Vendredi 23 Juin 2017

Mis à jour le Ven. 23 Jui. 2017 à 16:25

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Le Yoga du sommeil

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Les bases générales de ce Yoga

Le sommeil a toujours intrigué : pourquoi passer six à huit heures dans cet état d'inconscience d'où l'on ne ramène parfois des rêves plus ou moins dénués de sens ; voire des cauchemars ? Pourtant, ici et là dans l'histoire de « grands » hommes on relève des rêves « importants » : chez Descartes, C.G. Jung, certains compositeurs ou scientifiques, par exemple. On trouve, aussi, dans certains textes sacrés la référence à des rêves prophétiques.
On dit que la nuit porte conseil et que l'on peut se réveiller avec la solution du problème avec lequel on s'est endormi.
Y aurait-il un Yoga du sommeil, une discipline intérieure qui permettrait de mieux maîtriser ces possibilités que l'on pressent ?
Pour la Théosophie, dans le sommeil, l'Âme quitte la conscience du corps physique pour traverser deux plans : à l'aller et au retour. D'abord, celui du rêve qui peut être influencé par toutes les tendances et puis, plus profondément, celui du sommeil sans rêve qui correspond à un plan spirituel en rapport avec la vraie nature de l'Âme que nous sommes. On dit que sur ce plan nous cultivons nos qualités supérieures, que nous participons, si notre nature nous le permet, au « Banquet des Dieux » (expression platonicienne), que nous y communions avec des Êtres Spirituels (même idée sûrement), que nous y agissons, mais que la nature de cette action est difficile à comprendre, et que le passé, le présent et l'avenir n'y font qu'un. Il est dit également que nous en ramenons une influence au réveil qui nous rend, relativement, moins matérialiste et moins sensuels ; que cette influence au passage peut guider nos rêves et les rendre plus spirituels, plus signifiants. Il est bien évident que cette « rosée céleste » est vite mélangée à autre chose et ne suffit pas à nous faire évoluer.
Il s'agirait, donc, de la « cultiver » ; de créer non seulement à l'endormissement et au réveil, mais tout au long de la journée, un foyer spirituel qui, illuminant non seulement notre conscience de veille mais aussi le plan du rêve, permettrait de réaliser une ligne directe avec notre nature profonde riche de connaissance, d'intelligence et d'amour.
Les bases d'un Yoga du sommeil seront : la méditation, notamment au réveil, l'étude d'une spiritualité véritable et l'action altruiste, c'est-à-dire pleinement ouverte à toutes les Âmes et accomplie de manière auto-induite et auto-déterminée. Ce Yoga ne pourra que faciliter l'incarnation de la Lumière intérieure.

« Une authentique vie spirituelle doit intégrer une véritable discipline de préparation au sommeil. Ainsi la Théosophie nous offre les bases de ce qu'on appelle aujourd'hui un « Yoga du sommeil », en montrant pourquoi l'expérience de la conscience pendant la nuit est importante, le but visé étant à la longue d'atteindre une permanence de l'éveil conscient jusque dans les phases les plus profondes du sommeil, avec la possibilité d'y maintenir l'exercice de la volonté. » ‒ Extrait de l'article « Les preuves du Soi caché – par les rêves ».

Vers un rapport conscient avec le Soi profond
« Le Grand Maître, ou le Grand Instructeur, est le Soi Supérieur. L'Âme le sait, et, à certains moments, elle transmet cette connaissance à la conscience inférieure, ce qui fait naître en nous le sentiment que quelqu'un nous enseigne, ou que nous avons trouvé quelque instructeur. Il y a aussi, bien sûr, d'autres souvenirs qui nous viennent mais, finalement, tout cela se réduit à une seule chose, car le Soi Supérieur de l'un est celui de tous ‒ il est universel, « un état divin, et non un corps ou une forme d'aucune sorte ». [...] La connaissance parvient dans des visions, d'abord en rêve puis sous forme d'images présentées à l'œil intérieur au cours de la méditation. [...] « La connaissance ainsi obtenue est si claire, si convaincante, si indélébile dans l'impression qu'elle fait dans le mental, que toutes les autres sources d'information, toutes les autres méthodes d'enseignement qui nous sont familières se réduisent à moins que rien en comparaison avec celle-ci. » ‒ Extraits (pp. 147, 182/3) de l'ouvrage Les rêves et l'éveil intérieur de H.P. Blavatsky et W.Q. Judge.

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