Mercredi 12 Décembre 2018

Mis à jour le Mer. 12 Déc. 2018 à 08:31

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Cœur de la Théosophie

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Intelligence humaine et intelligence cosmique

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Qu’entend-on par mental ?

v44 2« On appelle Mental le nom donné à la somme des états de Conscience groupés sous le nom de Pensée, Volonté et Sentiment. Pendant le sommeil profond, l’idéation cesse sur le plan physique et la mémoire est en suspens ; car momentanément, « Le Mental n’est pas » étant donné que l’organe grâce auquel l’Ego manifeste l’idéation et la mémoire sur le plan matériel, a temporairement cesse de fonctionner. Un noumène ne peut devenir un phénomène sur un plan quelconque d’existence qu’en se manifestant sur ce plan à l’aide d’une base ou d’un véhicule approprié ; et durant la longue nuit de repos appelée Pralaya, quand toute existence est dissoute, le « MENTAL UNIVERSEL » demeure en tant qu’une possibilité permanente d’action mentale, ou sous forme d’une pensée abstraite absolue dont le mental est la manifestation concrète relative. » – H.P. Blavatsky – La Doctrine Secrète.

Le mental cosmique
La notion d’un mental cosmique est une notion importante en Théosophie. Le mental cosmique (désigné par les termes Mahat et de Buddhi) n’est pas le mental d’un Dieu monothéiste, mais c’est la synthèse de l’activité de toutes les intelligences de l’univers et principalement des hiérarchies spirituelles les plus hautes (c-à-d, les consciences les plus évoluées). Ces consciences unies reflètent dans l’univers le programme d’évolution qui provient de l’Idéation cosmique. Tout dans l’univers est doué d’une conscience et d’un mental aussi imperceptibles soient-ils à nos sens non exercés.
v44 5« Le Mental est la partie intelligente du Cosmos, et, dans l'ensemble des sept différenciations sommairement esquissées ci-dessus, le Mental est celle dans laquelle le plan du Cosmos est fixé ou contenu. Ce plan provient d'une période de manifestation antérieure qui enrichit encore son niveau de perfection toujours croissante ; aucune limite ne peut être fixée à ses possibilités évolutives de perfectionnement. Les manifestations périodiques de l'Absolu n'ayant jamais eu de commencement ne peuvent jamais avoir de fin ; c'est éternellement que se poursuivront les manifestations et les réabsorptions dans l'Inconnu. Partout où évolue soit un monde, soit un système de mondes, le plan en a été conçu dans le mental universel ; la force originelle vient de l'Esprit ; la base est la matière qui, en réalité, est invisible ; la Vie soutient toutes les formes qui ont besoin de vie et Âkâsha [ce qui est à la fois l’espace et l’essence ou substance subtile qui remplit l’univers entier] est le chaînon reliant la matière d'une part, et l'esprit-mental d'autre part. » - Extraits de l’Océan de Théosophie (pp. 16-17) de W.Q. Judge.
« Les progrès de la physiologie elle-même, comme nous venons de le dire, est le plus sûr garant que le jour n’est plus loin où l’on reconnaîtra l’existence d’un mental diffus dans l’univers, comme un fait accompli. C’est seulement une question de temps. […] L’énigme de la vie se trouve cachée dans les fonctions actives d’un organisme vivant dont nous ne pouvons obtenir une perception réelle que par la soi-observation, et non à l’aide de nos sens externes, par les observations faites sur notre volonté, pour autant qu’elle pénètre notre conscience, se révélant ainsi à notre sens intérieur. Par conséquent, lorsque le même phénomène agit uniquement sur nos sens extérieurs, nous ne le reconnaissons plus. Nous voyons tout ce qui se produit autour du phénomène du mouvement, mais nous ne percevons pas du tout l’essence de ce phénomène, parce qu’il nous manque pour le voir, un organe spécial de réceptivité. » - Extraits de l’article H.P. Blavatsky « Le Mental cosmique ».

Le mental humain
Pour comprendre la nature de l’être humain, le lecteur est invité à se référer aux pages 107 et 108 de La Clef de la Théosophie sur la Nature septuple de l’homme.

v44 7L’éveil de l’homme à la conscience réfléchie ou soi-conscience : « Le cours de l'évolution développa les principes inférieurs et produisit finalement la forme humaine pourvue d'un cerveau dont la capacité était supérieure et plus profonde que celle de tout autre animal. Mais cet homme, humain par la forme, n'en était pas un par le mental ; il lui manquait, pour le différencier du règne animal et lui conférer le pouvoir de devenir soi-conscient, le cinquième principe, celui qui pense et qui perçoit. La monade, composée d'Atma [l'Esprit] et de Buddhi [l'Âme spirituelle], était emprisonnée dans ces formes. Sans la présence de la monade, l'évolution ne pouvait se poursuivre. […] Le mental est le lien entre l'Esprit de Dieu en haut et l'homme personnel en bas ; il fut donné aux monades privées de mental, par d'autres qui, jadis, étaient passées par ce même processus pendant des âges dans d'autres mondes et d'autres systèmes de mondes ; il provient donc d'autres périodes d'évolution qui se sont déroulées et terminées longtemps avant que le système solaire n'eût commencé. […].
« On peut comprendre comment cette lumière du mental fut donnée aux hommes sans mental par l'exemple d'une seule chandelle qui en allume beaucoup d'autres. S'il y a une seule chandelle allumée et de nombreuses autres qui ne le sont pas, une seule flamme suffit pour allumer les autres. Il en est ainsi pour Manas [le Mental] : il est la torche de lumière. Les hommes sans mental, ayant les quatre principes élémentaires, corps, corps astral, vie et désir, sont les chandelles non allumées qui n'auraient pu s'allumer d'elles-mêmes. Les Fils de la Sagesse qui, sur tous les globes, sont les Frères Aînés de chaque famille humaine, possèdent la lumière qui leur fut donnée dans un passé reculé par ceux qui l'avaient reçue dans un passé encore plus lointain, et ainsi de suite en une procession ininterrompue, sans commencement ni fin. Ils enflamment l'ensemble des principes inférieurs et la monade, et allumant ainsi Manas dans les hommes nouveaux, ils préparent une nouvelle grande race pour l'initiation finale. Toutes les grandes religions et la Franc-Maçonnerie ont représenté symboliquement cet éveil du feu de Manas. » - Extraits de l’Océan de Théosophie (pp. 56-57) de W.Q. Judge.

v44 8Le mental supérieur et le mental inférieur dans l’homme : « Manas ou le penseur, est l'être qui se réincarne, immortel, qui porte les résultats et les valeurs des différentes vies vécues sur terre ou autre part. Sa nature devient double dès qu'il s'attache à un corps. Le cerveau humain est, en effet, un organe supérieur et Manas s'en sert pour raisonner des prémisses aux conclusions, ce qui différencie l'homme de l'animal, car l'animal agit par impulsions automatiques dites instinctives, tandis que l'homme peut user de la raison. Ceci n'est pas, comme certains le supposent, le don le plus élevé et le meilleur de l'homme, mais l'aspect inférieur du penseur ou Manas. Son autre aspect, son aspect supérieur selon la Théosophie, est l'intuition qui connaît, et ne dépend pas de la raison. L'aspect inférieur et purement intellectuel de Manas est plus proche du principe du désir, et c'est ce qui le distingue de son autre aspect qui a des affinités avec les principes spirituels supérieurs. Si donc le penseur devient purement intellectuel, toute sa nature commence à tendre vers le bas, car l'intellect seul est froid, dur et égoïste, parce qu'il n'est pas éclairé par les deux autres principes, Buddhi et Atma. » - Extraits de l’Océan de Théosophie (pp. 57-58) de W.Q. Judge.

 

Intelligence humaine et intelligence artificielle
v44 10Dans la vidéo jointe à la lettre sont exposés les développements de l’intelligence artificielle, ses promesses et ses dangers. L’intelligence humaine est capable de créativité, de progrès, d’imagination, de responsabilité, du sens du devoir, de Compassion, et de nombreux pouvoirs psychiques et surtout spirituels que la machine ne pourra acquérir.
Nous sommes en tant qu’émetteur responsable de ce qui nous arrive aujourd’hui et coresponsables. Il y a une répartition des responsabilités qui fait que nous sommes collectivement responsables de ce qui nous arrive. Voilà pourquoi les Éveillés – comme l’on dit – les Maîtres de Sagesse, les Grandes Âmes, nous préviennent qu’étant responsables de notre évolution individuellement et collectivement – étant responsables de la souffrance qui existe dans l’humanité aujourd’hui. Nous devons être conscients qu’il existe une loi qui va chercher constamment à réharmoniser, à rééquilibrer ces énergies. On le voit très bien en astronomie, et on peut voir avec nos yeux physiques comment les choses se rééquilibrent dans l’univers. C’est vrai aussi sur le plan psychique et encore plus sur le plan spirituel. Car c’est la Loi des lois, c’est la Compassion, l’Harmonie et l’Amour. Ces lois sont universelles et on ne peut pas passer outre. C’est ces lois qui font qu’un univers existe en tant que tel.
On le sait bien en astrophysique, où on a bien compris que les règles qui ajustent les éléments pour que nous devenions des êtres humains sont d’une précision jamais atteinte dans l’univers. Cette précision avec laquelle l’univers a été construit représente le rapport du diamètre du noyau d’un atome avec le diamètre de tout l’univers visible. C’est la précision avec laquelle la Nature a fabriqué toute cette machinerie qui n’a qu’une seule destination faire évoluer notre conscience. Nous sommes très, très, loin au-dessus de l’intelligence artificielle.

La maîtrise du mental et les vertus divines
Les articles de B.P. Wadia sont d’une grande aide pour la maîtrise du mental et du cœur : « Le cœur errant », « Le destructeur du réel », « Le mental de celui qui pratique le renoncement », « Le mental vertueux ».

v44 11Par le détachement vaincre l’illusion de la séparation et n’accepter que la vérité de l’individualité collective : (extrait de l'article de Blavatsky, « Le Phare de l'Inconnu ») : « La Gupta Vidya (Science Secrète), est une mer attrayante, mais houleuse, et pleine d'écueils. Le navigateur qui s'y risque, s'il n'est sage et riche d'expérience acquise (1), sera englouti, brisé sur les mille récifs sous-marins. De grandes vagues, couleur de saphir, rubis et émeraude, des vagues pleines de beauté et de mystère le recouvriront, prêtes à porter les marins vers d'autres et nombreux phares qui brillent dans toutes les directions. Mais ce sont de faux phares, des feux follets allumés par les fils de Kâlya (2) pour la destruction de ceux qui demeurent aveugles à la lumière de ces feux trompeurs ; plus heureux ceux qui ne détournent jamais leurs regards du seul vrai phare, dont la flamme éternelle brûle solitaire au milieu de l'abîme des eaux de la Science Sacrée. Nombreux sont les pèlerins qui désirent s'y plonger ; bien rares les nageurs vigoureux qui atteignent le Phare. Pour y arriver il faut cesser d'être un nombre, et être devenu tous les nombres. Il faut oublier l'illusion de la séparation, et n'accepter que la vérité de l'individualité collective (3). Il faut voir par l'ouïe, entendre avec les yeux (4), lire le langage de l'arc-en-ciel, et avoir concentré ses six sens dans le septième (5).

(1) Sous la direction d'un gourou ou maître.
(2) Le grand serpent vaincu par Krishna et chassé de la rivière de Yanuma dans la mer, où le serpent Kâlya prit pour femme une espèce de Sirène dont il eut une nombreuse famille.
(3) L'illusion de la personnalité du moi, à part et placée par notre égoïsme au premier plan. En un mot, il faut s'assimiler l'humanité entière, vivre par elle, pour elle, et dans elle, en d'autres termes cesser d'être « un » pour devenir « tous » ou le total.
(4) Expression Védique. Les sens, en comptant les deux sens mystiques, sont sept dans l'occultisme ; mais un Initié ne sépare pas plus ses sens l'un de l'autre qu'il ne sépare son unité de l'Humanité. Chaque sens contient tous les autres.
(5) Symbologie des couleurs. Le langage du prisme, dont « les sept couleurs mères ont chacune sept fils », c'est-à-dire quarante-neuf teintes ou « fils » entre les sept, lesquelles teintes graduées sont autant de lettres ou caractères alphabétiques. Le langage des couleurs a donc cinquante-six lettres pour l'initié (ne pas confondre avec l'adepte, voir mon article « Signal de Danger »). De ces lettres, chaque septénaire s'absorbe dans sa couleur mère, comme chacune des sept couleurs mères est absorbée finalement dans le rayon blanc, l'Unité divine symbolisée par ces couleurs.

Le pouvoir de l’imagination
v44 13« L’imagination est l’un des éléments les plus puissants de la nature humaine, […] « est le grand ressort de l’activité humaine, et la source principale d’amélioration de l’homme … Détruisez cette faculté, et l’état des hommes deviendra aussi stationnaire que celui de la brute ». C’est le meilleur guide de nos sens aveugles, sans lequel ceux-ci ne pourraient jamais nous mener au-delà de la matière et de ses illusions. Les plus grandes découvertes de la science moderne sont dues à la faculté imaginative des inventeurs. Mais quand a-t-on vu une chose nouvelle, une théorie se heurtant à une autre fermement établie, s’affirmer sans que la science orthodoxe ne commence par étouffer et par essayer de la supprimer. » - Extraits de l’article H.P. Blavatsky « Le Mental cosmique ».
« Si le principe du désir n'est pas puissant, le maître pouvoir de l'imagination ne peut accomplir son œuvre, car. bien qu'il crée un moule ou une matrice, la volonté ne peut agir à moins qu'elle ne soit mue, dirigée et maintenue à son point culminant par le désir. […] L'imagination est, après la volonté, le plus grand pouvoir dans l'ensemble complexe des instruments humains. La définition occidentale moderne de l'imagination est incomplète et loin de la réalité. On l'emploie surtout pour désigner la fantaisie ou les conceptions erronées et elle passe toujours pour irréelle. Il est néanmoins impossible de trouver un terme plus approprié, l'un des pouvoirs de l'imagination exercée étant celui de fabriquer une image. Le mot est dérivé de termes qui signifient la formation ou la réflexion d'une image. Cette faculté utilisée, ou plutôt laissée libre d'agir, sans contrôle, n'a suggéré en Occident que l'idée exprimée par le mot " fantaisie ". Si on en reste là, il s'agit bien de fantaisie mais le pouvoir d'imagination peut être développé au point de produire dans la substance astrale une image réelle, ou une forme susceptible d'être employée de la même manière qu'un mouleur de fer se sert d'un moule en sable pour y couler le fer en fusion. C'est donc la faculté majeure, car la volonté ne peut œuvrer si l'imagination est un tant soit peu faible ou non exercée. » - Extraits de l’Océan de Théosophie (pp. 50, 147-8) de W.Q. Judge.

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La réincarnation et les idées innées

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La doctrine de la réincarnation et de la perfectibilité humaine

v43 2« Pourquoi donc l'univers existe-t-il, et pour quel but final l'homme, le penseur immortel, évolue-t-il ici-bas ? Tout est pour l'expérience et l'émancipation de l'âme, dans le but d'élever la masse entière de matière manifestée jusqu'à la stature, la nature et la dignité de la divinité consciente. Le grand but est d'atteindre à la soi-conscience, non par l'entremise d'une race, d'une tribu ou d'une nation privilégiée, mais par le perfectionnement graduel - après transformation - de toute la masse de matière comme de ce que nous appelons maintenant âme. Rien n'est, ni ne sera laissé de côté. Le but pour l'homme actuel est son initiation à la connaissance complète et, pour les règnes qui lui sont inférieurs, leur élévation progressive de stade en stade, afin qu'eux aussi soient initiés en leur temps. Telle est l'idée d'évolution dans toute sa puissance et c'est une perspective magnifique ; elle fait de l'homme un dieu, et donne à tout ce qui fait partie de la nature la possibilité d'atteindre un jour ce même état. Il y a de la force et de la noblesse en cette idée, car aucun homme n'en est amoindri ou rabaissé, et nul n'est originellement si grand pécheur qu'il ne puisse s'élever au-dessus de tout péché. Considérée du point de vue matérialiste de la science, l'évolution n'embrasse que la moitié de la vie, tandis que la conception religieuse de l'évolution est un mélange de non-sens et de crainte. Les religions actuelles maintiennent un climat de crainte et s'imaginent en même temps qu'un Être Tout-Puissant ne pourrait penser qu'à notre terre et qu'il lui faudrait, de plus, la gouverner très imparfaitement. Mais l'ancienne doctrine théosophique conçoit l'univers comme un vaste ensemble complet et parfait » – W.Q. Judge, L’Océan de Théosophie, pp. 64-5.
« C'est le but de l'ancienne philosophie de restituer cette doctrine à toutes les religions qui l'ont perdue ; c'est pourquoi nous l'appelons " l'accord perdu du christianisme " ». « C'est la plus noble de toutes les doctrines ; elle seule, avec celle de karma, sa compagne fournit une base pour l'éthique. » – W.Q. Judge,L’Océan de Théosophie, pp. 69 et 92.

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La Nature, l’homme et la Terre forment un ensemble vivant

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Une seule essence anime tout l’univers et tout est soumis à une seule loi

V42 2Dans son premier ouvrage, Isis Dévoilée, Blavatsky rappelle quelques principes fondamentaux pour expliquer l’unité de la vie et l’interdépendance de tout ce qui est manifesté dans l’univers. Ainsi elle rappelle (Isis Unveiled, vol. 1, pp. vi, 172/3, 459/460, édition anglaise) :

« L’Homme-esprit prouve Dieu-esprit, de même qu’une goutte d’eau est la preuve d’une source de laquelle elle est issue ».
« Mesmer précisait, en 1775, dans une lettre à un médecin étranger, quelques points de sa doctrine :

- Il existe une influence mutuelle entre les corps célestes, et la terre et les corps vivants.
- Un fluide est diffusé universellement en continu, de manière à n’admettre aucun vide, dont la subtilité est au-delà de toute comparaison, et qui, d’après sa nature, est capable de recevoir, de propager et de communiquer toutes les impressions de mouvement, et qui est le moyen par lequel cette influence est transmise.
- Cette interaction réciproque est soumise à des lois mécaniques, inconnues à notre époque actuelle.
- C’est par cette opération [de mouvement cyclique le plus universel dans la nature de flux et de reflux] que les relations d’activité ont lieu entre les corps célestes, la terre et ses parties constituantes. »

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Qu'est-ce que l'hypnose ?

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Définition de l’hypnose

v41 im1« L'hypnotisme est le nouveau nom scientifique que l'on donne à l'ancienne et ignorante « superstition » appelée de noms variés tels que “fascination” ou “enchantement”. » – Extrait de l’article d’H.P. Blavatsky, « L’hypnotisme et ses rapports avec les autres méthodes de fascination » (Cahier Théosophique n°60).
[Du grec hypnos, sommeil]. « Nom donné par le Dr Braid au processus par lequel un homme doué d'un fort pouvoir de volonté en plonge un autre dont le mental est plus faible dans une sorte de transe : une fois dans cet état, le sujet fera n'importe quoi en obéissant à la suggestion de l'hypnotiseur. À moins de viser des applications bénéfiques, cette pratique serait, pour un Occultiste, à ranger dans la magie noire ou la sorcellerie : c'est la plus dangereuse, moralement et physiquement […]. » – Extrait du Glossaire Théosophique.
« La télépathie, la faculté de lire les pensées et l'hypnotisme, connus depuis longtemps par la Théosophie, démontrent l'existence, dans l'homme, de plans de conscience, de fonctions et de facultés insoupçonnés jusqu'ici. La faculté de lire les pensées et celle d'influencer à distance le mental du sujet hypnotisé prouvent l'existence d'un mental qui ne dépend pas entièrement d'un cerveau, ainsi que celle d'un intermédiaire [le plan astral] pour transmettre la pensée qui exerce l'influence. C'est par l'action de cette loi que les Initiés peuvent communiquer entre eux quelle que soit la distance. Voici l'explication rationnelle de cette faculté qui n'est pas encore admise par les écoles d'hypnotisme : si le mental de chacun vibre à l'unisson de l'autre ou se met dans un même état, ils penseront d'une manière identique ; en d'autres termes, celui qui doit entendre à distance reçoit l'impression envoyée par l'autre. Il en est ainsi pour tous les autres pouvoirs quelque extraordinaires qu'ils soient. Tous sont naturels, bien que, de nos jours, insolites, de même qu'un grand talent musical est naturel quoique rare et peu commun. » – W.Q. Judge, L’Océan de Théosophie, pp. 12/3.

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Le Sept : un symbolisme omniprésent

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l40 v03Le chiffre Sept fait partie de notre vie depuis longtemps. Nous connaissons, les 7 jours de la semaine, les 7 notes de musique, les bottes de 7 lieux des contes de notre enfance, etc. et ce n’est pas par hasard si ce chiffre est si présent. En effet nous dit Madame Blavatsky, le chiffre 7 est le chiffre de l’Être et de la Vie.

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La Bhagavad-Gîta - Philosophie de la vie

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Le symbole

imagev39 11Ce dialogue entre Krishna, le Pôle spirituel de l’être et Arjuna, l’Homme décidé à entreprendre la tâche de développer sa nature supérieure se déroule sur un champ de bataille. La guerre se rapporte non seulement à la guerre poursuivie par l’humanité dans son ensemble, mais aussi à la lutte qui devient inévitable aussitôt qu’une unité de la famille humaine prend la résolution de se laisser guider par sa nature supérieure. Ainsi, l’expérience décrite dans le poème sera donc inévitablement vécue par quiconque suivra le même chemin. Arjuna est lancé dans une guerre légitime, celle de reconquérir le royaume de l’immortalité ; sa réussite dépendra de la manière dont il prêtera l’oreille à Krishna, le Logos, qui brille intérieurement.

Le poème peut être interprété de plusieurs façons : soit comme se rapportant à l’individu, à la cosmogénèse, à l’évolution du monde astral ou aux Hiérarchies dans la Nature, soit encore à la nature morale.

Le narrateur Sanjaya représente le rapporteur intelligent et éclairé qui comprend ce qui se passe sur les plans spirituels et psychiques et retransmet à l’humanité l’enseignement. Il est le témoin de l’existence des Sages.

Le message philosophique
imagev39 5Cet ouvrage tend à inculquer deux choses à l’individu : d’abord l’oubli de soi, puis l’action. De l’étude de ce poème et de son application à la vie, naîtra la conviction qu’il y a un seul Esprit, que nous ne pouvons pas vivre pour nous seuls, mais devons réaliser qu’il n’y a pas de séparativité et qu’on ne peut se soustraire au karma (destinée) collectif de l’humanité, et que nous devons penser et agir conformément à cette croyance.
Nous reprenons une remarque intéressante de William Quan Judge 1890 à la fin de son introduction de la Bhagavad-Gîtâ : Aux théosophes sincères et à tous ceux qui aiment réellement leurs semblables et aspirent à apprendre et à enseigner la science de la consécration que cette édition de la Bhagavad-Gîtâ est offerte.

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L’Épitomé de Théosophie

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 V38 ph3L’Épitomé de Théosophie, est un petit ouvrage présentant au grand public les principes fondamentaux de la philosophie de la Théosophie. D’abord conçu sous la forme d’une brochure de quelques pages, le texte fut élargi à un petit livre à la « fois complet et fondamental ». Sous sa forme actuelle l’ouvrage fut publié en anglais en 1888, pour être ensuite régulièrement réédité, traduit en diverses langues et diffusé dans le monde entier. L’ouvrage fut écrit par William Q. Judge assisté d’autres étudiants de la Théosophie.

Voici les principaux thèmes qui y sont abordés, et quelques extraits de l’ouvrage :

Origine et définition de la Théosophie
V38 ph7« La THÉOSOPHIE, ou Religion-Sagesse, existe depuis des temps immémoriaux. Elle nous offre une théorie de la Nature et de la vie qui se base sur la connaissance acquise par les Sages du passé. […]
« La Théosophie est parfois appelée la Religion-Sagesse car, depuis des temps immémoriaux, elle possède la connaissance de toutes les lois gouvernant les mondes spirituel, moral et matériel. » La Théosophie n’est ni une spéculation, ni une révélation, mais elle est le résultat de l’observation et l’expérience « d’êtres qui sont appelés des Sages, au sens le plus élevé du terme. » […] La connaissance de ces Sages, ou Maîtres de sagesse, « n'est pas le fruit de simples déductions, mais elle a trait à des réalités qui sont vues et connues par eux. […] Cette connaissance porte sur des lois et des états de matière et de conscience dont le monde occidental « pratique » n'a pas la moindre idée, elle ne peut être saisie que fragment par fragment, au fur et à mesure que l'étudiant poursuit la démolition de ses idées préconçues, dues à des théories inadéquates ou erronées. »

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Le grand livre de la Nature

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Le grand livre de la Nature

V37 p6« [La Théosophie] considère que les livres qui contiennent la vérité la plus évidente par elle-même, sont inspirés (et ne sont pas révélés). Elle considère que tous les livres sont inférieurs au livre de la nature, par suite de l'élément humain qu'ils contiennent. Pour arriver à lire le livre de la nature, et pour le comprendre correctement, les pouvoirs innés de l'âme doivent être hautement développés. Les lois idéales ne peuvent être perçues que par la faculté intuitive ; elles sont au-delà du domaine de l'argumentation et de la dialectique » - Extrait de l’article d’H.P. Blavatsky, « Que sont les Théosophes ? ».
« La pensée matérialiste moderne nie la présence d’un Esprit divin dans la Nature, et de tout élément Divin dans l’homme. […] [Nos érudits de toutes disciplines] tuent la vérité et défigurent les conceptions métaphysiques » - Traduction d’un extrait de l’article d’H.P. Blavatsky, « The Negators of Science ».

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Le Soleil spirituel symbole du Soi Supérieur

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L’invocation du Soleil dans la Gayatri
La prière exprimée dans les vers la Gayatri (petite prière mystique de l’hindouisme) : « “Dévoile la face du Vrai Soleil”, fait appel au Soi Supérieur pour qu'il luise en nous et accomplisse son œuvre d'illumination. Ce vers révèle aussi […] que le soleil que nous voyons n'est pas le vrai soleil, et que la lumière de l'intellect n'est pas le vrai soleil de notre être moral. Nos ancêtres des temps lointains savaient comment tirer du Soleil visible les forces contenues dans le Soleil Réel. Nous l'avons momentanément oublié, parce que notre évolution […] a interposé un écran entre le Soleil et nous. »
« “Que cache maintenant un vase de Lumière d'Or”, c'est-à-dire que la lumière du Soleil Réel, le Soi Supérieur, est cachée par le sang contenu dans le vase du corps mortel. Le sang se présente sous deux aspects, dont on ne parle pas ici, l'un étant une aide à la perception, l'autre étant un obstacle. Par lui, on signifie ici les passions et les désirs, Kama, le soi personnel, la soif de vivre. C'est cela qui nous voile la vraie lumière. Tant que le désir et la personnalité resteront puissants, la lumière sera trouble, et nous prendrons les mots pour la connaissance, et la connaissance pour ce que nous souhaitons connaître et réaliser. »
V36 4« Le but de cette prière, c'est de pouvoir arriver à faire tout notre devoir, après avoir acquis la vérité, tandis que nous progressons dans notre voyage vers le Centre Sacré. Tel est notre pèlerinage, que nous devons accomplir non pas seul et égoïstement, mais avec l'humanité tout entière. Car le Centre Sacré n'est pas le ciel brahmanique d'Indra, ni le paradis chrétien égoïste, acquis sans mérite, tandis que les méritants souffrent les peines de l'enfer. C'est ce lieu où tous se réunissent, où tous ne font qu'un. C'est là, et alors, que les trois grands sons du premier mot de la prière se fondent en un seul, sans aucun son. Voilà la seule prière véritable, la seule aspiration rédemptrice. » – W.Q. Judge, article « Un commentaire sur la Gayatri », Cahier Théosophique, n°94, pp. 15-16.

Réponses à des questions
Le soleil n'a-t-il pas une grande quantité de pouvoir de vie ?

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