Samedi 24 Juin 2017

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Le nouvel an - Symboles de Janus et du Capricorne

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De nombreux exemples dans l'antiquité

H.P. Blavatsky rappelle que les Romains « célébraient le jour de Janus le 1er janvier et deux jours après, le 3 janvier et rendaient pareil honneur à Isis, patronne de la bonne ville de Lutetia Parisiorum ».
« Le 1er janvier étant le 8ème jour après Noël, est, tant dans les histoires profane qu'ecclésiastiques, l'anniversaire de la circoncision de Christ, comme six jours après dans l'Epiphanie. » Aussi elle précise que « bien avant l'arrivée des trois Mages zoroastriens, la circoncision du Christ, ou sa naissance, le 1er janvier était le premier jour de l'année civile des romains », et cette date « était célébrée il y a 2000 ans comme elle l'est maintenant ». ‒ H.P. Blavatsky, extrait traduit de l'article « 1890! On The New Year's Morrow ».
« Avec les juifs et les cabalistes chrétiens, le nombre de leur déité – le Dieu d'Abraham et de Jacob – est 10, le nombre de la perfection, l'UN dans l'espace, ou le Soleil, astronomiquement, et les dix séphitotes, cabalistiquement. Mais les Dieux sont nombreux, et chaque décembre, selon les japonais, est le mois de l'arrivée, ou la descente des Dieux ; ainsi il doit y avoir un nombre considérable de dieux veillant au-dessus des mortels dans l'espace astral. Avant Clovis, le 3 janvier, était un jour consacré à Isis – la déesse-patronne de Paris qui a maintenant été remplacée par Sainte Geneviève – était aussi le jour particulier où les déités de l'Olympe rendaient visite à leurs adorateurs. Le troisième jour de chaque mois été consacré à Pallas Athénée, la déesse de la Sagesse ; et le 4 janvier est le jour de Mercure (Hermes, Boudha), qui est crédité d'ajouter de l'esprit dans la tête de ceux qui sont respectueux de lui. Décembre et janvier sont les deux mois les plus en rapport avec les dieux et les nombres. [...] Nous sommes dans le solstice d'hivers, la période pendant laquelle le Soleil est entré dans le signe du Capricorne et depuis le 21 décembre il cesse sa course dans l'hémisphère sud, et comme le cancer ou un crabe, il commence à rétrograder. C'est à ce moment particulier qu'il naissait, chaque année, et le 25 décembre était le jour de la naissance du Soleil pour ceux qui habitaient l'hémisphère nord. C'est aussi le 25 décembre, que le Christ, le jour de naissance du « Sauveur du Monde » des chrétiens, qu'étaient nés, des âges avant lui, le perse Mithra, l'égyptien Osiris, le grec Bacchus, le phénicien Adonis, le phrygien Attis. Et alors qu'à Memphis on montrait au peuple le dieu du Jour, sorti de son berceau, les romains célébraient le 25 décembre dans leur calendrier comme le jour natalis solis invinci (la naissance du soleil invincible). » ‒ Traduction d'un extrait de l'article d'H.P. Blavatsky "The Year is Dead. Long Live the Year".

Janus, le dieu du Temps

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« Janvier – Januarius [= le mois de janvier] était dédié à Janus le Dieu du Temps, le cycle qui se renouvelle sans cesse, le Dieu à double-face – avait une face tournée vers l'Est et l'autre vers l'Ouest ; le passé et le futur ! Allons-nous nous le rendre propice et le prier ? Pourquoi pas ? Sa statue avait à ses pieds 12 autels, symbolisant les douze signes du Zodiaque, les douze dieux, les douze mois de l'année solaire et – les douze Apôtres du Christ solaire. Dominus [= Maître, Seigneur] était le titre donné au Soleil par les anciens ; d'où dies domini, dies solis, les « jours du Soleil ». [...] La statue de Janus-Janvier portait gravée sur sa main droite le chiffre 300, et sur sa gauche, 65, le nombre de jours de l'année Solaire; dans une main il tenait un spectre, et dans l'autre les clefs, d'où son nom de gardien ou 'janitor' [cerbère] le gardien des clefs des Cieux, qui ouvraient les portes de la nouvelle année. »
« Ne serions-nous pas le droit de voir en lui le prototype de Pierre, le pêcheur et son navire céleste, le portier du Paradis, dont il était seul à détenir les clefs ? Janus présidait aux quatre saisons. Pierre préside les quatre Evangélistes. Dans l'occultisme le pouvoir et la signification des nombres et des numérotations résidait dans leur application et permutations correctes. Si nous devons nous rendre favorable tout chiffre mystérieux, nous devons assurément nous adresser à Janus-Pierre, dans sa relation au UN – le soleil » ‒ Traduction d'un extrait de l'article d'H.P. Blavatsky "The Year is Dead. Long Live the Year".

Lecture complémentaire : « Janus - Le dieu à double face (Janus et le caractère ésotérique des Évangiles ; Le mystère du Jardin d'Eden) »

Capricorne, le mystérieux Makara des hindous

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Le 4 janvier, le vrai nouvel an

« C'est le 4 janvier que devraient choisir les Théosophes – les Esotéristes particulièrement – pour leur nouvel an. Janvier est sous le signe du Capricorne, le mystérieux Makara des mystiques hindous – les « Kumaras », qui est-il dit, se sont incarnés dans l'humanité sous le 10ème signe du Zodiaque. Pendant des âges le 4 janvier était consacré à Mercure-Bouddha (*), ou Toth-Hermès. Ainsi tout se combine pour en faire une fête célébrée pour ceux qui étudient la Sagesse ancienne. Qu'il soit appelé par son nom sanscrit Budh ou Bouddhi, ou Mercure, véritablement le fils de Coelus et Hecate, ou de magie divine (blanche) et diabolique (noire) selon les hellènes, ou encore Hermes et Toth, son nom gréco-égyptien, ce jour semble beaucoup plus approprié que le 1er janvier, le jour de Janus, le dieu aux deux visages "serviteurs du temps" ».
(*) Le 4 janvier étant consacré à Mercure, dont les grecs firent Hermès, les catholiques romains ont inclus saint Hermès dans leur calendrier. De la même façon le neuvième jour de ce mois a toujours été célébré par les païens comme le jour du « soleil conquérant » et les catholiques romains ont changé ce nom un nom propre, faisant de lui saint Nicanor (du grec nikao, conquérir), qu'ils honorent le 10 janvier ». ‒ H.B. Blavatsky, extrait de l'article "1890! On the New Year Morrow".

Autres symboles associés

« Le 10ème signe du Zodiaque (Makara en Sanskrit), pris, dans son sens caché, est la plus importante des constellations du mystérieux Zodiaque. Il est pleinement décrit dans la Doctrine Secrète, et par conséquent ne nécessite que peu d'autres commentaires. Même, dans les descriptions exotériques, peu importait si le Capricorne était en rapport quelconque avec la nourrice Amalthée qui nourrit Jupiter de son lait, ou avec le dieu Pan qui se changea en chèvre et laissa son empreinte sur les registres sidéraux. Chaque fable a sa signification. Tout dans la Nature est intimement corrélé avec l'ensemble, et l'étudiant des trésors anciens ne sera pas trop surpris si on lui dit que les sept enjambées faites en direction de chacun des quatre points cardinaux du compas, soit – 28 pas – par le Bouddha, quand il était enfant nouveau-né, sont étroitement liés aux 28 étoiles de la constellation du Capricorne. » ‒ Glossaire Théosophique, « Capricorne ».

Lecture complémentaire : « L'interaction entre l'humanité et les hiérarchies divines ».

Le symbolisme des nombres

« Que personne ne néglige l'importance et le pouvoir des nombres – pris comme symboles. Tout dans l'univers est façonné selon des proportions et des combinaisons éternelles de nombres. « Dieu géométrise », et les nombres et numérotations sont la base fondamentale de tous les systèmes mystiques, philosophiques et religieux. Les fêtes annuelles et leurs dates étaient toutes fixées d'après le Soleil – le « père de tous les calendriers et du Zodiaque, ou du dieu-Soleil et des douze grands dieux, bien que mineurs ; et elles devinrent sacrées ultérieurement dans le cycle national et tribal des religions. » ‒ Traduction d'un extrait de l'article d'H.P. Blavatsky "The Year is Dead. Long Live the Year".

Lecture complémentaire : « Citations en rapport le mystère de l'année solaire ». ».

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