Vendredi 18 Août 2017

Mis à jour le Ven. 18 Août 2017 à 09:43

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L'esprit d'étude Théosophique

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 L’esprit d’étude Théosophique

LettreN°30 Image8L’esprit de travail, le but, l’intention et l’enseignement sont définis dans la Déclaration de la Loge Unie des Théosophes, dont le texte est disponible en annexe : « Déclaration de la LUT ».La Théosophie, est « tout à la fois la religion de l'Esprit, libre et immortel, la philosophie du Cœur, que nous devons mettre universellement en pratique à tout instant, et la science de la Vie », et s’il y a un manque de solidarité il résulte de ce que « nous n'appliquons pas la Synthèse de la Théosophie pour purifier notre nature inférieure et créer une perception supérieure de l'altruisme » - Citations de l’article « Le pouvoir vivant de la Théosophie », Cahier Théosophique n°134, pp. 1 et 4.

Le but d’un Centre Théosophique est d’attirer « ceux qui peuvent travailler avec altruisme pour propager une éthique et une philosophie qui tendent vers la réalisation de la fraternité de l'humanité, en montrant l'unité réelle et la non-séparation essentielle entre les êtres. Les livres [d’H.P. Blavatsky] furent écrits dans le but déclaré de fournir les matériaux pour un progrès intellectuel et scientifique dans cette direction. La théorie de l'origine de l'homme, de ses pouvoirs et de sa destinée qu'elle énonça en la puisant à d'anciennes sources indiennes, nous place sur un piédestal plus élevé que celui offert par la religion ou la science, car elle donne à chaque être la possibilité de développer les pouvoirs divins intérieurs et de parvenir finalement à coopérer avec la nature. » - Citation de l’article de W.Q. Judge « The Esoteric She », Cahier Théosophique, n°127, p. 16.

LettreN°30 Image1Voici deux passages qui définissent l’esprit de travail dans un Centre Théosophique :
« Nous avons maintenant trois centres à Paris, trois Branches assez distinctes et indépendantes l‘une de l’autre. Tandis que chacune travaille sur ses lignes de préférences particulières, libre de toutes restrictions et entraves de la part de l’une quelconque de ses Branches sœurs, à Paris ou ailleurs, guidée par les Statuts de la Société [Théosophique] parente, toutes doivent accepter la même consigne sur leur bannière : « Fraternité Universelle » ; et gardant en mémoire que la tolérance et le respect mutuel pour les idéaux et croyances de chacun, même si mutuellement ils peuvent diverger largement est la condition sine qua non de nos aspirations Théosophiques communes. Laissez chaque Branche faire vibrer sa propre note tonique, développer et préserver une individualité qui lui soit propre ; et même, à moins que ne cela soit nécessaire au bien de toutes, aucune n’a besoin de s’identifier à une autre. […] La devise qui devrait être toujours partagée par chaque Branche est : « Il n’y a pas de religion au-dessus de la vérité ». Nous sommes tous les pionniers et pèlerins persécutés, du même temple unique, quel que soit l’aspect dans lequel ce but puisse nous apparaître individuellement. Dispersés sur tout le globe, chaque petit groupe ‒ dès qu’il a choisi son propre sentier ‒ est lié à ce sentier ‒ sauf s’il choisit d’abandonner honteusement son drapeau à cause des difficultés, des persécutions et de l’hostilité d’un ennemi commun et multiple. […] Les Branches Théosophiques doivent, et sont solennellement engagées à s’aider mutuellement, sans distinction de race, quelles que soient leurs croyances, et aspiration. » ‒ Extrait de la revue The Thesophist d’août, 1883.

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Commentaires d'H.P. Blavatsky sur Isis dévoilée

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v29 image5Extraits de son article « Mes livres » (“My Books”), paru dans la revue Lucifer de juin 1890 :

A. « Cet ouvrage, […] ressemble en vérité, à une masse de paragraphes, indépendants et sans liaisons entre eux, ayant été secoués puis sortis au hasard d’une corbeille, puis publiés. […]
« Mais je maintiens qu’Isis dévoilée contient une mine d’informations originales qui n’ont encore jamais été divulguées sur les sujets occultes. Ceci est prouvé par le fait que l’ouvrage a été pleinement apprécié par tous ceux qui étaient suffisamment intelligents pour discerner l’essentiel, attacher peu d’attention à l’apparence, préférer les idées et à la forme, et avoir peu d’égard pour les fautes mineures. […] Je défends les idées et les enseignements qu’il contient. Je ne crains pas un reproche de vanité, puisque ni les idées ni les enseignements ne sont de moi, comme je l’ai toujours dit ; et je prétends qu’ils sont de la plus haute valeur pour les mystiques et les étudiants de la Théosophie.

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Résurrection et immortalité

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La résurrection
P1000935 a Une croyance ancienne : « La théorie de la résurrection du corps provient de la corruption de l'antique et véritable enseignement. La résurrection est fondée sur les paroles de Job [19, v. 25/6] qui dit avoir vu son rédempteur dans la chair, et sur la remarque faite par Saint Paul que le corps était ressuscité incorruptible. Mais Job, un Égyptien, disait par-là avoir vu son maître ou initiateur, qui était le rédempteur, et Jésus et Paul ne faisaient allusion qu'au seul corps spirituel. » ‒ W.Q. Judge, L’Océan de Théosophie, p. 70.

Pas de résurrection de la chair : « Vous niez aussi la possibilité de la résurrection de la chair ? Le Théosophe : Absolument ! Comment nous, qui croyons à la philosophie ésotérique archaïque des Anciens, pourrions-nous accepter les spéculations non philosophiques de la théologie chrétienne ultérieure, empruntées aux systèmes exotériques égyptien et grec des gnostiques ? » ‒ H.P. Blavatsky, La Clef de la Théosophie, p. 110.
« Nous pouvons apprendre [d'après le sens] de l'évangile selon st Luc [20, 35-36] que ceux qui étaient « dignes » étaient ceux qui avaient été initiés aux mystères de la Gnose : « ils étaient jugés dignes » d'atteindre cette « résurrection d'entre les morts » dans la vie actuelle [...] « ils savaient qu'ils ne pouvaient plus mourir, étant semblables aux anges ; ils étaient fils de Dieu, étant fils de la résurrection ». En d'autres termes, ceux-là étaient les grands adeptes de n'importe quelle religion ; et les mots sont également valables pour tous ceux qui, sans être des Initiés, s'appliquent et réussissent, par leurs efforts personnels, à vivre la vie et à atteindre l'illumination spirituelle qui résulte naturellement de l'union intime de leur personnalité (le « Fils ») avec le « Père », leur Esprit divin individuel, le Dieu qui est en eux. En aucun cas cette résurrection ne saurait être monopolisée par les chrétiens : elle est le droit spirituel de naissance de chaque être humain qui est doué d'âme et d'esprit — quelle que puisse être sa religion. Un tel individu est un homme-Christ. Par contre, ceux qui choi¬sissent d'ignorer le Christ (comme un principe) en eux-mêmes, sont condamnés à mourir comme des païens non régénérés — sans que baptême, sacrements, prières du bout des lèvres et croyance dans les dogmes y puissent rien.
« S'il veut suivre cette explication, le lecteur ne doit pas oublier le vrai sens archaïque de la paronomase offerte par les deux termes Chrêstos et Christos. Á coup sûr, le premier a plus que le simple sens d'homme « bon », ou « excellent », tandis que le second n'a jamais été appliqué à aucun être humain vivant, mais seulement à chaque Initié, au moment de sa seconde naissance et de sa résurrection (*). Celui qui découvre Christos en lui-même, et le reconnaît comme sa seule « voie », devient tout à la fois un fidèle et un Apôtre du Christ, même s'il n'a jamais été baptisé, s'il n'a jamais rencontré un « chrétien », ou, bien plus, s'il ne s'est jamais appelé lui-même de ce nom. » ‒ H.P. Blavatsky, article « Le caractère ésotérique des Évangiles », Cahier Théosophique, n°162, pp. 18-9.

(*) « En vérité, en vérité, je te le dis : “nul, s'il ne naît d'eau et d'Esprit”, ne peut entrer dans le royaume de Dieu » (Jean, 3, 5). Ici, il s'agit de la naissance d'en-haut, la naissance spirituelle, qui est réalisée à la suprême et dernière initiation. [Cf. Jean, 3,3 : « À moins de naître d'en haut (en grec : anôthen), nul ne peut voir le royaume de Dieu. »]

Le but de l’évolution : « La Nature préfère consciemment que la matière soit indestructible dans des formes organiques plutôt qu'inorganiques et travaille lentement, mais sans cesse, à la réalisation de cet objectif — l'évolution de la vie consciente à partir de la matière inerte » - Océan de Théosophie, p. 142.

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L'éveil des dons spirituels

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La volonté créatrice
« Il est absolument impossible de comprendre ou d'expliquer la nature d'un être quelconque si ce n'est par l'Évolution, qui constitue toujours un épanouissement de l'intérieur vers l'extérieur, une expression de l'esprit, ou de la conscience, par l'entremise de l'intelligence acquise. C'est la volonté de l'Esprit en action qui a produit tout ce qui existe.
« Nous avons tous la position de créateurs au milieu de leurs créations. […]
« Le grand travail de l'Évolution procède de l'intérieur vers l'extérieur. L'Âme est le Perceveur et contemple directement les idées. La volonté agit par l'entremise des idées qui lui impriment les directions. À idées mesquines, force minime ; à grandes idées, grande force ; cette Force elle-même est inimitable car c'est celle de l'Esprit, infini et inépuisable. Ce qui nous manque ce sont des idées universelles. Nous devons éveiller en nous le pouvoir de perception qui ouvrira pour nous tout le champ de l'être. Un cours d'eau ne peut pas remonter plus haut que sa source. […]
« Si nous avions en nous et derrière nous tout le pouvoir qui réside dans l'univers, sans disposer de canaux où ce pouvoir pourrait circuler - serait-ce même un canal étroit, sinueux ou distordu - ce grand Pouvoir ne nous serait d'aucune utilité, il n'aurait aucune existence pour nous. Pour ouvrir ce canal, il nous faut comprendre sa base réelle : le Dieu intérieur, immortel et éternel, Source de tout être, de notre soi lui-même ; et réaliser ensuite que toute action procède de cette Source, de ce Centre de notre être et de tous les êtres. […] » - Robert Crosbie, extraits de l’article, « La volonté créatrice » (Cahier Théosophique n°183).

Les dons spirituels
« Chaque aspiration de l'âme pour ce qui est spirituel, chaque résolution prise par l'homme de mener une vie plus pure, chaque main tendue généreusement à un frère plus faible, chaque désir pour la Vérité, toute faim et soif de justice, tout ceci, les désirs ardents et les efforts de l'âme, proviennent d'en haut, du Divin en nous. En ce sens, on peut les appeler des dons, dons de la nature supérieure à la nature inférieure, du spirituel à l'humain. Et cette action du supérieur sur l'inférieur est perçue dans ces attributs humains, ces qualités, ces vertus — quel que soit le nom qu'on veuille leur donner — que Paul énumère ailleurs comme étant les fruits de l'esprit : l'amour, la joie, la paix, la patience, la bienveillance, la bonté, la fidélité, la douceur, la maîtrise de soi. (Saint Paul Épitre aux Galates, ch. V, 22-23.) » - Extrait de l’article de W.Q. Judge, « Que sont les dons spirituels ? Comment les obtenir ? (Cahier Théosophique n°2).

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La maîtrise progressive du cycle de la Vie et de la Mort

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Le corps « astral permanent »

« Le corps « astral permanent » est formé durant la vie à partir des éléments appartenant à l'homme Réel, l'Ego. Le corps astral ordinaire est formé pour chaque naissance, avant la conception. Il est gouverné par le Karma à épuiser dans la vie qui suit. L'un ne vient pas nécessairement de l'autre, mais il est formé de substance spirituelle, ou corps, de l'Ego.
« Le corps astral est simplement un terme générique. Le terme « astral » est employé pour tout ce qu’est au-delà du physique. Mais, on devrait comprendre que de même que sur le plan physique nous avons la terre, l'eau, l'air et le feu comme divisions de ce plan, de même sur le plan astral il y a des divisions similaires. La forme astrale qui correspond à la terre reste avec le corps physique et se dissipe en même temps que lui. Celle qui correspond à l'eau est l’état de la substance astrale qui forme le karma-rupa, celle qui correspond à l'air, le corps manasique, et celle qui correspond au feu est le siège de la conscience, le corps du penseur. Notre feu terrestre est le grade le plus bas de la substance divine.
« Seuls les hommes qui sont parvenus à un certain niveau de développement ou d'initiation retournent à l'incarnation avec un corps « astral permanent ».
« Pour tous les autres hommes un nouveau corps (forme) astral est formé pour chaque incarnation. C'est pourquoi ils ne ramènent pas de mémoire à travers ce corps. Ils ne l'ont pas construit sur plan.
« Le corps astral permanent est l'astral pénétré, changé, raffiné par le feu de la conscience [du Soi Supérieur] et ainsi transmuté en permanent. » (R.C. Crosbie, Réponses aux questions sur l’Océan de Théosophie, chapitre Supplément, Q/R n°41).

La mort de la mort : L’immortalité et le corps permanent de l’Initié

Pour les traditions ésotériques (Gnostiques, Grecs, Hindous…) l’immortalité doit être conquise sur terre de son vivant. Les chiffres cinq et sept symbolisent cette conquête par l’Adepte :

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Comment se mettre à l'écoute de l'Âme ?

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L’âme est unie au « chant de la vie » : « Écoute le chant de la vie. […] Cherche-le et écoute-le, pour commencer, dans ton propre cœur. Il existe une mélodie naturelle, une source obscure dans tout cœur humain. Elle peut être recouverte, complètement cachée et réduite au silence — mais elle est là. À la base même de ta nature, tu trouveras la foi, l'espérance et l'amour. » - La Lumière sur le Sentier, pp. 24, 43.

Admettre la réalité de l’âme

L'Être vrai, est la vertu de l'âme qui est d'être libre (W.Q. Judge, Les Lettres qui m’ont aidé, p. 48).
Se mettre à l’écoute de l’âme est essentiel et permet de répondre aux questions sur ce qu’est l’homme, son destin et le sens de notre vie. Pour vivre à l’écoute, ou selon les impératifs, de son âme individuelle l’homme doit suivre une voie d’auto-culture, de développement de soi par des efforts « auto-induits et autodéterminés ». De plus l’âme individuelle profonde étant unie à l’âme universelle, il convient de se mettre à l’écoute de l’âme collective de toute l’humanité et de toute la nature pour la servir, participer au progrès de tous et exprimer de manière plus vraie le grand SOI, UN et UNIVERSEL. Il s’agit de renoncer aux limitations produites par les désirs personnels et rechercher la Lumière qui brille au cœur de l’être humain.
« Si nous postulons l'existence continue de l'âme (l'Ego), nous devons aussi admettre la persistance de son mode de connaissance, faute de quoi nous supprimons la conscience elle-même. La conscience de l'Ego et son mode réel de connaissance par l'expérience nous permettent d'affirmer l'existence continue. Si la conscience se manifeste à la fois sur le plan objectif, par l'intermédiaire des sens, et sur le plan subjectif, par l'intuition, la réminiscence, etc ., alors l'Ego, qui a passé par des expériences inégales sur les deux plans, presque exclusivement limitées au plan inférieur, peut parfois s'exprimer presque entièrement sur le plan subjectif, dans des états de transe ou dans certaines conditions de ce genre. C'est ce qui donne la clef permettant d'expliquer la conscience supérieure et la vie divine. » - W.Q. Judge, article « Réincarnation et mémoire ».
« L'âme individuelle de l'homme est totale, et c'est selon le pouvoir et la pureté de la forme qu'elle habite que cette âme “sert les Dieux” [le grand SOI] ». – W.Q. Judge, Les Lettres qui m’ont aidé, p. 113.
« L'Esprit Un est en tous, Il est la propriété de chacun. Il est donc toujours là, toujours avec nous et, si on y réfléchit, il reste peu de place pour la tristesse ou l'illusion. Si nous croyons que l'âme de tous est mesurée par la totalité du Temps, et non par une de ses parties, alors nous ne nous soucions plus de ces moments qui sont seulement relatifs à notre corps. Si nous vivons dans notre cœur, nous avons bientôt la preuve que le temps et l'espace n'existent pas. Rien d'étranger au Maître n'y pénètre et nos fautes ne s'y trouvent pas. Le cœur L'atteint toujours, et il n'y a pas de doute qu'Il réponde. Il répond, je le sais. Il nous aide tout en nous laissant à nous-mêmes. Il n'a pas besoin de se pencher vers la terre pour voir notre dévotion, car elle est d'une qualité céleste et sa portée s'étend partout. » – WQ Judge, Les Lettres qui m’ont aidé, p. 15.

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