Dimanche 24 Septembre 2017

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Symbolisme du Soleil : la nature intérieure de l’homme et de l’univers

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Le soleil central et les soleils participent de l’univers, de notre terre et de l'homme
V36 6« La philosophie Ésotérique maintient que, durant les Sandhyas [crépuscules], le "Soleil Central" émet de la lumière créatrice – passivement, pour ainsi dire. La Causalité́ est latente. Ce n'est que durant les périodes actives de l'être qu'il donne naissance à un flux d'énergie incessant, dont les courants vibratoires augmentent d'activité́ et de puissance à chaque échelon qu'elles descendent sur l’échelle septuple de l'Être. On comprend alors pourquoi le processus de "création" ou plutôt de façonnage, de l'Univers organique, avec toutes ses unités des sept règnes, nécessitait des êtres intelligents – qui devinrent collectivement un Être ou un Dieu créateur, déjà̀ différencié́ de l'Unité́ une absolue, et n'ayant comme celle-ci aucun rapport avec la création conditionnée (*).
« Dans un parchemin [de la Cabale] les Sept Soleils de la Vie sont énumérés dans le même ordre que dans le Saptasurya. Seulement quatre de ces soleils, cependant, sont mentionnés dans les éditions de la Cabale que l'on peut se procurer dans les bibliothèques publiques, et encore sont-ils cachés sous une phraséologie plus ou moins voilée. Néanmoins ce nombre réduit suffit lui-même amplement à montrer une origine identique, attendu qu'il se rapporte au groupe quaternaire des Dhyan-Chohans [Esprit planétaires ou hiérarchies spirituelles], et prouve que cette spéculation tire son origine dans les Doctrines Secrètes des Aryens. La Cabale ne doit pas son origine aux Juifs, car ceux-ci ont emprunté leurs idées aux Chaldéens et aux Egyptiens.
V36 12« Ainsi même les enseignements Cabalistiques […] parlent d'un Soleil Central, et de trois soleils secondaires dans chaque système solaire – y compris le nôtre.
« Le Soleil Central [...] était pour eux (tout comme pour les Aryens) le centre du Reste ; le centre dans lequel tout mouvement finissait par être ramené́. Autour de ce soleil central [...] le premier d'un système de trois soleils [...] accomplissait sa révolution sur un plan polaire [...] le second, sur un plan équatorial [...] et seul le troisième était notre soleil visible. Ces quatre corps solaires étaient les organes sur l'action desquels dépendaient ce que les hommes appellent la création, l'évolution de la vie sur la planète, la terre. Ils (les Cabalistes) considéraient comme électriques les canaux qui servent à amener jusqu’à la Terre l’influence de ces corps [...] L'énergie radieuse qui découlait du soleil central (**) appela à l'existence la Terre sous forme d'un globe aqueux [...] dont la tendance, en tant que noyau d'un corps planétaire, était de se précipiter vers le Soleil (central)... dans la sphère d'attraction duquel il avait été́ créé́ [...] mais l'énergie radiante, les électrisant tous deux de la même façon, les maintint séparés de l’un de l’autre, et transforma ainsi le mouvement vers le centre d’attraction en un mouvement autour de ce centre, que la planète tournant (la terre) cherchait à atteindre.

V36 7« Le soleil visible trouva sa propre matrice dans la cellule organique et produisit, grâce à ce règne animal (pendant la maturation du végétal) et plaça finalement à sa tête l’homme, par l’action animante de ce Règne, il fut originaire de la cellule psychique. Toutefois, l’homme ainsi placé à la tête du règne animal, à la tête de la création, n’était que l’homme animal, sans âme, l’homme périssable […]
« Expliquez, ou complétez l'enseignement qui a trait aux sept Soleils, avec les sept systèmes des plans de l'être, dont les "Soleils" sont les corps centraux et vous aurez les sept plans angéliques, dont les "Hôtes" sont collectivement les dieux (voir commentaires de la stance VII du livre I). Ce sont les groupes Directeurs divisés en quatre Classes, depuis les incorporels, jusqu'aux semi-corporels, ces classes se rattachent directement – bien que de très différentes manières en ce qui concerne les rapports volontaires et les fonctions – avec notre humanité́. Elles sont trois, synthétisées par la quatrième (la première et la plus haute), qui est appelée le "Soleil Central" dans la doctrine Cabalistique que nous venons de citer. » (1).

* "Création" – hors de la substance éternelle préexistante, ou matière, bien entendu ; substance qui, d'après nos enseignements, est l'espace sans borne, toujours existant.
** La Science elle-même est obligée d'accepter astronomiquement ce « soleil central » des Occultistes, car elle ne peut nier la présence dans l'Espace Sidéral d'un corps central dans la voie lactée, d'un point invisible et mystérieux qui est le centre d'attraction à jamais caché de notre Soleil et de notre système [...] Les Inities Orientaux soutiennent que, l'Essence supra-divine, de l'Absolu Inconnu est également dans chaque domaine et place, le "Soleil Central" est simplement le centre de l'Electricité́-vitale Universelle ; le réservoir dans lequel cette radiation divine, déjà̀ différenciée au début de chaque création, est focalisée. Bien que se trouvant encore dans une condition laya ou neutre, c'est, néanmoins, l’unique Centre de vie, à la fois d’attraction et d’émission continue.

V36 16Ces aspects du soleil sont en étroite liaison avec l’homme comme l’illustre l’extrait ci-dessous de La Doctrine Secrète ; cet homme, dont la constitution est présentée à travers 7 principes dans la Clef de la Théosophie (pp. 107-108) :

« Aussi, bien que le septième "principe" arrive jusqu'à l'homme en passant par toutes les phases de l'être, pur comme un élément indécomposable et comme une unité́ impersonnelle, il traverse (la Cabale enseigne qu'il en provient) le Soleil Central Spirituel et le second Groupe (le Soleil polaire), qui tous deux, projettent sur l'homme son Atmâ [l’Esprit, voir ci-dessus, le Troisième groupe (le Soleil équatorial)], cimente Buddhi [l’Âme Spirituelle] avec Atman [l’Esprit] et les attributs supérieurs de Manas [le mental ou l’intellect supérieur], tandis que le Quatrième groupe (l'esprit de notre soleil visible), dote l'homme de son Manas [le mental inférieur] et de son véhicule – le Kama rupa, ou le corps des passions et des désirs, les deux éléments d'Ahamkara [le principe d’individuation, l’Ego, celui qui dit “Je”] qui évoluent la conscience individualisée - l'ego personnel. Finalement, c'est l'esprit de la Terre, dans sa triple unité́, qui édifie le corps physique, en attirant à lui les Esprits de la Vie et en formant son Linga Sarira [corps astral]. » (2).

H.P. Blavatsky, La Doctrine Secrète.
(1) & (2) : extraits de The Secret Doctrine, trad. éd. originale, vol. II, pp. 239 à 241.

Hommes, cycles, hiérarchies spirituelles et destinée de l’humanité
L’extrait ci-dessous de la Doctrine Secrète (The Secret Doctrine, éd. originale, I, pp. 638-639) évoque l’interaction de différents « cycles », allant du plan matériel au plan spirituel, qui agissent et influencent tant l’homme que les nations et l’humanité dans son ensemble.

V36 8« Il y a des "Cycles de la matière" et il y a des "Cycles d'évolution Spirituelle". Des cycles raciaux, de nationaux et individuels.
« Dans le Symbolisme des anciens, c'était toujours le SOLEIL (voulant dire le Soleil Spirituel et non visible), qui était supposé envoyer les principaux Sauveurs et Avatars [de l’Humanité]. De là vient le lien qui relie les Bouddhas, les Avatars et tant d'autres incarnations des plus élevés SEPT. Plus il s'approche de son prototype "dans le Ciel", et mieux cela vaut pour le mortel dont la personnalité a été choisie par sa propre déité personnelle (le septième principe) pour sa demeure terrestre. En effet, à chaque effort de volonté tendant vers la purification et l'union avec ce "dieu-Soi", un des rayons inférieurs se brise et l'entité spirituelle de l'homme est entraînée de plus en plus haut vers le rayon qui remplace le premier, jusqu'au moment où, de rayon en rayon, l'homme intérieur est attiré [aspiré] dans le rayon un et le plus élevé du SOLEIL Parent. Ainsi, "les évènements de l'humanité sont coordonnés avec les formes des nombres" puisque les unités simples de cette humanité proviennent toutes de la même source - le [SOLEIL] central et son ombre le SOLEIL visible. En effet, les équinoxes et les solstices, les périodes et les diverses phases du parcours Solaire, exprimés astronomiquement et numériquement, sont seulement les symboles concrets de la vérité éternellement vivante, bien qu'ils paraissent des idées abstraites aux mortels non-initiés. Cela explique aussi les extraordinaires coïncidences numériques avec les relations géométriques, comme montré par plusieurs auteurs.
V36 9« Oui ; "notre destinée est écrite dans les étoiles !" Seulement, plus l'union est étroite, entre le reflet mortel, l'HOMME et son PROTOTYPE céleste, et moins sont dangereuses les conditions extérieures et les réincarnations subséquentes - auxquelles ni les Bouddhas ni les Christs ne peuvent échapper. Ce n'est pas de la superstition et encore moins du fatalisme. Ce dernier implique l'action aveugle d'une puissance plus aveugle encore, mais l'homme est un agent libre durant son séjour sur terre. Il ne peut échapper à sa Destinée régente, mais il a le choix entre deux sentiers qui le conduisent dans cette direction, et il peut atteindre le but de misère - si c'est celui qui lui est réservé, soit sous les vêtements blancs de neige, du Martyr, soit sous l'accoutrement souillé d'un volontaire de l'iniquité ; il existe, en effet, des conditions externes et internes qui affectent la détermination de notre volonté sur nos actions, et c'est en notre pouvoir de suivre l'un des deux. Ceux qui croient en Karma doivent croire en la destinée, par laquelle, du berceau à la tombe, chaque homme tisse, fil par fil, autour de lui, comme une araignée tisse sa toile, et cette destinée est dirigée, soit par la voix céleste de l'Invisible prototype qui est en dehors de nous, soit par notre plus intime homme astral ou homme intérieur, qui n'est que trop souvent le mauvais génie de l'entité incarnée nommée homme. Ces deux influences conduisent l'homme extérieur, mais l'une d'elles doit prévaloir, et, dès le début du conflit invisible, l'austère et implacable loi de compensation entre en jeu, et agit en suivant fidèlement les fluctuations de la lutte. Lorsque le dernier fil est tissé et que l'homme semble être enveloppé dans le filet de ses propres actes, il se trouve complètement sous l'empire de cette destinée faite par lui-même. Elle le fixe alors, comme une coquille inerte, sur le roc immuable, ou l'emporte comme une plume dans le tourbillon soulevé par ses propres actions et cela c'est – KARMA. »

The Secret Doctrine, éd. originale, I, pp. 638-639.

Le parasol allégorique protège l’humanité
V36 10« Dans les contes bouddhistes, on trouve de multiples références à des parasols. Ainsi, quand il est rapporté que le Bouddha accorda à ses disciples la faculté de percevoir ce qu'ils appelèrent les « Champs des Bouddhas », les myriades de Bouddhas qu'ils virent alors étaient assis sous des arbres et des parasols ornés de pierres précieuses.
« Dans la littérature et l'architecture hindoues, il ne manque pas de références à des parasols, ou de représentations de ces objets, tenus au-dessus de certains personnages. Dans un bas-relief de pierre très curieux (et extrêmement ancien) des Sept Pagodes, en Inde, qui figure le combat entre Durga et les démons, le parasol apparaît au-dessus de la tête des Chefs. Ce n'est pas notre intention de porter au pinacle cet article courant et utile, en lui attribuant un rang élevé en occultisme, mais nous souhaitons, en rapport avec lui, présenter, une idée qui possède une certaine valeur pour le véritable étudiant [théosophe].
« Dans les Upanishad on lit cette invocation : « Dévoile, Ô Pushan, le visage du vrai soleil que dissimule à présent un écran d'or ». Ceci renvoie à la croyance de l'existence d'un « soleil véritable », le luminaire que nous voyons n'étant qu'un soleil secondaire. En termes plus clairs : il existe une influence ou un pouvoir dans le soleil qui peut être utilisé à des fins bénéfiques par le mystique - s'il parvient à s'en saisir — et qui, s'il n'était pas gardé, caché ou obscurci par un écran, serait cause de destruction pour tous ceux qui réussiraient à l'évoquer. Ceci était parfaitement connu dans la Chaldée de jadis, ainsi que par les anciens astronomes chinois ; ces derniers possédaient certains instruments qui leur servaient à concentrer des rayons particuliers de la lumière solaire encore inconnus de la science moderne, et désormais tombés dans l'oubli pour les philosophes du pays des fleurs.
V36 11« Mais il y a le véritable centre dont le soleil dans le ciel est un symbole, et une réflexion partielle. Ce centre, plaçons-le pour l'instant avec les Dhyan Chohan, ou esprits planétaires. Il est omniscient et si intensément puissant que si un disciple engagé dans son combat était introduit soudain en sa présence, sans y être préparé, il en serait consumé, corps et âme. Et ce centre est le but que nous poursuivons tous, et que beaucoup d'entre nous demandent de voir, même au commencement de la race [humaine]. Cependant, pour notre protection, un écran — ou un parasol - a été interposé entre nous et LUI. Les baleines du parasol sont constituées par les Rishis, ou Adeptes, ou Mahâtmas — les Frères aînés de la race humaine. La poignée se trouve dans la main de chaque homme. Et, bien que cet individu soit relié à l'un de ces Adeptes en particulier, ou soit destiné à le devenir, il peut également recevoir l'influence du véritable centre lui parvenant par la poignée.
« La lumière, la vie, la connaissance et le pouvoir qui tombent sur cet écran se répandent en d'innombrables courants qui, en dessous, pénètrent la masse entière des hommes — qu'ils soient étudiants [de la Théosophie] ou non. A mesure que le disciple s'efforce de s'élever, il commence à se séparer de cette grande masse des êtres humains, et se met, d'une façon plus ou moins marquée, en rapport avec les baleines du parasol. De même que les filets d'eau ruissellent au bout des baleines de nos parapluies, de même les influences spirituelles se déversent du monde des Adeptes qui forment l'armature de l'écran protecteur, sans lequel la pauvre humanité serait détruite par le flamboiement qui rayonne du monde spirituel. »

Article de W.Q. Judge de 1890, « Le Parasol Allégorique ».

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