Lundi 25 Septembre 2017

Mis à jour le Lun. 25 Sep. 2017 à 09:43

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Comment se mettre à l'écoute de l'Âme ?

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L’âme est unie au « chant de la vie » : « Écoute le chant de la vie. […] Cherche-le et écoute-le, pour commencer, dans ton propre cœur. Il existe une mélodie naturelle, une source obscure dans tout cœur humain. Elle peut être recouverte, complètement cachée et réduite au silence — mais elle est là. À la base même de ta nature, tu trouveras la foi, l'espérance et l'amour. » - La Lumière sur le Sentier, pp. 24, 43.

Admettre la réalité de l’âme

L'Être vrai, est la vertu de l'âme qui est d'être libre (W.Q. Judge, Les Lettres qui m’ont aidé, p. 48).
Se mettre à l’écoute de l’âme est essentiel et permet de répondre aux questions sur ce qu’est l’homme, son destin et le sens de notre vie. Pour vivre à l’écoute, ou selon les impératifs, de son âme individuelle l’homme doit suivre une voie d’auto-culture, de développement de soi par des efforts « auto-induits et autodéterminés ». De plus l’âme individuelle profonde étant unie à l’âme universelle, il convient de se mettre à l’écoute de l’âme collective de toute l’humanité et de toute la nature pour la servir, participer au progrès de tous et exprimer de manière plus vraie le grand SOI, UN et UNIVERSEL. Il s’agit de renoncer aux limitations produites par les désirs personnels et rechercher la Lumière qui brille au cœur de l’être humain.
« Si nous postulons l'existence continue de l'âme (l'Ego), nous devons aussi admettre la persistance de son mode de connaissance, faute de quoi nous supprimons la conscience elle-même. La conscience de l'Ego et son mode réel de connaissance par l'expérience nous permettent d'affirmer l'existence continue. Si la conscience se manifeste à la fois sur le plan objectif, par l'intermédiaire des sens, et sur le plan subjectif, par l'intuition, la réminiscence, etc ., alors l'Ego, qui a passé par des expériences inégales sur les deux plans, presque exclusivement limitées au plan inférieur, peut parfois s'exprimer presque entièrement sur le plan subjectif, dans des états de transe ou dans certaines conditions de ce genre. C'est ce qui donne la clef permettant d'expliquer la conscience supérieure et la vie divine. » - W.Q. Judge, article « Réincarnation et mémoire ».
« L'âme individuelle de l'homme est totale, et c'est selon le pouvoir et la pureté de la forme qu'elle habite que cette âme “sert les Dieux” [le grand SOI] ». – W.Q. Judge, Les Lettres qui m’ont aidé, p. 113.
« L'Esprit Un est en tous, Il est la propriété de chacun. Il est donc toujours là, toujours avec nous et, si on y réfléchit, il reste peu de place pour la tristesse ou l'illusion. Si nous croyons que l'âme de tous est mesurée par la totalité du Temps, et non par une de ses parties, alors nous ne nous soucions plus de ces moments qui sont seulement relatifs à notre corps. Si nous vivons dans notre cœur, nous avons bientôt la preuve que le temps et l'espace n'existent pas. Rien d'étranger au Maître n'y pénètre et nos fautes ne s'y trouvent pas. Le cœur L'atteint toujours, et il n'y a pas de doute qu'Il réponde. Il répond, je le sais. Il nous aide tout en nous laissant à nous-mêmes. Il n'a pas besoin de se pencher vers la terre pour voir notre dévotion, car elle est d'une qualité céleste et sa portée s'étend partout. » – WQ Judge, Les Lettres qui m’ont aidé, p. 15.

« Frustrer l'âme est un acte redoutable pour un homme. […] Ce que nous connaissons comme nous-mêmes n'est que l'homme naturel, les principes inférieurs et le mental dirigés par la fausse conscience. De l'âme, nous n'avons, dans notre état ordinaire, que de brefs aperçus incomplets — par la voix de la conscience, ou l'intuition. Bien entendu, il existe des états psychiques et spirituels dans lesquels davantage en est connu. Ainsi, la nature fait la guerre à la nature, toujours dans le but de favoriser la purification et l'évolution de l'âme. La Nature n'existe que pour le dessein de l'âme. » - W.Q. Judge, Les Lettres qui m’ont aidé, p. 38/9.

Prendre en compte tous les aspects de l’âme (âme divine ou l’Ego Immortel et l’âme humaine)
Ce qui est permanant dans l’homme comprend : « 1/ L'Esprit immortel, sans sexe, sans forme, une émanation du SOUFFLE Un et universel. 2/ Son véhicule, l’Âme divine, appelée l’« Ego Immortel », la « Monade Divine », etc..., qui, par des apports de Manas [le mental] en qui brûle le Jiv [la Monade] toujours existant ou l'étincelle immortelle, ajoute à elle-même, à la fin de chaque incarnation, l'essence de cette individualité qui fut, l'arôme de cette fleur cueillie qui n'existe plus. […] Après la mort, les meilleures, les plus nobles et les plus pures qualités de Manas, ou âme humaine, s'élevant avec la Monade divine en Dévachan [l’état de béatitude post mortem], d'où nul ne sort ni ne revient avant le moment de la réincarnation. » - H.P. Blavatsky, article « Théories sur la réincarnation et les Esprits » (Cahier Théosophique, n°88, pp. 14, 18)

La purification des instruments de l’âme et la quête de la perfection

« Ton Âme ne peut être blessée que dans les errements de ton corps ; contrôle et maîtrise l'un et l'autre et tu seras en sûreté. » (H.P. Blavatsky, La Voix du Silence)
« Avant que le mental de ton Âme puisse comprendre, le bourgeon de la personnalité doit être écrasé, le ver des sens détruit au-delà de toute résurrection.
« L'ignorance vaut mieux que la Science-de-tête sans la Sagesse-de-l'Âme pour l'illuminer et la guider.
« Le mental est comme un miroir, il amasse la poussière tout en reflétant. II faut les douces brises de la Sagesse-de-l'Âme pour balayer la poussière de nos illusions. Cherche, ô débutant, à fusionner ton mental et ton âme. » - H.P. Blavatsky, La Voix du Silence, pp. 28, 41, 42.
« L’âme libérée de l’asservissement au corps par certaines pratiques, disciplines, et pureté de vie, durant la vie incarnée, acquiert des pouvoirs identiques à ceux de son élément primitif d’origine, l’Âme universelle. Elle a dominé son gardien physique ; les appétits terrestres grossiers et les passions de ce dernier, de tirants despotiques sont devenus ses Esclaves, et l’Âme est devenue libre d’exercer ses pouvoirs transcendants sans aucune entrave » - H.P. Blavatsky, extrait traduit de l’article “A treatise on the Yoga Philosophy”.
La quête de la Perfection : « S'élever d'un état d'énergie à un autre, passer de la beauté et de la perfection d'un plan à la beauté et à la perfection encore plus grandes d'un autre plan, parvenir à des niveaux toujours plus élevés de gloire, de connaissance et de puissance à chaque nouveau cycle, telle est la destinée de tout Ego [Âme], qui devient ainsi son propre Sauveur dans chaque monde, et à chaque incarnation. […] Malgré leurs limites, ces intervalles [post mortem] n'empêchent cependant pas l'Ego, qui se perfectionne toujours, de suivre, sans dévier — bien que graduellement et lentement — le chemin qui l'amènera jusqu'au point de sa dernière transformation où, ayant atteint son but, il deviendra un être divin. […] Oui. C'est seulement au moyen de ces naissances successives que peut s'accomplir le progrès perpétuel des innombrables millions d'Ego vers la perfection suprême et vers une période de repos final (d'une longueur égale à celle de la période d'activité). » - H.P. Blavatsky, La Clef de la Théosophie, pp. 170, 182, 212.
« L’homme, se perfectionnant continuellement et s'efforçant d'atteindre la stature de l'homme céleste, est toujours en devenir. » - W.Q. Judge, L’Océan de Théosophie, p. 135.
La nécessité de passer par l’expérience de l’incarnation : « Pour que la Perfection soit complète, elle doit naître de l’imperfection, l’incorruptible doit s’émanciper du corruptible, ayant cette dernière comme véhicule, base et contraste ». - H.P. Blavatsky, La Doctrine Secrète, II, p. 95 (éd. anglaise).
Comment libérer notre pouvoir de connaître ? W.Q. Judge. : « Le pouvoir de connaître ne vient pas de l’étude livresque ni de la seule philosophie, mais principalement de la pratique altruiste en action, mots et pensée ; car la pratique purifie les enveloppes de l’âme et permet à cette lumière de briller dans l’intelligence du cerveau. Comme l’intelligence du cerveau, qui est le réceptacle à l’état de veille, doit être purifiée des perceptions émotives, et le moyen le plus sûr de le faire est de combiner la philosophie et les plus hautes vertus extérieures et intérieures »

La reconnaissance de l’âme

« Ce qu'il faudrait faire c'est essayer de réaliser que l'“Âme-Maîtresse est une”, avec tout ce que cela implique ; savoir ce que signifie l'enseignement antique : “Tu es Cela”. Si nous y parvenons, nous pourrons impunément identifier notre conscience avec celle de n'importe quoi dans la nature ; mais pas avant. Mais pour y arriver c'est toute une vie de travail et, auparavant, il nous faut épuiser tout karma, c'est-à-dire remplir tout notre devoir ; nous devons vivre pour autrui et alors nous découvrirons tout ce que nous devrions savoir, et non pas ce que nous aimerions savoir. » - W.Q. Judge, Les Lettres qui m’ont aidé, pp. 158/9.
« Pensez, pensez, pensez à la vérité que vous n'êtes pas le corps, le cerveau ou l'homme astral, mais que vous êtes CELA, et “CELA” est l'Âme Suprême. Par cette pratique, vous ferez mourir graduellement la fausse notion secrètement entretenue intérieurement que le faux est vérité et le vrai erreur. En persistant dans cette pratique, en soumettant chaque nuit vos pensées de la journée au jugement de votre Soi Supérieur, vous arriverez finalement à gagner la lumière. » - W.Q. Judge, Les Lettres qui m’ont aidé, p.166.
« Tout ce qui est nécessaire, c'est de retirer graduellement notre conscience des illusions des sens, jusqu'à l'extase de la vision intérieure, c'est-à-dire élever graduellement le plan de la conscience. […] Ainsi, l'évidence des choses cachées finira par s'affirmer ; l'invisible et l'inconnu deviennent le visible et le connu. » - W.Q. Judge, article « Réincarnation et mémoire ».

Le développement du mental et du cœur
« Les doutes viennent tous de la nature inférieure et jamais, en aucun cas, de la nature supérieure. C'est pourquoi, à mesure que notre dévotion augmente, nous devenons capables de saisir de plus en plus clairement la connaissance qui réside dans ce qui en nous tient de Satwa [lumière, sagesse]. Car il est dit : “Celui qui est parfaitement consacré (ou qui persiste dans cette discipline) verra, dans le cours des temps, la connaissance spirituelle jaillir spontanément en lui” [Bhagavad-Gîtâ, IV, v. 34]. » - W.Q. Judge, Les Lettres qui m’ont aidé, p. 42.

La pratique de l’altruisme – le devoir
« Accordons notre aide à tous ceux qui viennent sur notre chemin. Ce sera le vrai progrès ; les voiles qui s'étendent sur notre âme tombent quand nous agissons pour les autres. » - W.Q. Judge, Les Lettres qui m’ont aidé, p. 36.

La méditation
« Par la méditation, la connaissance de soi-même et la discipline intellectuelle, l'âme peut s'élever à la vision de la vérité, de la bonté et de la beauté éternelles ― c'est-à-dire la Vision de Dieu ― ou à l'epopteia », comme disaient les Grecs. « L'union de l'âme individuelle à l'Ame Universelle », disait Porphyre, « n'exige qu'un esprit parfaitement pur. Par la contemplation du soi, la chasteté parfaite, et la pureté du corps, l'homme peut s'en approcher, et recevoir dans cet état la vraie connaissance 'et l'illumination profonde ». – Extrait de l’article d’H.P. Blavatsky, « Qu’est-ce que la Théosophie ? »

Les Maîtres de Sagesse ou Grandes Âmes

« Plus tu t'unifieras avec [la Compassion, la loi de l’éternel Amour], ton être se fondant dans son ÊTRE, plus ton Âme s'unira avec ce qui EST, plus tu deviendras COMPASSION ABSOLUE » - H.P. Blavatsky, La Voix du Silence, p. 92.
« Celui qui a atteint la perfection, ou l'état de Mahâtma [= Grande Âme], a obtenu une maîtrise complète de son corps, et il l'occupe et s'en sert à volonté. Mais, bien entendu, tandis qu'il est dans son corps, lui-même — âme pleine de pouvoir — demeure jusqu'à un certain point limité par ce corps ou véhicule. Ceci veut dire qu'il y a des expériences que ne peut partager cet instrument de l'âme que nous appelons « le corps » , et que, au-delà d'un certain point, son cerveau ne peut les réfléchir, ni se les rappeler. Ce point varie avec le degré de réalisation atteint par les âmes individuelles et, quoique chez certains êtres il puisse se situer à un niveau élevé de connaissance et de pouvoir, il faut pourtant le considérer comme limité si on le compare aux expériences spirituelles de l'âme libérée. […] Les Maîtres ne sont ni orientaux, ni occidentaux, mais universels. » - W.Q. Judge, Les Lettres qui m’ont aidé, pp. 47, 156.

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