Vendredi 19 Octobre 2018

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Cœur de la Théosophie

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La réincarnation et les idées innées

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La doctrine de la réincarnation et de la perfectibilité humaine

v43 2« Pourquoi donc l'univers existe-t-il, et pour quel but final l'homme, le penseur immortel, évolue-t-il ici-bas ? Tout est pour l'expérience et l'émancipation de l'âme, dans le but d'élever la masse entière de matière manifestée jusqu'à la stature, la nature et la dignité de la divinité consciente. Le grand but est d'atteindre à la soi-conscience, non par l'entremise d'une race, d'une tribu ou d'une nation privilégiée, mais par le perfectionnement graduel - après transformation - de toute la masse de matière comme de ce que nous appelons maintenant âme. Rien n'est, ni ne sera laissé de côté. Le but pour l'homme actuel est son initiation à la connaissance complète et, pour les règnes qui lui sont inférieurs, leur élévation progressive de stade en stade, afin qu'eux aussi soient initiés en leur temps. Telle est l'idée d'évolution dans toute sa puissance et c'est une perspective magnifique ; elle fait de l'homme un dieu, et donne à tout ce qui fait partie de la nature la possibilité d'atteindre un jour ce même état. Il y a de la force et de la noblesse en cette idée, car aucun homme n'en est amoindri ou rabaissé, et nul n'est originellement si grand pécheur qu'il ne puisse s'élever au-dessus de tout péché. Considérée du point de vue matérialiste de la science, l'évolution n'embrasse que la moitié de la vie, tandis que la conception religieuse de l'évolution est un mélange de non-sens et de crainte. Les religions actuelles maintiennent un climat de crainte et s'imaginent en même temps qu'un Être Tout-Puissant ne pourrait penser qu'à notre terre et qu'il lui faudrait, de plus, la gouverner très imparfaitement. Mais l'ancienne doctrine théosophique conçoit l'univers comme un vaste ensemble complet et parfait » – W.Q. Judge, L’Océan de Théosophie, pp. 64-5.
« C'est le but de l'ancienne philosophie de restituer cette doctrine à toutes les religions qui l'ont perdue ; c'est pourquoi nous l'appelons " l'accord perdu du christianisme " ». « C'est la plus noble de toutes les doctrines ; elle seule, avec celle de karma, sa compagne fournit une base pour l'éthique. » – W.Q. Judge,L’Océan de Théosophie, pp. 69 et 92.

Qu’est-ce qui se réincarne ?
v43 4Ce qui se réincarne dans l'homme n’est pas la personnalité éphémère et changeante, mais l’individualité, l’Ego [l'Âme] spirituel qui recueille de chaque expérience terrestre l’arôme de ses expériences spirituelles et progressivement évolue vers un état divin. Voici quelques extraits de La Clef de la Théosophie, d’H.P. Blavatsky :
Qu'est-ce qui se réincarne selon la Théosophie ? « C’est l'Ego Spirituel et pensant, le principe permanent dans l'homme, ou ce qui est le siège de Manas [le Penseur]. Ce n'est pas Âtma [l'Esprit] – ni même Âtma-Buddhi [Esprit-Âme Spirituelle], envisagé comme la Monade dans sa dualité – qui est l'homme individuel ou divin, mais Manas ; car Âtman est le TOUT Universel et ne devient le SOI SUPÉRIEUR de l'homme qu'en conjonction avec Buddhi, son véhicule, qui L'unit à l'individualité (ou l'homme divin). C'est en effet le Buddhi-Manas qui est appelé le corps causal (les 5e et 6e principes unis) et qui est la Conscience, qui relie l'homme individuel à chaque personnalité qu'il habite sur terre. Ainsi, en prenant l'Âme comme un terme générique, il existe dans l'homme trois aspects de l'Âme : l'Âme terrestre ou animale, l'Âme Humaine, et l'Âme Spirituelle ; elles ne sont à proprement parler qu'une seule Âme sous ses trois aspects. Or, du premier rien ne subsiste après la mort ; quant au second (noûs, ou Manas), seule survit son essence divine, si elle n'a pas été souillée ; et pour ce qui est du troisième – en dehors du fait qu'il est immortel – il devient consciemment divin en s'assimilant le Manas supérieur. » « À propos des Ego qui se réincarnent (les âmes rationnelles) et dont la dernière personnalité est vouée à disparaître entièrement, il y est dit : « Toutes les âmes qui se sont détournées du Saint dans les cieux – béni soit Son nom – se sont jetées elles-mêmes dans l'abîme au péril de leur existence même et ont anticipé l'heure marquée pour descendre une fois de plus sur la terre ». Le « Saint » veut dire ici, ésotériquement, l'Âtman, ou Âtma-Buddhi » – pp. 136/7, 128.
v43 5Le perfectionnement progressif et graduel de l’être : « Par sa logique, sa cohérence, sa philosophie profonde, sa miséricorde et son équité divines, cette doctrine de la réincarnation n'a pas son égale au monde. C'est une croyance dans un progrès perpétuel de tout Ego ou âme divine qui se réincarne, dans une évolution qui va de l'extérieur vers l'intérieur, depuis le matériel jusqu'au spirituel et qui conduit, à la fin de chaque étape, à une unité absolue avec le Principe divin. S'élever d'un état d'énergie à un autre, passer de la beauté et de la perfection d'un plan à la beauté et à la perfection encore plus grandes d'un autre plan, parvenir à des niveaux toujours plus élevés de gloire, de connaissance et de puissance à chaque nouveau cycle, telle est la destinée de tout Ego, qui devient ainsi son propre Sauveur dans chaque monde, et à chaque incarnation. » – p. 170.
« Il faut considérer [l’Âme spirituelle, l’Ego supérieur] comme réelle par le fait même que la Monade éternelle, immuable et immortelle l'habite, alors que, pour la vie terrestre, l'Ego qui se réincarne doit se revêtir d'habits nouveaux, qui sont entièrement différents de ceux de ses incarnations passées et en qui tout, à l'exception de son prototype spirituel, est condamné à subir un changement si radical qu'il n'en reste aucune trace. » – p. 181.
« Le principe qui se réincarne, ou ce que nous appelons l'homme divin, est indestructible pendant toute la durée du cycle de vie [la durée d'un univers] : indestructible non seulement en tant qu'entité pensante, mais même en tant que forme éthérée. » – p. 191.
v43 6La réincarnation est le long pèlerinage obligatoire de toutes les âmes : « Notre Ego qui se réincarne était à son origine un Dieu, comme l'étaient toutes les émanations primordiales du Principe Un et Inconnu. Mais, comme il a été forcé, depuis sa « chute dans la Matière », de s'incarner pendant toute la durée du cycle, à intervalles successifs, du début jusqu'à la fin, ce n'est plus un dieu libre et heureux, mais un pauvre pèlerin qui va son chemin pour recouvrer ce qu'il a perdu. Cette explication sera plus complète si je rappelle ici ce qui a été dit au sujet de I'HOMME INTÉRIEUR dans Isis Dévoilée (édition anglaise originale Vol. II, p. 593) : Depuis l'Antiquité la plus reculée le genre humain, pris dans son ensemble, a toujours été convaincu de l'existence d'une entité spirituelle et personnelle dans l'homme physique personnel. Cette entité intérieure était plus ou moins divine suivant son degré de proximité avec la couronne. Plus cette union était intime, plus la destinée de l'homme était sereine, et moins les conditions extérieures étaient dangereuses. Une telle croyance n'est ni de la bigoterie ni de la superstition, mais un sentiment instinctif toujours présent de la proximité d'un autre monde spirituel et invisible, qui, bien que subjectif pour les sens de l'homme extérieur, est parfaitement objectif pour l'ego intérieur. » – pp. 195-6.

Une double évolution physique et spirituelle de tout dans l’univers
v43 7« Dès que nous postulons l'existence d'une double évolution physique et spirituelle, il nous faut aussi admettre qu'elle ne peut se réaliser que par la réincarnation. En fait cela est mis en évidence par la science. Elle montre que la matière de la terre et de toutes les choses physiques qui s'y trouvent fut, à une certaine période, soit gazeuse, soit en fusion ; puis qu'elle se refroidit, se transforma, et qu'enfin l'immense variété des êtres et des choses fut produite par ces changements et évolutions de la matière. Sur le plan physique cela correspond à la transformation d'une forme en une autre. La masse totale de matière est à peu près la même qu'au début de la formation de ce globe, avec en plus une minime quantité de poussière sidérale. Elle a donc dû changer maintes et maintes fois et avoir été physiquement remaniée et réincorporée. Bien entendu, pour être strictement exacts, nous ne pouvons pas employer le mot réincarnation, car « incarner » se rapporte à la chair. Disons donc « réincorporer », nous voyons alors que la matière, aussi bien que l'homme, a subi un changement constant de formes, et ceci est « la réincarnation », au sens large du terme. Quant à la masse totale de matière, la doctrine enseigne qu'elle sera élevée à l'état humain quand l'homme aura lui-même progressé. Après avoir atteint le salut final, l'homme ne laissera pas de résidu, qu'il faudrait éliminer d'une façon mystérieuse, ou faire disparaître dans quelque lointain dépotoir de la nature. La vraie doctrine n'admet rien de semblable, et en même temps ne craint pas de dire la véritable destination de ce qui semblerait être un déchet. Tout est complètement remanié en des états différents car cette philosophie enseigne qu'aucune matière, quelle qu'elle soit, n'est inorganique, mais que chaque atome est vivant et qu'il possède le germe de la soi-conscience, il doit s'ensuivre qu'un jour tout aura subi des transformations. Ainsi, ce qui est appelé actuellement de la chair humaine fut jadis de la matière entièrement minérale, plus tard végétale, et maintenant affinée en atomes humains. A un certain moment, dans un avenir très lointain, la matière végétale actuelle se sera élevée au stade animal et ce qui constitue maintenant notre matière organique, notre chair, se sera transformé, au cours de l'évolution, en penseurs soi-conscients. Ceci se poursuivra tout au long de l'échelle, jusqu'au moment où la matière actuellement connue comme minérale, aura passé au stade humain et de là à celui du penseur. » – W.Q. Judge, L’Océan de Théosophie, pp. 65-6.

En complément et pour être plus préci, au niveau de l'Homme il est enseigné qu'il participe de trois schémas évolutifs qui sont inéxtricablement entrelacés et mélangés. L'article « Qu'est-ce que l'Homme ? », donne des précisions sur cet aspect de l'enseignement.

v43 15Cette double évolution à l’œuvre dans l’univers, rappelle que deux principes de causalité agissent ensemble : la causalité matérielle (relative à la substance), et la causalité efficiente (relative à la conscience ou l’esprit). Certains mystiques ont témoigné de cette évolution double à l'œuvre dans l'univers, comme par exemple Maître Eckhart, « La nature commence son œuvre par ce qu'il y a de plus infime, alors que Dieu commence son œuvre par ce qu'il y a de plus parfait » (v. Traité et sermons, GF Flammarion, p. 182).

Les lois des cycles, de réincarnation et de karma
« Étant la grande loi de la vie et du progrès, la réincarnation est inextricablement liée aux lois des cycles et de karma. Ces trois lois œuvrent ensemble et, en pratique, il est presque impossible de démêler la loi de la réincarnation de la loi cyclique. C'est en vagues définies que les individus et les nations reviennent sur terre à des périodes cycliques régulières, ramenant ainsi sur notre globe les arts, la civilisation et les êtres mêmes qui jadis, sur ce globe, en furent les artisans. Étant donné que les entités d'une nation et d'une race sont liées entre elles par des liens puissants et invisibles, elles se rassemblent à différentes époques dans leur marche lente mais sûre pour former maintes et maintes fois des races et des civilisations nouvelles, à mesure que les cycles parcourent leurs rondes telles qu'elles sont fixées par la loi. Aussi les âmes qui firent les plus anciennes civilisations réapparaîtront, ramenant avec elles, dans son idée et son essence, l'ancienne civilisation, qui, en venant s'ajouter à ce qui a été fait par d'autres pour le développement du caractère et de la connaissance de la race humaine, produira une civilisation nouvelle et plus élevée. Ce développement nouveau et supérieur ne sera pas dû à des livres, à des annales, aux arts ou à la mécanique car, comme le prouve l'observation, tout cela est périodiquement détruit ; mais, l'âme conservant toujours en Manas la connaissance acquise et poussant sans cesse au développement de plus en plus complet des principes et des pouvoirs supérieurs, l'essence du progrès subsiste et se manifestera aussi sûrement que le soleil luit. Et, c'est au long de cette route que se trouvent les points qui marquent le moment où les cycles mineurs et majeurs des Avatars font apparaître, pour le bien de l'humanité, les grands personnages qui, d'âge en âge, remodèlent la race. » – W.Q. Judge,L’Océan de Théosophie, pp. 126/7.
« La réincarnation ne signifie pas que nous transmigrons dans des formes animales après la mort, comme le pensent certains peuples de l'Orient. " Une fois un homme, toujours un homme ", tel est l'adage de la Grande Loge. » – W.Q. Judge, L’Océan de Théosophie, p. 71.
v43 10Suivant le concept théosophique, le poème de la Bhagavad-Gîtâ, « enseigne qu'une double ligne d'évolution est en nous ». Deux camps sont en conflit : « les Kuru représentent l'aspect le plus matériel [la partie inférieure de notre nature et qui est développée la première], tandis que les princes Pândava, dont Arjuna fait partie, symbolisent le côté spirituel du courant [et ils représentent les aspects les plus spirituels de notre nature] ; [le combattant, héro] Arjuna représente l'Étincelle immortelle [ou l’Ego immortel, la monade, en nous-même]. Krishna symbolise le Logos, ou l’instructeur spirituel. – W.Q. Judge, La Bhagavad-Gîtâ, Préface.
« Dans l'évolution des individus isolés, dans l'évolution du monde organique, dans celle de l'Univers, comme dans la croissance et le développement de notre planète – en somme, partout où se produit un processus de complexité progressive – nous trouvons, indépendamment de la transition de l'unité à la pluralité, et de l'homogénéité à l'hétérogénéité, une transformation inverse – la transition de la pluralité à l'unité, de l'hétérogène à l'homogène. ». « Dans ce cas, la nature matérielle ne fait que reproduire la loi qui agit dans l'évolution du psychique et du spirituel : tous deux descendent pour remonter après, et s'unir à leur point de départ. La masse homogène en formation, ou l'élément différencié en ses parties, se transforme graduellement en une masse hétérogène ; puis, unissant ces parties en un tout harmonieux, elle recommence un processus inverse, ou réinvolution, et retourne graduellement à son état primitif ou primordial. » – H.P. Blavatsky, extrait de l’article « L’origine du mal » (Cahier Théosophique n°72, p. 16).

Les idées innées
v43 12« Les sages expliquent que le fait que certaines idées soient communes à la race [= l'humanité] entière est dû à la réminiscence de ces idées qui furent implantées dans le mental humain tout au début de sa carrière évolutive sur cette planète par les frères et les sages qui avaient appris leurs leçons et atteint leur perfection dans des âges antérieurs, bien avant que ne commençât le développement de ce globe. La science ne nous offre aucune explication pour ces idées inhérentes, elle se contente de dire qu'« elles existent ». En fait, elles furent enseignées à la masse des Egos engagés dans l'évolution de cette terre ; elles furent gravées, marquées en caractères de feu dans leur nature et reviennent toujours à la mémoire ; elles suivent l'Ego à travers le long pèlerinage. » – W.Q. Judge, L’Océan de Théosophie, p. 92.

Considérations théosophiques sur l’importance des idées spirituelles
La note jointe « L’importance des idées spirituelles » (sommaire : L'Idée Divine de Platon - Les symboles - L'univers se développe à partir de l'idée divine - Les Idées et les Nombres - De l'éternité des idées) est un extrait de passages d’écrits théosophiques sur le rôle essentiel des idées pour l’homme. 


La Nature, l’homme et la Terre forment un ensemble vivant

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Une seule essence anime tout l’univers et tout est soumis à une seule loi

V42 2Dans son premier ouvrage, Isis Dévoilée, Blavatsky rappelle quelques principes fondamentaux pour expliquer l’unité de la vie et l’interdépendance de tout ce qui est manifesté dans l’univers. Ainsi elle rappelle (Isis Unveiled, vol. 1, pp. vi, 172/3, 459/460, édition anglaise) :

« L’Homme-esprit prouve Dieu-esprit, de même qu’une goutte d’eau est la preuve d’une source de laquelle elle est issue ».
« Mesmer précisait, en 1775, dans une lettre à un médecin étranger, quelques points de sa doctrine :

- Il existe une influence mutuelle entre les corps célestes, et la terre et les corps vivants.
- Un fluide est diffusé universellement en continu, de manière à n’admettre aucun vide, dont la subtilité est au-delà de toute comparaison, et qui, d’après sa nature, est capable de recevoir, de propager et de communiquer toutes les impressions de mouvement, et qui est le moyen par lequel cette influence est transmise.
- Cette interaction réciproque est soumise à des lois mécaniques, inconnues à notre époque actuelle.
- C’est par cette opération [de mouvement cyclique le plus universel dans la nature de flux et de reflux] que les relations d’activité ont lieu entre les corps célestes, la terre et ses parties constituantes. »

« Ce qui est semblable s’attire […] Pour l’homme cette influence d’attraction et de répulsion, se traduit dans sa perception des rêves, sous un aspect spirituel, pur et beau ou un aspect néfaste et infernal. »

« L’esprit immortel de l’homme est sa meilleure protection pendant la vie de veille et de sommeil). »

V42 3L’étudiant de la vie spirituelle devra « rendre sa propre nature aussi pure et ses pensées aussi élevées, que celles de ces voyants indiens ; il pourra alors dormir sans crainte [d’être assailli par des esprits mauvais]. Autour de la forme insensible de ce dormeur, l’esprit immortel rayonne un pouvoir divin qui le protège des influences néfastes, comme s’il était entouré d’un mur en cristal. »

La vie universelle : « La philosophie ésotérique enseigne que tout vit et est conscient, mais que toute vie et toute conscience ne sont pas identiques à celles des êtres humains ou des animaux. Nous considérons la vie comme « la forme une d’existence » se manifestant dans ce qu’on appelle la matière ; ou ce que nous nommons dans l’homme l’Esprit, l’Âme et la Matière, les séparant à tort. La matière est le véhicule pour la manifestation de l’âme sur notre plan d’existence, et l’âme est le véhicule pour la manifestation de l’esprit sur un plan plus élevé ; ces trois constituent une trinité synthétisée par la Vie qui les pénètre tous. L’idée d’une vie universelle est une des anciennes conceptions que le mental humain de notre siècle redécouvre, suite à sa libération de la théologie anthropomorphique. » – The Secret Doctrine, Vol. I, p. 49. Édition originale anglaise.

L’évolution est universelle et éternelle
V42 4« La Doctrine Secrète enseigne le développement progressif de toute chose, des mondes comme des atomes ; et ce développement formidable n’a pas de commencement concevable, ni de fin imaginable. Notre « Univers » n’est qu’une unité dans le nombre infini d’Univers, tous « Fils de la Loi de la Nécessité » puisqu’ils sont des chaînons de la grande chaîne Cosmique des Univers, chacun étant un effet par rapport à son prédécesseur, et une cause en ce qui concerne son successeur. » – The Secret Doctrine, 1er Vol. p. 43. Édition originale anglaise.

« L'évolution mentale marche, pari passu, avec l'évolution physique, et toutes deux s'avancent vers la VÉRITE UNE, — qui est le cœur du système de l'Humanité, comme l'évolution en est le sang. Que la circulation s'arrête un moment, et le cœur s'arrête avec, et c'en est fait de la machine humaine ! » – H.P. Blavatsky, « Le Phare de l’Inconnu » (Cahier Théosophique n°25).

V42 15« Nos ancêtres « ignorants » considéraient que la loi d'évolution agissait dans l'univers entier. Le principe d'une série ininterrompue de formes élémentaires allant par progression graduelle de la « nébuleuse » jusqu'au développement du corps physique de l'homme est aussi valable lorsqu'il est appliqué à l'émanation et à la différenciation progressive et ininterrompue d'entités, depuis l'Æther universel jusqu'à l'esprit humain incarné. Ces courants d'évolution provenaient du monde de l'Esprit et allaient jusqu'à la Matière grossière, puis, à travers celle-ci, retournaient vers la source de toutes choses. La « différenciation des espèces » était, selon leur conception, une descente à partir de l'Esprit, qui est la source de Tout, dans la « dégradation de la Matière. Dans cette chaîne ininterrompue de manifestations successives, les êtres spirituels et élémentaires occupaient une place bien précise entre les deux extrêmes, tout comme le chaînon manquant de Darwin en a une entre le singe et l'homme. » […] « La synthèse de toutes les découvertes concernant la nature, et principalement celle de la potentialité psychique cachée dans chaque atome physique de matière et au-delà — fut le lien primitif, cimentant en une seule pierre angulaire les fondements de toutes les religions de l'antiquité. » – H.P. Blavatsky, Raja Yoga ou Occcultisme, pp. 128/129, 189.

 

V42 5« La grande bataille du Futur doit se livrer entre, d'une part, les « créationnistes » (ou les chrétiens, ainsi que tous ceux qui croient en une création spéciale et un dieu personnel), et, d'autre part, les « Évolutionnistes » (ou les hindous, les bouddhistes, tous les libres penseurs, et finalement la grande masse des hommes de science, qui ne sont pas les moins actifs). » […] – H.P. Blavatsky, « Les animaux ont-ils une âme ? » (Cahier Théosophique n°170).

Comprendre les affinités et les lois de la nature et de l’homme
Pour comprendre les principes de la loi à l'œuvre dans [la nature et dans l’homme] nous sommes invités, écrit Blavatsky, à garder à l'esprit les propositions fondamentales suivantes :

« 1. Il n'y a pas de miracle. Tout ce qui se produit est le résultat de la loi, éternelle, immuable, toujours active. Un miracle apparent n'est dû qu'à l'action de forces en opposition […].
« 2. La Nature est une unité triple : il y a une nature visible objective ; une nature invisible, intérieure et source d'énergie, le modèle exact de la précédente et son principe vital ; et, au-dessus de ces deux aspects, l'Esprit, source de toutes forces [ou énergies], seul éternel et indestructible. Les deux natures inférieures sont en constant changement mais non la troisième.
« 3. L'homme est aussi une unité triple : il a son corps objectif, physique, son corps vitalisateur astral (ou âme), l'homme réel ; et ces deux aspects sont couronnés par le troisième qui les illumine — le souverain, l'Esprit immortel. Lorsque l'homme réel réussit à fusionner avec ce dernier, il devient une entité immortelle. […] » – Isis Unveiled, vol. 2, pp. 587/588, édition anglaise.

« C’est cette homogénéité entre la Nature et l’homme qui permet à ce dernier de pénétrer dans coulisses de la Nature, à condition que sa constitution et son motif soient purs. » – Isis Unveiled, vol. p. ii 590, édition anglaise.

La vraie méditation est la clé pour comprendre la nature et l’homme
V42 6« Le yogi en méditation comprend sans faille ce qu’il voit dans les sphères spirituelles, psychiques et astrales respectivement. » – Isis Unveiled, vol. ii, p. 590, éd anglaise.

« La trinité de la nature est la serrure de la magie, la trinité de l’homme la clé qui l’ouvre. Dans les enclos solennels de son sanctuaire, le SUPRÊME n’avait et n’a pas de nom. Il est au-delà de la pensée, il imprononçable ; et pourtant chaque homme trouve en lui-même son dieu. » – Isis Unveiled, vol. ii, p. 635.

Tout est conscience
« L’Univers est la manifestation périodique de l’Essence Absolue inconnue.
« Tout dans l’Univers à travers tous les règnes est CONSCIENCE c.à.d. doté de conscience de sa propre espèce et sur son propre plan de perception.
« Ce n’est pas parce que nous ne percevons pas quelque chose ou quelques signes de consciences, qu’il n’en existe pas.
« Rien n’est matière inerte, ni morte, ni aveugle. » – Extraits de La Doctrine Secrète vol. i, pp. 273-4, édition anglaise.

Qu'est-ce que l'hypnose ?

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Définition de l’hypnose

v41 im1« L'hypnotisme est le nouveau nom scientifique que l'on donne à l'ancienne et ignorante « superstition » appelée de noms variés tels que “fascination” ou “enchantement”. » – Extrait de l’article d’H.P. Blavatsky, « L’hypnotisme et ses rapports avec les autres méthodes de fascination » (Cahier Théosophique n°60).
[Du grec hypnos, sommeil]. « Nom donné par le Dr Braid au processus par lequel un homme doué d'un fort pouvoir de volonté en plonge un autre dont le mental est plus faible dans une sorte de transe : une fois dans cet état, le sujet fera n'importe quoi en obéissant à la suggestion de l'hypnotiseur. À moins de viser des applications bénéfiques, cette pratique serait, pour un Occultiste, à ranger dans la magie noire ou la sorcellerie : c'est la plus dangereuse, moralement et physiquement […]. » – Extrait du Glossaire Théosophique.
« La télépathie, la faculté de lire les pensées et l'hypnotisme, connus depuis longtemps par la Théosophie, démontrent l'existence, dans l'homme, de plans de conscience, de fonctions et de facultés insoupçonnés jusqu'ici. La faculté de lire les pensées et celle d'influencer à distance le mental du sujet hypnotisé prouvent l'existence d'un mental qui ne dépend pas entièrement d'un cerveau, ainsi que celle d'un intermédiaire [le plan astral] pour transmettre la pensée qui exerce l'influence. C'est par l'action de cette loi que les Initiés peuvent communiquer entre eux quelle que soit la distance. Voici l'explication rationnelle de cette faculté qui n'est pas encore admise par les écoles d'hypnotisme : si le mental de chacun vibre à l'unisson de l'autre ou se met dans un même état, ils penseront d'une manière identique ; en d'autres termes, celui qui doit entendre à distance reçoit l'impression envoyée par l'autre. Il en est ainsi pour tous les autres pouvoirs quelque extraordinaires qu'ils soient. Tous sont naturels, bien que, de nos jours, insolites, de même qu'un grand talent musical est naturel quoique rare et peu commun. » – W.Q. Judge, L’Océan de Théosophie, pp. 12/3.

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Le Sept : un symbolisme omniprésent

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l40 v03Le chiffre Sept fait partie de notre vie depuis longtemps. Nous connaissons, les 7 jours de la semaine, les 7 notes de musique, les bottes de 7 lieux des contes de notre enfance, etc. et ce n’est pas par hasard si ce chiffre est si présent. En effet nous dit Madame Blavatsky, le chiffre 7 est le chiffre de l’Être et de la Vie.

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La Bhagavad-Gîta - Philosophie de la vie

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Le symbole

imagev39 11Ce dialogue entre Krishna, le Pôle spirituel de l’être et Arjuna, l’Homme décidé à entreprendre la tâche de développer sa nature supérieure se déroule sur un champ de bataille. La guerre se rapporte non seulement à la guerre poursuivie par l’humanité dans son ensemble, mais aussi à la lutte qui devient inévitable aussitôt qu’une unité de la famille humaine prend la résolution de se laisser guider par sa nature supérieure. Ainsi, l’expérience décrite dans le poème sera donc inévitablement vécue par quiconque suivra le même chemin. Arjuna est lancé dans une guerre légitime, celle de reconquérir le royaume de l’immortalité ; sa réussite dépendra de la manière dont il prêtera l’oreille à Krishna, le Logos, qui brille intérieurement.

Le poème peut être interprété de plusieurs façons : soit comme se rapportant à l’individu, à la cosmogénèse, à l’évolution du monde astral ou aux Hiérarchies dans la Nature, soit encore à la nature morale.

Le narrateur Sanjaya représente le rapporteur intelligent et éclairé qui comprend ce qui se passe sur les plans spirituels et psychiques et retransmet à l’humanité l’enseignement. Il est le témoin de l’existence des Sages.

Le message philosophique
imagev39 5Cet ouvrage tend à inculquer deux choses à l’individu : d’abord l’oubli de soi, puis l’action. De l’étude de ce poème et de son application à la vie, naîtra la conviction qu’il y a un seul Esprit, que nous ne pouvons pas vivre pour nous seuls, mais devons réaliser qu’il n’y a pas de séparativité et qu’on ne peut se soustraire au karma (destinée) collectif de l’humanité, et que nous devons penser et agir conformément à cette croyance.
Nous reprenons une remarque intéressante de William Quan Judge 1890 à la fin de son introduction de la Bhagavad-Gîtâ : Aux théosophes sincères et à tous ceux qui aiment réellement leurs semblables et aspirent à apprendre et à enseigner la science de la consécration que cette édition de la Bhagavad-Gîtâ est offerte.

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L’Épitomé de Théosophie

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 V38 ph3L’Épitomé de Théosophie, est un petit ouvrage présentant au grand public les principes fondamentaux de la philosophie de la Théosophie. D’abord conçu sous la forme d’une brochure de quelques pages, le texte fut élargi à un petit livre à la « fois complet et fondamental ». Sous sa forme actuelle l’ouvrage fut publié en anglais en 1888, pour être ensuite régulièrement réédité, traduit en diverses langues et diffusé dans le monde entier. L’ouvrage fut écrit par William Q. Judge assisté d’autres étudiants de la Théosophie.

Voici les principaux thèmes qui y sont abordés, et quelques extraits de l’ouvrage :

Origine et définition de la Théosophie
V38 ph7« La THÉOSOPHIE, ou Religion-Sagesse, existe depuis des temps immémoriaux. Elle nous offre une théorie de la Nature et de la vie qui se base sur la connaissance acquise par les Sages du passé. […]
« La Théosophie est parfois appelée la Religion-Sagesse car, depuis des temps immémoriaux, elle possède la connaissance de toutes les lois gouvernant les mondes spirituel, moral et matériel. » La Théosophie n’est ni une spéculation, ni une révélation, mais elle est le résultat de l’observation et l’expérience « d’êtres qui sont appelés des Sages, au sens le plus élevé du terme. » […] La connaissance de ces Sages, ou Maîtres de sagesse, « n'est pas le fruit de simples déductions, mais elle a trait à des réalités qui sont vues et connues par eux. […] Cette connaissance porte sur des lois et des états de matière et de conscience dont le monde occidental « pratique » n'a pas la moindre idée, elle ne peut être saisie que fragment par fragment, au fur et à mesure que l'étudiant poursuit la démolition de ses idées préconçues, dues à des théories inadéquates ou erronées. »

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Le grand livre de la Nature

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Le grand livre de la Nature

V37 p6« [La Théosophie] considère que les livres qui contiennent la vérité la plus évidente par elle-même, sont inspirés (et ne sont pas révélés). Elle considère que tous les livres sont inférieurs au livre de la nature, par suite de l'élément humain qu'ils contiennent. Pour arriver à lire le livre de la nature, et pour le comprendre correctement, les pouvoirs innés de l'âme doivent être hautement développés. Les lois idéales ne peuvent être perçues que par la faculté intuitive ; elles sont au-delà du domaine de l'argumentation et de la dialectique » - Extrait de l’article d’H.P. Blavatsky, « Que sont les Théosophes ? ».
« La pensée matérialiste moderne nie la présence d’un Esprit divin dans la Nature, et de tout élément Divin dans l’homme. […] [Nos érudits de toutes disciplines] tuent la vérité et défigurent les conceptions métaphysiques » - Traduction d’un extrait de l’article d’H.P. Blavatsky, « The Negators of Science ».

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Le Soleil spirituel symbole du Soi Supérieur

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L’invocation du Soleil dans la Gayatri
La prière exprimée dans les vers la Gayatri (petite prière mystique de l’hindouisme) : « “Dévoile la face du Vrai Soleil”, fait appel au Soi Supérieur pour qu'il luise en nous et accomplisse son œuvre d'illumination. Ce vers révèle aussi […] que le soleil que nous voyons n'est pas le vrai soleil, et que la lumière de l'intellect n'est pas le vrai soleil de notre être moral. Nos ancêtres des temps lointains savaient comment tirer du Soleil visible les forces contenues dans le Soleil Réel. Nous l'avons momentanément oublié, parce que notre évolution […] a interposé un écran entre le Soleil et nous. »
« “Que cache maintenant un vase de Lumière d'Or”, c'est-à-dire que la lumière du Soleil Réel, le Soi Supérieur, est cachée par le sang contenu dans le vase du corps mortel. Le sang se présente sous deux aspects, dont on ne parle pas ici, l'un étant une aide à la perception, l'autre étant un obstacle. Par lui, on signifie ici les passions et les désirs, Kama, le soi personnel, la soif de vivre. C'est cela qui nous voile la vraie lumière. Tant que le désir et la personnalité resteront puissants, la lumière sera trouble, et nous prendrons les mots pour la connaissance, et la connaissance pour ce que nous souhaitons connaître et réaliser. »
V36 4« Le but de cette prière, c'est de pouvoir arriver à faire tout notre devoir, après avoir acquis la vérité, tandis que nous progressons dans notre voyage vers le Centre Sacré. Tel est notre pèlerinage, que nous devons accomplir non pas seul et égoïstement, mais avec l'humanité tout entière. Car le Centre Sacré n'est pas le ciel brahmanique d'Indra, ni le paradis chrétien égoïste, acquis sans mérite, tandis que les méritants souffrent les peines de l'enfer. C'est ce lieu où tous se réunissent, où tous ne font qu'un. C'est là, et alors, que les trois grands sons du premier mot de la prière se fondent en un seul, sans aucun son. Voilà la seule prière véritable, la seule aspiration rédemptrice. » – W.Q. Judge, article « Un commentaire sur la Gayatri », Cahier Théosophique, n°94, pp. 15-16.

Réponses à des questions
Le soleil n'a-t-il pas une grande quantité de pouvoir de vie ?

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L’œuvre de H.P. Blavatsky

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Un enseignement synthétique et universel
« Ses enseignements principaux peuvent se résumer dans les propositions suivantes :

‒ La Morale est basée sur la LOI et les faits.
‒ La Loi Morale est la Loi Naturelle.
‒ L'Évolution assure l'accomplissement de la Justice.

« L'identité fondamentale de toutes les âmes avec la Sur-Âme » rend possible la contagion morale, grâce au milieu psychique subtil.
« L'Identité Spirituelle de tous les êtres implique que la Fraternité Universelle est le seul sentier que puissent suivre ceux qui cherchent la vérité.
« Elle ne croyait pas à l'appel au sentiment. Elle avait vu l'échec de celui-ci dans le cas des religions ; elle avait constaté que notre civilisation moderne en faisait fi, que le sentimentalisme ne constituait aucune base solide pour la Volonté qui anéantit toute tentation de la chair ni pour la Foi capable de déplacer les montagnes.
« C'est pourquoi elle enseigna l'aspect et la portée scientifiques du péché ; pourquoi elle enseigna que la Loi Universelle s'oppose strictement dans tousv35 imagea les domaines au péché et en punit la commission, et montra comment le libre arbitre de l'homme est contrebalancé par l'affirmation suivante : « La vengeance m'appartient, dit la Loi, je rendrai à chacun son dû » […].
« Elle prêcha la Justice et le vrai discernement, la Miséricorde et l'Amour. […] Par-dessus tout, elle enseigna que « ceux qui sont purs de cœur voient Dieu », et elle l'enseigna comme un fait scientifique ; elle démontra que cette vision était possible matériellement, pourrait-on dire, aussi bien que spirituellement, grâce aux lois spirituelles agissant dans la Substance une, et en prouvant ce fait, elle exalta notre courage jusqu'au-delà des plus lointaines étoiles visibles. » - Extraits de l’article de W.Q. Judge, « Morte, Elle nous parle encore ».

Eléments biographiques et bibliographiques
Voici deux liens vers des documents biographiques et bibliographiques :
Aperçus biographiques de H.P. Blavatsky (1831 - 1891)
‒ Article de W. Q. Judge, « The Esoteric She » [L’ésotérique Elle]
‒ Article de H.P. Blavatsky, « Mes livres ».

v35 imagebIl est intéressant de lire les dédicaces de ses principaux ouvrages :

- Isis Dévoilée : « L’auteur dédie cet ouvrage à la Société Théosophique qui fût fondée à New York en 1875, pour l’étude des sujets qu’il traite ».
- La Doctrine Secrète : « Je dédie cet ouvrage à tous les vrais Théosophes de tous pays et de toute race parce qu’ils l’ont suscité et c’est pour eux qu’il fût rédigé ».
- La Clef de la Théosophie : « Dédié par “H.P.B.” à tous ses élèves afin qu’ils puissent apprendre et enseigner à leur tour ».
- La Voix du Silence : « Dédié au Petit Nombre ».

H.P. Blavatsky et la religion

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