Samedi 19 Août 2017

Mis à jour le Sam. 19 Août 2017 à 09:43

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La Soi-connaissance - La purification du désir - La volonté et le désir

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La Soi-connaissance

(Articles publiés par H.P. Blavatsky dans la revue Lucifer, d'octobre 1887. Traduits en français dans le Cahier Théosophique n°9 - © Textes Théosophiques, Paris)

Pour obtenir la soi-connaissance il est d'abord nécessaire de devenir profondément conscient de son ignorance, de sentir dans chaque fibre de son cœur qu'on est constamment trompé par soi-même.
La seconde condition requise est la conviction encore plus profonde qu'une telle connaissance — intuitive et sûre — peut être obtenue par l'effort.
La troisième et la plus importante est une détermination indomptable d'obtenir cette connaissance et de la regarder sans crainte.
La soi-connaissance dont il est question ici peut s'atteindre par ce que l'on appelle couramment r « analyse de soi ». On n'y parvient pas par le raisonnement, ni par un processus cérébral quelconque, car c'est l'éveil à la conscience de la nature Divine de l'homme. Obtenir cette connaissance est une réalisation plus grande que de commander aux éléments ou de connaître l'avenir.

La purification du désir

Lorsque le désir est dirigé vers ce qui est purement abstrait, lorsqu'il a perdu toute trace, toute teinte de « soi », alors il est devenu pur.
Le premier pas vers cette pureté consiste à tuer le désir de ce qui est du domaine de la matière, car seule la personnalité séparée peut s'en réjouir.
Le second pas consiste à cesser de convoiter même des abstractions telles que le pouvoir, la connaissance, l'amour, le bonheur ou la renommée, car, après tout, elles ne sont qu'égoïsme.
La vie elle-même enseigne ces leçons ; car lorsqu'on atteint l'objet de tels désirs, on ne trouve que le fruit de la Mer Morte. Ceci nous l'apprenons par l'expérience. La perception intuitive saisit la vérité positive que la satisfaction ne peut être atteinte que dans l'infini ; la volonté fait de cette conviction un fait réel conscient jusqu'à ce qu'enfin tout désir soit centré sur l'Éternel.

La volonté et le désir

L'homme a la possession exclusive de la VOLONTÉ sur ce plan de conscience qui est le nôtre. Elle le distingue de la brute en qui le désir instinctif est seul actif.
Le DÉSIR, dans son sens le plus large, est la force créatrice de l'Univers. Ainsi considéré, il ne se distingue pas de la Volonté; mais nous, hommes, ne connaissons jamais le désir sous cette forme tant que nous ne restons que des hommes. Par conséquent, la Volonté et le Désir sont envisagés ici comme étant opposés.
Ainsi, la Volonté est issue du Divin, du Dieu dans l'homme; le Désir est le pouvoir moteur de la vie animale.
La plupart des hommes vivent dans le désir et par lui, le confondant avec la volonté. Mais celui qui veut atteindre au but doit séparer la volonté du désir et faire que sa volonté commande, car le désir est instable et toujours changeant, tandis que la volonté est ferme et constante.
La volonté et le désir sont tous deux des créateurs absolus qui modèlent l'homme et son entourage. Mais la volonté crée avec intelligence — le désir, aveuglément et inconsciemment. L'homme, par conséquent, se fait à l'image de ses désirs, à moins que, grâce à sa volonté, il ne se crée, à la ressemblance du Divin, enfant de la lumière.
Sa tâche est double : éveiller la volonté, la fortifier par l'usage et la conquête, la rendre maîtresse absolue dans sa nature incarnée, et, parallèlement à ceci, purifier le désir.
La connaissance et la volonté sont les instruments nécessaires à l'accomplissement de cette purification.