Mardi 22 Août 2017

Mis à jour le Mar. 22 Août 2017 à 09:43

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William Quan Judge - L'instructeur spirituel

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L'instructeur spirituel

Du passé : ne regrettez rien
« Le Passé ! Qu'est-il ? Rien. Évanoui ! Congédiez-le. Vous êtes le passé de vous-même. Par conséquent, il ne vous concerne pas en tant que tel. Il ne vous concerne que tel que vous êtes aujourd'hui. En vous, tel que vous existez actuellement, gît tout le passé. Suivez donc la maxime hindoue : « Ne regrette rien, ne sois jamais affligé, mais tranche tous les doutes avec l'épée de la Connaissance spirituelle » (Bhagavad-GÎtâ, IV, 42). Le regret n'engendre que l'erreur. [...] Aussi ne regrettez rien, pas même les plus grandes folies de votre existence, car elles sont passées, tandis qu'il vous faut agir dans le présent, qui est en même temps le passé et le futur. Ainsi donc, avec la connaissance absolue que toutes vos limitations sont dues au karma de la vie passée, ou présente, et avec une ferme confiance, de tous les instants, en ce karma compris comme le juge unique — qui sera bon ou mauvais selon ce que vous l'aurez fait — vous serez capable de supporter tous les événements et de garder votre sérénité, malgré les découragements passagers que tous ressentent mais que chasse toujours la lumière de la Vérité. Le verset suivant explique tout : « Quelle place peut-il y avoir pour l'illusion et quelle place pour le chagrin chez celui qui réfléchit à l'unité de l'Esprit et qui sait que tous les êtres spirituels sont identiques en nature à l'Être Suprême ? » (Isa Upanishad, v. 6, 7). » ‒ W.Q. Judge, Les Lettres qui m'ont aidé, p. 28.

Le présent : que chacun devienne un centre bienfaisant
« Inutile de nous lamenter, [...] puisque nous-mêmes avons contribué, dans un passé éloigné, à faire que le présent soit ce qu'il est. Le seul moyen de changer cette situation est d'agir actuellement de telle sorte que chacun devienne un centre bienfaisant, une force qui contribue à favoriser la « droiture », et qui soit guidée par la sagesse. ‒ W.Q. Judge, Les Lettres qui m'ont aidé, p. 102.
« La patience est réellement la chose la meilleure et la plus importante, car elle en implique beaucoup d'autres. Vous ne pouvez pas l'acquérir si vous n'êtes pas calme et prêt à faire face à l'urgence, et comme le calme est nécessaire pour que l'esprit puisse se faire entendre, on se rend compte à quel point la patience est importante. Egalement elle nous empêche de précipiter une affaire : avec la précipitation, nous pouvons écraser un bon œuf, ou faire échouer un bon projet, repousser pour un temps le karma prêt à se manifester et empêcher certains effets bienfaisants de se produire. Aussi, ne faiblissez pas et efforcez-¬vous de pratiquer la patience dans toutes les moindres choses de la vie quotidienne : très vite vous la sentirez se développer et, avec elle, grandiront en vous une force et une influence qui s'exerceront sur les autres, et à leur profit, tandis qu'une aide plus grande et plus sensible vous viendra du côté intérieur des choses. » ‒ W.Q. Judge, Les Lettres qui m'ont aidé, p. 181.
« Je ne m'inquiète pas de ce que j'ai été ou de ce qu'un autre a été. Je me préoccupe seulement de ce que je suis à chaque instant. Car, comme chaque moment est, et aussitôt n'est plus, il s'ensuit que si nous pensons au passé, nous oublions le présent et, pendant que nous l'oublions, les instants passent furtivement à côté de nous, pour aller grossir le passé. »‒ W.Q. Judge, Les Lettres qui m'ont aidé, p. 28.
« Les difficultés et les frictions accompagnent l'existence, et si tout marchait sans histoire et parfaitement, tout le temps, nous n'aurions rien à faire. Notre mouvement est un mouvement de réforme qui s'attaque au caractère profond de la race humaine et par conséquent nous ne sommes pas parfaits, et les autres membres de la race non plus. Avez-vous jamais réfléchi à cette question : « Que feriez-vous si tous les idéaux relatifs à l'homme étaient réalisés, si l'altruisme était universel ? » Nous devrions émigrer sur quelque autre planète plus mauvaise afin que nos sentiments y trouvent leur expression. Ainsi donc, nous devrions accepter toutes les difficultés comme faisant partie du travail quotidien et nous efforcer d'amener le plus grand nombre possible de personnes, y compris nous-mêmes, à être prêts à aider. » – W.Q. Judge, Les Lettres qui m'ont aidé, pp. 205/6.
« Les Maîtres sont soucieux (pour employer un terme de notre langage) de voir le plus grand nombre possible d'êtres humains atteindre l'état de pouvoir et d'amour auquel Ils sont arrivés. Comment, alors, supposer qu'Ils ne donneraient pas Leur aide ? Puisqu'Ils sont Âtman et, en cela, la loi de karma elle-même, Ils sont présents en toutes choses de la vie et dans chaque phase des fluctuations de nos jours et de nos années. Si vous voulez bien stimuler votre foi, en gardant en vue cette perspective, vous vous rendrez bien plus ouverts à Leur aide que vous ne pourrez-vous en rendre compte. » – W.Q. Judge, Les Lettres qui m'ont aidé, pp. 97/8.

L'avenir : la cause de l'humanité – la Fraternité Universelle
« Pour chacun, le futur découlera de chaque moment présent. Selon l'usage que nous faisons du moment, nous changeons le niveau qui sera atteint dans l'avenir vers le haut ou vers le bas, pour le bien ou le mal ; l'avenir n'étant qu'un mot pour désigner le présent qui n'est pas encore arrivé, nous devons veiller au présent plus qu'à toute autre chose. Si le présent est plein de doute et d'hésitation, ainsi sera le futur ; s'il est plein de confiance, de calme, d'espoir, de courage et d'intelligence, ainsi également sera l'avenir. » ‒ W.Q. Judge, Les Lettres qui m'ont aidé, p. 101.
« Pratiquer l'altruisme autant que nous le pouvons est la seule façon d'éviter la souffrance dans le futur. [...] Pendant que nous nous efforçons de comprendre et de mettre en pratique l'altruisme, et que nous répandons les doctrines offertes par les Adeptes, en ce qui concerne l'homme, son état actuel, son destin futur et la façon correcte pour lui de vivre, chaque théosophe peut consacrer une partie de son temps à un exercice quotidien de méditation et de concentration, et la totalité de son temps à l'élimination radicale de ses défauts et de ses vices ; lorsqu'il aura progressé quelque peu dans cette voie, le bon karma qu'il aura pu acquérir en travaillant pour la cause de l'humanité (qui est la même que celle de la Fraternité universelle) l'aidera à se préparer pour commencer les pratiques occultes. ‒ W.Q. Judge, « Le courant de pensées et les questions » (Cahier Théosophique n°144)
« W.Q. Judge connaissait le sentier que tous devront parcourir, et on trouvera, réconfort, conseil, avertissement et encouragement partout dans ses écrits et pour chaque circonstance de la vie. Plus nous pénétrons le courant qui émane de Lui – « le plus grand des exilés » - plus rapidement ces choses qui nous harcèlent et nous affligent s'estomperont et disparaîtront. C'est ce que vous avez fait – pénétrer ce courant – c'est votre meilleur karma. Le travail a été pour vous votre « verge et bâton », et c'est une bénédiction pour beaucoup qui sans cela n'auraient jamais eu cette aide. Plus on œuvre dans ce travail, ou un travail similaire, pour d'autres inconnus qui l'attendent, moins il y aura de place pour une pensée ou un sentiment pour quoique ce soit qui n'aide pas ce travail d'une manière ou d'une autre. C'est la forme désirable de « concentration de la pensée sur un seul point ». – R. Crosbie, Le philosophe amical.

Les conseils pour l'éveil intérieur – Le Sentier
En annexe :« Conseils pour l'éveil intérieur », quelques extraits des Lettres qui m'ont aidé de W.Q. Judge.

Bibliographie et bibliographie de William Q. Judge

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