Vendredi 23 Juin 2017

Mis à jour le Ven. 23 Jui. 2017 à 16:25

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Pour comprendre karma

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Eléments d'application

« Ainsi parle la Grande Loi : « Afin de devenir le CONNAISSEUR du TOUT-SOI (Note 1), tu dois d'abord du SOI être le connaisseur. » Pour atteindre la connaissance de ce SOI, tu dois abandonner le Soi au Non-Soi, l'Être au Non-Être : alors tu pourras reposer entre les ailes du GRAND OISEAU.
« En vérité, doux est le repos entre les ailes de ce qui ne naît ni ne meurt mais qui est l'AUM (Note 2) à travers l'éternité des âges (Note 3).
« Monte l'Oiseau de la Vie, si tu veux la connaissance. Abandonne ta vie, si tu veux vivre. »

La Voix du Silence – Traité I – pp. 19-20.

La « parabole » de l'Aigle

Il était une fois un fermier qui découvrit un très jeune aigle dans la forêt. Il le ramène chez lui et le place dans la basse-cour où il mange bientôt le grain des poulets et se comporte comme eux.

Un jour, un naturaliste qui passait pa r là demande au fermier, « Comment se fait-il qu'un aigle royal soit enfermé avec des poulets ? »
« Puisque je l'ai nourri comme mes poulets et gardé avec eux, il n'a jamais appris à voler, » répond le propriétaire.
Le naturaliste souhaitant le libérer et lui apprendre à voler, obtient l'accord du fermier. Il l'emporte sur le toit de la maison et le prenant dans ses bras lui dit, « Tu appartiens au ciel et non à la terre. Déploie tes ailes et vole ! »
Mais l'aigle avait peur. Il ne connaissait pas sa véritable nature. D'un bond, il s'en va rejoindre ses compagnons les poulets.
Le naturaliste ne se décourage pas. Le lendemain, il se lève de bonne heure et emporte l'aigle sur une haute montagne. Là, en tenant l'oiseau royal au-dessus de sa tête, il l'encourage encore et encore, lui disant : « Tu es un aigle : tu appartiens au ciel aussi bien qu'à la terre. À présent déploie tes ailes et vole ! »
L'aigle jette un regard vers la ferme tout en bas et se met à trembler. Mais l'homme le lance en avant et le lâche. N'ayant plus le choix, et voyant qu'il risquait de s'écraser au sol, il déplie alors ses ailes et se met à voler. Il s'élève enfin vers les cieux.
Pour autant qu'on le sache, il n'est jamais revenu à sa vie de poulet !

Paraboles de bonheur – Bayard-Centurion 1996.

A rappeler à tous les Théosophes au sujet de karma

« Karma n'est pas une personne ni un ensemble de pouvoirs conscients. Ce n'est pas seulement la rétribution mais aussi la récompense, l'aide d'autrui et pour autrui.
« Nous n'avons pas le droit de décider que nous n'« interférerons » pas dans le Karma des autres qui pourraient réclamer notre aide. Comme nous ignorons le processus exact du Karma dans chaque cas, et ne sommes pas nous-mêmes au-dessus des liens karmiques, nous ne sommes réellement pas capables d'« interférer », et prétendre que nous le faisons est une marque d'orgueil et de prétention. Les seuls êtres qui peuvent interférer dans le karma sont les Adeptes qui ont atteint la connaissance parfaite, et lorsqu'on fait allusion à une intervention dans le Karma, il s'agit de ces êtres.
« On dit que Karma est crée, ou naît à l'existence, par l'action, mais on ne comprend pas assez que l'action ne signifie pas seulement les actes conscients et définis de la vie, mais aussi tous les actes moindres, conscients ou inconscients, automatiques ou pas. C'est pourquoi il est dit dans les livres hindous que le corps endormi de l'homme crée du Karma par sa respiration. Car lorsque nous respirons, quelques vies d'êtres infimes sont anéanties, et nous avons à assumer cette petite part de Karma, pour soutenir notre propre vie.
« Le Karma produit par la pensée est plus puissant que celui crée par l'acte. Les actes sont réellement des pensées mortes, car ils sont l'expression de la pensée sur le plan mortel, et tandis que le Karma de certains actes peut être faible et bientôt épuisé, la pensée qui se tient derrière eux peut être si forte et si profonde qu'elle affectera l'âme pendant plus d'une vie. »

August Waldersee – Traduit de la revue The Path, d'octobre 1890.

La nécessité de l'effort individuel

« C'est ce qui est présenté avec grande insistance, et précisément dans le style de Mme. H.P. Blavatsky — au 3ème paragraphe de la page 244 de La Doctrine Secrète, de l'édition originale anglaise — dans les comparaisons où il est question d'Âtma. Elle y fait apparaître qu'Âtma n'est pas sujet à changement, ou à amélioration, mais est « le rayon de lumière éternelle qui brille sur l'obscurité de la matière, et la pénètre — lorsque celle-ci est disposée à la recevoir » [les italiques sont de moi]. Si la matière — dans l'être humain, le soi personnel, le corps et le corps astral, avec les passions et les désirs — n'est pas disposée à accepter d'être pleinement pénétré par l'Esprit, Âtma ne pourra pas rayonner en elle, car il en sera empêché, dans la mesure où, dans ces conditions, la matière ne se soumet pas aux ordres Divins. Cette disposition favorable ne peut être manifestée que par effort individuel vers la bonté et la purification. Il semblerait que cela devrait faire perdre toute force à l'affirmation négative, et par trop irréfléchie, où se complaisent même des théosophes qui parlent de "ne pas interférer avec Karma" ».

Note de W.Q. Judge — Theosophical Articles (Vol. I, p. 617, Ed. Theosophy Company)

Notes :
Note 1 : Celui qui se connaît lui-même et a la connaissance de ÂTMAN, le Soi UN Universel.
Note 2 : Kâla hamsa, « l'Oiseau » ou Cygne [du Temps]. Dans la Nâdabindu Upanishad, appartenant au Rig Veda il est dit : « La syllabe A est considérée comme étant l'aile droite de l'oiseua Hamsa, U l'aile gauche, M la queue et, à ce qu'on dit, l'Ardha-mâtrâ (demi-mètre) en est la tête. »
Note 3 : Pour les Orientaux, lÉternité a une signification toute différente de la nôtre. Elle représente généralement 100 années ou un « Âge » de Brahmâ, la durée d'un Mahâ Kalpa, soit une période de 311.040.000.000.000 années.

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