Mardi 22 Août 2017

Mis à jour le Mar. 22 Août 2017 à 09:43

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Note : « La réincarnation – La loi d’évolution – Quelques axiomes – Les Maîtres de Sagesse gardien des Vérités fondamentales éternelles ».

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Sommaire

La réincarnation et le progrèsLa loi d'évolution s'inscrit dans la même logique Citation de quelques axiomesLes Maîtres de Sagesse gardiens de la Vérité fondamentale éternelle


La réincarnation et le progrès

La réincarnation et le « cycle de nécessité – Le progrès de l’homme vers la perfection : « Cette philosophie enseigne que la nature ne laisse jamais son œuvre inachevée ; si elle échoue la première fois, elle recommence. Lorsqu'elle évolue en embryon humain, son intention est que l'homme devienne parfait physiquement, intellectuellement et spirituellement. Son corps doit croître, s'user et périr ; son mental se développer, mûrir et s'équilibrer harmonieusement ; son esprit divin enfin illuminer et se confondre doucement avec l'homme intérieur. Aucun être humain ne complète son grand cycle ou son "cycle de nécessité" tant que tout n'est point réalisé. De même que les traînards, dans une course, luttent et se fatiguent dans la première partie de la course, tandis que les vainqueurs atteignent le but, de même, dans la course de l'immortalité, quelques âmes dépassent en vitesse toutes les autres et atteignent le but, tandis que des myriades de compétiteurs luttent sous le fardeau de la matière, non loin du point de départ. Quelques infortunés abandonnent et perdent toute chance de gagner le prix, d'autres enfin reviennent sur leurs pas et recommencent. La transmigration et la réincarnation sont ce que les Hindous redoutent par-dessus tout ; mais cela seulement dans d'autres planètes inférieures, jamais dans celle-ci. Il y a toutefois un moyen de l'éviter, et le Bouddha l'indique dans sa doctrine de pauvreté, la domination restrictive des sens, la parfaite indifférence pour les choses de cette terrestre vallée de larmes, le dégagement de toute passion, et les fréquents rapports avec l'Atma, la contemplation spirituelle. La cause de la réincarnation est l'ignorance de nos sens, et l'idée que, dans ce monde il y ait quelque chose de réel, autre chose qu'une existence abstraite. [...]
« Ainsi comme dans les révolutions d'une roue, les morts et les naissances se succèdent en succession régulière, dont la cause morale est l'attachement aux choses existantes, tandis que la cause instrumentale est le Karma (la puissance qui régit l'univers en lui imprimant l'activité, le mérite et le démérite). L'ardent désir de tous les êtres qui voudraient être débarrassés du souci des naissances successives est donc de trouver le moyen de détruire la cause morale... cet attachement funeste aux choses existantes ou les mauvaises aspirations... Ceux qui ont détruit en eux tous mauvais penchants, sont nommés les Arhats [les adeptes, ou rahats ; voir. Eastern monachism, p. 6]. L'affranchissement des mauvais désirs assure la possession d'un pouvoir miraculeux. A sa mort, l'Arhat ne se réincarne jamais ; il arrive invariablement au Nirvana, expression entre parenthèse mal comprise et faussement interprétée par les chrétiens, aussi bien que par les commentateurs sceptiques. Nirvana est le monde des causes, dans lequel tous les effets trompeurs ou les illusions de nos sens disparaissent. Le Nirvana est la sphère la plus élevée qu'on puisse  atteindre. [...] » – Isis dévoilée, éd. Adyar, I, II, pp. 64/65 – Isis Unveiled, I, pp. 345/6.

Une doctrine enseignée par Jésus et les Pythagoriciens : « Jésus prêcha toutes ces vertus ; et si nous devons accepter les Évangiles comme l'étalon de la vérité, le Christ était partisan de la métempsycose ou de la réincarnation, ainsi que l'étaient ces mêmes Esséniens qui, par leurs doctrines et leurs coutumes, étaient des Pythagoriciens. » – Isis dévoilée, éd. Adyar, II, I, pp. 165 – Isis Unveiled, II, p. 145.

Pas de réincarnation de la monade astrale (la personnalité ou l’âme inférieure) : « Mettons maintenant devant nos lecteurs quelques fragments de cette doctrine mystérieuse de la réincarnation, si distincte de la métempsycose, que nous tenons d'une autorité en la matière. La réincarnation, c'est-à-dire, l'apparition du même individu, ou plutôt de sa monade astrale [ou personnalité] deux fois sur la même planète [c.-à-d. une même réincarnation] n'est point de règle dans la nature ; c'est une exception, comme le phénomène tératologique d'un enfant à deux têtes. Elle est précédée d'une violation des lois de l'harmonie de la nature, et elle n'arrive que lorsque celle-ci, cherchant à rétablir son équilibre rompu, rejette violemment dans la vie terrestre la monade astrale, qui a été lancée hors du cercle de nécessité, par un crime ou un accident. Ainsi, en cas d'avortement et d'enfants morts avant un certain âge, et dans ceux d'idiotisme constitutionnel et incurable, le dessein originaire de la nature de produire un être humain parfait a été interrompu. C'est pourquoi tandis que la matière grossière de chacune de ces diverses entités se désagrège dans la mort, et se perd dans le vaste domaine de l'être, l'esprit immortel et la monade astrale de l'individu, cette dernière mise en réserve pour animer un autre corps, et l'esprit pour projeter sa divine lumière sur l'organisation corporelle, devront essayer une seconde fois de réaliser le but de l'intelligence créatrice. » – Isis dévoilée, éd. Adyar, I, II, p. 70 – Isis Unveiled, I, p. 351.

Réincarnation et Nirvana : « Demandez à un Bouddhiste intelligent ce qu'il pense du Nirvâna, et il répondra incontestablement comme le fit Wong-Chin-Eou, l'orateur chinois bien connu voyageant aujourd'hui en Amérique, dans une conversation qu'il eut avec nous sur le sujet de Niepang (Nirvâna). "Cet état", nous dit-il "nous le comprenons tous comme la réunion avec Dieu, coïncidant avec la perfection de l'esprit humain, par son dégagement ultime de la matière. C'est tout l'opposé de l'annihilation personnelle."
« Le Nirvâna signifie la certitude de l'immortalité personnelle dans l'Esprit, et non pas dans l'Ame, laquelle en tant qu'émanation finie, doit certainement désintégrer ses particules, composées de sensations humaines, de passions et du désir d'une existence objective quelconque, avant que l'esprit immortel de l'Ego soit complètement libéré et, désormais, certain de ne plus avoir besoin de recourir à une autre transfiguration sous quelque forme que ce soit. Et comment l'homme atteindrait-il cet état tant que l'Upâdâna, ce désir de vivre, de vivre toujours, n'a pas été effacé de l'être sensible, de l'Ahamkara [la conscience illusoire du « Je »] tout revêtu qu'il est d'un corps sublimé ? C'est "l'Upâdâna", ou le désir intense qui produit la VOLONTÉ, et c'est la volonté qui développe la force, et celle-ci donne naissance à la matière, ou l'objet ayant une forme. C'est ainsi que l'Ego désincarné, mû par ce désir immortel en lui, fournit inconsciemment les conditions de ses procréations successives dans des formes variées qui dépendront de son état mental et de son Karma, les bonnes et mauvaises actions de son existence antérieure, nommées généralement "mérites et démérites". Voilà pourquoi le "Maître" recommandait à ses mendiants de cultiver les quatre degrés de Dhyâna, le noble "Sentier des Quatre Vérités", c'est-à-dire l'acquisition graduelle de l'indifférence stoïque soit pour la vie soit pour la mort ; cet état d'auto-contemplation spirituelle pendant lequel l'homme perd complètement de vue sa double individualité physique, composée d'âme et de corps ; et par l'union avec son troisième soi supérieur et immortel, l'homme réel et céleste, se confond, pour ainsi dire, avec l'Essence Divine, d'où son propre esprit procède comme une étincelle du foyer commun. De cette manière l'Arhat, le saint mendiant peut atteindre le Nirvâna pendant qu'il est encore sur terre ; et son esprit, complètement libéré des entraves de la "sagesse psychique terrestre et diabolique", ainsi que le nomme saint Jacques, et étant de par sa propre nature omniscient et omnipotent, il peut sur cette terre, par la seule puissance de sa pensée produire les plus grands phénomènes. » – Isis dévoilée, éd. Adyar, II, I, pp. 358/9 – Isis Unveiled, II, p. 320. [retour sommaire]

La loi d’évolution s'inscrit dans la même logique

« De même que l'homme, et tout autre être qui l'habite, notre planète a son évolution spirituelle et physique. Né d'une pensée idéale impalpable, dans la Volonté créatrice de Celui dont nous ne savons rien, et que nous ne faisons que faiblement concevoir dans notre imagination, ce globe devint fluide et semi spirituel, puis se condensant de plus en plus jusqu'à ce que son développement physique – la matière, démon tentateur – l'ait obligé à essayer ses propres facultés créatrices. La Matière lança un défi à l'ESPRIT, et la terre eut, aussi, sa "chute". La malédiction allégorique dont elle souffre n'est due qu'à ce qu'elle procrée au lieu de créer. Notre planète physique n'est qu'une servante ou plutôt, une bonne à tout faire, de l'esprit son maître. "Maudit soit le sol... il portera des épines et des chardons", fait-on dire aux Elohim. "Tu enfanteras dans la douleur." Les Elohim le disent aussi bien au sol qu'à la femme. Et cette malédiction durera jusqu'à ce que la plus petite particule sur la terre ait vécu sa vie, jusqu'à ce que chaque grain de poussière soit devenu, par transformation graduelle en évoluant, la partie constituante d'une "âme vivante", et jusqu'à ce que celle-ci remonte le long de l'arc cyclique, pour se dresser finalement – son propre Métatron ou Esprit Rédempteur – au pied de l'échelon supérieur des mondes spirituels, comme il l'était à la première heure de son émanation. Au-delà, c'est le grand "Abîme" – le MYSTÈRE !
« Rappelons-nous que toute cosmogonie a une trinité d'artisans qui y travaillent – Le Père, esprit ; la Mère, nature ou la matière ; et l'univers manifesté, Fils, ou résultat des deux. L'univers, de même que chaque planète qui le compose, passe par quatre âges, comme l'homme lui-même. Tous ont leur enfance, leur jeunesse, leur maturité et leur vieillesse, et ces quatre, ajoutés aux trois autres, composent encore une fois le sept sacré.
« Les chapitres d'introduction de la Genèse n'ont jamais voulu présenter même une lointaine allégorie de la création de notre terre. Ils embrassent (Ch. 1er) l'idée métaphysique d'une période indéfinie de l'éternité, dans laquelle des efforts successifs furent faits par la loi de l'évolution, pour former des univers. Cette notion est clairement présentée dans le Zohar : "Il existait d'anciens mondes qui périrent aussitôt venus à l'existence ; ils n'avaient pas de forme et on les appelait des étincelles. De même le forgeron, en battant le fer, fait voler les étincelles dans tous les sens Les étincelles sont les mondes primordiaux qui ne purent continuer leur existence parce que l'Ancien vénérable (Séphira) n'avait pas encore revêtu sa forme (de sexes opposés ou androgyne) du roi et de la reine (Séphira et Kadmon) et que le Maître ne s'était pas encore mis à l'œuvre [Idra Suta : Zohar, III, p. 292 b]." » – Isis dévoilée, éd Adyar, Vol. II, II, pp. 86-87 – Isis Unveiled, II, pp. 420-1. [retour sommaire]

Citation de quelques axiomes

Quelques axiomes tirés d’Isis dévoilée (éd . Adyar) :
• Spinoza et Bruno furent tous deux amenés à conclure qu'il faut chercher Dieu dans la nature et non pas en dehors.
• Rappelez-vous l'axiome hermétique : « En bas comme en haut ; dans le ciel comme sur la terre ».
La nature humaine est comme la nature universelle dans son horreur du vide.
• la doctrine est contenue dans l'axiome cabalistique : « Une pierre devient une plante ; une plante devient un animal ; un animal devient un homme ; un homme un esprit et l'esprit, dieu. »
• L'homme est un microcosme ou un monde en miniature ; il porte en lui un fragment du grand Tout, dans un état chaotique.
• Un ancien adage : « Éteignez le soleil, et les étoiles brilleront ».
• Les semblables s'attirent.
• « On connaît l'arbre à ses fruits ».
• « Il n'y a qu'une lumière et qu'une obscurité », dit un proverbe Siamois. Dœmon est Deus inversus, le diable est l'ombre de Dieu, dit l'axiome cabalistique universel.
• Aux rares esprits élevés qui interrogent la nature, au lieu de prescrire des lois pour la régler ; qui ne limitent pas ses possibilités à l'imperfection de leurs propres forces ; et qui ne refusent de croire, que parce qu'ils ne savent pas, nous rappellerons cet apophtegme de Narada, l'ancien philosophe hindou : « Ne dis jamais : "Je ne sais pas ceci, par conséquent c'est faux". "Il faut étudier pour savoir, savoir pour comprendre, comprendre pour juger" ».
• « Les dogmes religieux ne servent qu'à obscurcir l'intelligence de l'homme... Le culte des Divinités, sous l'allégorie desquelles se cache le respect des lois naturelles, éloigne la vérité au profit des plus basses superstitions. » - (Vyasa-Maya) .
• Ainsi que le disent fort justement les cabalistes : « La Mort n'existe pas, et l'homme ne passe jamais au dehors de la vie universelle. Ceux que nous croyons morts vivent encore au dedans de nous, comme nous vivons en eux... Plus on vit pour ses semblables, moins on doit craindre la mort ». Et nous pourrions ajouter, que celui qui vit pour l'humanité, fait plus pour elle que celui qui meurt pour elle.
• « Oser, savoir, vouloir et se taire », sont les axiomes cardinaux du cabaliste.
• « L’alchimiste arabe Abipili, dit : "Je t'avertis, qui que tu sois, qui désires te plonger dans les parties les plus profondes de la nature ; si ce que tu cherches tu ne le trouves pas au-dedans de toi, tu ne le trouveras jamais au dehors. Si tu ne connais pas l'excellence de ta propre maison, pourquoi chercher l'excellence d'autres choses ?... HOMME, CONNAIS-TOI, TOI-MÊME, EN TOI EST CACHÉ LE TRÉSOR DES TRÉSORS." » [retour sommaire]

Les Maîtres des Sagesse gardiens de la Vérité fondamentales éternelle

« [Les Maîtres initiés] ne se font connaître qu'à ceux qui ont consacré leur existence à l'étude désintéressée de la vérité, à ceux qui ne retourneront probablement pas en arrière. »
« Dès les premières époques de l'humanité, les vérités fondamentales de tout ce qu'il nous est donné de connaître sur la terre, furent soigneusement confiées à la garde des adeptes du sanctuaire. La différence des croyances et des pratiques religieuses était purement extérieure. Ces gardiens de la révélation divine primitive qui avait résolu tous les problèmes accessibles à l'intelligence humaine, étaient liés entre eux par une franc-maçonnerie universelle de science et de philosophie : ils formaient une chaîne ininterrompue autour du globe. C'est à la philologie et à la physiologie de trouver l'extrémité du fil. Alors, on verra que l'écheveau du mystère peut être débrouillé si l'on dégage une seule boucle des systèmes religieux antiques. » – Isis dévoilée, éd Adyar, Vol. I, I, pp. 74, 96 – Isis Unveiled, I, p. 17, 37/8.

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