Vendredi 23 Juin 2017

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Commentaires d'H.P. Blavatsky sur Isis dévoilée

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v29 image5Extraits de son article « Mes livres » (“My Books”), paru dans la revue Lucifer de juin 1890 :

A. « Cet ouvrage, […] ressemble en vérité, à une masse de paragraphes, indépendants et sans liaisons entre eux, ayant été secoués puis sortis au hasard d’une corbeille, puis publiés. […]
« Mais je maintiens qu’Isis dévoilée contient une mine d’informations originales qui n’ont encore jamais été divulguées sur les sujets occultes. Ceci est prouvé par le fait que l’ouvrage a été pleinement apprécié par tous ceux qui étaient suffisamment intelligents pour discerner l’essentiel, attacher peu d’attention à l’apparence, préférer les idées et à la forme, et avoir peu d’égard pour les fautes mineures. […] Je défends les idées et les enseignements qu’il contient. Je ne crains pas un reproche de vanité, puisque ni les idées ni les enseignements ne sont de moi, comme je l’ai toujours dit ; et je prétends qu’ils sont de la plus haute valeur pour les mystiques et les étudiants de la Théosophie.

B. C’est si vrai, que quand Isis fut publié pour la première fois, certains des meilleurs journaux américains ont abondé d’éloges – parfois exagérés, comme le montre les quelques citations suivantes :

Isis dévoilée ; est une clef maîtresse pour accéder aux mystères anciens et modernes de la science et de la théologie. Écrit par H.P. Blavatsky, secrétaire correspondante de la Société Théosophique ‒ 2 volumes, environ 1500 pages, 5ème édition.
• « Un ouvrage monumental… disant à peu près tout sur la magie, les mystères, la sorcellerie, la religion, et le spiritisme, qui mérite d’être inclus dans une encyclopédie. » – North American Review.
• « Il faut reconnaître qu’elle est une femme remarquable, qui a lu plus, vu plus, et pensé plus que beaucoup d’hommes éminents. Son ouvrage abonde en citations tirées d’une dizaine de langues différentes, non pour afficher une vaine érudition, mais pour illustrer ses vues particulières… Les pages sont garnies de notes montrant, que parmi les autorités auxquels elle se réfère se trouvent certains des auteurs les plus profonds du passé. Pour une large classe de lecteurs, cet ouvrage remarquable sera d’un grand intérêt… Il demande l’attention soutenue des penseurs, et mérite une lecture approfondie. » – Boston Evening Transcript.
• « L’érudition apparente est stupéfiante. Des références et des citations de toutes langues, et d’auteurs totalement inconnus et obscurs, abondent et sont mêlés à des allusions à des auteurs de la plus haute réputation, dont la pensée est bien plus qu’effleurée. » – N.Y. Independant.
• « Un essai très lisible et exhaustif sur l’importante cruciale de rétablir la philosophie hermétique dans un monde qui croit aveuglément s’en être libéré. » – N.Y. World. ‒ « Un des livres les plus remarquables de la saison » : un lecteur.
• « Aux lecteurs qui n’ont jamais abordé de littérature sur le mysticisme et l’alchimie, cet ouvrage fournira de la matière pour une étude intéressante – une mine d’informations surprenantes. – Evening Post.
• « L’auteur donne la preuve de ses recherches profondes et nombreuses. L’ouvrage contient un grand nombre d’histoires intéressantes. Les personnes qui aiment le merveilleux les lieront avec un grand plaisir. » – New York Sun.
• « Un ouvrage merveilleux tant par la matière que par la manière dont elle est traitée. On peut se faire une idée de son contenu, rare et étendu, en consultant son Index de cinquante pages. Nous ne nous égarons pas en disant qu’un tel index de sujets n’a encore jamais été établi par un être humain… Le livre est remarquable et sans aucun doute a sa place dans les bibliothèques par la matière unique qu’il contient… Il séduira certainement tous ceux qui s’intéressent à l’histoire, la théologie, et aux mystères du monde ancien. » – Daily Graphic.
• « Le présent ouvrage est le fruit de la remarquable éducation de son auteur. La rédaction de ce trésor mystique confirme amplement qu’il provient d’une personne adepte en sciences secrètes, et même du rang d’un hiérophante. » – New York Tribune.
• « Celui qui lit attentivement le livre, doit tout connaître du merveilleux et du mystique, sauf, peut-être, les mots de passes. Isis surpasse l’Anacalypsis [ouvrage de Godfrey Higgins écrit en 1833]. Tous ceux qui aiment lire Godfrey Higgins seront enchantés par Mme Blavatsky. Il y a une grande ressemblance entre leurs ouvrages. Tous deux ont essayé de tout dire sur ce qui est apocryphe et apocalyptique. Il est aisé de prédire l’accueil qui sera réservé à cet ouvrage. Par ses particularités frappantes, son audace, son abondance, et la prodigieuse variété de sujets qu’il dévoile et traite, c’est une des productions la plus remarquable du siècle. » – New York Herald.

v29 image9C. « Les premiers ennemis à mon ouvrage sont les spirites dont j’ai démoli la théorie fondamentale d’après laquelle les esprits de morts communiquent dans leurs propres personnes. […]
« Ce que je dis et maintiens est ceci : hormis qui a déjà été signalé sur les nombreuses fautes d’impression, les erreurs et les manques dans les citations, et sur l’organisation générale d’Isis dévoilée, pour lesquels je ne suis pas responsable, (a) chaque mot d’information trouvé dans l’ouvrage ou mes écrits postérieurs, provient des enseignements de nos Maîtres orientaux, et (b) de nombreux passages de ces ouvrages ont été écrits par moi sous leur dictée. Il n’y a rien de surnaturel à dire ça, car une telle dictée n’est pas un miracle. Toute personne moyennement intelligente, convaincue aujourd’hui des nombreuses possibilités de l’hypnose (acceptée par la science et en pleine investigation scientifique), et des phénomènes de transmission de pensée, concèdera aisément que même un sujet sous hypnose, ou un simple médium irresponsable, peut entendre la pensée inexprimée de son hypnotiseur qui lui transmet ainsi sa pensée ― et lui faire répéter les mots qu’il lit mentalement d’un livre ― alors, mon affirmation n’a rien d’impossible. L’espace et la distance n’existent pas pour la pensée ; et si deux personnes sont en parfait rapport mutuel, psychique et magnétique, et si de surcroit l’un des deux est un grand Adepte en Sciences occultes, alors la transmission de pensée et la dictée de pages entières, devient un exercice aussi facile et intelligible à une distance de dix mille miles qu’à travers une pièce. […]

v29 image12D. « Quand j’ai commencé à écrire Isis dévoilée, je n’avais, pas plus qu’un homme sur la lune, idée de ce qu’il serait. Je n’avais pas de plan ; je ne savais pas s’il serait un essai, un pamphlet, un livre, ou un article. Je savais que je devais l’écrire, c’était tout. Je commençais le travail […] quelques mois avant la formation de la Société Théosophique. […]
« C’est au Colonel Olcott que je dois la qualité de l’anglais d’Isis. C’est lui qui suggéra de diviser l’ouvrage en chapitres, avec un premier volume consacré à la SCIENCE et un second à la THÉOLOGIE. Ceci imposa de remanier le texte, et beaucoup de chapitres ; il fallut éliminer les répétitions, et relier entre eux les sujets traités. Quand le livre fut achevé, nous le soumirent au professeur Alexander Wilder, l’érudit et platonicien bien connu de New York, qui après l’avoir lu, le recommanda à Mr. Bouton pour sa publication. Après le Colonel Olcott, c’est le professeur Wilder qui fit le plus pour moi. C’est lui qui rédigea l’excellent Index, qui corrigea les mots grec, latin et hébreux, suggéra des citations et écrivit la plus grande partie de l’Introduction « Devant le voile ». Si ceci n’est pas mentionné dans l’ouvrage, je n’en suis pas fautive, car le Docteur Wilder lui-même demanda que son nom ne paraisse pas, autrement que dans les notes en bas de page. Je n’ai jamais fait de cela un secret, et chacune de mes connaissances à New York le savait. […]

E. Je demande à chaque homme et femme impartiale et honnête s’il est juste ou correcte de critiquer mes livres – Isis, plus que tout autre – comme il ou elle le ferait pour un auteur Américain ou Anglais de naissance ! Je prétends que ce qui est de moi est seulement le fruit de ma connaissance et de mes études dans un domaine, jusqu’à présent non investigué par la science, et presque inconnu du monde européen. Je suis parfaitement disposé à laisser à chacun de ceux qui m’ont aidé, l’honneur de la grammaire anglaise, le mérite de passages occasionnels ou de citations d’ouvrages scientifiques suggérés à titre de comparaison avec, ou de réfutation par, l’antique Science, et finalement l’arrangement général des volumes. Comme pour La Doctrine Secrète une demi-douzaine de Théosophes a travaillé à son édition, m’a aidé à disposer la matière, à corriger les imperfections d’anglais, et à préparer le document pour l’édition. Mais, ce à quoi aucun d’eux, du premier au dernier, ne peut prétendre c’est la doctrine fondamentale, les conclusions et les enseignements philosophiques. Je n’ai rien inventé, mais simplement redonné tel quel ce qu’on m’avait enseigné ; ou comme je le cite de Montaigne dans La Doctrine Secrète : « Je n’ai fait là, qu’un bouquet de fleurs cueillies (en Orient), et n’ai rien apporté d’autre que le ruban qui les attache ».

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