Mardi 22 Août 2017

Mis à jour le Mar. 22 Août 2017 à 09:43

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La Voix du Silence : Un guide pour la vie spirituelle

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Le Sentier du disciple

Le disciple devient le Sentier... le Maître, ne peut que le lui indiquer

« Le choix est fait, j'ai soif de Sagesse. Tu as maintenant déchiré le voile cachant le Sentier secret et enseigné le grand Yâna (véhicule). Ton serviteur est ici prêt à suivre tes instructions. » [...]
« Prépare-toi, car tu devras voyager seul. Le Maître qui enseigne ne peut qu'indiquer le chemin. Le Sentier est le même pour tous, mais les moyens d'atteindre le but doivent varier avec les pèlerins. » [...]
« Tu ne peux voyager sur le Sentier avant d'être devenu ce Sentier lui-même. Laisse ton Âme prêter l'oreille à chaque cri de douleur, comme le lotus met son cœur à nu pour absorber le soleil du matin. Ne permets pas à l'ardent Soleil de sécher une seule larme de douleur avant de l'avoir essuyée toi-même des yeux de l'affligé. Mais laisse chaque brûlante larme humaine tomber sur ton cœur et y rester ; et ne l'essuie jamais avant que la douleur qui la fît naître n'ait disparu. Ces larmes... sont les courants qui arrosent les champs de l'immortelle charité. » » ‒ La Voix du Silence, pp. 63-64, 28-29.

Le disciple agit selon le « Dharma » ‒ La Loi Sacrée

« Le terme dharma signifie Loi : il est généralement rendu par devoir [...] alors qu'il désigne une propriété inhérente aux facultés humaines, ou à l'homme entier, ou même à toute chose dans le cosmos. » ‒ Notes sur la Bhagavad Gîtâ (p. 26).

L'égoïsme disparaît progressivement, l'altruisme prend son essor et permet à l'intuition de s'exprimer :

« Il est condamné à périr celui qui, par crainte de Mâra (tentateur) s'abstient d'aider les hommes, de peur d'agir pour Soi. [...] L'inaction basée sur la peur égoïste ne peut produire que du mauvais fruit. »
« Le fidèle égoïste vit sans but. L'homme qui n'accomplit pas la tâche qui lui est assignée dans la vie a vécu en vain. » ‒ La Voix du Silence, pp. 52-53.

Le disciple agit pour le bien de tous, tout en accomplissant son Dharma :

« Suis la roue de la vie ; suis la roue du devoir envers race et famille, ami et ennemi, et ferme ton mental aux plaisirs comme à la douleur. Épuise la loi de la rétribution karmique. » ‒ La Voix du Silence, p. 53.

Agir est indispensable pour apprendre, et faire ressortir la dynamique de solidarité et d'interdépendance :

« Sème des actions de bonté et tu moissonneras leurs fruits. » [...]
« T'abstiendras-tu d'agir ? Ce n'est pas ainsi que ton âme obtiendra sa liberté. Pour gagner le Nirvâna (état d'existence et de conscience absolues) il faut atteindre la Soi-Connaissance, et la Soi-Connaissance est l'enfant d'actions aimantes. » [...]
« Agis pour eux "aujourd'hui", ils agiront pour toi "demain". » ‒ La Voix du Silence, pp. 47-48, 52.

Toujours dans cette dynamique de solidarité, la Sagesse et la Connaissance doivent être retransmises :

« Montre la "Voie" - même sans éclat, et perdu parmi la foule - comme fait l'étoile du soir à ceux qui suivent leur sentier dans les ténèbres. » ‒ La Voix du Silence, p. 53.

Le disciple met en œuvre les qualités réalisées
Ces qualités seront indispensables pour franchir les 7 portails. Leur pratique permet la transformation des intérêts personnels vers l'universel et amène ainsi l'élévation spirituelle :

« Sois patient, candidat, comme celui qui ne craint pas l'échec, ne courtise pas le succès. » [...]
« Sois persévérant comme celui qui dure à jamais. Tes ombres vivent et se dissipent ; ce qui en toi vivra toujours, ce qui en toi connaît - qui est en effet Connaissance - n'appartient pas à la vie fuyante : c'est l'Homme qui a été, qui est et qui sera, pour qui l'heure ne sonnera jamais. »
« Si tu veux moissonner la douce paix et le repos, disciple, ensemence avec les graines du mérite les champs des moissons futures. Accepte les misères de la naissance. » [...]
« Sois humble si tu veux atteindre la Sagesse. »
« Sois plus humble encore quand tu te seras rendu maître de la Sagesse. » ‒ La Voix du Silence, pp. 48-49, 55.

L'unité des disciples
Cette unité est ancrée dans la SUR-ÂME Universelle et inclut l'humanité :

« Aime les hommes comme s'ils étaient tes frères-disciples, les disciples d'un seul Maître, les fils d'une même et tendre mère. »
« Les disciples peuvent être comparés aux cordes de la Vina (Instrument à cordes) qui résonne au chant de l'âme, le genre humain à sa table d'harmonie et la main qui en joue au souffle mélodieux de la GRANDE ÂME DU MONDE. La corde qui, au toucher du Maître, ne répond pas en harmonie suave avec toutes les autres, se brise ; elle est rejetée. Ainsi en est-il pour le mental collectif des Lanou-shrâvaka (Disciples). Ils doivent s'accorder avec le mental de l'Upâdhyâya (Instructeur) - en union avec la Sur-Âme - ou rompre leur lien et se retirer. » ‒ La Voix du Silence, pp. 48-49, 55.

L'instructeur a un rôle de transmetteur et d'accompagnement. Le MAÎTRE (unique), ne doit pas être recherché à l'extérieur, il est en nous tous :

« Nombreux sont les instructeurs, unique est le MAÎTRE - l'ÂME – Âlaya, l'Âme Universelle. Vis dans ce MAÎTRE comme SON rayon vit en toi. Vis dans tes semblables comme ils vivent en LUI. »
« Vivre au bénéfice du genre humain est le premier pas. Pratiquer les six vertus glorieuses est le second. » ‒ La Voix du Silence, pp. 68-69, 50.

Les sept Portails
Chacun des Portails est ouvert par une clé d'or

« En vérité. Seigneur, je vois le SENTIER ; son pied est dans la boue, son sommet perdu dans la glorieuse lumière du Nirvâna. Et maintenant je vois les Portails qui vont en se rétrécissant sur le rude chemin épineux de Jñâna (connaissance, sagesse occulte). »
« Tu vois bien, Lanou (disciple). Ces Portails conduisent l'aspirant, par-delà les eaux, « jusqu'à l'autre rive ». Chaque Portail a une clé d'or qui en ouvre l'accès ; et ces clés sont :
1. DÂNA, la clé de charité et d'immortel amour.
2. SHÎLA, la clé d'Harmonie en parole et en acte ; la clé qui rétablit l'équilibre entre la cause et l'effet, et ne laisse plus de place à l'action karmique.
3. KSHÂNTI, la douce patience que rien ne peut troubler.
4. VIRÂGA, l'indifférence au plaisir et à la douleur, l'illusion vaincue, la vérité seule perçue.
5. VÎRYA, l'énergie indomptable qui fraie sa route vers la suprême VÉRITÉ, hors de la boue des mensonges terrestres.
6. DHYÂNA, dont la porte d'or, une fois ouverte, conduit le Naljor (Adepte) vers le royaume de l'éternel Sat (la Réalité une toujours présente) et à sa contemplation sans fin.
7. PRAJÑÂ, la clé de ce qui fait de l'homme un Dieu, en le créant Bodhisattva, fils des Dhyâni (intelligence réceptive, à distinguer de Buddhi, qui est la potentialité de l'intelligence). » ‒ La Voix du Silence, pp. 66-67.

1er Portail : Dâna, la charité et l'immortel amour donnent l'élan

« Avant de te tenir au seuil du Sentier, avant de franchir la toute première Porte, il te faut fusionner les deux dans l'Un, sacrifier le Soi personnel au SOI impersonnel et ainsi détruire le « sentier » qui est entre les deux : Antahkarana (le Manas inférieur, le Sentier de communication ou de communion entre la personnalité et le Manas supérieur, ou Âme humaine). »
« Tu dois être prêt à répondre à Dharma (Loi Sacrée), la loi sévère, dont la voix te demandera à ton premier pas, ton pas initial : T'es-tu conformé à toutes les règles, ô toi aux espérances sublimes ?
« As-tu accordé ton cœur et ton mental au grand mental et au grand cœur de tout le genre humain ? Car, de même que la voix mugissante du fleuve sacré fait écho à tous les sons de la Nature, ainsi le cœur de celui qui voudrait "entrer dans le courant" doit vibrer en réponse à chaque soupir et à chaque pensée de tout ce qui vit et respire. » [...]
« As-tu accordé ton être avec la grande douleur de l'Humanité, ô candidat à la lumière ? » [...]
« Armé de la clé de Charité, d'amour et de tendre miséricorde, tu es en sûreté devant la porte de Dâna, la porte qui se dresse à l'entrée du SENTIER. Regarde, heureux pèlerin ! Le portail qui te fait face est haut et large ; il semble d'accès facile...Là, perchés dans de verts bosquets, des rossignols d'espoir et des oiseaux au plumage splendide chantent le succès aux pèlerins intrépides. Leurs mélodies célèbrent les cinq vertus des Bodhisattva (celui dont l'essence est devenue intelligence... fils des Dhyâni Buddhas), la quintuple source du pouvoir de Bodhi (intelligence réceptive, à distinguer de Buddhi, qui est la potentialité de l'intelligence), et les sept degrés de la Connaissance.
« Passe ! Car tu as apporté la clé ; tu es en sûreté. » ‒ La Voix du Silence, pp. 69-70, 71-72.

2ème Portail : Shîla, l'harmonie intérieure constitue une protection indispensable

« Vers la seconde porte, la route est verdoyante, elle aussi, mais escarpée et sinueuse, en vérité, jusqu'à son sommet rocailleux. Des brumes grises coiffent sans cesse ses rudes sommets pierreux et tout est sombre au-delà. À mesure que progresse le pèlerin, le chant d'espoir résonne plus faiblement dans son cœur. Voici que l'envahit le frisson du doute ; son pas devient moins assuré... La peur, ô disciple, tue la volonté et arrête toute action. S'il manque de la vertu de Shîla, le pèlerin trébuche, et des pierres karmiques meurtrissent ses pieds le long du sentier rocailleux. »
« Aie le pied sûr, ô candidat. Baigne ton Âme dans l'essence de Kshânti, car voici maintenant que tu approches du portail de ce nom - la porte du courage et de la patience. » [...]
« Garde-toi de trembler. Au souffle de la peur, la clé de Kshânti se rouille ; la clé rouillée refuse d'ouvrir. » ‒ La Voix du Silence, pp. 72-73, 74.

3ème Portail : Kshânti, la maîtrise du soi inférieur nécessite une patience à toute épreuve

« Plus tu avanceras, plus tes pieds rencontreront de fondrières. Le Sentier devant toi est éclairé par un seul feu : la lumière de l'audace qui brûle dans le cœur. [...] Aucune lumière rayonnant de l'Esprit ne peut dissiper les ténèbres de l'Âme inférieure, tant que toute pensée égoïste ne s'en est pas enfuie et que le pèlerin ne peut affirmer : « J'ai renoncé à cette forme passagère ; j'ai détruit la cause : les ombres projetées ne peuvent plus exister en tant qu'effets ». Car, à ce point, a été livré le dernier grand combat, la guerre finale entre le Soi Supérieur et le Soi Inférieur. Regarde : voici que le champ de bataille lui-même se trouve englouti dans la grande guerre - et il n'est plus.
« Cependant, dès que tu as franchi la porte de Kshânti, le troisième pas est fait. Ton corps est ton esclave. » [...]
« Ne ferme pas les yeux, ne perds pas de vue le Dorje (arme ou instrument dans les mains de certains dieux) ; les flèches de Mâra (tentateur) frappent toujours l'homme qui n'a pas atteint Virâga. » ‒ La Voix du Silence, pp. 74-75, 73.

4ème Portail : Virâga, la maîtrise du mental nécessite une indifférence à tout sauf à la vérité

C'est le portail dit de « l'équilibre » :

« Prépare-toi maintenant pour le quatrième, le Portail des tentations, qui prennent au piège l'homme intérieur.
« Avant de pouvoir approcher de ce but, avant de lever la main pour soulever le loquet de la quatrième porte, tu auras dû passer en revue et maîtriser dans ton Soi toutes les modifications du mental et anéantir l'armée des sensations occupant la pensée, qui, subtiles et insidieuses, font irruption dans le rayonnant tabernacle de ton Âme.
« Si tu ne veux pas être tué par elles, tu dois rendre inoffensives tes propres créations, [...] Applique-toi à découvrir la vacuité de ce qui semble plein, la plénitude de ce qui semble vide. » [...]
« Car, sur le quatrième Sentier, la plus légère brise de passion ou de désir troublera la tranquille lumière éclairant l'enceinte blanche et pure de l'Âme. [...]
« Sévère et exigeante est la vertu de Virâga. Si tu veux te rendre maître de son sentier, il faut bien plus qu'avant garder ton mental et tes perceptions de toute action meurtrière. » [...]
« Aie bon courage, hardi pèlerin « vers l'autre rive ». Ne prête pas l'oreille aux murmures des légions de Mâra ; repousse loin de toi ces tentateurs, les Esprits malveillants, jaloux Lhamayin (élémentaux, mauvais esprits opposés aux hommes) peuplant l'espace infini. » [...]
« Sois maître de tes pensées, ô toi qui luttes pour la perfection, si tu veux en franchir le seuil.
« Sois maître de ton Âme, ô toi qui poursuis les immortelles vérités, si tu veux atteindre le but.
« Concentre le regard de ton Âme sur la Pure Lumière qui est Une, la Lumière que rien ne peut troubler, et use de ta clé d'or. [...]
« Voici que tu as traversé le fossé qui encercle la porte des passions humaines. Maintenant tu as vaincu Mâra et sa légion furieuse.
« Tu as ôté la souillure de ton cœur, tu l'as saigné du désir impur. Mais, ô glorieux combattant, ta tâche n'est pas encore achevée. Construis bien haut, Lanou (disciple), le mur qui entourera l'Ile Sainte, la digue qui protégera ton mental de l'orgueil et de la satisfaction à la pensée du haut fait accompli.
« Un sentiment d'orgueil gâcherait toute l'œuvre. » [...]
« Cependant, si tu es venu préparé, n'aie aucune crainte. [...] » ‒ La Voix du Silence, pp. 75-76, 77, 79-80, 85.

Au sujet des trois derniers Portails

Les trois derniers portails sont peu décrits, on peut supposer que les mots peuvent difficilement exprimer l'expérience dans cet état de contemplation. Aussi ces trois portails semblent indissociables, et voici quelques passages se référant à ces derniers :

« Avant de pouvoir t'établir en Dhyâna-mârga (Sentier de la pure Connaissance) et faire tien ce Sentier, ton Âme doit devenir comme le fruit mûr du manguier : aussi douce et tendre pour les souffrances d'autrui que la brillante pulpe d'or de ce fruit, et aussi dure que son noyau pour tes propres angoisses et souffrances, ô conquérant de la bonne et de la mauvaise fortune.
« Endurcis ton Âme contre les pièges du Soi ; mérite pour elle le nom d' " Âme-Diamant ".
« Car, de même que le diamant, enfoui profondément au cœur palpitant de la terre, ne peut jamais refléter les lumières terrestres, ainsi ton mental et ton Âme, plongés en Dhyâna-mârga, ne doivent rien refléter du royaume illusoire de Mâyâ (illusion).
« Quand tu auras gagné cet état [virâga], les Portails restant à conquérir sur le Sentier ouvriront tout grands leurs battants pour te livrer passage, et les forces les plus puissantes de la Nature n'auront aucun pouvoir pour arrêter ta course. Alors tu seras devenu le maître du septuple Sentier, mais pas avant, ô candidat à des épreuves dépassant toute description.
« Car, auparavant, une tâche bien plus difficile t'attend encore : tu devras te sentir toi-même TOUTE-PENSÉE et pourtant bannir toutes les pensées de ton Âme.
« Il faut que tu atteignes une telle fixité du mental qu'aucune brise, si forte soit-elle, ne puisse y introduire une pensée terrestre. » [...]
« Souviens-toi, ô toi qui combats pour la libération de l'homme, que chaque échec est un succès, et que toute tentative sincère aura, en son temps, sa récompense. Les germes sacrés qui, invisiblement, poussent et croissent dans l'âme du disciple, fortifient leurs tiges à chaque nouvelle épreuve ; elles se plient comme des roseaux mais jamais ne se rompent et jamais ne peuvent être perdues. Mais, quand l'heure a sonné, vient leur floraison. [...] »
« Désormais la route est dégagée pour toi, droit par la porte de Vîrya, le cinquième des Sept Portails. » ‒ La Voix du Silence, pp. 80-82, 84-85.

5ème Portail : Vîrya, l'énergie indomptable

Sous l'impulsion de la Volonté Spirituelle et son énergie indomptable, le disciple atteint l'état de contemplation de la Vérité.

6ème Portail : Dhyâna, la concentration attentive sur l'objet de méditation choisi

Dhyâna : (Sanskrit) – Dans le Bouddhisme l'une des six paramitâ de perfection, un état d'abstraction qui conduit l'ascète qui le pratique, bien au-delà du plan de perception sensorielle, et hors du monde de matière. Littéralement : « contemplation ». Les six stades de Dhyâna diffèrent seulement par les degrés d'abstraction de l'Ego personnel, par rapport à la vie des sens. (Theosophical Glossary),

« Tu es maintenant sur la voie qui mène au hâvre de Dhyâna, le sixième Portail, celui de Bodhi. » ‒ La Voix du Silence, p. 85.

7ème Portail : Prajñâ, la Connaissance directe de la plénitude de tout

Prajñâ : (Sanskrit) – Pour la Théosophie, d'une façon générale, prajñâ renvoie (comme pouvoir universel de conscience) à « la capacité de perception existant sous 7 aspects différents, correspondant aux sept conditions de la matière [dans le monde manifesté] » et donnant lieu « nécessairement à 7 états de conscience dans l'homme » (The Secret Doctrine, Il, p. 597 note). « Ces sept états de conscience, ou prajñâ, sont aussi en correspondance avec les sept principes de la constitution humaine » (The Secret Doctrine, Il, p. 29 note). Ce pouvoir, qui est à la racine de l'être, se manifeste couramment comme compréhension, connaissance des choses, intelligence.

« La porte de Dhyâna est semblable à un vase d'albâtre, blanc et transparent ; à l'intérieur, brûle un invariable feu d'or, la flamme de Prâjña qui rayonne d'Âtman (l'Esprit Universel, la Monade divine).
« Tu es ce vase.
« Tu t'es coupé de tout objet des sens, tu as cheminé sur le « Sentier de la vue », le « Sentier de l'ouïe », et voici que tu te tiens dans la lumière de la Connaissance. Maintenant tu as atteint l'état de Titiksha (patience à toute épreuve).
« Ô Naljor (Adepte), tu es en sûreté. » ‒ La Voix du Silence, pp. 85-86.

Le pèlerin est parvenu à l'éveil, toute la Nature le ressent, preuve des liens profonds de tout ce qui vit : l'Unité de la Vie.

« Sache, ô vainqueur des péchés, que dès qu'un Sowân (Sowanee : le disciple qui s'engage sur le sentier) a franchi le septième Sentier, toute la Nature, saisie d'une crainte sacrée, tressaille de joie et se sent soumise. Voici que l'étoile argentée transmet en scintillant la nouvelle aux fleurs nocturnes ; le ruisselet chuchote l'histoire aux cailloux ; les vagues sombres de l'océan la mugissent sans fin aux récifs, tandis que les brises chargées de parfums la chantent aux vallons, et que les pins majestueux mystérieusement murmurent : « Un Maître s'est levé, UN MAÎTRE DU JOUR. » ‒ La Voix du Silence, pp. 86-87.

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