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Mis à jour le Sam. 19 Août 2017 à 09:43

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Le symbolisme de L'Arbre de Vie dans l'ésotérisme universel

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Ecritures sacrées

« Les hommes disent que l'Ashvattha, l'arbre sacré éternel, croît avec sa racine vers le haut et ses branches vers le bas, et que ses feuilles sont les Veda ; celui qui connaît cette vérité connaît les Veda » (B.G., XV, v.1). « Les feuilles en sont les Veda » : cette phrase se rapporte spécifiquement aux Écritures sacrées de l'époque ; mais elle peut également s'appliquer à celles de tous les temps, du fait qu'elles ne sont que des formulations humaines de fragments des vérités éternelles – formulations qui présentent, sous une forme concrète, les idéaux spirituels, philosophiques et éthiques des hommes existant à l'époque où elles sont produites. Elles sont ici parfaitement symbolisées par le mot « feuilles », car elles poussent sur des branches (les trois qualités), ont leur période de manifestation et sont ensuite remplacées par d'autres « feuilles ».

Notes sur la Bhagavad Gîtâ, Chapitre XV, pp. 207-208

Connaissance sacrée et secrète

« Du degré le plus élevé une seule chose est enseignée : les Lipika (♦) sont reliés au Karma (♦) – étant ses Enregistreurs (1) directs ». (2)

(1) [« Recorders » en anglais.]
(2) « Le symbole de la Connaissance Sacrée et Secrète était universellement représentée dans l'antiquité par un Arbre, qui signifiait également un Enregistrement (3) (une Archive). Ainsi le mot Lipika, les « écrivains » ou les scribes ; les « Dragons, » symboles de Sagesse, qui surveillent les Arbres de la Connaissance ; la pomme « dorée » de l'Arbre des Hespérides ; les « Arbres Luxuriants » et la végétation du Mont Méru (♦) gardé par un Serpent. Le récit de Junon qui donne à Jupiter, lors de leur mariage, un Arbre avec un fruit doré n'est qu'une autre version de la légende d'Ève offrant à Adam la pomme de l'Arbre de la Connaissance. »
(3) [« Record » en anglais.]

La Doctrine Secrète (The Secret Doctrine, I, pp. 128-129)

Arbre de sagesse et de connaissance

« On peut se pencher sur l'allégorie des Purûravas et du Gandharva (1) céleste qui avait fourni aux premiers un récipient rempli de feu céleste. Le premier moyen d'obtenir le feu par friction est expliqué scientifiquement dans les Veda, et il est riche de sens pour celui qui lit entre les lignes. Le Tretagni (la triade des feux sacrés) obtenu par le frottement de bâtons en bois provenant de l'Arbre Aswattha (l'arbre Bo, l'Arbre de Sagesse et de Connaissance) – des bâtons « aussi longs que les syllabes dans la gayâtri » doit avoir une signification secrète, sinon les auteurs des Veda et des Purânas ne furent pas des écrivains sacrés mais des « mystificateurs ». Qu'il y ait une telle signification, les Occultistes Hindous en sont une preuve, et eux seuls sont capables d'éclairer la Science sur pourquoi et comment, « le feu », l'un primordial, était fait « triple » (tridhā) dans le Manvantara actuel, par le Fils d'Ila (Vâch), la femme primordiale (2) après le Déluge, la femme et la fille de Vaivasvata Manu. L'allégorie est suggestive, quelque soit le Purana dans lequel on peut le lire et l'étudier.

(1) « Le Gandharva du Veda est la déité qui connaît et qui révèle aux mortels les secrets célestes et les vérités divines. Sur le plan cosmique – les Gandharvas sont l'agrégat des pouvoirs (forces) du feu solaire, et constituent ses Forces ; sur le plan psychique – ils sont l'intelligence résidant dans le Sushumna, le rayon Solaire, le plus élevé des sept rayons ; du point de vue mystique – ils sont la force occulte dans le Soma (la lune ou la plante lunaire) et la boisson qui en est extraite ; ils sont, sur le plan physique – le phénomène, et spirituellement – le noumène, des causes du Son et de la « Voix de la Nature ». Ainsi, ils sont appelés les 6.333 « Chanteurs célestes » et les musiciens du monde (loka ) d'Indra qui personnifie (même en chiffres) les sons nombreux et variés dans la Nature, en haut comme en bas. Dans les dernières allégories, on leur attribue un pouvoir mystique sur les femmes, envers lesquelles ils auraient une affection. Le sens ésotérique en est clair. Ils sont une des formes, sinon les prototypes, des anges d'Énoch, les Fils de Dieu, qui virent que les filles des hommes étaient belles (Genèse, VI), qui les épousèrent et qui enseignèrent aux filles de la Terre les secrets des Cieux. »
(2) [« Primeval » en anglais.]

La Doctrine Secrète (The Secret Doctrine, I, p. 523)

Pour en savoir plus

Voici quelques lectures complémentaires en anglais :

Les degrés d'initiations (The Secret Doctrine, Volume I, pages 206 à 208) : "There are four grades of initiation... of students and scholars..."

L'arbre divin (The Secret Doctrine, Volume I, page 211) : "It was called into being... who have understood the problem correctly..."

Le Tétragramme (Article de H.P. Blavatsky) : « The Tetragrammaton ».

Définition Théosophique de l'expression les « Arbres de Vie » : Theosophical Glossary, "Trees of Life".

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