Dimanche 24 Septembre 2017

Mis à jour le Dim. 24 Sep. 2017 à 09:43

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Notre soleil et le vrai soleil

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Sachant qu’on sait peu de choses sur le soleil de notre système solaire, on imagine bien combien on en sait encore moins du vrai soleil. Évidemment la science se moque du « vrai soleil » du mystique, car elle n’observe que celui qui brille dans le ciel. Ce dernier [nos savants] prétendent le connaître, car il se lève et se couche chaque jour et il peut être observé lors des éclipses, ou quand apparaissent des tâches à sa surface, et avec leur audace habituelle les astronomes du 19ème siècle, proclament de manière pédante leur ignorance sur ce globe majestueux, rejetant les idées anciennes sur le sujet dans les limbes d’une superstition sotte. Ce n’est pas auprès des écoles modernes que j’irais pour obtenir des informations sur ce sujet, car à mon avis, même si cela paraît prétentieux, ils savent réellement peu de choses sur le soleil ou la lune.

Les théories divergent pour savoir si le soleil rejette de la chaleur. (1) D’un côté on affirme qu’il en est ainsi ; d’un autre, on dit que la chaleur produite est une combinaison de forces émanant du soleil et d’éléments de la terre et de son environnement. C’est cette dernière hypothèse qui sembleraient vrai au mystique. Une autre différence d’opinion prévaut parmi les astronomes modernes quant’ à la distance de soleil par rapport à nous, laissant le pauvre mystique imaginer tout ce qu’il veut. Même sur le sujet des tâches sur notre grand luminaire, tout n’est aujourd’hui que conjecture. Il y a une hypothèse reconnue – et pas d‘autres – qu’il pourraient y avoir un rapport entre ces tâches et les perturbations électriques observées sur terre. Il y a quelques années Nasmyth découvrit (2) des « objets » (ou des changements) dans la photosphère [solaire] qu’il appela des « feuilles de saule », de 1000 miles [620 km] de long par 300 miles [186 km] de large, qui se déplacent sans cesse et apparaissent groupées. Que sont-elles ? Personne ne le sait ! La science ne peut pas nous en dire beaucoup plus que le simple mortel ayant une bonne vue et un bon télescope. Même silence pour savoir si ces « feuilles de saule » ont un rapport avec les tâches [solaires] ou avec les perturbations terrestres. En résumé, nos hommes de science savent peu de choses de notre soleil visible. Il y a des choses qu’ils devront trouver un jour, autres que l’influence des tâches solaires sur les perturbations électriques, c’est : la véritable signification des tâches solaires ; la signification de la couleur particulière du soleil qu’on observe parfois – comme ce fut le cas il y a quelques années et qu’on attribua à de la « poussière cosmique », par manque de meilleure explication, et couvrir une ignorance ; et quelques autres sujets intéressants.

Mais nous disons que le soleil qu’ils observent, n’est pas le vrai soleil, ni un soleil du tout, mais ce n’est qu’une apparence, une simple réflexion qui nous masque un aspect du vrai soleil. Et, bien entendu, nous avons le soutien d’astronomes modernes, qui ont commencé à admettre que tout notre système solaire tourne autour d’un centre plus lointain inconnu et si puissant qu’il attire non seulement notre globe solaire mais aussi tout son système [de planètes]. Mais ils ne savent pas si ce centre inconnu est un soleil, ou pas. Ils pensent que oui, mais ils affirmeront qu’il n’agit vis-à-vis de nous que comme un simple centre d’attraction. Ça ne pourrait être qu’un corps plus gros, ou un centre d’énergie plus puissant, plutôt qu’un soleil, et il est fort probable qu’il tourne lui-même autour d’un autre centre encore plus lointain et plus puissant. À ce sujet les télescopes modernes et les calculs sont vite dépassés, car on atteint très vite une limite dans le champ stellaire, où tout paraît immobile à cause des distances immenses, et aucune conclusion n’est possible. Tous ces globes éloignés sont peut-être en mouvement, mais on ne peut pas dire où est le véritable centre. Nos astronomes admettront que même les constellations du Zodiaque, immobiles depuis de longs âges, pourraient en vérité se mouvoir, mais, étant à des distances si grandes et impressionnantes, elles semblent immobiles.

Mon objet, cependant, est d’attirer l’attention sur la doctrine qu’il y a un vrai soleil dont le soleil visible n’est qu’une réflexion, et dans ce vrai soleil il y a une énergie spirituelle et une aide, à l’image de notre luminaire bien aimé qui est la source de notre vie physique et du mouvement [de notre planète]. Il est inutile de spéculer sur quelle pourrait être parmi les nombreuses étoiles dans le ciel celle qui serait le vrai soleil, car, à mon avis ce n’est aucune d’elles, car comme on l’a dit déjà, le centre physique d’attraction de ce système n’est lui-même qu’à un degré supérieur au nôtre, et il est le serviteur d’un centre plus lointain encore. Nous devons travailler par degrés successif, et il n’est pas en notre pouvoir d’esquiver un maillon de la chaine ascendante. Ainsi, notre soleil, est pour nous le symbole du vrai soleil qu’il reflète, et en méditant sur « la lumière la plus sublime du vrai soleil » nous pouvons obtenir de l’aide dans notre combat pour servir l’humanité. Notre soleil concerne le physique, et non la métaphysique, tandis que le vrai [soleil] brille en nous-mêmes. Le globe du jour garde et soutien l’économie animale ; le vrai soleil brille en nous, dans le tissu subtil de notre nature intérieure. Nous devrions diriger nos pensées vers ce vrai soleil et préparer le terrain intérieur à son influence, comme nous devons travailler le terrain extérieur pour recevoir les rayons vivifiants du Roi du Jour.

Marttanda (alias W.Q. Judge), 1890.

Notes:
(1) parmi les grands scientifiques tels que Newton, Secchi, Pouillet, Spaeren, Rosetti, et autres, il y a une différence considérable dans l’estimation de la température du soleil qui va de 794°C pour Pouillet, à 5.000.000° C pour Waterston, soit un écart de 4.999.206°C !
(2) Voir l’ouvrage Source of Heat in the Sun, de R. hunt, F.R.S. Pop. Sc. Rev. Vol. IV. P. 148.

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