Dimanche 25 Juin 2017

Mis à jour le Dim. 25 Jui. 2017 à 16:25

Retour La Chronique

La Chronique

Témoignages sur H.P. Blavatsky - L'éthique de sa vie

AddThis Social Bookmark Button

L'engagement spirituel

« Elle naquit en Russie en août 1831, voyagea pratiquement partout dans le monde, devint citoyenne américaine, fonda, en 1875, le mouvement théosophique, travailla pour et à travers ce mouvement dans des conditions favorables ou difficiles. Elle gagna l’affection de nombreux disciples, partout dans le monde, qui la considéraient comme leur instructeur et ami. Elle leur écrivait : « Regardez la vérité devant vous ; une vie droite, un mental ouvert, un cœur pur, un intellect alerte et enthousiaste, et une perception spirituelle libre de tout voile, un sentiment fraternel pour ses condisciples, un empressement à donner et recevoir l’enseignement, une endurance courageuse contre toute injustice personnelle, une déclaration courageuse des principes, la défense vaillante de tous ceux qui sont injustement attaqués, et un œil constamment fixé sur l’idéal de progrès et de perfection humaine que la science secrète décrit – ce sont les marches d’or que l’apprenant doit monter pour gagner le Temple de la Sagesse Divine. » L’influence de son travail vibrera pendant des siècles. » ― Note parue dans la revue The Path, de Juin 1891, pour annoncer le décès, le 8 mai 1891, d’H.P. Blavatsky.

Elle avait un cœur de lion
« Un fait demeure, qui pourrait nous servir d'exemple à tous : sa dévotion absolue envers son Maître. [...] Voici ce qu'elle m'écrivit personnellement en 1888 : « Eh bien, mon seul ami [W.Q. Judge], vous devriez en savoir plus. Observez ma vie et essayez de la comprendre — dans son déroulement extérieur du moins, car le reste est caché. Je suis condamnée à écrire sans arrêt, comme le Juif errant l'était à marcher sans jamais s'arrêter un instant pour se reposer. Trois personnes ordinaires en bonne santé pourraient difficilement accomplir tout ce que j'ai à faire. Je mène une vie artificielle ; je suis comme un automate lancé à toute vapeur jusqu'à ce que s'épuise le pouvoir qui produit l'énergie motrice, et alors — adieu !... L'avant-dernière nuit, il me fut montré une vue à vol d'oiseau des centres de la Société Théosophique. Je vis quelques théosophes sérieux et dignes de confiance, engagés dans une lutte à mort avec le monde en général, ainsi que d'autres individus, théosophes de nom, mais ambitieux. Les premiers sont plus nombreux que vous pourriez le croire et ils furent les plus forts, comme vous, en Amérique, vous l'emporterez, si vous restez dévoués au programme du Maître et fidèles à vous-mêmes. Et la nuit dernière, j'ai vu *** , et maintenant je me sens forte — telle que je suis dans mon corps - et prête à combattre pour la Théosophie et les quelques rares fidèles, jusqu'à mon dernier souffle. Les forces défensives doivent être judicieusement réparties sur le globe — tant elles sont rares — partout où la Théosophie lutte contre les pouvoirs des ténèbres. » [...]

Lire la suite...

William Quan Judge - L'instructeur spirituel

AddThis Social Bookmark Button

L'instructeur spirituel

Du passé : ne regrettez rien
« Le Passé ! Qu'est-il ? Rien. Évanoui ! Congédiez-le. Vous êtes le passé de vous-même. Par conséquent, il ne vous concerne pas en tant que tel. Il ne vous concerne que tel que vous êtes aujourd'hui. En vous, tel que vous existez actuellement, gît tout le passé. Suivez donc la maxime hindoue : « Ne regrette rien, ne sois jamais affligé, mais tranche tous les doutes avec l'épée de la Connaissance spirituelle » (Bhagavad-GÎtâ, IV, 42). Le regret n'engendre que l'erreur. [...] Aussi ne regrettez rien, pas même les plus grandes folies de votre existence, car elles sont passées, tandis qu'il vous faut agir dans le présent, qui est en même temps le passé et le futur. Ainsi donc, avec la connaissance absolue que toutes vos limitations sont dues au karma de la vie passée, ou présente, et avec une ferme confiance, de tous les instants, en ce karma compris comme le juge unique — qui sera bon ou mauvais selon ce que vous l'aurez fait — vous serez capable de supporter tous les événements et de garder votre sérénité, malgré les découragements passagers que tous ressentent mais que chasse toujours la lumière de la Vérité. Le verset suivant explique tout : « Quelle place peut-il y avoir pour l'illusion et quelle place pour le chagrin chez celui qui réfléchit à l'unité de l'Esprit et qui sait que tous les êtres spirituels sont identiques en nature à l'Être Suprême ? » (Isa Upanishad, v. 6, 7). » ‒ W.Q. Judge, Les Lettres qui m'ont aidé, p. 28.

Le présent : que chacun devienne un centre bienfaisant
« Inutile de nous lamenter, [...] puisque nous-mêmes avons contribué, dans un passé éloigné, à faire que le présent soit ce qu'il est. Le seul moyen de changer cette situation est d'agir actuellement de telle sorte que chacun devienne un centre bienfaisant, une force qui contribue à favoriser la « droiture », et qui soit guidée par la sagesse. ‒ W.Q. Judge, Les Lettres qui m'ont aidé, p. 102.
« La patience est réellement la chose la meilleure et la plus importante, car elle en implique beaucoup d'autres. Vous ne pouvez pas l'acquérir si vous n'êtes pas calme et prêt à faire face à l'urgence, et comme le calme est nécessaire pour que l'esprit puisse se faire entendre, on se rend compte à quel point la patience est importante. Egalement elle nous empêche de précipiter une affaire : avec la précipitation, nous pouvons écraser un bon œuf, ou faire échouer un bon projet, repousser pour un temps le karma prêt à se manifester et empêcher certains effets bienfaisants de se produire. Aussi, ne faiblissez pas et efforcez-¬vous de pratiquer la patience dans toutes les moindres choses de la vie quotidienne : très vite vous la sentirez se développer et, avec elle, grandiront en vous une force et une influence qui s'exerceront sur les autres, et à leur profit, tandis qu'une aide plus grande et plus sensible vous viendra du côté intérieur des choses. » ‒ W.Q. Judge, Les Lettres qui m'ont aidé, p. 181.
« Je ne m'inquiète pas de ce que j'ai été ou de ce qu'un autre a été. Je me préoccupe seulement de ce que je suis à chaque instant. Car, comme chaque moment est, et aussitôt n'est plus, il s'ensuit que si nous pensons au passé, nous oublions le présent et, pendant que nous l'oublions, les instants passent furtivement à côté de nous, pour aller grossir le passé. »‒ W.Q. Judge, Les Lettres qui m'ont aidé, p. 28.
« Les difficultés et les frictions accompagnent l'existence, et si tout marchait sans histoire et parfaitement, tout le temps, nous n'aurions rien à faire. Notre mouvement est un mouvement de réforme qui s'attaque au caractère profond de la race humaine et par conséquent nous ne sommes pas parfaits, et les autres membres de la race non plus. Avez-vous jamais réfléchi à cette question : « Que feriez-vous si tous les idéaux relatifs à l'homme étaient réalisés, si l'altruisme était universel ? » Nous devrions émigrer sur quelque autre planète plus mauvaise afin que nos sentiments y trouvent leur expression. Ainsi donc, nous devrions accepter toutes les difficultés comme faisant partie du travail quotidien et nous efforcer d'amener le plus grand nombre possible de personnes, y compris nous-mêmes, à être prêts à aider. » – W.Q. Judge, Les Lettres qui m'ont aidé, pp. 205/6.
« Les Maîtres sont soucieux (pour employer un terme de notre langage) de voir le plus grand nombre possible d'êtres humains atteindre l'état de pouvoir et d'amour auquel Ils sont arrivés. Comment, alors, supposer qu'Ils ne donneraient pas Leur aide ? Puisqu'Ils sont Âtman et, en cela, la loi de karma elle-même, Ils sont présents en toutes choses de la vie et dans chaque phase des fluctuations de nos jours et de nos années. Si vous voulez bien stimuler votre foi, en gardant en vue cette perspective, vous vous rendrez bien plus ouverts à Leur aide que vous ne pourrez-vous en rendre compte. » – W.Q. Judge, Les Lettres qui m'ont aidé, pp. 97/8.

Lire la suite...

Le nouvel an - Symboles de Janus et du Capricorne

AddThis Social Bookmark Button

De nombreux exemples dans l'antiquité

H.P. Blavatsky rappelle que les Romains « célébraient le jour de Janus le 1er janvier et deux jours après, le 3 janvier et rendaient pareil honneur à Isis, patronne de la bonne ville de Lutetia Parisiorum ».
« Le 1er janvier étant le 8ème jour après Noël, est, tant dans les histoires profane qu'ecclésiastiques, l'anniversaire de la circoncision de Christ, comme six jours après dans l'Epiphanie. » Aussi elle précise que « bien avant l'arrivée des trois Mages zoroastriens, la circoncision du Christ, ou sa naissance, le 1er janvier était le premier jour de l'année civile des romains », et cette date « était célébrée il y a 2000 ans comme elle l'est maintenant ». ‒ H.P. Blavatsky, extrait traduit de l'article « 1890! On The New Year's Morrow ».
« Avec les juifs et les cabalistes chrétiens, le nombre de leur déité – le Dieu d'Abraham et de Jacob – est 10, le nombre de la perfection, l'UN dans l'espace, ou le Soleil, astronomiquement, et les dix séphitotes, cabalistiquement. Mais les Dieux sont nombreux, et chaque décembre, selon les japonais, est le mois de l'arrivée, ou la descente des Dieux ; ainsi il doit y avoir un nombre considérable de dieux veillant au-dessus des mortels dans l'espace astral. Avant Clovis, le 3 janvier, était un jour consacré à Isis – la déesse-patronne de Paris qui a maintenant été remplacée par Sainte Geneviève – était aussi le jour particulier où les déités de l'Olympe rendaient visite à leurs adorateurs. Le troisième jour de chaque mois été consacré à Pallas Athénée, la déesse de la Sagesse ; et le 4 janvier est le jour de Mercure (Hermes, Boudha), qui est crédité d'ajouter de l'esprit dans la tête de ceux qui sont respectueux de lui. Décembre et janvier sont les deux mois les plus en rapport avec les dieux et les nombres. [...] Nous sommes dans le solstice d'hivers, la période pendant laquelle le Soleil est entré dans le signe du Capricorne et depuis le 21 décembre il cesse sa course dans l'hémisphère sud, et comme le cancer ou un crabe, il commence à rétrograder. C'est à ce moment particulier qu'il naissait, chaque année, et le 25 décembre était le jour de la naissance du Soleil pour ceux qui habitaient l'hémisphère nord. C'est aussi le 25 décembre, que le Christ, le jour de naissance du « Sauveur du Monde » des chrétiens, qu'étaient nés, des âges avant lui, le perse Mithra, l'égyptien Osiris, le grec Bacchus, le phénicien Adonis, le phrygien Attis. Et alors qu'à Memphis on montrait au peuple le dieu du Jour, sorti de son berceau, les romains célébraient le 25 décembre dans leur calendrier comme le jour natalis solis invinci (la naissance du soleil invincible). » ‒ Traduction d'un extrait de l'article d'H.P. Blavatsky "The Year is Dead. Long Live the Year".

Janus, le dieu du Temps

janus

Lire la suite...

Le Mouvement Théosophique - Passé, présent et futur

AddThis Social Bookmark Button

L'origine du Mouvement
« La RELIGION-SAGESSE a toujours été une et, comme elle est le dernier mot de toute connaissance humaine possible, elle a été soigneusement préservée. Elle existait depuis de longs âges avant les théosophes alexandrins, elle s'est perpétuée jusqu'à nos jours et elle survivra à toute autre religion et philosophie. » − La Clef de la Théosophie, p. 21.

« La Théosophie [...] a existé éternellement à travers les cycles sans fin du passé, elle existera à jamais à travers l'infinité des temps de l'avenir, car la Théosophie est synonyme de VÉRITÉ ÉTERNELLE. » − La Clef de la Théosophie, p. 317.
L'histoire du Mouvement Théosophique a traversé les siècles, son début se perd dans la nuit qui précède la mémoire de l'homme. Ces représentants, instructeurs et porte-paroles ont tous indiqué la même chose – que son origine est l'impulsion évolutive de la grande Nature ; son but est l'élévation et l'émancipation des jougs de la souffrance et de l'ignorance, de tout ce qui vit sur terre. Il enseigne l'immortalité de l'âme – de l'Ego spirituel durable – cet éternel pèlerin qui voyage de vie en vie, passant de civilisation en civilisation, parfois gagnant, parfois échouant, mais avançant toujours sur la voie du destin qu'il se fabrique. [...]
Le véritable Mouvement Théosophique n'est pas une question « d'organisations ». Alors qu'il peut opérer à travers des organisations, comme les âmes utilisent des corps, la vie d'une organisation ne définit et ne limite d'aucune façon la vie du Mouvement Théosophique. H.P. Blavatsky ne se souciait que peu ou pas pour les formes institutionnelles. [...] (Extraits de The Theosophical Movement, Ed. Cunningham Press, USA).

Une impulsion renouvelée dans le dernier quart de chaque siècle
A la fin de La Clef de la Théosophie, H. B. Blavatsky précise que « pendant le dernier quart de chaque siècle, ces « Maîtres », [...] font une tentative en vue de favoriser, d'une façon nette et marquante, le progrès spirituel de l'humanité ». Ainsi vers la fin de chaque siècle, on trouve invariablement un « déversement d'énergies ou un bouleversement dans le sens d'une montée dans le domaine de la spiritualité. [...] » ‒ (La Clef de la Théosophie, p. 319).
« Depuis quelques siècles, et d'une façon cyclique, un Mouvement spirituel est déclenché dans le monde par les Mahatmas, débutant vingt-cinq ans avant la fin de chaque siècle et se terminant avec lui. Au bout de ces vingt-cinq ans, les Maîtres n'envoient plus avec autant de puissance et d'intensité, la force qu'ils ont transmise pendant ce quart de siècle, mais cela ne veut pas dire qu'ils se désintéressent du monde. Ils laissent germer les idées dans le mental des hommes, mais ils n'enlèvent jamais à ceux qui la méritent, l'aide qui est due et donnée à tous. » − Extrait de l'article « Les Maîtres de Sagesse » (Cahier Théosophique N°3).

Lire la suite...

Le Yoga du sommeil

AddThis Social Bookmark Button

Les bases générales de ce Yoga

Le sommeil a toujours intrigué : pourquoi passer six à huit heures dans cet état d'inconscience d'où l'on ne ramène parfois des rêves plus ou moins dénués de sens ; voire des cauchemars ? Pourtant, ici et là dans l'histoire de « grands » hommes on relève des rêves « importants » : chez Descartes, C.G. Jung, certains compositeurs ou scientifiques, par exemple. On trouve, aussi, dans certains textes sacrés la référence à des rêves prophétiques.
On dit que la nuit porte conseil et que l'on peut se réveiller avec la solution du problème avec lequel on s'est endormi.
Y aurait-il un Yoga du sommeil, une discipline intérieure qui permettrait de mieux maîtriser ces possibilités que l'on pressent ?
Pour la Théosophie, dans le sommeil, l'Âme quitte la conscience du corps physique pour traverser deux plans : à l'aller et au retour. D'abord, celui du rêve qui peut être influencé par toutes les tendances et puis, plus profondément, celui du sommeil sans rêve qui correspond à un plan spirituel en rapport avec la vraie nature de l'Âme que nous sommes. On dit que sur ce plan nous cultivons nos qualités supérieures, que nous participons, si notre nature nous le permet, au « Banquet des Dieux » (expression platonicienne), que nous y communions avec des Êtres Spirituels (même idée sûrement), que nous y agissons, mais que la nature de cette action est difficile à comprendre, et que le passé, le présent et l'avenir n'y font qu'un. Il est dit également que nous en ramenons une influence au réveil qui nous rend, relativement, moins matérialiste et moins sensuels ; que cette influence au passage peut guider nos rêves et les rendre plus spirituels, plus signifiants. Il est bien évident que cette « rosée céleste » est vite mélangée à autre chose et ne suffit pas à nous faire évoluer.
Il s'agirait, donc, de la « cultiver » ; de créer non seulement à l'endormissement et au réveil, mais tout au long de la journée, un foyer spirituel qui, illuminant non seulement notre conscience de veille mais aussi le plan du rêve, permettrait de réaliser une ligne directe avec notre nature profonde riche de connaissance, d'intelligence et d'amour.
Les bases d'un Yoga du sommeil seront : la méditation, notamment au réveil, l'étude d'une spiritualité véritable et l'action altruiste, c'est-à-dire pleinement ouverte à toutes les Âmes et accomplie de manière auto-induite et auto-déterminée. Ce Yoga ne pourra que faciliter l'incarnation de la Lumière intérieure.

« Une authentique vie spirituelle doit intégrer une véritable discipline de préparation au sommeil. Ainsi la Théosophie nous offre les bases de ce qu'on appelle aujourd'hui un « Yoga du sommeil », en montrant pourquoi l'expérience de la conscience pendant la nuit est importante, le but visé étant à la longue d'atteindre une permanence de l'éveil conscient jusque dans les phases les plus profondes du sommeil, avec la possibilité d'y maintenir l'exercice de la volonté. » ‒ Extrait de l'article « Les preuves du Soi caché – par les rêves ».

Vers un rapport conscient avec le Soi profond
« Le Grand Maître, ou le Grand Instructeur, est le Soi Supérieur. L'Âme le sait, et, à certains moments, elle transmet cette connaissance à la conscience inférieure, ce qui fait naître en nous le sentiment que quelqu'un nous enseigne, ou que nous avons trouvé quelque instructeur. Il y a aussi, bien sûr, d'autres souvenirs qui nous viennent mais, finalement, tout cela se réduit à une seule chose, car le Soi Supérieur de l'un est celui de tous ‒ il est universel, « un état divin, et non un corps ou une forme d'aucune sorte ». [...] La connaissance parvient dans des visions, d'abord en rêve puis sous forme d'images présentées à l'œil intérieur au cours de la méditation. [...] « La connaissance ainsi obtenue est si claire, si convaincante, si indélébile dans l'impression qu'elle fait dans le mental, que toutes les autres sources d'information, toutes les autres méthodes d'enseignement qui nous sont familières se réduisent à moins que rien en comparaison avec celle-ci. » ‒ Extraits (pp. 147, 182/3) de l'ouvrage Les rêves et l'éveil intérieur de H.P. Blavatsky et W.Q. Judge.

top-iconRetour en Hauttop-icon

La Voix du Silence : Un guide pour la vie spirituelle

AddThis Social Bookmark Button

Le Sentier du disciple

Le disciple devient le Sentier... le Maître, ne peut que le lui indiquer

« Le choix est fait, j'ai soif de Sagesse. Tu as maintenant déchiré le voile cachant le Sentier secret et enseigné le grand Yâna (véhicule). Ton serviteur est ici prêt à suivre tes instructions. » [...]
« Prépare-toi, car tu devras voyager seul. Le Maître qui enseigne ne peut qu'indiquer le chemin. Le Sentier est le même pour tous, mais les moyens d'atteindre le but doivent varier avec les pèlerins. » [...]
« Tu ne peux voyager sur le Sentier avant d'être devenu ce Sentier lui-même. Laisse ton Âme prêter l'oreille à chaque cri de douleur, comme le lotus met son cœur à nu pour absorber le soleil du matin. Ne permets pas à l'ardent Soleil de sécher une seule larme de douleur avant de l'avoir essuyée toi-même des yeux de l'affligé. Mais laisse chaque brûlante larme humaine tomber sur ton cœur et y rester ; et ne l'essuie jamais avant que la douleur qui la fît naître n'ait disparu. Ces larmes... sont les courants qui arrosent les champs de l'immortelle charité. » » ‒ La Voix du Silence, pp. 63-64, 28-29.

Le disciple agit selon le « Dharma » ‒ La Loi Sacrée

« Le terme dharma signifie Loi : il est généralement rendu par devoir [...] alors qu'il désigne une propriété inhérente aux facultés humaines, ou à l'homme entier, ou même à toute chose dans le cosmos. » ‒ Notes sur la Bhagavad Gîtâ (p. 26).

L'égoïsme disparaît progressivement, l'altruisme prend son essor et permet à l'intuition de s'exprimer :

« Il est condamné à périr celui qui, par crainte de Mâra (tentateur) s'abstient d'aider les hommes, de peur d'agir pour Soi. [...] L'inaction basée sur la peur égoïste ne peut produire que du mauvais fruit. »
« Le fidèle égoïste vit sans but. L'homme qui n'accomplit pas la tâche qui lui est assignée dans la vie a vécu en vain. » ‒ La Voix du Silence, pp. 52-53.

Le disciple agit pour le bien de tous, tout en accomplissant son Dharma :

« Suis la roue de la vie ; suis la roue du devoir envers race et famille, ami et ennemi, et ferme ton mental aux plaisirs comme à la douleur. Épuise la loi de la rétribution karmique. » ‒ La Voix du Silence, p. 53.

Agir est indispensable pour apprendre, et faire ressortir la dynamique de solidarité et d'interdépendance :

« Sème des actions de bonté et tu moissonneras leurs fruits. » [...]
« T'abstiendras-tu d'agir ? Ce n'est pas ainsi que ton âme obtiendra sa liberté. Pour gagner le Nirvâna (état d'existence et de conscience absolues) il faut atteindre la Soi-Connaissance, et la Soi-Connaissance est l'enfant d'actions aimantes. » [...]
« Agis pour eux "aujourd'hui", ils agiront pour toi "demain". » ‒ La Voix du Silence, pp. 47-48, 52.

Toujours dans cette dynamique de solidarité, la Sagesse et la Connaissance doivent être retransmises :

« Montre la "Voie" - même sans éclat, et perdu parmi la foule - comme fait l'étoile du soir à ceux qui suivent leur sentier dans les ténèbres. » ‒ La Voix du Silence, p. 53.

Lire la suite...