Mardi 22 Août 2017

Mis à jour le Mar. 22 Août 2017 à 09:43

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Réflexions sur la mondialisation et la spiritualité

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Réflexions sur la mondialisation et la spiritualité

De nombreux textes traitent de la mondialisation vue sous l'angle économique et financier et cette planétarisation n'est pas prête de s'arrêter dans tous les domaines de la vie sociétale.
Ce qui nous paraît le plus important n'est pas sur le plan temporel mais sur celui de l'harmonisation pacifique du cœur et du mental des hommes, quelle que soit la philosophie ou la religion adoptée ; et sous cet angle, c'est entre les peuples que doivent cesser les guerres et s'instaurer concrètement les notions de LIBERTÉ, d'ÉGALITÉ, et de FRATERNITÉ, avec comme base pratique une interdépendance dynamique et une solidarité active.
Efforçons nous d'enrayer l'opposition nord-sud ou est-ouest, d'éviter les excès du libéralisme ou de tout autre « isme » débridé et outrancier, et d'empêcher le nationalisme exacerbé ou le fédéralisme étroit et égoïste pour se défendre ou s'imposer face à d'autres pays ou nations.
Ce qui est visé est un nouveau paradigme avec une pensée mondialisée, respectueux des différences, des contingences et des particularités locales, mais qui garde toujours avec sa cohérence et sa convivialité.
Cette pensée nouvelle restera toujours ancrée sur des principes universels et spirituels, transcendants ou immanents, qui prendront toujours l'Homme comme Unité sacrée d'une Humanité une et indivisible.

 

Le Babel de la pensée moderne
Voir en annexe l'article de H.P. Blavatsky, « Le Babel de la pensée moderne » (extraits).

Quelques échos dans le monde moderne
Lors du séminaire, d'octobre 2012, à Londres, au Mayfair Legatum Institute, le Dalai Lama recommanda que l'éthique soit enseignée dans les écoles, et un dirigeant d'entreprise (Jitesh Gadhia) déclara : « Je vais gérer mon entreprise avec loyauté et soin et je n'avancerai pas mes intérêts personnels au détriment de mon entreprise ou société. »
« Ce sont les notions de solidarité, de générosité, d'altruisme qui font de l'homme une espèce supérieure. » - Bernard Esambert, lors du séminaire « Moralité, spiritualités et la vie des affaires »
« Dieu est Un et ses aspects sont multiples. De même qu'un maître de maison apparaît aux membres de sa famille sous des aspects divers – père de l'un, époux de l'autre, frère d'un troisième – de même Dieu est décrit et nommé de diverses manières selon la vision particulière de chacun de ses adorateurs. » - Romain Rolland, La vie de Ramakrishna.
« Les éléments de base de la morale commune, n'ont pas nécessairement besoin de faire appel à la transcendance et je pense par exemple à la transparence des comptes, notion qui nous conduit directement à la lutte contre la corruption ». – Michel Albert, lors du séminaire « Moralité, spiritualités et la vie des affaires »
« Nous devons donc réaliser ce difficile équilibre éthique dans un monde-village où les influences se mélangent. Reconnaître l'altérité, c'est s'exposer à la tâche prenante de connaître l'autre avec qui on est en relation, qu'il s'agisse ou non de relations d'affaires. Reconnaître l'identité, c'est connaître le soi, mais c'est aussi trouver à travers des différences reconnues, un terrain d'action, une pratique humaine commune. » - Ysé Tardan-Masquelier.
« Une éthique, des affaires par exemple, est sous-tendue par une morale, elle-même liée à une vision spirituelle de l'ordre des choses. » – La Mondialisation a-t-elle une âme ? p 4.
« La paix dans le monde ne peut passer que par la paix de l'esprit, et la paix de l'esprit que par la prise de conscience que tous les êtres humains sont comme les membres d'une même famille, malgré la diversité des croyances, des idéologies, des systèmes politiques et économiques. Ces derniers ne sont que des détails au regard de ce qui nous rapproche. Ne serait-ce que pour survivre, nous avons besoin de coopérer les uns avec les autres à l'échelle des individus comme à celle des États. » - Dalaï Lama, dans Méditations quotidiennes.
« L'avènement d'une Morale universelle a fait jaillir du sein de la Nature ce qu'on est en droit d'appeler un supplément d'âme » - Jean-François Kahn, dans Où va-t-on, Comment on y va ?
« On peut se passer de religion, mais pas de communion ni de fidélité ni d'amour. Ce qui nous unit est plus important que ce qui nous sépare. La vie est plus précieuse que la religion, la communion plus précieuse que les églises, la fidélité plus précieuse que la foi ou l'athéisme ; mais l'amour est plus précieux que l'espérance ou le désespoir. N'attendons pas d'être sauvés pour être humains ». - Comte-Sponville dans L'esprit de l'athéisme.
« Chacun doit lutter pour un ordre social et économique juste dans lequel chacun ou chacune puisse avoir l'opportunité de développer pleinement son potentiel [...] Nous ne devons pas voler. Nous devons dépasser la domination de la jalousie, du pouvoir, du prestige, de l'argent et de la consommation pour faire un monde juste et de paix. » - Extrait de la chartre rédigée, sous l'égide du Professeur Hans Kung, lors du Parlement des Religions du Monde à Chicago en 1993.
« Un pionnier de la mondialisation humanitaire fut sans doute Henri Dunant, le fondateur de la Croix Rouge en 1863, après la terrible bataille de Solferino. Comme le dit Luc Ferry dans L'Homme-Dieu ou le sens de la vie : « Une fois à terre, tout soldat blessé, redevient seulement un homme sans appartenance nationale, une victime que rien ne sépare des autres victimes. Tel fut le sens originel sur lequel Henri Dunant va s'appuyer pour fonder son action. Il ne s'agit pas au départ de nier la responsabilité politique de tel ou tel camp en conflit, mais d'en faire abstraction dans la seule considération des victimes. Le Droit Humanitaire est né, qui sera d'abord un chapitre particulier du Droit de la guerre... » - « Aujourd'hui, nous vivons dans un monde dominé par une force unique, par une idéologie unique, par un parti unique mondialiste. La constitution de ce dernier a débuté, elle aussi, à l'époque de la guerre froide, quand des superstructures transnationales ont progressivement commencé à se constituer sous les formes les plus diverses : sociétés commerciales, bancaires, politiques, médiatiques. Malgré leurs différents secteurs d'activités, ces forces étaient unies par leur nature supranationale. Avec la chute du communisme, elles se sont retrouvées aux commandes du monde. Les pays occidentaux sont donc dominateurs, mais aussi dominés, puisqu'ils perdent progressivement leur souveraineté au profit de ce que j'appelle la "supra-société". Supra-société planétaire, constituée d'entreprises commerciales et d'organismes non-commerciaux, dont les zones d'influence dépassent les nations. » - Alexandre Zinoviev - 1922-2006
« En Afrique, l'injustice de l'ordre économique mondial, fondé sur la primauté de l'argent et de la concurrence, se révèle particulièrement sur ce continent où ses dégâts se mesurent en termes de vie et de mort. Vue d'Afrique, la "mondialisation heureuse" apparaît comme ce qu'elle est : une sinistre escroquerie. » - L'Atlas du Monde Diplomatique - 2006 – « Afrique, miroir du monde ».

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