Lundi 24 Juillet 2017

Mis à jour le Lun. 24 Juil. 2017 à 16:25

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La Chronique

Symbolisme du Soleil : la nature intérieure de l’homme et de l’univers

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Le soleil central et les soleils participent de l’univers, de notre terre et de l'homme
V36 6« La philosophie Ésotérique maintient que, durant les Sandhyas [crépuscules], le "Soleil Central" émet de la lumière créatrice – passivement, pour ainsi dire. La Causalité́ est latente. Ce n'est que durant les périodes actives de l'être qu'il donne naissance à un flux d'énergie incessant, dont les courants vibratoires augmentent d'activité́ et de puissance à chaque échelon qu'elles descendent sur l’échelle septuple de l'Être. On comprend alors pourquoi le processus de "création" ou plutôt de façonnage, de l'Univers organique, avec toutes ses unités des sept règnes, nécessitait des êtres intelligents – qui devinrent collectivement un Être ou un Dieu créateur, déjà̀ différencié́ de l'Unité́ une absolue, et n'ayant comme celle-ci aucun rapport avec la création conditionnée (*).
« Dans un parchemin [de la Cabale] les Sept Soleils de la Vie sont énumérés dans le même ordre que dans le Saptasurya. Seulement quatre de ces soleils, cependant, sont mentionnés dans les éditions de la Cabale que l'on peut se procurer dans les bibliothèques publiques, et encore sont-ils cachés sous une phraséologie plus ou moins voilée. Néanmoins ce nombre réduit suffit lui-même amplement à montrer une origine identique, attendu qu'il se rapporte au groupe quaternaire des Dhyan-Chohans [Esprit planétaires ou hiérarchies spirituelles], et prouve que cette spéculation tire son origine dans les Doctrines Secrètes des Aryens. La Cabale ne doit pas son origine aux Juifs, car ceux-ci ont emprunté leurs idées aux Chaldéens et aux Egyptiens.
V36 12« Ainsi même les enseignements Cabalistiques […] parlent d'un Soleil Central, et de trois soleils secondaires dans chaque système solaire – y compris le nôtre.
« Le Soleil Central [...] était pour eux (tout comme pour les Aryens) le centre du Reste ; le centre dans lequel tout mouvement finissait par être ramené́. Autour de ce soleil central [...] le premier d'un système de trois soleils [...] accomplissait sa révolution sur un plan polaire [...] le second, sur un plan équatorial [...] et seul le troisième était notre soleil visible. Ces quatre corps solaires étaient les organes sur l'action desquels dépendaient ce que les hommes appellent la création, l'évolution de la vie sur la planète, la terre. Ils (les Cabalistes) considéraient comme électriques les canaux qui servent à amener jusqu’à la Terre l’influence de ces corps [...] L'énergie radieuse qui découlait du soleil central (**) appela à l'existence la Terre sous forme d'un globe aqueux [...] dont la tendance, en tant que noyau d'un corps planétaire, était de se précipiter vers le Soleil (central)... dans la sphère d'attraction duquel il avait été́ créé́ [...] mais l'énergie radiante, les électrisant tous deux de la même façon, les maintint séparés de l’un de l’autre, et transforma ainsi le mouvement vers le centre d’attraction en un mouvement autour de ce centre, que la planète tournant (la terre) cherchait à atteindre.
V36 7« Le soleil visible trouva sa propre matrice dans la cellule organique et produisit, grâce à ce règne animal (pendant la maturation du végétal) et plaça finalement à sa tête l’homme, par l’action animante de ce Règne, il fut originaire de la cellule psychique. Toutefois, l’homme ainsi placé à la tête du règne animal, à la tête de la création, n’était que l’homme animal, sans âme, l’homme périssable […]
« Expliquez, ou complétez l'enseignement qui a trait aux sept Soleils, avec les sept systèmes des plans de l'être, dont les "Soleils" sont les corps centraux et vous aurez les sept plans angéliques, dont les "Hôtes" sont collectivement les dieux (voir commentaires de la stance VII du livre I). Ce sont les groupes Directeurs divisés en quatre Classes, depuis les incorporels, jusqu'aux semi-corporels, ces classes se rattachent directement – bien que de très différentes manières en ce qui concerne les rapports volontaires et les fonctions – avec notre humanité́. Elles sont trois, synthétisées par la quatrième (la première et la plus haute), qui est appelée le "Soleil Central" dans la doctrine Cabalistique que nous venons de citer. » (1).

* "Création" – hors de la substance éternelle préexistante, ou matière, bien entendu ; substance qui, d'après nos enseignements, est l'espace sans borne, toujours existant.
** La Science elle-même est obligée d'accepter astronomiquement ce « soleil central » des Occultistes, car elle ne peut nier la présence dans l'Espace Sidéral d'un corps central dans la voie lactée, d'un point invisible et mystérieux qui est le centre d'attraction à jamais caché de notre Soleil et de notre système [...] Les Inities Orientaux soutiennent que, l'Essence supra-divine, de l'Absolu Inconnu est également dans chaque domaine et place, le "Soleil Central" est simplement le centre de l'Electricité́-vitale Universelle ; le réservoir dans lequel cette radiation divine, déjà̀ différenciée au début de chaque création, est focalisée. Bien que se trouvant encore dans une condition laya ou neutre, c'est, néanmoins, l’unique Centre de vie, à la fois d’attraction et d’émission continue.

V36 16Ces aspects du soleil sont en étroite liaison avec l’homme comme l’illustre l’extrait ci-dessous de La Doctrine Secrète ; cet homme, dont la constitution est présentée à travers 7 principes dans la Clef de la Théosophie (pp. 107-108) :

« Aussi, bien que le septième "principe" arrive jusqu'à l'homme en passant par toutes les phases de l'être, pur comme un élément indécomposable et comme une unité́ impersonnelle, il traverse (la Cabale enseigne qu'il en provient) le Soleil Central Spirituel et le second Groupe (le Soleil polaire), qui tous deux, projettent sur l'homme son Atmâ [l’Esprit, voir ci-dessus, le Troisième groupe (le Soleil équatorial)], cimente Buddhi [l’Âme Spirituelle] avec Atman [l’Esprit] et les attributs supérieurs de Manas [le mental ou l’intellect supérieur], tandis que le Quatrième groupe (l'esprit de notre soleil visible), dote l'homme de son Manas [le mental inférieur] et de son véhicule – le Kama rupa, ou le corps des passions et des désirs, les deux éléments d'Ahamkara [le principe d’individuation, l’Ego, celui qui dit “Je”] qui évoluent la conscience individualisée - l'ego personnel. Finalement, c'est l'esprit de la Terre, dans sa triple unité́, qui édifie le corps physique, en attirant à lui les Esprits de la Vie et en formant son Linga Sarira [corps astral]. » (2).

H.P. Blavatsky, La Doctrine Secrète.
(1) & (2) : extraits de The Secret Doctrine, trad. éd. originale, vol. II, pp. 239 à 241.

Hommes, cycles, hiérarchies spirituelles et destinée de l’humanité
L’extrait ci-dessous de la Doctrine Secrète (The Secret Doctrine, éd. originale, I, pp. 638-639) évoque l’interaction de différents « cycles », allant du plan matériel au plan spirituel, qui agissent et influencent tant l’homme que les nations et l’humanité dans son ensemble.

V36 8« Il y a des "Cycles de la matière" et il y a des "Cycles d'évolution Spirituelle". Des cycles raciaux, de nationaux et individuels.
« Dans le Symbolisme des anciens, c'était toujours le SOLEIL (voulant dire le Soleil Spirituel et non visible), qui était supposé envoyer les principaux Sauveurs et Avatars [de l’Humanité]. De là vient le lien qui relie les Bouddhas, les Avatars et tant d'autres incarnations des plus élevés SEPT. Plus il s'approche de son prototype "dans le Ciel", et mieux cela vaut pour le mortel dont la personnalité a été choisie par sa propre déité personnelle (le septième principe) pour sa demeure terrestre. En effet, à chaque effort de volonté tendant vers la purification et l'union avec ce "dieu-Soi", un des rayons inférieurs se brise et l'entité spirituelle de l'homme est entraînée de plus en plus haut vers le rayon qui remplace le premier, jusqu'au moment où, de rayon en rayon, l'homme intérieur est attiré [aspiré] dans le rayon un et le plus élevé du SOLEIL Parent. Ainsi, "les évènements de l'humanité sont coordonnés avec les formes des nombres" puisque les unités simples de cette humanité proviennent toutes de la même source - le [SOLEIL] central et son ombre le SOLEIL visible. En effet, les équinoxes et les solstices, les périodes et les diverses phases du parcours Solaire, exprimés astronomiquement et numériquement, sont seulement les symboles concrets de la vérité éternellement vivante, bien qu'ils paraissent des idées abstraites aux mortels non-initiés. Cela explique aussi les extraordinaires coïncidences numériques avec les relations géométriques, comme montré par plusieurs auteurs.
V36 9« Oui ; "notre destinée est écrite dans les étoiles !" Seulement, plus l'union est étroite, entre le reflet mortel, l'HOMME et son PROTOTYPE céleste, et moins sont dangereuses les conditions extérieures et les réincarnations subséquentes - auxquelles ni les Bouddhas ni les Christs ne peuvent échapper. Ce n'est pas de la superstition et encore moins du fatalisme. Ce dernier implique l'action aveugle d'une puissance plus aveugle encore, mais l'homme est un agent libre durant son séjour sur terre. Il ne peut échapper à sa Destinée régente, mais il a le choix entre deux sentiers qui le conduisent dans cette direction, et il peut atteindre le but de misère - si c'est celui qui lui est réservé, soit sous les vêtements blancs de neige, du Martyr, soit sous l'accoutrement souillé d'un volontaire de l'iniquité ; il existe, en effet, des conditions externes et internes qui affectent la détermination de notre volonté sur nos actions, et c'est en notre pouvoir de suivre l'un des deux. Ceux qui croient en Karma doivent croire en la destinée, par laquelle, du berceau à la tombe, chaque homme tisse, fil par fil, autour de lui, comme une araignée tisse sa toile, et cette destinée est dirigée, soit par la voix céleste de l'Invisible prototype qui est en dehors de nous, soit par notre plus intime homme astral ou homme intérieur, qui n'est que trop souvent le mauvais génie de l'entité incarnée nommée homme. Ces deux influences conduisent l'homme extérieur, mais l'une d'elles doit prévaloir, et, dès le début du conflit invisible, l'austère et implacable loi de compensation entre en jeu, et agit en suivant fidèlement les fluctuations de la lutte. Lorsque le dernier fil est tissé et que l'homme semble être enveloppé dans le filet de ses propres actes, il se trouve complètement sous l'empire de cette destinée faite par lui-même. Elle le fixe alors, comme une coquille inerte, sur le roc immuable, ou l'emporte comme une plume dans le tourbillon soulevé par ses propres actions et cela c'est – KARMA. »

The Secret Doctrine, éd. originale, I, pp. 638-639.

Le parasol allégorique protège l’humanité
V36 10« Dans les contes bouddhistes, on trouve de multiples références à des parasols. Ainsi, quand il est rapporté que le Bouddha accorda à ses disciples la faculté de percevoir ce qu'ils appelèrent les « Champs des Bouddhas », les myriades de Bouddhas qu'ils virent alors étaient assis sous des arbres et des parasols ornés de pierres précieuses.
« Dans la littérature et l'architecture hindoues, il ne manque pas de références à des parasols, ou de représentations de ces objets, tenus au-dessus de certains personnages. Dans un bas-relief de pierre très curieux (et extrêmement ancien) des Sept Pagodes, en Inde, qui figure le combat entre Durga et les démons, le parasol apparaît au-dessus de la tête des Chefs. Ce n'est pas notre intention de porter au pinacle cet article courant et utile, en lui attribuant un rang élevé en occultisme, mais nous souhaitons, en rapport avec lui, présenter, une idée qui possède une certaine valeur pour le véritable étudiant [théosophe].
« Dans les Upanishad on lit cette invocation : « Dévoile, Ô Pushan, le visage du vrai soleil que dissimule à présent un écran d'or ». Ceci renvoie à la croyance de l'existence d'un « soleil véritable », le luminaire que nous voyons n'étant qu'un soleil secondaire. En termes plus clairs : il existe une influence ou un pouvoir dans le soleil qui peut être utilisé à des fins bénéfiques par le mystique - s'il parvient à s'en saisir — et qui, s'il n'était pas gardé, caché ou obscurci par un écran, serait cause de destruction pour tous ceux qui réussiraient à l'évoquer. Ceci était parfaitement connu dans la Chaldée de jadis, ainsi que par les anciens astronomes chinois ; ces derniers possédaient certains instruments qui leur servaient à concentrer des rayons particuliers de la lumière solaire encore inconnus de la science moderne, et désormais tombés dans l'oubli pour les philosophes du pays des fleurs.
V36 11« Mais il y a le véritable centre dont le soleil dans le ciel est un symbole, et une réflexion partielle. Ce centre, plaçons-le pour l'instant avec les Dhyan Chohan, ou esprits planétaires. Il est omniscient et si intensément puissant que si un disciple engagé dans son combat était introduit soudain en sa présence, sans y être préparé, il en serait consumé, corps et âme. Et ce centre est le but que nous poursuivons tous, et que beaucoup d'entre nous demandent de voir, même au commencement de la race [humaine]. Cependant, pour notre protection, un écran — ou un parasol - a été interposé entre nous et LUI. Les baleines du parasol sont constituées par les Rishis, ou Adeptes, ou Mahâtmas — les Frères aînés de la race humaine. La poignée se trouve dans la main de chaque homme. Et, bien que cet individu soit relié à l'un de ces Adeptes en particulier, ou soit destiné à le devenir, il peut également recevoir l'influence du véritable centre lui parvenant par la poignée.
« La lumière, la vie, la connaissance et le pouvoir qui tombent sur cet écran se répandent en d'innombrables courants qui, en dessous, pénètrent la masse entière des hommes — qu'ils soient étudiants [de la Théosophie] ou non. A mesure que le disciple s'efforce de s'élever, il commence à se séparer de cette grande masse des êtres humains, et se met, d'une façon plus ou moins marquée, en rapport avec les baleines du parasol. De même que les filets d'eau ruissellent au bout des baleines de nos parapluies, de même les influences spirituelles se déversent du monde des Adeptes qui forment l'armature de l'écran protecteur, sans lequel la pauvre humanité serait détruite par le flamboiement qui rayonne du monde spirituel. »

Article de W.Q. Judge de 1890, « Le Parasol Allégorique ».

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La Théosophie moderne et le Mouvement Théosophique

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Le divin intérieur
v35 imagee« Il est illogique d’adorer un seul dieu, car, comme le dit la Bible : « Il y a beaucoup de Seigneurs et beaucoup de Dieux ». Par suite, si le culte est désirable, nous avons à choisir entre l’adoration de plusieurs dieux, chacun ne valant pas mieux que l’autre – c'est-à-dire le polythéisme et l’idolâtrie ; ou l’adoration d’un seul dieu de tribu ou de race […] et tout en croyant à l’existence de nombreux dieux, les ignorer et les mépriser, considérant le nôtre comme le plus élevé et le « Dieu des Dieux ».
« Mais ceci n’est pas logiquement soutenable, car un tel Dieu ne peut être ni infini ni absolu, mais doit être limité et conditionné par l’espace et le temps. Au Pralaya [c’est-à-dire, à la fin d’un univers], le dieu de tribu, Brahmâ et tous les autres Devas [dieux] disparaissent et sont absorbés dans l’Absolu. C’est pourquoi, les occultistes n’adorent, ni ne prient aucun dieu, si nous le faisions, nous aurions à rendre un culte à de multiples dieux, ou à prier l’Absolu, qui, n’ayant pas d’attributs, ne peut nous écouter. L’adorateur de nombreux dieux, doit nécessairement être injuste envers tous les autres dieux ; aussi loin qu’il étende son culte, il lui est tout à fait impossible de les adorer tous ; et dans son ignorance, s’il en choisit un en particulier, il se peut fort bien qu’il ne choisisse pas le plus parfait. Il vaudrait donc beaucoup mieux qu’il se souvienne que chaque homme possède un dieu intérieur, un rayon direct de l’Absolu, le rayon céleste de l’Un ; qu’il possède son « dieu » en lui, et non en dehors de lui-même. » - H.P. Blavatsky (citation de la revue Théosophie, vol. III, n°9).
v35 imagef« Selon nous, l'homme intérieur est le seul Dieu que nous puissions connaître. Comment pourrait-il en être autrement ? Accordez-nous notre postulat selon lequel Dieu est un principe infini et universellement présent : dans ces conditions comment l'homme ferait-il exception et pourrait-il ne pas être entièrement pénétré par le Divin et immergé en Lui ? Nous appelons notre « Père qui est dans les cieux » cette essence déifique que nous sentons exister au-dedans de nous, dans notre cœur et notre conscience spirituelle, et qui n'a aucun rapport avec l'anthropomorphisme que notre cerveau matériel et son imagination peuvent s'en former. « Ne savez-vous pas que vous êtes le temple de Dieu, et que l'Esprit de Dieu [l'absolu] habite en vous » ? [Bible, I. Corinthiens, 3, 16.] (7).
« Mais que nul n'aille donner un caractère anthropomorphe à cette essence en nous-mêmes. Que nul théosophe — s'il veut s'attacher à la vérité divine et non à la vérité humaine — ne dise que ce « Dieu qui est dans le secret » est à l'écoute de l'homme fini ou de l'essence infinie, ou qu'il en est distinct, car tout cela ne fait qu'un. Et, comme nous venons de le faire observer, que nul théosophe ne considère la prière comme une pétition. C'est un mystère plutôt, un procédé occulte par lequel les pensées et les désirs finis et conditionnés, qui ne peuvent être assimilés par l'esprit absolu, inconditionné, sont convertis en volitions spirituelles, et en la volonté ; un tel procédé s'appelle « une transmutation spirituelle ». L'intensité de nos aspirations ardentes convertit la prière en la « pierre philosophale », cette pierre qui transmue le plomb en or pur. La seule essence homogène, notre « prière-volonté », devient la force active ou créatrice qui produit des effets selon notre désir. » ‒ H.P. Blavatsky, La Clef de la Théosophie, pp. 83/4.

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L'humanité doit coopérer avec la nature

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Le progrès de la civilisation
Image 11« Par suite des progrès triomphants et de l'invasion de la civilisation, la Nature, comme l'homme et la morale, sont sacrifiés et ne tardent pas à devenir artificiels. Les climats changent et la face du monde sera bientôt complètement modifiée. Sous la main meurtrière des pionniers de la civilisation, la destruction totale de forêts primitives conduit à l'assèchement de rivières, et le creusement du canal de Suez a changé le climat de l'Egypte, comme celui du canal de Panama fera dévier le cours du Gulf Stream. […] L'air pur de la campagne est pollué par la fumée, les odeurs graisseuses des locomotives, et les relents écœurants du gin, du whisky et de la bière. Et dès que les coins de nature vierge auront disparu du paysage, et que l'œil des peintres ne se posera plus que sur les produits artificiels et hideux de la spéculation moderne, le goût artistique devra emboîter le pas, et disparaître à son tour.
« Consummatum est. Voilà l'œuvre de notre civili¬sation […] et ses effets directs. Agent de destruction de l'art, Shylock qui, pour chaque parcelle d'or qu'il donne, exige et reçoit en retour une livre de chair humaine, dans le sang du cœur, dans la souffrance physique et mentale des masses, dans la perte de tout ce qui est vrai et digne d'être aimé, ne mérite guère de reconnaissance ni de respect. […] L'artificiel remplace le réel, le faux est substitué au vrai. Il ne reste plus, dans le sein de la nature, une seule vallée ensoleillée, ni un bosquet ombragé qui soit encore vierge. […] Les civilisations anciennes n'ont jamais sacrifié la Nature à la spéculation, mais la considérant comme divine, elles ont honoré ses beautés naturelles en érigeant des œuvres d'art telles que notre civilisation électrique moderne n'aurait jamais pu en produire, même en rêve. […] Sommes-nous tellement dans l'erreur en maintenant que la civilisation moderne, avec son Esprit de Spéculation, est le Génie même de la Destruction ; et comme tel, quelles meilleures paroles peut-on lui adresser que la définition donnée par Burke : « Un Esprit d'innovation est généralement le résultat d'un caractère égoïste et d'un point de vue étroit. Ceux qui ne se retournent jamais vers leurs ancêtres, ne s'occuperont pas de la postérité. » ‒ H.P. Blavatsky, « La civilisation, la mort de l’art et de la beauté » (Cahier Théosophique n°74).

Aider la Nature
Image 14« L'homme qui découvre en lui-même la source du flot de douceur, qui pénètre la Nature et toutes les formes de vie, a soulevé cette entrave et s'est élevé à l'état où il n'y a pas d'esclavage. Il sait qu'il est une partie du grand tout, et c'est cette connaissance qui est son héritage. C'est par la rupture du lien arbitraire qui le rive à son centre personnel qu'il atteint sa majorité, et devient maître de son royaume. Tandis qu'il s'épanouit, en avançant grâce à de multiples expériences le long de toutes ces lignes qui sont centrées au point où il est incarné, il découvre qu'il est en contact avec toute vie et qu'il renferme le tout en lui-même. » « Au lieu de se dresser contre les forces [de la Nature], s'y joindre ; devenir un avec la Nature, et marcher aisément sur son sentier. Ne résistez donc pas aux circonstances de la vie, ne vous révoltez pas contre elles, pas plus que les plantes ne se révoltent contre la pluie et le vent. Alors, d'un seul coup, à votre étonnement, vous trouverez que vous avez du temps et de la force en excès à employer dans la grande bataille que tout homme doit inévitablement livrer — celle qui se déroule en lui-même, celle qui conduit à sa propre conquête. » ‒  Par les Portes d’Or, pp. 57/8, 87/8.

« Aide la Nature et travaille avec elle ; et la Nature te considérera comme l'un de ses créateurs et fera sa soumission.
« Et devant toi elle ouvrira tout grands les portails de ses chambres secrètes et mettra à nu sous tes yeux les trésors cachés dans les profondeurs de son sein pur et vierge. Impolluée par la main de matière, elle ne montre ses trésors qu'à l'œil de l'Esprit, l'œil qui jamais ne se ferme, l'œil pour lequel il n'y a nul voile dans tous ses royaumes.
« Alors, elle te montrera les moyens et la voie, la première porte et la seconde, la troisième, et jusqu'à la septième ; et puis le but - au-delà duquel se trouvent, baignées dans la lumière solaire de l'Esprit, des gloires ineffables, et invisibles, sauf à l'œil de l'Âme. » ‒ H.P. Blavatsky, La Voix du Silence, pp. 29/30.

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L'expérience et la libération de l'Âme

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L’expérience et la libération de l’Âme

L’expérience de la vie et le destin divin de l’homme
image8« L'homme ne peut se libérer de l'action en négligeant d'entreprendre sa tâche, ni atteindre au bonheur en s'abstenant de toute action. Nul ne peut rester inactif un seul instant. Tout être est porté involontairement à agir par les qualités provenant de la nature. Celui qui, tout en ayant maîtrisé ses sens et ses organes, demeure inactif mais laisse son cœur se préoccuper des objets des sens est appelé un faux dévot à l'âme égarée. Par contre, celui qui a subjugué ses passions et qui, indifférent au résultat, accomplit tous les devoirs de la vie avec ses facultés actives est un homme estimable. Accomplis donc les actions nécessaires : l'action est supérieure à l'inaction. » ‒ La Bhagavad Gîtâ, Ch. IV, v. 4/8.
« La libération finale est le destin de ceux dont les attributs sont de caractère divin, tandis que le destin des êtres à la disposition démoniaque, nés pour partager le sort des Asura, est l'assujettissement continuel à la naissance mortelle ; ne sois pas en proie à l'affliction, car tu es né avec le destin divin. » ‒ La Bhagavad Gîtâ, Ch. XVI, v. 5.

L’expérience de la vie et la maîtrise du mental
image16« Il est nécessaire d'admettre l'existence de l'âme et — comparativement — la non-importance du corps physique qu'elle habite. [Dans l’ouvrage les Aphorismes du Yoga de Patanjali] la Nature n'existe que pour la cause de l'âme, en l'existence de laquelle l'étudiant est sensé croire. Et […] si le réel expérimentateur et connaisseur est l'âme et non le mental, il s'ensuit que le mental, désigné comme « organe interne », ou « principe pensant », quoique plus élevé et plus subtil que le corps, n'est encore qu'un instrument employé par l'âme pour acquérir des expériences, de la même manière qu'un astronome emploie son télescope pour obtenir des informations sur le ciel. Mais le mental est un très important facteur dans la poursuite de la concentration […]. Il est « modifié » par tous les objets ou sujets qui lui sont présentés ou vers lesquels il est dirigé. […] Tandis que l'organe interne se moule ainsi sur l'objet, il reflète en même temps cet objet avec ses propriétés sur l'âme. Les canaux par lesquels le mental est tenu de passer pour aller à un objet ou sujet sont les organes de la vue, du toucher, du goût, de l'ouïe, etc. […]

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Les liens entre les vivants et les morts

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Les communications avec les morts
image8aLa Théosophie déconseille une communication comme on peut en rechercher dans le spiritisme, ou d’autres techniques, car la plupart du temps c’est avec le cadavre psychique que l’on entre en contact et non l’individu spirituel. Parfois, juste après la mort, c’est avec cette âme que l’on communique mais elle peut en souffrir.
Il s’agit donc de ne pas essayer de « faire descendre » les décédés mais de penser que pendant la nuit, durant le sommeil profond, c’est nous, en tant qu’âmes, qui « montons » rejoindre nos êtres chers et que nous communions avec eux dans cet état béatifique appelé le devachan.
Dans cet état devachanique les âmes des défunts épanouissent les idéaux auxquels elles ont aspiré durant leur vie terrestre, et elles assimilent le meilleur de ces aspirations avant de se réincarner. Dans cet état l’amour trouve toute sa force, sa pureté et sa générosité. Il peut d’ailleurs exercer une sorte de protection sur les vivants ainsi aimés.
Les décédés n’ont pas conscience d’être morts ni de ce que nous faisons sur terre. Seul leur amour et leurs idéaux rayonnent. C’est pour eux une période de repos, proche de notre nature profonde, spirituelle.

Les liens naturels du cœur
« Il n'existe guère d'être humain dont l'Ego ne communique pas librement, pendant le sommeil du corps, avec ceux qu'il a aimés et perdus, l'être, une fois réveillé, ne conserve dans sa mémoire aucun souvenir de cette communication, sinon sous une forme très confuse, semblable à un rêve, par suite du caractère positif et non réceptif de son enveloppe et de son cerveau physiques. […]
image9« Nous sommes avec ceux qui sont morts et que nous avons perdus dans la forme matérielle, et beaucoup, beaucoup plus près d'eux maintenant que lorsqu'ils étaient en vie. Et ce n'est pas seulement dans l'imagination de l'être en devachan, comme certains pourraient le penser, mais dans la réalité des choses. Car le pur amour divin n'est pas simplement l'efflorescence d'un cœur humain, mais il a ses racines dans l'éternité. L'amour saint et spirituel est immortel, et karma amènera tôt ou tard tous ceux qui se sont aimés d'une telle affection spirituelle à s'incarner une fois de plus dans le même groupe familial. De plus, nous disons que l'amour étend son influence au-delà de la tombe, bien que vous puissiez le qualifier d'illusion, et possède un pouvoir magique et divin qui réagit sur les vivants. L'Ego d'une mère, rempli d'amour pour les enfants imaginaires qu'il voit auprès de lui, coulant une vie de bonheur, aussi réelle pour lui que lorsqu'il était sur terre — cet Ego fera toujours sentir son amour à ses enfants vivants. Cet amour s'exprimera dans leurs rêves, ainsi que dans maintes circonstances variées — sous forme de protections et de secours providentiels, car l'amour est un bouclier puissant et n'est limité ni par l'espace, ni par le temps. Et, ce qui est vrai de cette « mère » dévachanique l'est tout autant des autres relations et attachements humains, pourvu qu'ils ne soient pas purement égoïstes ou matériels. L'analogie vous suggérera le reste. » ‒ La Clef de la Théosophie, pp. 43, 165-6.

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Pour une éthique planétaire

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Éthique : conseils et aspects pratiques
L’éthique est au cœur de l’enseignement Théosophique et son application pratique est indispensable pour permettre l’éveil spirituel.
La note suivante énonce les conseils et les aspects pratiques de l’éthique : L’éthique théosophique (Citations d’écrits d’H.P. Blavatsky et de W.Q. Judge)

Les droits de l’enfant
v31 photo19La prise de conscience des droits de l’enfant s’est faite au lendemain de la 1ère Guerre Mondiale, avec l’adoption de la Déclaration de Genève, en 1924. Le processus de reconnaissance des droits de l’enfant a continué sous l’impulsion de l’ONU, avec l’adoption de la Déclaration des droits de l’enfant en 1959 et la Convention internationale relative aux droits des enfants en 1989. (Liens de lecture et de téléchargement : Déclaration des droits de l’enfant Convention internationale des droits de l’enfant)

En 2010, l’Association internationale EFA (l’Éducation pour tous) définissait sur le site des Nations Unies, les six thèmes de son action :
1. Développement des soins pour la petite enfance et son éducation.
2. Mise en place d’une éducation primaire gratuite et obligatoire pour tous.
3. Promotion d’un enseignement et des moyens de vivre pour les jeunes et les adultes.
4. Amélioration du niveau de connaissances des adultes.
5. Réalisation de la parité entre les sexes.
6. Amélioration de la qualité de l’éducation.
L’introduction énonçait que l’éducation est un droit, comme celui d’avoir une nourriture décente et un toit pour se loger.

La maïeutique de Socrate, ou, par exemple, la maïeutique transcendantale du Vedanta apporte un éclairage sur la nécessité d’intégrer l’éthique dans l’éducation et la formation.
(Liens vers deux sites externes : Socrate et la maïeutiqueLa maïeutique transcendantale)

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