Vendredi 23 Juin 2017

Mis à jour le Ven. 23 Jui. 2017 à 16:25

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La Chronique

La Théosophie moderne et le Mouvement Théosophique

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Le divin intérieur
v35 imagee« Il est illogique d’adorer un seul dieu, car, comme le dit la Bible : « Il y a beaucoup de Seigneurs et beaucoup de Dieux ». Par suite, si le culte est désirable, nous avons à choisir entre l’adoration de plusieurs dieux, chacun ne valant pas mieux que l’autre – c'est-à-dire le polythéisme et l’idolâtrie ; ou l’adoration d’un seul dieu de tribu ou de race […] et tout en croyant à l’existence de nombreux dieux, les ignorer et les mépriser, considérant le nôtre comme le plus élevé et le « Dieu des Dieux ».
« Mais ceci n’est pas logiquement soutenable, car un tel Dieu ne peut être ni infini ni absolu, mais doit être limité et conditionné par l’espace et le temps. Au Pralaya [c’est-à-dire, à la fin d’un univers], le dieu de tribu, Brahmâ et tous les autres Devas [dieux] disparaissent et sont absorbés dans l’Absolu. C’est pourquoi, les occultistes n’adorent, ni ne prient aucun dieu, si nous le faisions, nous aurions à rendre un culte à de multiples dieux, ou à prier l’Absolu, qui, n’ayant pas d’attributs, ne peut nous écouter. L’adorateur de nombreux dieux, doit nécessairement être injuste envers tous les autres dieux ; aussi loin qu’il étende son culte, il lui est tout à fait impossible de les adorer tous ; et dans son ignorance, s’il en choisit un en particulier, il se peut fort bien qu’il ne choisisse pas le plus parfait. Il vaudrait donc beaucoup mieux qu’il se souvienne que chaque homme possède un dieu intérieur, un rayon direct de l’Absolu, le rayon céleste de l’Un ; qu’il possède son « dieu » en lui, et non en dehors de lui-même. » - H.P. Blavatsky (citation de la revue Théosophie, vol. III, n°9).
v35 imagef« Selon nous, l'homme intérieur est le seul Dieu que nous puissions connaître. Comment pourrait-il en être autrement ? Accordez-nous notre postulat selon lequel Dieu est un principe infini et universellement présent : dans ces conditions comment l'homme ferait-il exception et pourrait-il ne pas être entièrement pénétré par le Divin et immergé en Lui ? Nous appelons notre « Père qui est dans les cieux » cette essence déifique que nous sentons exister au-dedans de nous, dans notre cœur et notre conscience spirituelle, et qui n'a aucun rapport avec l'anthropomorphisme que notre cerveau matériel et son imagination peuvent s'en former. « Ne savez-vous pas que vous êtes le temple de Dieu, et que l'Esprit de Dieu [l'absolu] habite en vous » ? [Bible, I. Corinthiens, 3, 16.] (7).
« Mais que nul n'aille donner un caractère anthropomorphe à cette essence en nous-mêmes. Que nul théosophe — s'il veut s'attacher à la vérité divine et non à la vérité humaine — ne dise que ce « Dieu qui est dans le secret » est à l'écoute de l'homme fini ou de l'essence infinie, ou qu'il en est distinct, car tout cela ne fait qu'un. Et, comme nous venons de le faire observer, que nul théosophe ne considère la prière comme une pétition. C'est un mystère plutôt, un procédé occulte par lequel les pensées et les désirs finis et conditionnés, qui ne peuvent être assimilés par l'esprit absolu, inconditionné, sont convertis en volitions spirituelles, et en la volonté ; un tel procédé s'appelle « une transmutation spirituelle ». L'intensité de nos aspirations ardentes convertit la prière en la « pierre philosophale », cette pierre qui transmue le plomb en or pur. La seule essence homogène, notre « prière-volonté », devient la force active ou créatrice qui produit des effets selon notre désir. » ‒ H.P. Blavatsky, La Clef de la Théosophie, pp. 83/4.

La mission du Mouvement Théosophique et l’idéal de Fraternité universelle
v35 imageg« Le Mouvement Théosophique fut fondé par la Fraternité dont H.P. Blavatsky est un membre et dont le grand initié, appelé Maître par elle, est l'un des Chefs. Il fut inauguré parmi les peuples d'Occident, par des Occidentaux, les deux agents principaux en étant H.P. Blavatsky, une russe, et H.S. Olcott,, un américain. L'endroit où il fut lancé était aussi occidental : la ville de New York. »
« Bien que cette Fraternité soit ainsi à l'origine de ce Mouvement, il doit néanmoins, en tant que Société, conserver une libre plate-forme, tandis que ses membres gardent individuellement la faculté de prendre et de professer toute croyance que leur conscience approuve, pourvu qu'elle ne milite pas contre la Fraternité Universelle. Dans ces conditions, ils sont parfaitement libres de croire ou non à la Loge de cette Fraternité et à ses messagers, ainsi que d'accepter ou non leurs doctrines concernant l'homme, sa nature, ses pouvoirs et sa destinée, telles que les ont données les messagers au nom de la Loge. »
« Au regard de la grande Loi [d’évolution, ou de progrès spirituel], aucun pays n'est premier ni dernier, ni jeune ni vieux, ni élevé ni bas, mais chacun, au moment voulu, est adapté de façon convenable pour la forme particulière de travail qui demande alors à être accompli. Chaque pays est lié à tous les autres et doit leur venir en aide. »
« Les organisations, comme les hommes, peuvent tomber dans des routines ou des ornières, en ce qui concerne leur action mentale et psychique, et celles-ci, une fois établies, sont difficiles à combler. Pour éviter de telles routines ou ornières dans le Mouvement Théosophique, ses gardiens veillèrent à ce que, de temps à autre, des chocs nécessaires se produisent, comme des obstacles stimulant la solidarité, afin de lui donner cette force qu'acquiert le chêne en luttant contre la tempête, et d'obtenir que soient comblées toutes les ornières, dans le champ du mental, de l'action ou de la pensée. »
« La mission qui lui revient — mission qui a été dans une large mesure confiée à la Société Théosophique — consiste à fournir à l'Occident ce qu'il ne peut en aucun cas obtenir de l'Orient, et donner une large impulsion pour faire lever bien haut, dans la progression circulaire de la vague de l'évolution qui maintenant déferle vers l'Occident, la lumière éclairant chaque homme qui vient dans le monde, la lumière du vrai Soi, qui est le seul Maître véritable pour chaque être humain — tous les autres Maîtres n'étant que des serviteurs de ce vrai Maître unique, en qui toutes les véritables Loges se trouvent en union. »

La portée du Mouvement et les difficultés actuelles du monde moderne
v35 imageh« Quant à la portée plus large de l'œuvre entreprise, c'est une question d'efforts unis de tout l'ensemble des unités. Elle englobe la race [c’est-à-dire, l’humanité] entière et, comme nous ne pouvons échapper à la destinée de la race, nous devons rejeter le doute et persister dans le travail. La race [c’est-à-dire, toute l’humanité], dans son ensemble, se trouve dans une période de transition et beaucoup de ses unités sont retenues en arrière par la condition propre à l'ensemble. Nous trouvons le sentier difficile parce que, appartenant à la race [c’est-à-dire, l’humanité], les tendances générales de celle-ci nous affectent très fortement. Et ce n'est pas en un instant que nous pouvons nous en affranchir. Inutile de nous en lamenter : c'est aussi égoïste, puisque nous-mêmes avons contribué, dans un passé éloigné, à faire que le présent soit ce qu'il est. »
Le rôle d’H.P. Blavatsky
« H.P. Blavatsky était, et est toujours, l'un de ces courageux serviteurs de la Loge Universelle envoyés à l'Occident pour se charger de la tâche, sachant bien, dès le début, le lot inévitable qui l'attendait de souffrance, d'ignominie et d'insulte de la pire espèce — celle qui prend l'âme elle-même pour cible. « Ceux qui ne peuvent la comprendre feraient mieux de ne pas essayer d'expliquer ce qu'elle est ; ceux qui ne se sentent pas la force d'accomplir la tâche qu'elle a définie clairement dès le début feraient mieux de ne pas l'entreprendre » [Citation d'une lettre des Maîtres]. Elle savait qu'il y a eu, depuis de nombreux siècles, une présence permanente de hauts et sages serviteurs de la Loge en Occident, dans le but de l'aider à accomplir sa mission et sa destinée. C'est là le travail que les membres du Mouvement Théosophique feraient bien de poursuivre sans dévier, sans s'agiter, sans tomber dans les extrêmes, sans s'imaginer que la Vérité est une question de longitude ou de latitude ; la vérité de la vie de l'âme ne se cache sous aucun point cardinal spécial ; elle se trouve partout, en tous les points du cercle, et ceux qui ne cherchent que dans une seule direction ne la trouveront pas. »

Chacun doit devenir un centre bienfaisant
v35 imagei« Le seul moyen de changer cette situation est d'agir actuellement de telle sorte que chacun devienne un centre bienfaisant, une force qui contribue à favoriser la « droiture », et qui soit guidée par la sagesse. En raison de la grande puissance des mauvaises qualités collectives, chacun de nous a un combat plus grand à livrer dès qu'il s'efforce d'élever sa nature intérieure au-delà du niveau de la grande masse du monde. Aussi, avant de tenter cette transformation forcée, devrions-nous accumuler, sur le plan inférieur, tout le mérite possible par des actions accomplies avec désintéressement, par de bienveillantes pensées et par le détachement de notre mental des illusoires séductions du monde. »
« Nous devons, chacun d'entre nous, faire de notre être un centre de lumière — une sorte de galerie d'images vivantes, capable de projeter dans la lumière astrale des scènes, des influences et des pensées qui soient à même d'impressionner en bien de nombreux individus, en créant ainsi un nouveau courant, avec, comme résultat final, la perspective de ramener parmi nous tout ce qui est grand et bon, des autres sphères qui s'étendent au-delà de la terre. »

L’influence négative de la lumière astrale
v35 imagej« Cela ne nous rejettera pas du monde mais nous libérera de la grande force que Boehm appelle la « Turba » [c’est-à-dire, la lumière astrale], en désignant par ce mot l'immense pouvoir de la base inconsciente et matérielle de notre nature. Cette base matérielle étant dépourvue d'âme a davantage d'inclination sur ce plan pour les choses inférieures de la vie que pour les supérieures.
« Par conséquent, tant que nous n'avons pas maîtrisé cette force dans une certaine mesure, il est inutile de souhaiter, comme tant d'entre nous le font, voir les Maîtres et être avec Eux. Ils ne sauraient nous aider à moins que nous ne remplissions la condition voulue — et un simple désir n'y suffit pas. La nouvelle condition requiert un changement de pensée et de nature. »

L’époque actuelle est dans un âge de transition
v35 imagek« Ainsi, les Maîtres ont dit que nous étions dans un âge de transition et celui qui a des oreilles pour entendre entendra ce qui a été dit. Nous travaillons pour les cycles et siècles à venir. Ce que nous faisons maintenant dans cet âge de transition est semblable à ce que firent les grands Dhyan-Chohans [entités divines] au point de transition — le point médian de l'évolution — qui a marqué l'époque où toute la matière et tous les prototypes des espèces vivantes étaient encore à l'état fluidique et transitoire. C'est alors qu'Ils fournirent l'impulsion nouvelle pour les formes primitives originales, d'où résulta dans la suite toute l'immense variété des espèces de la nature. Nous sommes actuellement au même point, sous l'angle du développement mental ; et ce que nous faisons maintenant, avec foi et espérance, pour les autres et pour nous-mêmes, donnera un résultat similaire sur le plan vers lequel tout cet effort est dirigé. Ainsi, en d'autres siècles, nous réapparaîtrons pour poursuivre cette tâche. Si nous la négligeons maintenant, tant pis pour nous alors. En conséquence, ce n'est pas en vue d'une organisation particulière des proches années à venir que nous œuvrons, mais pour provoquer un changement dans le Manas et la Buddhi [Âme spirituelle] [Ces mots suggèrent, entre autres, une transformation profonde de la mentalité et de la moralité de l'humanité] de la race. C'est pourquoi, même si l'œuvre peut paraître vague et imprécise, elle est néanmoins très définie et d'une portée immense. Permettez-moi de vous référez à la partie de La Doctrine Secrète [cf. The Secret Doctrine, vol. II, pp. 732-737], écrite par le Maître lui-même, où II donne des explications sur le point médian de l'évolution, en rapport avec les mammifères ongulés. Cela devrait vous donner une idée de ce que nous avons à accomplir, et vous débarrasser de tout vain désir d'aller vivre, à l'époque actuelle, avec nos guides et frères invisibles. Le monde n'est pas exempt de superstition et nous qui en faisons partie en avons certainement conservé quelques traces. »

Une époque où une ombre accompagne toute innovation
v35 imagel« Les Maîtres ont dit qu'une grande ombre accompagne toutes les innovations dans la vie de l'humanité. Le sage se gardera de provoquer trop tôt l'apparition de cette ombre ; il attendra que quelque lumière soit prête à se répandre en même temps, pour dissiper les ténèbres ».
« Les Maîtres pourraient, dès maintenant, donner toute la clarté et la connaissance nécessaires, mais il y a trop de ténèbres qui engloutiraient la lumière, sauf en quelques âmes rayonnantes, et en conséquence une plus grande obscurité se ferait. Beaucoup d'entre nous ne seraient pas capables de saisir ni de comprendre tout ce qui pourrait être donné et il en résulterait pour nous un danger et de nouvelles difficultés en perspective pour d'autres vies, qu'il nous faudrait surmonter dans la douleur et le chagrin. C'est par bonté et par amour que les Maîtres ne nous aveuglent pas avec l'éclair électrique de la vérité complète. »
« Mais, d'une façon concrète, il y a un certain objectif à notre travail général. C'est de lancer une nouvelle force, un nouveau courant dans le monde, grâce auquel de grands Gnani, ou Sages, disparus depuis longtemps de notre sphère, seront à nouveau attirés vers nous pour s'incarner ici et là parmi les hommes, et rétablir ainsi sur terre la vraie vie et les vraies pratiques. Actuellement, un manteau de ténèbres s'étend sur tous les êtres, au point qu'aucun Gnani ne saurait être attiré. De place en place, quelques rayons percent ces ténèbres. Même en Inde, l'obscurité est grande, car là-bas, lorsque la vérité est cachée, le voile épais du dogme théologique obscurcit tout ; et bien qu'il y ait un grand espoir dans ce pays, les Maîtres ne peuvent percer ce voile, pour atteindre le mental qu'il recouvre. »

Travailler à l’union de l’Orient et de l’Occident pour une Fraternité planétaire
v35 imagem« Ce Mouvement a, entre autres, un but que l'on devrait garder présent à l'esprit : c'est l'union de l'Occident et de l'Orient, la renaissance en Orient de la grandeur qui fut sienne jadis, le développement en Occident d'un Occultisme qui lui soit approprié, afin qu'il puisse, à son tour, tendre une main secourable aux races de sang plus ancien qui, avec le temps, ont pu finir par s'enfermer dans des conceptions rigides et se dégrader spirituellement. »
« Depuis de nombreux siècles, cette union a été graduellement préparée, et des travailleurs ont été envoyés en Occident pour en jeter les fondements. Mais ce ne fut pas avant 1875 qu'un large effort public put être tenté et c'est alors que naquit la Société Théosophique, parce que les temps étaient mûrs et que les travailleurs étaient prêts »
« Nous devons éduquer l'Occident afin qu'il puisse apprécier les possibilités de l'Orient, et qu'ainsi, sur la structure d'attente qui existe en Orient, puisse être édifié un nouvel ordre de choses pour le plus grand bien de tous. »
« Ce n'est pas le désir de la Loge d'amener les membres à penser qu'ils doivent suivre les méthodes de l'Orient, adopter les habitudes de l'Orient, ni prendre comme modèle, ou comme but final, l'Orient actuel. L'Occident a sa propre tâche et son devoir à accomplir, sa vie et sa ligne de développement particulière : c'est dans son domaine propre d'activités, d'aspirations et de réalisations qu'il lui appartient d'œuvrer, sans se précipiter vers d'autres champs d'expériences, où c'est le devoir d'autres hommes de remplir leur tâche. »

Garder foi et confiance dans l’avenir
v35 imagen« Soyons donc pleins de foi et de confiance. Voyez combien d'individus ont essaimé, au fil du temps, de votre centre vers bien des destinations lointaines, et combien continueront à le faire, pour le bien et le profit de l'homme en tout lieu. Ils sont allés dans toutes les directions, et il doit s'ensuivre que même si un jour le centre doit se disloquer, pour des raisons indépendantes de votre volonté, son pouvoir et sa réalité ne seront nullement détruits mais subsisteront toujours, même si d'aventure tout en est finalement dispersé — pour ce qui est des briques et du ciment. »
« Ce n'est pas le désir de la Fraternité que ceux des membres du Mouvement Théosophique qui, comme c'est leur droit, ont adopté une croyance dans les messagers et leur message, partent en pèlerinage vers l'Inde. On ne peut tenir H.P. Blavatsky pour responsable de cette idée, et elle ne l'a pas souhaitée davantage.

Accepter les difficultés de la vie
v35 imagep« Les difficultés et les frictions accompagnent l'existence, et si tout marchait sans histoire et parfaitement, tout le temps, nous n'aurions rien à faire. Notre mouvement est un mouvement de réforme qui s'attaque au caractère profond de la race humaine et par conséquent nous ne sommes pas parfaits, et les autres membres de la race non plus. Avez-vous jamais réfléchi à cette question : « Que feriez-vous si tous les idéaux relatifs à l'homme étaient réalisés, si l'altruisme était universel ? » Nous devrions émigrer sur quelque autre planète plus mauvaise afin que nos sentiments y trouvent leur expression. Ainsi donc nous devrions accepter toutes les difficultés comme faisant partie du travail quotidien et nous efforcer d'amener le plus grand nombre possible de personnes, y compris nous-mêmes, à être prêts à aider. »

(Extraits des Lettres qui m’ont aidé, pp. 102, pp. 105-109, pp. 205-6)

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L'humanité doit coopérer avec la nature

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Le progrès de la civilisation
Image 11« Par suite des progrès triomphants et de l'invasion de la civilisation, la Nature, comme l'homme et la morale, sont sacrifiés et ne tardent pas à devenir artificiels. Les climats changent et la face du monde sera bientôt complètement modifiée. Sous la main meurtrière des pionniers de la civilisation, la destruction totale de forêts primitives conduit à l'assèchement de rivières, et le creusement du canal de Suez a changé le climat de l'Egypte, comme celui du canal de Panama fera dévier le cours du Gulf Stream. […] L'air pur de la campagne est pollué par la fumée, les odeurs graisseuses des locomotives, et les relents écœurants du gin, du whisky et de la bière. Et dès que les coins de nature vierge auront disparu du paysage, et que l'œil des peintres ne se posera plus que sur les produits artificiels et hideux de la spéculation moderne, le goût artistique devra emboîter le pas, et disparaître à son tour.
« Consummatum est. Voilà l'œuvre de notre civili¬sation […] et ses effets directs. Agent de destruction de l'art, Shylock qui, pour chaque parcelle d'or qu'il donne, exige et reçoit en retour une livre de chair humaine, dans le sang du cœur, dans la souffrance physique et mentale des masses, dans la perte de tout ce qui est vrai et digne d'être aimé, ne mérite guère de reconnaissance ni de respect. […] L'artificiel remplace le réel, le faux est substitué au vrai. Il ne reste plus, dans le sein de la nature, une seule vallée ensoleillée, ni un bosquet ombragé qui soit encore vierge. […] Les civilisations anciennes n'ont jamais sacrifié la Nature à la spéculation, mais la considérant comme divine, elles ont honoré ses beautés naturelles en érigeant des œuvres d'art telles que notre civilisation électrique moderne n'aurait jamais pu en produire, même en rêve. […] Sommes-nous tellement dans l'erreur en maintenant que la civilisation moderne, avec son Esprit de Spéculation, est le Génie même de la Destruction ; et comme tel, quelles meilleures paroles peut-on lui adresser que la définition donnée par Burke : « Un Esprit d'innovation est généralement le résultat d'un caractère égoïste et d'un point de vue étroit. Ceux qui ne se retournent jamais vers leurs ancêtres, ne s'occuperont pas de la postérité. » ‒ H.P. Blavatsky, « La civilisation, la mort de l’art et de la beauté » (Cahier Théosophique n°74).

Aider la Nature
Image 14« L'homme qui découvre en lui-même la source du flot de douceur, qui pénètre la Nature et toutes les formes de vie, a soulevé cette entrave et s'est élevé à l'état où il n'y a pas d'esclavage. Il sait qu'il est une partie du grand tout, et c'est cette connaissance qui est son héritage. C'est par la rupture du lien arbitraire qui le rive à son centre personnel qu'il atteint sa majorité, et devient maître de son royaume. Tandis qu'il s'épanouit, en avançant grâce à de multiples expériences le long de toutes ces lignes qui sont centrées au point où il est incarné, il découvre qu'il est en contact avec toute vie et qu'il renferme le tout en lui-même. » « Au lieu de se dresser contre les forces [de la Nature], s'y joindre ; devenir un avec la Nature, et marcher aisément sur son sentier. Ne résistez donc pas aux circonstances de la vie, ne vous révoltez pas contre elles, pas plus que les plantes ne se révoltent contre la pluie et le vent. Alors, d'un seul coup, à votre étonnement, vous trouverez que vous avez du temps et de la force en excès à employer dans la grande bataille que tout homme doit inévitablement livrer — celle qui se déroule en lui-même, celle qui conduit à sa propre conquête. » ‒  Par les Portes d’Or, pp. 57/8, 87/8.

« Aide la Nature et travaille avec elle ; et la Nature te considérera comme l'un de ses créateurs et fera sa soumission.
« Et devant toi elle ouvrira tout grands les portails de ses chambres secrètes et mettra à nu sous tes yeux les trésors cachés dans les profondeurs de son sein pur et vierge. Impolluée par la main de matière, elle ne montre ses trésors qu'à l'œil de l'Esprit, l'œil qui jamais ne se ferme, l'œil pour lequel il n'y a nul voile dans tous ses royaumes.
« Alors, elle te montrera les moyens et la voie, la première porte et la seconde, la troisième, et jusqu'à la septième ; et puis le but - au-delà duquel se trouvent, baignées dans la lumière solaire de l'Esprit, des gloires ineffables, et invisibles, sauf à l'œil de l'Âme. » ‒ H.P. Blavatsky, La Voix du Silence, pp. 29/30.

« Les Maîtres de Sagesse considèrent que l'être humain est le produit le plus élevé de tout le système de l'évolution et qu'il reflète en lui chaque force de la nature, de la plus merveilleuse à la plus terrible ; c'est par le fait même qu'il est un tel miroir qu'il est un homme. » ‒ W.Q. Judge, L’Océan de Théosophie, p. 144.
« Une connaissance des lois occultes permet à l’homme de faire du bien, dans tout domaine de son choix, sans même lever le petit doigt, mais également de faire du mal. Le moyen par lequel ce bien ou ce mal est fait implique toujours une maîtrise d’êtres invisibles, qui sont les messagers de celui qui sait les utiliser et qui les comprend. Il lui suffit de libérer en lui-même le pouvoir qui pousse ces entités à remplir leur mission, quelle qu’elle soit. […] Il convient de nous demander si nous sommes prêts à accepter la responsabilité qu’implique une connaissance de ces lois. […] Il nous faut vivre la Théosophie pour connaître sa doctrine, de même nous faut-il « vivre la vie » pour pouvoir connaître ses lois. […] C’est alors seulement que chacun connaîtra la vérité sur lui-même et tous les autres êtres ; alors seulement qu'il obtiendra le pouvoir que nous recherchons tous : celui d’être une force bénéfique de la nature. » ‒ R. Crosbie, « Le côté occulte de la Nature », (Cahier Théosophique, N°185, pp. 21 à 24).

La souffrance des animaux
Image 18« Nous influençons le règne animal par l'intermédiaire de la lumière astrale. Nous avons imprimé sur celle-ci des images de cruauté, d'oppression, de domination et de crime. Tout ce monde [en général] admet que l'homme peut tuer les animaux sans discrimination et se base pour cela sur la théorie […] selon laquelle les animaux n'auraient pas d'âme. On enseigne ces idées même aux très jeunes enfants qui commencent dès leur âge tendre à tuer des insectes, des oiseaux et d'autres animaux, nullement en vue de se défendre mais pour le simple plaisir. […] Supposez que ces gens puissent se saisir des élémentaux aussi facilement que des animaux, que feraient-ils ? Ils les tueraient pour s'amuser quand ils n'auraient pas envie de les utiliser à leur profit, ou bien si les élémentaux refusaient de leur obéir la mort serait la punition immédiate. Le monde élémental perçoit ces choses, sans en avoir conscience, bien sûr ; mais, selon les lois d'action et de réaction, nous recevons de lui en retour exactement ce que nous lui donnons. » ‒ H.P. Blavatsky & W.Q. Judge, « Conversation sur l’occultisme », Cahier Théosophique, N°78, p. 14.

Le destin commun de l’homme et de la nature
Image 12« Comme l'explique Saint. Paul, « La créature elle-même (et ipso creatura) sera aussi délivrée de la servitude de la corruption, » [lors de la « dernière Résurrection », c’est-à-dire à la fin de la grande période évolutive de notre planète].
« Autrement dit, le germe ou l'âme animale indestructible, […] accédera à une forme supérieure et continuera, en même temps que l'homme, à progresser jusqu'à des états et des formes plus élevés, pour terminer ― animal et homme, tous ensemble ― dans « la glorieuse liberté des enfants de Dieu » (8, 21).
« Et cette « glorieuse liberté » ne peut s'atteindre que par l'évolution, ou le progrès karmique, de toutes les créatures. La bête privée de parole, après avoir évolué depuis le stade de la plante à moitié sensible, doit parvenir à se transformer, par degrés, en homme, esprit, Dieu, etc., ad infinitum. Car, dit St. Paul (Épitre aux Romains, 8, 22) : « Nous savons [« nous », les Initiés] que la création tout entière gémit et souffre les douleurs de l'enfantement jusqu'à maintenant. » […]
« Oui, c'est nous, les hommes, qui avons les « prémices de l'Esprit » ― la lumière directe de Parabrahm, l'Âtma, [l’Esprit], ou le 7e principe en nous-mêmes, grâce à la perfection de notre 5e principe, Manas [l'intelligence], qui est bien moins développé dans l'animal. Cependant, en compensation, leur karma est bien moins lourd que le nôtre. Mais ce n'est pas une raison pour qu'ils ne puissent atteindre un jour la perfection qui doit conférer à l'homme pleinement évolué la forme Dhyan-chohanique [d’Entité céleste]. […]
« L'espérance de rédemption ou de délivrance, pour l'entité spirituelle qui survit, de « la servitude de la corruption » (ou la succession des formes matérielles temporelles) est pour toute créature vivante, et non pour l'homme seulement. » ‒ H.P. Blavatsky, « Les animaux ont-ils une âme ? », Cahier Théosophique, N°170/171, pp. 44/5.

La lumière astrale ‒ La grande mémoire de la Nature
Image 19« La Théosophie enseigne l'existence d'un milieu très éthéré, universellement répandu, qui a été appelé « lumière astrale » et « Âkâsha ». Là est conservée la trace de tous les événements passés, présents et futurs ; et les effets des causes spirituelles, et de tous les actes et pensées, provenant de l'Esprit ou de la matière, y sont enregistrés. […]
Et cette lumière astrale est matérielle et non spirituelle. Elle est, en réalité, le principe inférieur du corps cosmique dont l'Âkâsha est le principe le plus élevé. Elle a le pouvoir de conserver toutes les images. Ceci implique l'affirmation que chaque pensée, chaque mot, chaque acte y imprime une image. Ces images possèdent, pour ainsi dire, deux vies : d'abord, leur propre vie en tant qu'images, en second lieu, l'impression qu'elles laissent dans la matrice de la lumière astrale. Dans le domaine supérieur de cette lumière, il n'existe rien de comparable à l'espace ou au temps, au sens humain de ces termes. Chacun des événements futurs résulte des pensées et des actions des hommes, en ce sens que celles-ci créent à l'avance l'image de l'événement qui devra se produire. Les hommes ordinaires sont continuellement, sans réfléchir et méchamment, les créateurs des événements qui ne manqueront pas d'arriver, mais les Sages, les Mahâtmas et les Adeptes de la Bonne Loi ne forment que des images en harmonie avec la Loi Divine, parce qu'ils contrôlent la production de leur pensée. La lumière astrale renferme aussi tous les sons différenciés. Les élémentaux y constituent des centres d'énergie. Les ombres des êtres humains décédés, ainsi que des animaux, s'y trouvent également. Ainsi, tout voyant, toute personne en transe, peut voir dans la lumière astrale ce qu'un être quelconque a fait ou dit, comme aussi tout ce qui est arrivé à quiconque est en rapport avec lui. » ‒ W.Q. Judge, Épitomé de Théosophie.
« Nous devons, chacun d'entre nous, faire de notre être un centre de lumière — une sorte de galerie d'images vivantes, capable de projeter dans la lumière astrale des scènes, des influences et des pensées qui soient à même d'impressionner en bien de nombreux individus, en créant ainsi un nouveau courant, avec, comme résultat final, la perspective de ramener parmi nous tout ce qui est grand et bon, des autres sphères qui s'étendent au-delà de la terre. » ‒ W.Q. Judge, Les Lettres qui m’ont aidé, p. 104.
Lecture complémentaire
Quelques autres références sont proposées dans la note complémentaire : « Le thème de la Nature en Théosophie » - extraits d’écrits d’H.P. Blavatsky et de W.Q. Judge.

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L'expérience et la libération de l'Âme

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L’expérience et la libération de l’Âme

L’expérience de la vie et le destin divin de l’homme
image8« L'homme ne peut se libérer de l'action en négligeant d'entreprendre sa tâche, ni atteindre au bonheur en s'abstenant de toute action. Nul ne peut rester inactif un seul instant. Tout être est porté involontairement à agir par les qualités provenant de la nature. Celui qui, tout en ayant maîtrisé ses sens et ses organes, demeure inactif mais laisse son cœur se préoccuper des objets des sens est appelé un faux dévot à l'âme égarée. Par contre, celui qui a subjugué ses passions et qui, indifférent au résultat, accomplit tous les devoirs de la vie avec ses facultés actives est un homme estimable. Accomplis donc les actions nécessaires : l'action est supérieure à l'inaction. » ‒ La Bhagavad Gîtâ, Ch. IV, v. 4/8.
« La libération finale est le destin de ceux dont les attributs sont de caractère divin, tandis que le destin des êtres à la disposition démoniaque, nés pour partager le sort des Asura, est l'assujettissement continuel à la naissance mortelle ; ne sois pas en proie à l'affliction, car tu es né avec le destin divin. » ‒ La Bhagavad Gîtâ, Ch. XVI, v. 5.

L’expérience de la vie et la maîtrise du mental
image16« Il est nécessaire d'admettre l'existence de l'âme et — comparativement — la non-importance du corps physique qu'elle habite. [Dans l’ouvrage les Aphorismes du Yoga de Patanjali] la Nature n'existe que pour la cause de l'âme, en l'existence de laquelle l'étudiant est sensé croire. Et […] si le réel expérimentateur et connaisseur est l'âme et non le mental, il s'ensuit que le mental, désigné comme « organe interne », ou « principe pensant », quoique plus élevé et plus subtil que le corps, n'est encore qu'un instrument employé par l'âme pour acquérir des expériences, de la même manière qu'un astronome emploie son télescope pour obtenir des informations sur le ciel. Mais le mental est un très important facteur dans la poursuite de la concentration […]. Il est « modifié » par tous les objets ou sujets qui lui sont présentés ou vers lesquels il est dirigé. […] Tandis que l'organe interne se moule ainsi sur l'objet, il reflète en même temps cet objet avec ses propriétés sur l'âme. Les canaux par lesquels le mental est tenu de passer pour aller à un objet ou sujet sont les organes de la vue, du toucher, du goût, de l'ouïe, etc. […]

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Les liens entre les vivants et les morts

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Les communications avec les morts
image8aLa Théosophie déconseille une communication comme on peut en rechercher dans le spiritisme, ou d’autres techniques, car la plupart du temps c’est avec le cadavre psychique que l’on entre en contact et non l’individu spirituel. Parfois, juste après la mort, c’est avec cette âme que l’on communique mais elle peut en souffrir.
Il s’agit donc de ne pas essayer de « faire descendre » les décédés mais de penser que pendant la nuit, durant le sommeil profond, c’est nous, en tant qu’âmes, qui « montons » rejoindre nos êtres chers et que nous communions avec eux dans cet état béatifique appelé le devachan.
Dans cet état devachanique les âmes des défunts épanouissent les idéaux auxquels elles ont aspiré durant leur vie terrestre, et elles assimilent le meilleur de ces aspirations avant de se réincarner. Dans cet état l’amour trouve toute sa force, sa pureté et sa générosité. Il peut d’ailleurs exercer une sorte de protection sur les vivants ainsi aimés.
Les décédés n’ont pas conscience d’être morts ni de ce que nous faisons sur terre. Seul leur amour et leurs idéaux rayonnent. C’est pour eux une période de repos, proche de notre nature profonde, spirituelle.

Les liens naturels du cœur
« Il n'existe guère d'être humain dont l'Ego ne communique pas librement, pendant le sommeil du corps, avec ceux qu'il a aimés et perdus, l'être, une fois réveillé, ne conserve dans sa mémoire aucun souvenir de cette communication, sinon sous une forme très confuse, semblable à un rêve, par suite du caractère positif et non réceptif de son enveloppe et de son cerveau physiques. […]
image9« Nous sommes avec ceux qui sont morts et que nous avons perdus dans la forme matérielle, et beaucoup, beaucoup plus près d'eux maintenant que lorsqu'ils étaient en vie. Et ce n'est pas seulement dans l'imagination de l'être en devachan, comme certains pourraient le penser, mais dans la réalité des choses. Car le pur amour divin n'est pas simplement l'efflorescence d'un cœur humain, mais il a ses racines dans l'éternité. L'amour saint et spirituel est immortel, et karma amènera tôt ou tard tous ceux qui se sont aimés d'une telle affection spirituelle à s'incarner une fois de plus dans le même groupe familial. De plus, nous disons que l'amour étend son influence au-delà de la tombe, bien que vous puissiez le qualifier d'illusion, et possède un pouvoir magique et divin qui réagit sur les vivants. L'Ego d'une mère, rempli d'amour pour les enfants imaginaires qu'il voit auprès de lui, coulant une vie de bonheur, aussi réelle pour lui que lorsqu'il était sur terre — cet Ego fera toujours sentir son amour à ses enfants vivants. Cet amour s'exprimera dans leurs rêves, ainsi que dans maintes circonstances variées — sous forme de protections et de secours providentiels, car l'amour est un bouclier puissant et n'est limité ni par l'espace, ni par le temps. Et, ce qui est vrai de cette « mère » dévachanique l'est tout autant des autres relations et attachements humains, pourvu qu'ils ne soient pas purement égoïstes ou matériels. L'analogie vous suggérera le reste. » ‒ La Clef de la Théosophie, pp. 43, 165-6.

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Pour une éthique planétaire

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Éthique : conseils et aspects pratiques
L’éthique est au cœur de l’enseignement Théosophique et son application pratique est indispensable pour permettre l’éveil spirituel.
La note suivante énonce les conseils et les aspects pratiques de l’éthique : L’éthique théosophique (Citations d’écrits d’H.P. Blavatsky et de W.Q. Judge)

Les droits de l’enfant
v31 photo19La prise de conscience des droits de l’enfant s’est faite au lendemain de la 1ère Guerre Mondiale, avec l’adoption de la Déclaration de Genève, en 1924. Le processus de reconnaissance des droits de l’enfant a continué sous l’impulsion de l’ONU, avec l’adoption de la Déclaration des droits de l’enfant en 1959 et la Convention internationale relative aux droits des enfants en 1989. (Liens de lecture et de téléchargement : Déclaration des droits de l’enfant Convention internationale des droits de l’enfant)

En 2010, l’Association internationale EFA (l’Éducation pour tous) définissait sur le site des Nations Unies, les six thèmes de son action :
1. Développement des soins pour la petite enfance et son éducation.
2. Mise en place d’une éducation primaire gratuite et obligatoire pour tous.
3. Promotion d’un enseignement et des moyens de vivre pour les jeunes et les adultes.
4. Amélioration du niveau de connaissances des adultes.
5. Réalisation de la parité entre les sexes.
6. Amélioration de la qualité de l’éducation.
L’introduction énonçait que l’éducation est un droit, comme celui d’avoir une nourriture décente et un toit pour se loger.

La maïeutique de Socrate, ou, par exemple, la maïeutique transcendantale du Vedanta apporte un éclairage sur la nécessité d’intégrer l’éthique dans l’éducation et la formation.
(Liens vers deux sites externes : Socrate et la maïeutiqueLa maïeutique transcendantale)

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L'esprit d'étude Théosophique

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 L’esprit d’étude Théosophique

LettreN°30 Image8L’esprit de travail, le but, l’intention et l’enseignement sont définis dans la Déclaration de la Loge Unie des Théosophes, dont le texte est disponible en annexe : « Déclaration de la LUT ».La Théosophie, est « tout à la fois la religion de l'Esprit, libre et immortel, la philosophie du Cœur, que nous devons mettre universellement en pratique à tout instant, et la science de la Vie », et s’il y a un manque de solidarité il résulte de ce que « nous n'appliquons pas la Synthèse de la Théosophie pour purifier notre nature inférieure et créer une perception supérieure de l'altruisme » - Citations de l’article « Le pouvoir vivant de la Théosophie », Cahier Théosophique n°134, pp. 1 et 4.

Le but d’un Centre Théosophique est d’attirer « ceux qui peuvent travailler avec altruisme pour propager une éthique et une philosophie qui tendent vers la réalisation de la fraternité de l'humanité, en montrant l'unité réelle et la non-séparation essentielle entre les êtres. Les livres [d’H.P. Blavatsky] furent écrits dans le but déclaré de fournir les matériaux pour un progrès intellectuel et scientifique dans cette direction. La théorie de l'origine de l'homme, de ses pouvoirs et de sa destinée qu'elle énonça en la puisant à d'anciennes sources indiennes, nous place sur un piédestal plus élevé que celui offert par la religion ou la science, car elle donne à chaque être la possibilité de développer les pouvoirs divins intérieurs et de parvenir finalement à coopérer avec la nature. » - Citation de l’article de W.Q. Judge « The Esoteric She », Cahier Théosophique, n°127, p. 16.

LettreN°30 Image1Voici deux passages qui définissent l’esprit de travail dans un Centre Théosophique :
« Nous avons maintenant trois centres à Paris, trois Branches assez distinctes et indépendantes l‘une de l’autre. Tandis que chacune travaille sur ses lignes de préférences particulières, libre de toutes restrictions et entraves de la part de l’une quelconque de ses Branches sœurs, à Paris ou ailleurs, guidée par les Statuts de la Société [Théosophique] parente, toutes doivent accepter la même consigne sur leur bannière : « Fraternité Universelle » ; et gardant en mémoire que la tolérance et le respect mutuel pour les idéaux et croyances de chacun, même si mutuellement ils peuvent diverger largement est la condition sine qua non de nos aspirations Théosophiques communes. Laissez chaque Branche faire vibrer sa propre note tonique, développer et préserver une individualité qui lui soit propre ; et même, à moins que ne cela soit nécessaire au bien de toutes, aucune n’a besoin de s’identifier à une autre. […] La devise qui devrait être toujours partagée par chaque Branche est : « Il n’y a pas de religion au-dessus de la vérité ». Nous sommes tous les pionniers et pèlerins persécutés, du même temple unique, quel que soit l’aspect dans lequel ce but puisse nous apparaître individuellement. Dispersés sur tout le globe, chaque petit groupe ‒ dès qu’il a choisi son propre sentier ‒ est lié à ce sentier ‒ sauf s’il choisit d’abandonner honteusement son drapeau à cause des difficultés, des persécutions et de l’hostilité d’un ennemi commun et multiple. […] Les Branches Théosophiques doivent, et sont solennellement engagées à s’aider mutuellement, sans distinction de race, quelles que soient leurs croyances, et aspiration. » ‒ Extrait de la revue The Thesophist d’août, 1883.

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