primitif, cimentant en une seule pierre angulaire les fondements de toutes les religions de l'antiquité. » – H.P. Blavatsky, Raja Yoga ou Occcultisme, pp. 128/129, 189.

 

V42 5« La grande bataille du Futur doit se livrer entre, d'une part, les « créationnistes » (ou les chrétiens, ainsi que tous ceux qui croient en une création spéciale et un dieu personnel), et, d'autre part, les « Évolutionnistes » (ou les hindous, les bouddhistes, tous les libres penseurs, et finalement la grande masse des hommes de science, qui ne sont pas les moins actifs). » […] – H.P. Blavatsky, « Les animaux ont-ils une âme ? » (Cahier Théosophique n°170).

Comprendre les affinités et les lois de la nature et de l’homme
Pour comprendre les principes de la loi à l'œuvre dans [la nature et dans l’homme] nous sommes invités, écrit Blavatsky, à garder à l'esprit les propositions fondamentales suivantes :

« 1. Il n'y a pas de miracle. Tout ce qui se produit est le résultat de la loi, éternelle, immuable, toujours active. Un miracle apparent n'est dû qu'à l'action de forces en opposition […].
« 2. La Nature est une unité triple : il y a une nature visible objective ; une nature invisible, intérieure et source d'énergie, le modèle exact de la précédente et son principe vital ; et, au-dessus de ces deux aspects, l'Esprit, source de toutes forces [ou énergies], seul éternel et indestructible. Les deux natures inférieures sont en constant changement mais non la troisième.
« 3. L'homme est aussi une unité triple : il a son corps objectif, physique, son corps vitalisateur astral (ou âme), l'homme réel ; et ces deux aspects sont couronnés par le troisième qui les illumine — le souverain, l'Esprit immortel. Lorsque l'homme réel réussit à fusionner avec ce dernier, il devient une entité immortelle. […] » – Isis Unveiled, vol. 2, pp. 587/588, édition anglaise.

« C’est cette homogénéité entre la Nature et l’homme qui permet à ce dernier de pénétrer dans coulisses de la Nature, à condition que sa constitution et son motif soient purs. » – Isis Unveiled, vol. p. ii 590, édition anglaise.

La vraie méditation est la clé pour comprendre la nature et l’homme
V42 6« Le yogi en méditation comprend sans faille ce qu’il voit dans les sphères spirituelles, psychiques et astrales respectivement. » – Isis Unveiled, vol. ii, p. 590, éd anglaise.

« La trinité de la nature est la serrure de la magie, la trinité de l’homme la clé qui l’ouvre. Dans les enclos solennels de son sanctuaire, le SUPRÊME n’avait et n’a pas de nom. Il est au-delà de la pensée, il imprononçable ; et pourtant chaque homme trouve en lui-même son dieu. » – Isis Unveiled, vol. ii, p. 635.

Tout est conscience
« L’Univers est la manifestation périodique de l’Essence Absolue inconnue.
« Tout dans l’Univers à travers tous les règnes est CONSCIENCE c.à.d. doté de conscience de sa propre espèce et sur son propre plan de perception.
« Ce n’est pas parce que nous ne percevons pas quelque chose ou quelques signes de consciences, qu’il n’en existe pas.
« Rien n’est matière inerte, ni morte, ni aveugle. » – Extraits de La Doctrine Secrète vol. i, pp. 273-4, édition anglaise.

Qu'est-ce que l'hypnose ?

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Définition de l’hypnose

v41 im1« L'hypnotisme est le nouveau nom scientifique que l'on donne à l'ancienne et ignorante « superstition » appelée de noms variés tels que “fascination” ou “enchantement”. » – Extrait de l’article d’H.P. Blavatsky, « L’hypnotisme et ses rapports avec les autres méthodes de fascination » (Cahier Théosophique n°60).
[Du grec hypnos, sommeil]. « Nom donné par le Dr Braid au processus par lequel un homme doué d'un fort pouvoir de volonté en plonge un autre dont le mental est plus faible dans une sorte de transe : une fois dans cet état, le sujet fera n'importe quoi en obéissant à la suggestion de l'hypnotiseur. À moins de viser des applications bénéfiques, cette pratique serait, pour un Occultiste, à ranger dans la magie noire ou la sorcellerie : c'est la plus dangereuse, moralement et physiquement […]. » – Extrait du Glossaire Théosophique.
« La télépathie, la faculté de lire les pensées et l'hypnotisme, connus depuis longtemps par la Théosophie, démontrent l'existence, dans l'homme, de plans de conscience, de fonctions et de facultés insoupçonnés jusqu'ici. La faculté de lire les pensées et celle d'influencer à distance le mental du sujet hypnotisé prouvent l'existence d'un mental qui ne dépend pas entièrement d'un cerveau, ainsi que celle d'un intermédiaire [le plan astral] pour transmettre la pensée qui exerce l'influence. C'est par l'action de cette loi que les Initiés peuvent communiquer entre eux quelle que soit la distance. Voici l'explication rationnelle de cette faculté qui n'est pas encore admise par les écoles d'hypnotisme : si le mental de chacun vibre à l'unisson de l'autre ou se met dans un même état, ils penseront d'une manière identique ; en d'autres termes, celui qui doit entendre à distance reçoit l'impression envoyée par l'autre. Il en est ainsi pour tous les autres pouvoirs quelque extraordinaires qu'ils soient. Tous sont naturels, bien que, de nos jours, insolites, de même qu'un grand talent musical est naturel quoique rare et peu commun. » – W.Q. Judge, L’Océan de Théosophie, pp. 12/3.

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Le Sept : un symbolisme omniprésent

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l40 v03Le chiffre Sept fait partie de notre vie depuis longtemps. Nous connaissons, les 7 jours de la semaine, les 7 notes de musique, les bottes de 7 lieux des contes de notre enfance, etc. et ce n’est pas par hasard si ce chiffre est si présent. En effet nous dit Madame Blavatsky, le chiffre 7 est le chiffre de l’Être et de la Vie.

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La Bhagavad-Gîta - Philosophie de la vie

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Le symbole

imagev39 11Ce dialogue entre Krishna, le Pôle spirituel de l’être et Arjuna, l’Homme décidé à entreprendre la tâche de développer sa nature supérieure se déroule sur un champ de bataille. La guerre se rapporte non seulement à la guerre poursuivie par l’humanité dans son ensemble, mais aussi à la lutte qui devient inévitable aussitôt qu’une unité de la famille humaine prend la résolution de se laisser guider par sa nature supérieure. Ainsi, l’expérience décrite dans le poème sera donc inévitablement vécue par quiconque suivra le même chemin. Arjuna est lancé dans une guerre légitime, celle de reconquérir le royaume de l’immortalité ; sa réussite dépendra de la manière dont il prêtera l’oreille à Krishna, le Logos, qui brille intérieurement.

Le poème peut être interprété de plusieurs façons : soit comme se rapportant à l’individu, à la cosmogénèse, à l’évolution du monde astral ou aux Hiérarchies dans la Nature, soit encore à la nature morale.

Le narrateur Sanjaya représente le rapporteur intelligent et éclairé qui comprend ce qui se passe sur les plans spirituels et psychiques et retransmet à l’humanité l’enseignement. Il est le témoin de l’existence des Sages.

Le message philosophique
imagev39 5Cet ouvrage tend à inculquer deux choses à l’individu : d’abord l’oubli de soi, puis l’action. De l’étude de ce poème et de son application à la vie, naîtra la conviction qu’il y a un seul Esprit, que nous ne pouvons pas vivre pour nous seuls, mais devons réaliser qu’il n’y a pas de séparativité et qu’on ne peut se soustraire au karma (destinée) collectif de l’humanité, et que nous devons penser et agir conformément à cette croyance.
Nous reprenons une remarque intéressante de William Quan Judge 1890 à la fin de son introduction de la Bhagavad-Gîtâ : Aux théosophes sincères et à tous ceux qui aiment réellement leurs semblables et aspirent à apprendre et à enseigner la science de la consécration que cette édition de la Bhagavad-Gîtâ est offerte.

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L’Épitomé de Théosophie

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 V38 ph3L’Épitomé de Théosophie, est un petit ouvrage présentant au grand public les principes fondamentaux de la philosophie de la Théosophie. D’abord conçu sous la forme d’une brochure de quelques pages, le texte fut élargi à un petit livre à la « fois complet et fondamental ». Sous sa forme actuelle l’ouvrage fut publié en anglais en 1888, pour être ensuite régulièrement réédité, traduit en diverses langues et diffusé dans le monde entier. L’ouvrage fut écrit par William Q. Judge assisté d’autres étudiants de la Théosophie.

Voici les principaux thèmes qui y sont abordés, et quelques extraits de l’ouvrage :

Origine et définition de la Théosophie
V38 ph7« La THÉOSOPHIE, ou Religion-Sagesse, existe depuis des temps immémoriaux. Elle nous offre une théorie de la Nature et de la vie qui se base sur la connaissance acquise par les Sages du passé. […]
« La Théosophie est parfois appelée la Religion-Sagesse car, depuis des temps immémoriaux, elle possède la connaissance de toutes les lois gouvernant les mondes spirituel, moral et matériel. » La Théosophie n’est ni une spéculation, ni une révélation, mais elle est le résultat de l’observation et l’expérience « d’êtres qui sont appelés des Sages, au sens le plus élevé du terme. » […] La connaissance de ces Sages, ou Maîtres de sagesse, « n'est pas le fruit de simples déductions, mais elle a trait à des réalités qui sont vues et connues par eux. […] Cette connaissance porte sur des lois et des états de matière et de conscience dont le monde occidental « pratique » n'a pas la moindre idée, elle ne peut être saisie que fragment par fragment, au fur et à mesure que l'étudiant poursuit la démolition de ses idées préconçues, dues à des théories inadéquates ou erronées. »

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Le grand livre de la Nature

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Le grand livre de la Nature

V37 p6« [La Théosophie] considère que les livres qui contiennent la vérité la plus évidente par elle-même, sont inspirés (et ne sont pas révélés). Elle considère que tous les livres sont inférieurs au livre de la nature, par suite de l'élément humain qu'ils contiennent. Pour arriver à lire le livre de la nature, et pour le comprendre correctement, les pouvoirs innés de l'âme doivent être hautement développés. Les lois idéales ne peuvent être perçues que par la faculté intuitive ; elles sont au-delà du domaine de l'argumentation et de la dialectique » - Extrait de l’article d’H.P. Blavatsky, « Que sont les Théosophes ? ».
« La pensée matérialiste moderne nie la présence d’un Esprit divin dans la Nature, et de tout élément Divin dans l’homme. […] [Nos érudits de toutes disciplines] tuent la vérité et défigurent les conceptions métaphysiques » - Traduction d’un extrait de l’article d’H.P. Blavatsky, « The Negators of Science ».

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Le Soleil spirituel symbole du Soi Supérieur

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L’invocation du Soleil dans la Gayatri
La prière exprimée dans les vers la Gayatri (petite prière mystique de l’hindouisme) : « “Dévoile la face du Vrai Soleil”, fait appel au Soi Supérieur pour qu'il luise en nous et accomplisse son œuvre d'illumination. Ce vers révèle aussi […] que le soleil que nous voyons n'est pas le vrai soleil, et que la lumière de l'intellect n'est pas le vrai soleil de notre être moral. Nos ancêtres des temps lointains savaient comment tirer du Soleil visible les forces contenues dans le Soleil Réel. Nous l'avons momentanément oublié, parce que notre évolution […] a interposé un écran entre le Soleil et nous. »
« “Que cache maintenant un vase de Lumière d'Or”, c'est-à-dire que la lumière du Soleil Réel, le Soi Supérieur, est cachée par le sang contenu dans le vase du corps mortel. Le sang se présente sous deux aspects, dont on ne parle pas ici, l'un étant une aide à la perception, l'autre étant un obstacle. Par lui, on signifie ici les passions et les désirs, Kama, le soi personnel, la soif de vivre. C'est cela qui nous voile la vraie lumière. Tant que le désir et la personnalité resteront puissants, la lumière sera trouble, et nous prendrons les mots pour la connaissance, et la connaissance pour ce que nous souhaitons connaître et réaliser. »
V36 4« Le but de cette prière, c'est de pouvoir arriver à faire tout notre devoir, après avoir acquis la vérité, tandis que nous progressons dans notre voyage vers le Centre Sacré. Tel est notre pèlerinage, que nous devons accomplir non pas seul et égoïstement, mais avec l'humanité tout entière. Car le Centre Sacré n'est pas le ciel brahmanique d'Indra, ni le paradis chrétien égoïste, acquis sans mérite, tandis que les méritants souffrent les peines de l'enfer. C'est ce lieu où tous se réunissent, où tous ne font qu'un. C'est là, et alors, que les trois grands sons du premier mot de la prière se fondent en un seul, sans aucun son. Voilà la seule prière véritable, la seule aspiration rédemptrice. » – W.Q. Judge, article « Un commentaire sur la Gayatri », Cahier Théosophique, n°94, pp. 15-16.

Réponses à des questions
Le soleil n'a-t-il pas une grande quantité de pouvoir de vie ?

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L’œuvre de H.P. Blavatsky

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Un enseignement synthétique et universel
« Ses enseignements principaux peuvent se résumer dans les propositions suivantes :

‒ La Morale est basée sur la LOI et les faits.
‒ La Loi Morale est la Loi Naturelle.
‒ L'Évolution assure l'accomplissement de la Justice.

« L'identité fondamentale de toutes les âmes avec la Sur-Âme » rend possible la contagion morale, grâce au milieu psychique subtil.
« L'Identité Spirituelle de tous les êtres implique que la Fraternité Universelle est le seul sentier que puissent suivre ceux qui cherchent la vérité.
« Elle ne croyait pas à l'appel au sentiment. Elle avait vu l'échec de celui-ci dans le cas des religions ; elle avait constaté que notre civilisation moderne en faisait fi, que le sentimentalisme ne constituait aucune base solide pour la Volonté qui anéantit toute tentation de la chair ni pour la Foi capable de déplacer les montagnes.
« C'est pourquoi elle enseigna l'aspect et la portée scientifiques du péché ; pourquoi elle enseigna que la Loi Universelle s'oppose strictement dans tousv35 imagea les domaines au péché et en punit la commission, et montra comment le libre arbitre de l'homme est contrebalancé par l'affirmation suivante : « La vengeance m'appartient, dit la Loi, je rendrai à chacun son dû » […].
« Elle prêcha la Justice et le vrai discernement, la Miséricorde et l'Amour. […] Par-dessus tout, elle enseigna que « ceux qui sont purs de cœur voient Dieu », et elle l'enseigna comme un fait scientifique ; elle démontra que cette vision était possible matériellement, pourrait-on dire, aussi bien que spirituellement, grâce aux lois spirituelles agissant dans la Substance une, et en prouvant ce fait, elle exalta notre courage jusqu'au-delà des plus lointaines étoiles visibles. » - Extraits de l’article de W.Q. Judge, « Morte, Elle nous parle encore ».

Eléments biographiques et bibliographiques
Voici deux liens vers des documents biographiques et bibliographiques :
Aperçus biographiques de H.P. Blavatsky (1831 - 1891)
‒ Article de W. Q. Judge, « The Esoteric She » [L’ésotérique Elle]
‒ Article de H.P. Blavatsky, « Mes livres ».

v35 imagebIl est intéressant de lire les dédicaces de ses principaux ouvrages :

- Isis Dévoilée : « L’auteur dédie cet ouvrage à la Société Théosophique qui fût fondée à New York en 1875, pour l’étude des sujets qu’il traite ».
- La Doctrine Secrète : « Je dédie cet ouvrage à tous les vrais Théosophes de tous pays et de toute race parce qu’ils l’ont suscité et c’est pour eux qu’il fût rédigé ».
- La Clef de la Théosophie : « Dédié par “H.P.B.” à tous ses élèves afin qu’ils puissent apprendre et enseigner à leur tour ».
- La Voix du Silence : « Dédié au Petit Nombre ».

H.P. Blavatsky et la religion

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La déité dans la nature

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Qu’est-ce que la Nature ?
Image 2Le sens du mot Nature « si on s'en tient à l'étymologie usuelle du latin Natura, [signifie], réalité en devenir, de nasci, naître. Lorsque nous parlons de la Déité, et que nous disons qu'elle est identique, donc co-existante, avec la Nature, c'est de la nature éternelle et incréée que nous parlons, non de votre ensemble d'ombres passagères et de chimères finies. […] Notre DÉITÉ n'est ni au paradis, ni dans un arbre, une montagne ou un bâtiment particuliers, mais partout, dans tout atome du Cosmos visible ou invisible, à l'intérieur, au-dessus et autour de chaque atome invisible et de chaque molécule divisible, car cette réalité — CELA — est le pouvoir mystérieux de l'évolution et de l'involution, la potentialité créatrice, omniprésente, omnipotente et même omnisciente ». – H.P. Blavatsky, La Clef de la Théosophie, p. 80.
« La Nature est une unité triple : il y a une nature visible objective ; une nature invisible, intérieure et source d'énergie, le modèle exact de la précédente et son principe vital ; et, au-dessus de ces deux aspects, l'Esprit, source de toutes forces [ou énergies], seul éternel et indestructible. Les deux natures inférieures sont en constant changement mais non la troisième. » – H.P. Blavatsky, Isis dévoilée, (Cahier Théosophique n°176, p. 1).
« La racine de toute la Nature, objective et subjective, et de tout ce qui peut exister d'autre dans l'univers, visible et invisible, est, a été, et sera toujours une essence unique absolue, d'où tout émane et au sein de laquelle tout retourne. » – H.P. Blavatsky, La Clef de la Théosophie, p. 57.

Toute la nature est sensible et progresse
Image 3« La Théosophie enseigne que l'homme est une âme, que la nature entière est sensible, que l'immense variété des objets et des hommes n'est pas faite de simples groupements d'atomes fortuitement rassemblés et qui ainsi, sans loi, développent eux-mêmes la loi, mais que jusqu'au plus petit atome tout est âme et esprit en perpétuelle évolution sous le règne de la loi inhérente au tout. Comme les anciens, la Théosophie enseigne que le cours de l'évolution est le drame de l'âme et que la nature n'existe que pour son expérience. » […] « Karma est le nom adopté par les théosophes pour désigner une des lois les plus importantes de la nature. Opérant sans cesse, cette loi agit également sur les planètes, les systèmes planétaires, les races, les nations, les familles et les individus. » […] « La Nature préfère consciemment que la matière soit indestructible dans des formes organiques plutôt qu'inorganiques et travaille lentement, mais sans cesse, à la réalisation de cet objectif — l'évolution de la vie consciente à partir de la matière inerte. » ‒ W.Q. Judge, L’Océan de Théosophie, pp. 2, 93, 142.
« Toute chose dans l'Univers, dans tous ses règnes, est CONSCIENTE, c'est-à-dire, douée d'une conscience de sa propre espèce et sur son propre plan de perception. Il faut nous rappeler, nous autres humains, que ce n'est pas parce que nous ne percevons aucun des signes - que nous puissions reconnaître - de la conscience, par exemple dans les pierres, que nous avons le droit de dire qu'il n'y a là aucune conscience. Il n'existe rien de tel que de la matière « morte », ou « aveugle », pas plus qu'il n'y a de Loi « aveugle », ou « inconsciente ». Tout cela n'a pas sa place dans les conceptions de la philosophie occulte. Cette dernière ne s'arrête jamais aux apparences superficielles et, pour elle, les essences nouménales ont plus de réalité que leurs contreparties objectives. » – H.P. Blavatsky, La Doctrine Secrète, (Cahier Théosophique n°173, pp. 12/3).
« La Nature peut se tromper, et souvent elle le fait, dans ses détails, et dans les manifestations extérieures de ses éléments matériels, mais jamais dans ses causes et ses résultats intérieurs. [...] Le but final vers lequel tend toute la nature est la transformation graduelle de la matière en l'Esprit, son élément primordial » – H.P. Blavatsky, La Clef de la Théosophie, pp. 235, 240.

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