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Mais les enseignements qui ont été donnés au monde dans La Lumière sur le Sentier présentent l'autre aspect de la question : « Chaque homme est à lui-même d'une façon absolue, la voie, la vérité et la vie ». Ou encore : « En toi est la lumière au monde, la seule lumière qui puisse être répandue sur le Sentier. Si tu es incapable de la percevoir en toi, il est inutile de la chercher ailleurs ».

Il semblerait que la solution de ce grand paradoxe doive être recherchée dans la constitution de l'homme, telle qu'elle est décrite dans les écrits théosophiques.

En vérité, c'est l'affirmation scientifique de profondes vérités spirituelles qui donne aux enseignements théosophiques leur valeur remarquable, et qui semble devoir convaincre les peuples occidentaux qui durant trop longtemps ont été habitués à la simple sentimentalité émotive des religions orthodoxes, ou à la négation pessimiste ou la science.

Les principes supérieurs, comme on les a appelés, qui entrent dans la constitution de l'homme, et en particulier l'Atma divin par lequel il est uni à la Divinité omniprésente, devront toujours rester de profonds mystères. Mais au moins, Ils peuvent être admis par l'intellect car ils procurent des tremplins logiques pour s'élancer au-dessus du grand gouffre qui sépare l'Humanité de la Divinité, — le Pouvoir — dont la connaissance correcte révèle le lien réel entre les deux systèmes de pensée — qui est en même temps extérieur à l'homme, et en contact avec lui par sa propre lumière divine qui l'éclaire, qui est aussi l'homme lui-même, son Soi le plus haut et le plus vrai.

Pour la plupart d'entre nous c'est le « Dieu caché dans le Sanctuaire », dont nous ignorons même l'existence et qu'on appelle du nom d'Ishwara ou le Logos — le rayon primordial du Grand Inconnu. C'est le Chrestos des Chrétiens, mais à part peut-être chez quelques mystiques des Eglises Romaines ou Grecques, il a été dégradé au point de ne plus être reconnaissable par suite de leur anthropomorphisme matérialiste. On pourra arriver à une meilleure compréhension de ce sujet se rapportant à la littérature sanscrite qui décrit la nature de l'homme comme se composant des trois gunas ou qualités : Satwa, bonté, Rajas, passion, et Tamas, obscurité ou erreur ; la nature de la plupart des hommes est constituée presque entièrement de ces deux derniers gunas — tandis que le Logos est pur Stawa.

Par conséquent, le dilemme qui nous fait demander si l'homme est libéré par sa propre volonté triomphante ou par le pouvoir du Logos apparaît comme une distinction sans portée.

Pour arriver à la libération finale, le Dieu intérieur et le Dieu extérieur doivent coopérer.

Du fait que le désir constitue, comme l'enseigna le Bouddha, le grand obstacle sur la voie, il importe de le conquérir par la volonté triomphante, mais la volonté Divine ne peut être éveillée au pouvoir tant que la conviction de la suprême nécessité d'atteindre à l'état éternel n'est pas devenue permanente, et c'est ce qui nécessite la stimulation que le Logos exerce continuellement sur l'âme à l'aide de sa lumière.

Nous nous trouvons maintenant placés en face d'un problème très difficile — c'est, en réalité, le gouffre qui sépare l'Occultiste de l'homme religieux, et c'est ici qu'il est si nécessaire de saisir l'idée correcte.

« Les forts peuvent tenter de gravir la route abrupte qui s'élance

Escarpée et dangereuse, au flanc de la montagne ;

Mais les faibles doivent la contourner lentement, de lacets en lacets,

En se reposant très souvent. »  top-iconRetour en Hauttop-icon