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Mis à jour le Jeu. 27 Juil. 2017 à 16:25

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Résurrection et immortalité

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La résurrection
P1000935 a Une croyance ancienne : « La théorie de la résurrection du corps provient de la corruption de l'antique et véritable enseignement. La résurrection est fondée sur les paroles de Job [19, v. 25/6] qui dit avoir vu son rédempteur dans la chair, et sur la remarque faite par Saint Paul que le corps était ressuscité incorruptible. Mais Job, un Égyptien, disait par-là avoir vu son maître ou initiateur, qui était le rédempteur, et Jésus et Paul ne faisaient allusion qu'au seul corps spirituel. » ‒ W.Q. Judge, L’Océan de Théosophie, p. 70.

Pas de résurrection de la chair : « Vous niez aussi la possibilité de la résurrection de la chair ? Le Théosophe : Absolument ! Comment nous, qui croyons à la philosophie ésotérique archaïque des Anciens, pourrions-nous accepter les spéculations non philosophiques de la théologie chrétienne ultérieure, empruntées aux systèmes exotériques égyptien et grec des gnostiques ? » ‒ H.P. Blavatsky, La Clef de la Théosophie, p. 110.
« Nous pouvons apprendre [d'après le sens] de l'évangile selon st Luc [20, 35-36] que ceux qui étaient « dignes » étaient ceux qui avaient été initiés aux mystères de la Gnose : « ils étaient jugés dignes » d'atteindre cette « résurrection d'entre les morts » dans la vie actuelle [...] « ils savaient qu'ils ne pouvaient plus mourir, étant semblables aux anges ; ils étaient fils de Dieu, étant fils de la résurrection ». En d'autres termes, ceux-là étaient les grands adeptes de n'importe quelle religion ; et les mots sont également valables pour tous ceux qui, sans être des Initiés, s'appliquent et réussissent, par leurs efforts personnels, à vivre la vie et à atteindre l'illumination spirituelle qui résulte naturellement de l'union intime de leur personnalité (le « Fils ») avec le « Père », leur Esprit divin individuel, le Dieu qui est en eux. En aucun cas cette résurrection ne saurait être monopolisée par les chrétiens : elle est le droit spirituel de naissance de chaque être humain qui est doué d'âme et d'esprit — quelle que puisse être sa religion. Un tel individu est un homme-Christ. Par contre, ceux qui choi¬sissent d'ignorer le Christ (comme un principe) en eux-mêmes, sont condamnés à mourir comme des païens non régénérés — sans que baptême, sacrements, prières du bout des lèvres et croyance dans les dogmes y puissent rien.
« S'il veut suivre cette explication, le lecteur ne doit pas oublier le vrai sens archaïque de la paronomase offerte par les deux termes Chrêstos et Christos. Á coup sûr, le premier a plus que le simple sens d'homme « bon », ou « excellent », tandis que le second n'a jamais été appliqué à aucun être humain vivant, mais seulement à chaque Initié, au moment de sa seconde naissance et de sa résurrection (*). Celui qui découvre Christos en lui-même, et le reconnaît comme sa seule « voie », devient tout à la fois un fidèle et un Apôtre du Christ, même s'il n'a jamais été baptisé, s'il n'a jamais rencontré un « chrétien », ou, bien plus, s'il ne s'est jamais appelé lui-même de ce nom. » ‒ H.P. Blavatsky, article « Le caractère ésotérique des Évangiles », Cahier Théosophique, n°162, pp. 18-9.

(*) « En vérité, en vérité, je te le dis : “nul, s'il ne naît d'eau et d'Esprit”, ne peut entrer dans le royaume de Dieu » (Jean, 3, 5). Ici, il s'agit de la naissance d'en-haut, la naissance spirituelle, qui est réalisée à la suprême et dernière initiation. [Cf. Jean, 3,3 : « À moins de naître d'en haut (en grec : anôthen), nul ne peut voir le royaume de Dieu. »]

Le but de l’évolution : « La Nature préfère consciemment que la matière soit indestructible dans des formes organiques plutôt qu'inorganiques et travaille lentement, mais sans cesse, à la réalisation de cet objectif — l'évolution de la vie consciente à partir de la matière inerte » - Océan de Théosophie, p. 142.

Allégorie de la descente aux Enfers & Symbolisme du Gardien du seuil
Paques b « L'allégorie mal comprise de la « descente dans l'Hadès » a été la source de bêtises sans nombre. La « fable » exotérique d'Hercule et Thésée descendant dans les régions infernales, le voyage analogue d'Orphée qui trouva son chemin par le pouvoir de sa lyre (cf. Métamorphoses d'Ovide, X, 40-48), celui de Krishna et finalement du Christ « qui descendit en enfer et se releva le troisième jour d'entre les morts », tout cela fut déformé de façon méconnaissable par les adaptateurs non-initiés des rites païens, qui les transformèrent en rites et dogmes d'Eglise.
« D'un point de vue astronomique, cette descente en enfer symbolisait le mouvement du Soleil abandonnant les régions sidérales supérieures à l'époque de l'équinoxe d'automne, où il était censé livrer un combat avec le Démon des Ténèbres, lequel l'emportait alors sur notre luminaire : à ce moment, on imaginait que le Soleil subissait une mort temporaire et descendait dans la région infernale. Mais, du point de vue mystique, l'idée renvoyait aux rites initiatiques célébrés dans les cryptes du temple désignées comme le « monde souterrain ». Bacchus, Héraclès, Orphée, Asklépios, et tous les autres visiteurs de la crypte étaient tous descendus en enfer et en étaient tous remontés le troisième jour, car tous furent des initiés et des « constructeurs du temple inférieur ». « Les mots adressés par Hermès à Prométhée enchaîné sur les rochers arides du Caucase (entendez : enchaîné par l'ignorance à son corps physique et pour cela dévoré par le vautour de la passion) s'appliquent à chaque néophyte, à chaque Chrestos (*) soumis à l'épreuve : « À pareille épreuve n'espère pas de terme avant que ne paraisse un dieu, qui prenne sur lui tes tourments et accepte de se rendre au sombre Hadès, dans les ténébreux abîmes entourant le Tartare » (Eschyle, Prométhée enchaîné, 1026-29). Autrement dit, tant que Prométhée (ou l'homme) n'aura pu trouver le « Dieu, ou l'Hiérophante (l'Initiateur), acceptant de plein gré de descendre dans les cryptes de l'Initiation et de marcher avec lui autour du Tartare (**), le vautour de la passion ne cessera jamais de dévorer ses entrailles. Un Initié lié par son serment, comme Eschyle (***), ne pouvait en dire plus. Mais, moins pieux qu'Eschyle, ou plus audacieux, Aristophane a laissé transparaître le secret, pour ceux que n'aveuglent pas de trop forts préjugés, dans son immortelle satire où il met en scène Héraclès descendant aux Enfers (Les Grenouilles, 340-3). On y voit le chœur des « bénis » (les Initiés), les Champs Elysées, l'arrivée de Bacchus (le dieu Hiérophante) avec Héraclès, la réception à la lumière des torches, les emblèmes de la VIE nouvelle et de la RÉSURRECTION, hors des ténèbres de l'humaine ignorance, au grand jour de la connaissance spirituelle ― la VIE éternelle. Chaque mot de la brillante satire révèle le sens caché du poète :

Enflammez-vous, torches ardentes... car tu viens,
Les agitant dans ta main, Iacchos,
Phosphorescente étoile du rite nocturne.

Toutes ces initiations finales avaient lieu de nuit. Ainsi, dans l'Antiquité, dire de quelqu'un qu'il était descendu dans l'Hadès revenait à l'appeler un Initié complet.

(*) Pour le mot Chrestos, voir l'article d'H.P. Blavatsky, « Le caractère ésotérique des évangiles » (op. cit.), Cahiers Théosophiques n° 162/164.)
(**) Allusion à la région ténébreuse atteinte dans la crypte : le candidat soumis à l'initiation était censé y rejeter pour toujours ses passions et désirs les plus vils. D'où les allégories dépeintes par Homère, Ovide, Virgile, etc., etc. toujours acceptées littéralement par l'érudit moderne. Le Phlégéton était le fleuve du Tartare où l'Initié était plongé trois fois par l'Hiérophante, après quoi les épreuves étaient terminées et l'homme nouveau re-naissait. Il avait abandonné à jamais dans les noirs courants le vieil homme pécheur, et, la personnalité étant morte, il émergeait le troisième jour du Tartare, comme une individualité. Les personnages comme Ixion, Tantale, Sisyphe etc. représentent chacun une personnification de quelque passion humaine.
(***) Pour sa part (dans son Cours philosophique p.119, note 1), Ragon affirme qu'Eschyle n'était pas un tel Initié : « Eschyle faillit être lapidé pour avoir introduit sur le théâtre d'Athènes le costume des initiés. Il ne put être absous qu'en prouvant qu'il n'était pas initié. Pour éviter la fureur du peuple, il fut, un jour, obligé de se réfugier auprès de l'autel de Bacchus. Un ordre de l'aréopage l'acquitta, en considération des services que, dans la journée de Marathon, il avait rendus à l'État ».

Article d’H.P. Blavatsky, « Les origines du rituel dans l’Eglise et la Maçonnerie », Cahier Théosophique N°166, pp. 11-14.

Les épreuves et obstacles le long du sentier mystique : Note sur le thème du « Gardien du seuil ».

L’immortalité
Paques e « L'âme universelle, pénétrant tout, l'Anima mundi, est le Nirvana ; et le Boudhha en tant que nom générique est la monade anthropomorphisée de Pythagore. Lorsqu'il repose en Nirvana, la félicité finale, le Bouddha est la monade silencieuse, vivant dans les ténèbres et le silence ; il est aussi le Brahm sans forme, la Divinité sublime, mais inconnaissable, qui pénètre tout l'univers d'une façon invisible. Chaque fois qu'il se manifeste, désirant se faire connaître à l'humanité sous une forme intelligible pour notre esprit, que nous l'appelions un Avatar, ou un Roi Messie, ou une permutation de l'Esprit Divin, ou le Logos, ou Christos c'est tout un, c'est une seule et même chose. Dans chacun de ces cas, c'est "le Père" qui est dans le Fils, et le Fils qui est dans "le Père." L'esprit immortel adombre l'homme mortel. Il entre en lui et pénétrant tout son être, il en fait un dieu qui descend dans son tabernacle terrestre. Chaque homme peut devenir un Bouddha, dit la doctrine. Et ainsi, à travers l'interminable série des âges, nous voyons de temps à autre des hommes réussir plus ou moins à s'unir "avec Dieu", suivant l'expression reçue, avec leur propre esprit, comme nous devrions dire. Les Bouddhistes appellent ces hommes des Arhat  » − Isis Dévoilée, éditions Adyar, Volume I, page 375.

Lecture complémentaire : Note sur « Immortalité ».

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