Samedi 23 Septembre 2017

Mis à jour le Sam. 23 Sep. 2017 à 09:43

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Les Maîtres et le Mouvement Théosophique

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Maîtres et la fondation de la Société Théosophique en 1875
« La Société Théosophique fut fondée à New-York, en 1875, avec le but déclaré de former le noyau d'une Fraternité Universelle, et ses fondateurs affirment leur conviction que ce sont les Mahâtmas indiens qui les ont conduits à établir une telle Société. Depuis sa fondation, celle-ci a gagné dans tous les pays des membres, qui sont des personnes fortunées aussi bien que d'un rang social modeste, ainsi que des gens de haute culture. Dans ses rangs sont largement répandues les croyances aux Mahâtmas de l'Inde, à la réincarnation et à sa doctrine jumelle, karma. Celle-ci affirme qu'aucun pouvoir, humain ou divin, ne peut sauver un être des conséquences d'actions commises et que, dans cette vie, nous subissons des effets qui nous sont dus comme résultats d'actes et de pensées qui furent les nôtres dans l'incarnation précédente. » (Echos de l'orient, p. 19)

 

Les Maîtres veillent, inspirent et protègent
« Mais si vous avez des hommes aussi bons et sages pour guider la Société, comment se fait-il que tant d'erreurs aient été commises ? Les Maîtres ne guident pas la Société, ni même les Fondateurs, et personne n'a jamais affirmé une telle chose ; ils ne font que veiller sur elle et la protéger. La preuve en est qu'aucune erreur n'a pu paralyser son action, et qu'aucun scandale venant de l'intérieur de la Société, ni aucune attaque, quelque acharnée qu'elle ait pu être, venant de l'extérieur, n'ont pu la détruire. Les Maîtres considèrent l'avenir et non le présent, et chacune des erreurs commises par les hommes est autant de sagesse accumulée pour les jours à venir. Cet autre « Maître » qui donna cinq talents à l'un de ses serviteurs, ne lui enseigna pas comment s'y prendre pour en doubler la valeur et il n'empêcha pas non plus cet autre serviteur, stupide celui-là, d'aller enterrer l'unique talent qu'il avait reçu. Il faut donc que chacun acquière la sagesse par sa propre expérience et ses propres mérites. »
« Est-il vrai que ces hommes inspirent certains de vos auteurs, et que beaucoup de vos ouvrages théosophiques, sinon tous, ont été écrits sous leur dictée ? C'est vrai pour certains de nos ouvrages. Il y a des passages entiers qui ont été dictés par eux, mot à mot ; mais en général, ils se bornent à inspirer les idées, en laissant à ceux qui écrivent le soin de la forme littéraire. »
« Alors, quand j'entends dire que beaucoup de vos auteurs théosophes prétendent qu'ils ont été inspirés par ces Maîtres ou qu'ils les ont vus et leur ont parlé, ce n'est donc pas vrai ? Peut-être est-ce vrai, peut-être ne l'est-ce pas. Comment puis-je le dire ? C'est à eux de le prouver. Certains d'entre eux, un petit, très petit nombre en vérité, ont délibérément menti quand ils ont prétendu avoir reçu une telle inspiration — ou bien ils ont été victimes d'une hallucination ; d'autres ont été réellement inspirés par de grands Adeptes. On reconnaît l'arbre à ses fruits et, de même qu'il faut juger tous les théosophes sur ce qu'ils font, non sur ce qu'ils écrivent ou disent, il faut également accepter tous les ouvrages théosophiques selon leurs mérites, non à cause de l'autorité dont ils se réclament. »
« Mais Mme Blavatsky accepterait-elle que l'on appliquât cette méthode de jugement à ses propres ouvrages, à la Doctrine Secrète par exemple ? Certainement. Dans la PRÉFACE de cet ouvrage elle déclare expressément que les doctrines exposées par elle sont celles qu'elle a apprises des Maîtres ; mais elle ne prétend pas avoir reçu la moindre inspiration pour ce qu'elle a écrit par la suite. De même, les meilleurs de nos théosophes préféreraient de beaucoup, que l'on n'eût vraiment jamais mêlé les noms des Maîtres à nos livres. » (H.P. Blavatsky, La Clef de la Théosophie, pp. 312, 303, 313)

La Loge et ses Maîtres
« De plus, il existe de nos jours, dans l'Orient silencieux et immuable, des centaines de personnes qui savent, par leur expérience personnelle, que la Grande Loge existe toujours, avec ses Mahâtmas, ses Adeptes, ses Initiés et ses Frères. En outre, on trouve dans cette contrée un nombre si considérable d'hommes experts dans la mise en pratique d'un pouvoir mineur, mais néanmoins très surprenant, sur la nature et sur ses forces que nous avons là un ensemble indéniable de témoignages humains à l'appui de ce que nous avançons. Si la Théosophie — l'enseignement de cette Grande Loge — est, comme on l'affirme, à la fois scientifique et religieuse, nous avons encore plus de preuves de caractère éthique. » (L'Océan de théosophie, p. 10)

Les Maîtres et le dernier quart de siècle
« H.P. Blavatsky a indiqué dans la Doctrine Secrète qu'il se pourrait qu'au XXe siècles, les Maîtres donnent des preuves irréfutables de l'existence de la Sagesse Cachée, et que, telles les sources du Nil qui furent longtemps mystérieuses, la source de toutes les religions et philosophies connues à ce jour, depuis longtemps perdue et oubliée par les hommes, soit enfin retrouvée.
« Depuis quelques siècles, et d'une façon cyclique, un Mouvement spirituel est déclenché dans le monde par les Mahatmas, débutant vingt-cinq ans avant la fin de chaque siècle et se terminant avec lui. Au bout de ces vingt-cinq ans, les Maîtres n'envoient plus avec autant de puissance et d'intensité, la force qu'ils ont transmise pendant ce quart de siècle, mais cela ne veut pas dire qu'ils se désintéressent du monde. Ils laissent germer les idées dans le mental des hommes, mais ils n'enlèvent jamais à ceux qui la méritent, l'aide qui est due et donnée à tous. » (Cahier Théosophique, n°3 « Les Maîtres de Sagesse ».)

Perception intérieure de l'existence des Maîtres ?
Tous vos arguments sont intéressants, mais comment pouvez-vous arriver à une conviction véritable de l'existence des Maîtres ? « Le chercheur qui fait objectivement l'étude de la philosophie présentée par la Théosophie, est amené à considérer celle-ci comme une véritable connaissance reposant sur des principes universels. Elle lui apparaît comme une synthèse philosophique qui satisfait la raison et qui rend compte exactement des phénomènes de la Nature, aussi bien physique que psychologique. Sur le plan pratique, la philosophie qu'elle offre, permet une transformation complète de l'individu et la confrontation journalière de cette philosophie, avec l'expérience intérieure amène peu à peu la conviction absolue qu'elle est la Vérité. C'est ainsi, que le chercheur trouve la preuve de l'existence des Maîtres dans la perception intérieure de la vérité apportée par l'enseignement théosophique, car s'il existe une telle connaissance, il doit exister des Êtres qui l'ont découverte, et expérimentée, avant de la transmettre. » (Cahier Théosophique, n°3 « Les Maîtres de Sagesse ».)

Sommes-nous abandonnés ?
« Après le départ de H.P.B. [H.P. Blavatsky] de la scène active du monde quelques voix timides se sont élevées pour demander dans la Société : « Les Adeptes nous ont-ils abandonnés ? ». Cette question fut aussi posée par certains membres qui, sans être d'un caractère faible, n'ont pas compris très clairement ce que sont les Adeptes, ni comment Ils travaillent ; or, dans l'usage du terme « Adepte » sont compris aussi les « Mahatmas », les « Frères », les « Maîtres ».
« L'existence des Adeptes et leur lien avec notre mouvement fut en premier lieu lancée en Occident, dans ce siècle et dans notre Société, par H. P. Blavatsky ; tout au long de sa carrière, elle n'a jamais cessé de déclarer que les Adeptes ; qu'elle se plaisait à appeler ses Maîtres, l'avaient engagée à entreprendre ce travail et l'ont toujours aidée et dirigée. Qu'Ils aient pu la guider, elle personnellement, pour ensuite abandonner la Société qu'elle avait fondée pour la simple raison que son corps physique était arrivé à sa dissolution semble aussi illogique qu'inconcevable (...). Pourquoi les fondateurs invisibles retireraient-Ils Leur aide quand le travail de la Société ne fait que commencer à produire ses justes effets sur le siècle ? Il ne semble pas y avoir de réponse raisonnable à cette question.
« Une fois que nous admettons qu'Ils existent et qu'Ils ont, adopté pour ce siècle la S.T. [Société Théosophique] comme l'un de Leurs agents pour propager la vérité sur l'homme et la nature, nous sommes obligés de supposer que les règles du simple bon sens suffisent à trancher la question de la continuation de l'aide ou de son retrait. Une des conclusions les plus évidentes c'est que la Société ne peut être abandonnée avant d'avoir accompli sa mission, ou d'avoir tout à fait échoué. Seize années de travail assidu ont produit un effet énorme sur la pensée en Amérique, en Europe et en Asie, mais cet aspect du travail visait à lutter contre les préjugés et à briser l'opposition et, en ce début de seizième année, à éveiller un certain intérêt pour les doctrines présentées à l'attention de l'Occident grâce aux efforts de nos membres. De là, nous devons déduire, en êtres prévoyants et raisonnables, la nécessité d'une continuation de l'aide. Il est clair que le travail de grande diffusion et de sage édification reste encore devant nous. Pourquoi alors ces Adeptes nous abandonneraient-Ils ? Ici encore, on ne peut raisonnablement répondre à cette question.
« Mais si nous tenons compte de ce que nous savons des motifs des Adeptes et des méthodes qu'Ils emploient, nous ne pouvons supposer un instant que nos fondateurs réels et nos aides constants puissent nous laisser combattre seuls. Dans des lettres et des messages provenant d'Eux, nous lisons que Leur motif est d'aider le progrès moral de l'humanité et, de là, au progrès objectif et que Leur méthode consiste à travailler derrière le rideau par l'intermédiaire d'agents adaptés au travail. Ces lettres et ces messages stipulent aussi que ce rôle d'agent ne se borne pas à une seule personne mais que les amants sincères de la Vérité sont utilisés à cette fin, qu'ils le sachent ou non. Le départ de H.P.B. ne fait pas disparaître de la scène les autres amants sincères de la Vérité, pas plus qu'il n'empêche les Adeptes d'envoyer des messages, si cela est nécessaire. De tels messages furent reçus avant le départ de H.P.B. par des personnes qui n'étaient nullement en relation avec elle et, depuis ce triste évènement, sont venus encourager ceux qui avaient droit à un tel encouragement. Le contenu de ces messages n'est pas pour le public, ni en vérité pour personne d'autre que ceux à qui ils sont parvenus.
« Et, même si de tels messages n'avaient pas été reçus, l'aide des Maîtres serait amplement démontrée pour ceux qui ne sont pas aveugles. Car, ainsi qu'Ils l'avaient dit il Y a longtemps, le travail serait aidé, et il le fut ; aucune autre raison ne peut être donnée au développement du travail en Amérique, car l'effort personnel déployé par les membres ne suffit pas à expliquer l'extension du mouvement. Et maintenant, considérons comme une prophétie faite dans les messages dont nous venons de parler que dans le royaume de la Grande Bretagne et en Europe, d'ici cinq ans, on verra une propagation similaire de la Théosophie. Qu'aucun de nous ne se laisse donc aller au découragement. De même que les Maîtres existent, de même Ils nous aident et de même que nous le mériterons, Ils nous paieront en retour. » (William. Q. Judge, extraits de l'article « Sommes-nous abandonnés ? », Cahier Théosophique n°91)

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