Vendredi 18 Août 2017

Mis à jour le Ven. 18 Août 2017 à 09:43

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Articles de H.P. Blavatsky

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Helena Petrovna Blavatsky (1831 - 1891) ou Madame Blavatsky fut sans conteste la femme la plus extraordinaire du 19e siècle. Née d'une famille de la grande noblesse russe, elle entreprendra pendant plus de 20 années, une série d'interminables voyages autour de la terre. Elle rencontra d'authentiques maîtres spirituels. Au contact de ces maîtres, en Inde et surtout au Tibet, elle découvrit ce qu'elle allait appeler la Théosophie, philosophie ésotérique représentant la Tradition commune à toutes les religions.Elle consacra toutes ses forces à propager cette philosophie qui pour elle devait servir à unir les hommes, au-delà des sectarismes.

En fondant avec quelques amis, dont le Colonel Henry S. Olcott et William Q. Judge, la Theosophical Society (Société Théosophique) à New York, en 1875, elle lançait ce qui allait devenir un grand mouvement planétaire de renouveau, dans le domaine philosophique, humaniste et spirituel.

Mme Blavatsky a laissé une œuvre écrite considérable comprenant un millier d'articles et plusieurs ouvrages majeurs : Isis Dévoilée ; La Doctrine Secrète ; La Clef de la Théosophie ; La Voix du Silence ; Raja Yoga ou Occultisme ; Les Cinq messages ; Les rêves et l'éveil intérieur (de H.P. Blavatsky et W.Q. Judge)

De nombreux articles de Blavatsky sont accessibles en ligne.

Elle décède le 8 mai 1891 à Londres (Angleterre).

Enseignement théosophique sur les cycles (extraits)

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Le Cercle de l'Éternité et du Temps
« Le Cercle était, pour chaque nation, le symbole de l'Inconnu – l'"Espace sans Borne," le voile abstrait d'une abstraction toujours présente – la Déité Inconnaissable. Il représente le Temps illimité dans l'éternité. Le [...] "Cercle sans limite du Temps Inconnu," Cercle d'où est issue la lumière radiante – le SOLEIL Universel, ou Ormuz [le Logos, le « Premier Né » et le Soleil] – est identique à Kronos [Cronos], dans sa forme éolienne, qui est un Cercle. Car le cercle est Sare, et Saros, ou cycle, et il était le dieu babylonien dont l'horizon circulaire était le symbole visible de l'invisible, tandis que le soleil était le Cercle UN d'où étaient issues les orbes Cosmiques, et dont il était considéré comme le chef. [...] Ainsi, aucune meilleure définition ne pouvait être donnée du symbole naturel et de la nature évidente de la Déité, qui ayant sa circonférence partout (le sans limite) avait, cependant, son point central partout ; en d'autres mots, était dans chaque point de l'Univers ». [La Doctrine Secrète, vol. I, pp 113-4, éd. angl.]
« Ce principe, premier ou plutôt UN, était appelé « le cercle Céleste », symbolisé par le hiérogramme d'un point dans un cercle ou dans un triangle équilatéral, le point étant le LOGOS. Ainsi dans le Rig Veda, dans lequel Brahma n'est même pas nommé, la cosmogonie est précédée par l'Hiranyagharba, « l'Œuf d'Or », et Prajapati (Brahma à un stade ultérieur), desquels ont émané toutes les hiérarchies de « Créateurs ». La Monade, ou le point, est l'origine et est l'unité d'où vient tout le système de numérotation. Ce Point, est la Cause Première, mais CELA dont il émane, ou plutôt, dont il est l'expression, le Logos, est passé sous silence. À son tour, le symbole universel, le point à l'intérieur du cercle, n'était pas encore l'Architecte, mais la cause de cet Architecte ; et ce dernier se tenait vis-à-vis de lui précisément dans la même relation que le point lui-même vis-à-vis de la circonférence du Cercle, qui ne peut être définie, selon Hermès Trismégiste. [...] Avec Pythagore, la MONADE retourne dans le silence et les Ténèbres dès qu'elle a développé la triade, de laquelle émanent les sept chiffres restants des 10 (dix) chiffres [sacrés] qui sont à la base de l'univers manifesté.
« [...] Les légendes scandinaves de la création, de notre terre et de l'univers, commencent avec le temps et la vie humaine. Pour elles, tout ce qui précède est « Ténèbres », où réside le Père-de-Tout, la cause de tout. Comme on a pu l'observer [...] ces légendes ont en elles l'idée de ce PÈRE-DE-TOUT, la cause originelle de tout ; « il est à peine mentionné dans les poèmes, » non pas en raison [...] de l'idée « qu'on ne pourrait atteindre à une conception précise de l'Éternel, » mais à cause de son caractère profondément ésotérique. Ainsi, tous les dieux créateurs, ou les Déités personnelles, commencent au second stade de l'évolution Cosmique. Zeus est né dans et à partir de Kronos – le Temps. Ainsi en est-il de Brahmâ, le produit et l'émanation de Kala, "l'éternité et le temps" ; Kala étant un des noms de Vishnu. » [La Doctrine Secrète, vol. I, pp 426-7, éd. angl.]

La conscience illusoire du temps
« "Le Temps" n'est qu'une illusion produite par la succession de nos états de conscience tandis que nous évoluons dans la Durée éternelle et il ne peut exister quand il n'y a aucune conscience dans laquelle l'illusion puisse être produite ; mais "il gît endormi" ». [La Doctrine Secrète, I, p. 37, éd. angl.]
« L'illusion du temps est inhérente à notre constitution complexe. » [« La Loi des cycles » Cahier Théosophique n°10].

Les cycles et le secret de l'initiation
« Il est bien connu qu'aucun secret ne fut mieux préservé et plus sacré pour les anciens, que celui de leurs cycles et leurs computs. Des Egyptiens aux Juifs, divulguer quoi que ce soit relatif à la mesure exacte du temps était considéré comme le plus grand péché. C'était pour avoir divulgué les secrets des Dieux, que Tantale fut précipité dans les régions infernales ; les gardiens des Livres sacrés Sibyllins étaient menacés de la peine de mort s'ils en révélaient un seul mot. Les Sigalions (les images d'Harpocrate [symbolisant le secret]), étaient dans chaque temple – en particulier dans ceux d'Isis et de Sérapis –chacun pressant un doigt sur les lèvres ; tandis que les Hébreux, enseignaient, qu'après l'initiation aux mystères Rabbiniques, divulguer les secrets de la Kabale était comme manger du fruit de l'Arbre de la Connaissance : c'était passible de mort. » [La Doctrine Secrète, vol. II, p 396, éd. angl.]

Les Jours et les Nuits de Brahma
La division de l'histoire humaine en Âge d'Or, Âge d'Argent, Âge de Bronze et Âge de Fer est évoquée dans la littérature de nombreux peuples.
Dans l'Hindouisme, « Une période ou expression de manifestation universelle est appelée un Brahmanda c'est-à-dire une Vie complète de Brahma, et cette vie se compose des jours et des années qui, étant cosmiques, sont d'une durée immense. Le Jour de Brahma, comme celui de l'homme, a une durée de vingt-quatre heures environ ; son année de trois cent soixante jours environ ; le nombre de ses années s'élève à cent.
« Considérons maintenant ce globe [terrestre] puisque nous ne sommes concernés par aucun autre. Son gouvernement et son évolution sont dirigés par Manu, l'homme, d'où le terme manvantara c'est-à-dire "entre deux Manu". Le cours de l'évolution se divise, pour chaque race [c-à-d pour chaque peuple], en quatre yuga. Le temps et le caractère de ces yuga sont particuliers à chaque race. Ils n'affectent pas en même temps toute l'humanité car certaines races sont dans un yuga tandis que d'autres sont dans un cycle différent. [...] L'Occident et l'Inde sont actuellement en kali yuga, surtout en ce qui concerne le développement moral et spirituel. Le premier de ces yuga est lent comparé aux autres, et le yuga actuel — kali — est très rapide, son mouvement étant accéléré, justement comme certaines périodes astronomiques concernant la lune, qui sont connues aujourd'hui, mais dont l'étude n'a pas encore été entièrement approfondie. [Voici un tableau symbolique des périodes de l'Humanité pendant un univers :]

tableau cycles brahma

                                       [L'Océan de Théosophie – W.Q. Judge – pp. 132-3]

Les cycles de l'homme
Les cycles de l'intellect : « Selon l'ancienne doctrine, le mouvement cyclique du monde physique, s'accompagne d'un mouvement analogue dans le monde de l'intellect — l'évolution spirituelle du monde procédant par cycles, comme l'évolution physique.
« Nous observons ainsi dans la marée du progrès humain, l'alternance régulière d'un courant de flux et de reflux. Les grands royaumes et empires du monde, après avoir atteint l'apogée de leur grandeur, re-tombent selon une loi identique à celle qui les avait fait progresser, jusqu'au moment où, ayant atteint le point le plus bas, l'humanité se ressaisit et progresse une fois de plus ; le degré de développement atteint étant — en vertu de cette loi de progression en cycles ascendants — un peu plus élevé que celui qu'elle avait avant sa chute. »

L'homme est créateur de ses cycles : « Nous sommes nous-mêmes les créateurs de cycles (périodes de temps définies) ; et les cycles temporels poursuivent leurs révolutions en nous-mêmes. La circulation du sang dans le corps, les pulsations du cœur et le pouls sont des phénomènes cycliques ; les désirs ardents des appétits et leur satisfaction sont cycliques ; maladie et convalescence sont cycliques ; sommeil et veille sont cycliques ; de même que la naissance et la mort ; la vie prénatale est cyclique ; la vie sur terre est également cyclique. »
« Deux conclusions importantes de cette étude sur la Loi des Cycles peuvent se résumer ainsi :

« 1°) Nous sommes les créateurs de certains cycles : par l'opération du karma individuel, nous traçons le cycle de nos réincarnations individuelles ; par nos actions collectives, nous traçons les cycles de contraction ou d'expansion de ce qui sera la croissance ou le déclin de la communauté ou de la nation ; par le karma spirituel, nous progressons lentement mais sûrement, vers le bord du « Cercle primordial » — qui est le Nirvâna lorsqu'on y entre soi-consciemment et le Pralaya [Une période d'obscuration ou de repos entre deux périodes de manifestations] lorsqu'on y entre inconsciemment.

« 2°) Chaque être humain vit en étroite communion avec la Nature, évolue au milieu de la Nature et doit réaliser que son Être est la Nature. De roue en roue, de cycle en cycle, la Vie Une en manifestation trace le Cercle du Temps dans l'Espace Abstrait, qui est la Durée. ». [Extraits de « La Loi des cycles » Cahier Théosophique n°10].

Les cycles de l'homme et de l'humanité : « Les cycles spirituels, psychiques et moraux sont ceux qui affectent plus spécialement l'homme ; ils donnent naissance aux cycles nationaux, raciaux, et individuels. Les cycles raciaux [les cycles des peuples] et nationaux appartiennent à l'histoire. Les cycles individuels sont des cycles de réincarnation, de sensation et d'impression. Pour la majorité des hommes, le cycle de la réincarnation individuelle dure quinze cents ans ; il détermine à son tour un grand cycle historique intimement lié au progrès de la civilisation. » [L'Océan de Théosophie, W.Q. Judge - pp. 128/9]

Le parcours du cycle du zodiaque et le cycle de l'initiation
« Le cycle de l'Initiation était une reproduction en miniature de cette grande succession de changements cosmiques, à laquelle les astronomes ont donné le nom d'année tropicale ou sidérale. De même qu'à la fin du cycle de l'année sidérale (25.868 ans) les corps célestes retrouvent les mêmes positions relatives qu'ils occupaient à son début, de même, à la fin du cycle de l'Initiation, l'Homme intérieur a regagné l'état originel de divine pureté et de connaissance, d'où il était parti pour entreprendre son cycle d'incarnations terrestres. » [« La Loi des cycles » Cahier Théosophique n°10].{smooth-scroll-top}

L'évolution cyclique et karma

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Extraits de La Doctrine Secrète (pages 634 à 647 du volume I. Traduction de l'édition anglaise originale) :
« La VIE UNE est en relation étroite avec la loi une qui gouverne le Monde de l'Être – KARMA. Exotériquement, c'est simplement et littéralement « l'action », ou plutôt « une cause produisant un effet ». Ésotériquement, c'est quelque chose de complètement différent dans ses effets moraux à grande portée. C'est la LOI DE RETRIBUTION infaillible. [...]
« À la première palpitation de la vie renaissante, Svâbhâvat, “le rayonnement changeant de l'Immuable Ténèbre inconsciente dans l'Éternité”, passe, à chaque nouvelle renaissance du Kosmos [Cosmos], d'un état d'inactivité à un état d'intense activité ; il se différencie et ainsi commence son travail à travers cette différentiation. Ce travail est KARMA.
« Les Cycles sont aussi soumis aux effets produits par cette activité. [...]
« Pour rendre le fonctionnement de Karma, dans les rénovations périodiques de l'Univers plus évident et intelligible à l'étudiant, lorsqu'il aborde l'origine et l'évolution de l'homme, il doit maintenant examiner avec nous, l'influence ésotérique des Cycles Karmiques sur l'Éthique Universelle. La question est : ces mystérieuses divisions du temps, dénommées Yugas et Kalpas par les hindous, et très clairement Κύκλος « cycles », anneau ou cercle par les grecs, ont-elles quelque rapport ou quelque lien direct avec la vie humaine ? La philosophie exotérique, elle-même, explique que ces cercles perpétuels du temps reviennent sans cesse sur eux-mêmes, périodiquement et intelligemment, dans l'Espace et l'Éternité. Il y a des « Cycles de matière » et il y a des « Cycles de l'évolution Spirituelle ». Il y a des cycles raciaux, nationaux, et individuels. Est-ce que les spéculations ésotériques ne nous permettraient pas d'avoir une perception encore plus approfondie de leur fonctionnement ? [...]
« D'après les enseignements, Mâyâ, ou l'apparence illusoire de la succession des événements et des actions sur cette terre, varie selon les nations et les localités. Mais les caractéristiques principales de la vie de chacun [chaque être humain] sont toujours en accord avec la « Constellation » sous laquelle chacun est né, ou devrions-nous dire, avec les caractéristiques de son principe animateur ou de la déité qui y préside, que nous l'appelions un Dhyan Chohan, comme en Asie, ou un Archange avec les églises grecques et latines. Dans l'ancien Symbolisme, c'était toujours le SOLEIL (bien qu'il s'agissait du Soleil Spirituel et non du soleil visible), qui était censé envoyer les principaux Sauveurs et Avatars. D'où le lien entre les Bouddhas, les Avatars et tant d'autres incarnations du SEPT le plus élevé. Plus il se rapproche de son Prototype « au Ciel », mieux en est-il pour le mortel dont la personnalité fut choisie, par sa propre divinité personnelle (le septième principe), comme sa demeure terrestre. Car, avec chaque effort de volonté tendant à la purification et l'union avec ce « dieu-Soi », un des rayons inférieurs se brise et l'entité spirituelle de l'homme est attirée encore et toujours plus haut jusqu'au rayon qui remplace le premier, jusqu'à ce que, de rayon en rayon, l'homme intérieur soit attiré au sein du rayon unique et le plus élevé du SOLEIL-Parent. Ainsi, « les événements de l'humanité se déroulent effectivement en coordination avec les formes [crées par les] nombres », car les unités individuelles de cette humanité procèdent chacune et toutes de la même source – le SOLEIL central et son ombre, le SOLEIL visible. En effet, les équinoxes et les solstices, les périodes et les diverses phases du cours du Soleil, exprimés astronomiquement et numériquement, ne sont que les symboles concrets de la vérité éternellement vivante, bien qu'ils paraissent être des idées abstraites aux yeux des mortels non-initiés. Et ceci explique les coïncidences numériques extraordinaires dans les relations géométriques, comme l'ont montré plusieurs auteurs.
« Oui ; « notre destinée est écrite dans les étoiles ! » Seulement, plus étroite est l'union entre le reflet mortel, l'HOMME, et son PROTOTYPE céleste, moins dangereuses sont les conditions extérieures et les réincarnations subséquentes – auxquelles ni les Bouddhas ni les Christs ne peuvent échapper. Ceci n'est pas de la superstition, et encore moins du fatalisme. Ce dernier implique le cours aveugle d'un pouvoir encore plus aveugle, alors que l'homme est un agent libre durant son séjour sur terre. Il ne peut échapper à sa Destinée qui le gouverne, mais il a le choix entre deux sentiers qui le conduisent dans cette direction, et il peut atteindre le but de la souffrance si c'est celui qui lui est décrété soit dans les vêtements, blancs comme neige, du Martyr, soit dans les vêtements souillés d'un volontaire pour la voie de l'iniquité ; en effet il y a des conditions extérieures et intérieures qui affectent la détermination de notre volonté sur nos actions, et il est en notre pouvoir de suivre les unes ou les autres de ces conditions. Ceux qui croient au karma croient nécessairement à la destinée que chaque homme, de sa naissance jusqu'à sa mort, tisse fil par fil, autour de lui, tout comme l'araignée tisse sa toile. Cette destinée est guidée soit par la voix céleste du prototype invisible qui est en-dehors de nous, soit par notre être intérieur ou astral, qui nous est plus familier que l'autre, et qui n'est que trop souvent le mauvais génie de l'entité incarnée qu'on appelle l'homme. Tous deux conduisent l'homme extérieur, mais il faut que l'un ou l'autre l'emporte. Dès le commencement même du combat invisible, la sévère et implacable loi de compensation entre en jeu et poursuit son cours, en suivant fidèlement les fluctuations de la lutte. Quand le dernier fil se trouve tissé, et que l'homme est apparemment enveloppé dans un filet qu'il a ourdi lui-même, c'est alors qu'il se découvre complètement sous l'empire de la destinée qu'il a lui-même créée. Elle le fixe alors comme le coquillage inerte au rocher immuable, ou l'emporte comme une plume dans un tourbillon que ses propres actions ont soulevé, et cela c'est – KARMA. [...]
« Le Grand Cycle comprend le progrès de l'humanité depuis l'apparition de l'homme primordial à la forme éthérée. Il passe à travers les cycles intérieurs de son évolution progressive (celle de l'homme), d'éthéré, au semi-éthéré et au purement physique : jusqu'à la délivrance de l'homme de son vêtement de peau et de matière, après quoi il continue son cours descendant, puis à nouveau ascendant, pour se retrouver à l'apogée d'une Ronde, quand le manvantarique « Serpent avale sa queue » et que sept cycles mineurs se sont écoulés. [...] KARMA-NÉMESIS est la créatrice des nations et des êtres mortels, mais une fois créés, ce sont eux qui font d'elle un Ange de furie ou de récompense. [...] Car l'unique décret de Karma – décret éternel et immuable – est l'Harmonie absolue dans le monde de la matière aussi bien que dans celui de l'Esprit. Ce n'est donc pas Karma qui récompense ou punit, mais c'est nous qui nous récompensons ou nous punissons, suivant que nous travaillons avec, dans et conformément à la Nature (selon ses voies, et de concert avec elle), en restant fidèles aux lois dont dépend cette harmonie, ou que nous les violons. [...]
« Karma-Némésis n'est rien de plus que l'effet dynamique (spirituel) de causes produites et de forces éveillées à l'activité par nos propres actions. C'est une loi de dynamique occulte, qu'« une quantité donnée d'énergie employée sur le plan spirituel ou astral produit des effets beaucoup plus grands que la même quantité employée sur le plan physique et objectif d'existence ».
« Cet état durera jusqu'à ce que les intuitions spirituelles de l'homme soient pleinement développées, ce qui n'arrivera pas tant que nous n'aurons pas carrément rejeté nos épais vêtements de matière ; jusqu'à ce que nous commencions à agir de l'intérieur, au lieu de toujours suivre les impulsions extérieures ; c'est-à-dire, les impulsions provenant de nos sens physiques et de notre corps grossier et égoïste. Jusque-là, le seul palliatif aux maux de la vie est l'union et l'harmonie – une Fraternité IN ACTU, et un altruisme qui ne soit pas simplement de nom. La suppression d'une seule mauvaise cause ne supprimera pas un, mais un grand nombre d'effets négatifs. Et si une Fraternité, ou même plusieurs Fraternités ne peuvent empêcher des nations de se couper à l'occasion mutuellement la gorge – cependant une unité de pensée et d'action, et la recherche philosophique des mystères de l'être, évitera toujours à certains, qui essaient de comprendre ce qui était jusqu'à présent un mystère, de créer des causes supplémentaires dans un monde déjà si encombré de malheurs et de maux. La connaissance de karma donne la conviction que si :

« ... la vertu en péril et le vice triomphant,
rendent l'humanité athée ». Dryden.

« C'est uniquement parce que l'humanité a toujours fermé les yeux à la grande vérité que l'homme est à lui-même, son propre sauveur, comme son propre destructeur. [...] Comme leurs frères Orientaux de la Cinquième Race [l'humanité actuelle], les Aryens Occidentaux ont eu, dans chaque nation et peuplade, leurs âges d'Or et de Fer, leur période d'irresponsabilité relative, ou leur âge Satya de pureté [âge d'Or], alors que maintenant, plusieurs d'entre eux ont atteints leur Âge de Fer, le Kali-yuga, un âge NOIR D'HORREURS... [...]
« Cependant pour les païens, au sujet desquels Coleridge dit : « ... le Temps, le temps cyclique, était la représentation abstraite de la Déité... », cette « Déité » se manifestant en coordination avec, et seulement par Karma, et étant KARMA-NEMESIS elle-même, les cycles signifiaient quelque chose de plus qu'une simple succession d'évènements, ou un intervalle de temps périodique de durée plus ou moins longue. Car, ils étaient généralement marqué par le retour d'un caractère plus varié et intellectuel que ceux qui se manifestent lors des retours périodiques des saisons ou de certaines constellations. La sagesse moderne se satisfait des computations astronomiques et des prophéties basées sur des lois mathématiques infaillibles. La Sagesse Antique ajoutait à la froide coquille de l'astronomie, les éléments vivifiants de son âme et de son esprit – l'ASTROLOGIE. [...]
« Pourquoi, alors, les occultistes et les astrologues, aussi érudits [que ces astronomes], ne seraient-ils pas crus, quand ils prophétisent le retour d'un évènement cyclique en se basant sur les mêmes principes mathématiques ? Pourquoi se moquerait-on de leur revendication quand ils affirment le savoir ? [...] C'est simplement par la connaissance et des calculs mathématiques exacts que les HOMMES SAGES DE L'ORIENT peuvent pronostiquer, par exemple, que l'Angleterre est à l'aube de telle ou telle nouvelle catastrophe ; que la France, s'approche d'un moment similaire, dans son cycle, et que l'Europe, en général, est menacée par, ou plutôt, est à l'aube d'un cataclysme, vers lequel elle a été poussée par son propre cycle karmique racial. [...] Pour tous les Occultistes [c'] est une évidence scientifique — les archives étant conservées dans le Zodiaque depuis des âges incalculables. »

Enseignements théosophiques sur la mort

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Pour mieux comprendre quel est le pèlerinage de l'âme humaine entre deux incarnations terrestres, voici quelques citations de la Théosophie :

Le moment de la mort (le mourir et la première mort)
« Au moment solennel de la mort, même dans le cas de mort subite, chaque homme voit toute sa vie passée se dérouler devant lui dans ses plus minimes détails. Pendant un court instant, l'ego personnel devient un avec l'Ego individuel et omniscient. Mais cet instant suffit pour lui montrer tout l'enchaînement des causes qui ont opéré sa vie durant. Il se voit et se comprend alors tel qu'il est, dépouillé de tout masque flatteur et affranchi de ses propres illusions. Il déchiffre sa vie en spectateur qui contemple d'en haut l'arène qu'il quitte ; il sent et reconnaît la justice de toute la souffrance qu'il a subie. [Cela] arrive-t-il à tout le monde sans exception. [...] Des hommes très bons et très saints peuvent voir non seulement la vie qu'ils quittent mais même plusieurs existences antérieures où avaient été produites les causes qui les firent tels qu'ils furent dans la vie qui vient de se terminer. Ils reconnaissent la loi de karma dans toute sa majesté et dans toute sa justice. » (La Clef de la Théosophie – H.P. Blavatsky – p. 177)

« Tout dépend maintenant de la ligne qu'il a suivie dans ses pensées, et de leur nature, durant le cours entier de la vie du corps. Car l'âme doit suivre en sens inverse la route qu'elle avait parcourue jusque là, et le long de la voie sont alignés les souvenirs de toute la vie écoulée ; au fur et à mesure que ces souvenirs se réveillent, ils affectent l'entité qui s'en va, soit en la perturbant et en l'empêchant ainsi de se concentrer sur l'Être Suprême, soit, au contraire, en l'aidant à le faire d'une manière plus parfaite. » (Notes sur le Bhagavad-Gîtâ – W.Q. Judge - pp 102-3)

« Quand un être meurt, c'est son cerveau qui s'éteint en dernier lieu. La vie y est encore active, alors même que l'homme a été déclaré mort. À ce moment, l'âme passe en revue tous les événements passés, et elle en saisit la portée globale ; la tendance moyenne de l'être apparaît en lumière et l'espoir dominant de la vie se montre à la conscience. L'arôme final de toute cette revue forme la note tonique de l'existence du devachan. L'homme tiède ne va ni au Ciel ni en enfer : la Nature le vomit. On ne peut atteindre à des états positifs, objectifs ou subjectifs, que par une impulsion positive. Ce que l'homme reçoit en devachan dépend du motif dominant de l'âme. Par réaction, l'être haineux peut devenir aimant, mais l'indifférent n'a aucune impulsion, rien pour le faire croître. » (Les Echos de l'Orient – W.Q. Judge – p. 104)

« La Science occulte enseigne que l'état d'esprit d'un homme qui meurt est de la plus haute importance, en raison de l'état anormal de nature psychique où il se trouve. La dernière pensée d'un mourant fait beaucoup pour influencer son futur immédiat. La flèche est prête à s'envoler de l'arc ; la corde est tendue jusqu'à l'oreille et le but visé décidera du sort immédiat de la flèche. Heureux celui pour qui « OM est l'arc, le Soi [individuel] est la flèche, et le Brahman la cible » (Mundaka Upanishad II, ii, 4). À ce moment sacré, de fortes aspirations spirituelles (qu'elles soient naturelles ou induites par une exhortation sincère venant d'un être plein d'une véritable conviction ou, mieux encore, pénétré de la Gnose Divine) protègeront l'âme de celui qui abandonne la vie. Toutefois, ces remarques ne visent pas à justifier la superstition d'un « repentir » de « dernière heure », car l'immuable justice et la parfaite harmonie de la loi karmique ne peuvent que retourner un effet passager à une cause passagère ― et le reste de la dette karmique devra être payé dans de futures existences terrestres. » (Commentaire de H.P. Blavatsky sur la Pistis Sophia paru dans la revue Lucifer.)

« Tant soit peu de réflexion démontre que les faits vus et observés par les médecins et les témoins ne concernent que le retrait progressif de l'âme et de l'énergie abandonnant l'enveloppe extérieure appelée « corps ». Pendant ce processus d'approche de la mort, la personne peut bien accepter les rites de l'Église, professer sa foi dans telle ou telle doctrine que l'on voudra, et même, jusqu'à son dernier soupir, parler du Ciel et de la félicité qui l'y attend : ce n'est encore que le premier pas. Le dernier souffle laisse sur le visage une expression calme et heureuse, peut-être ; les parents ferment les yeux du défunt - on déclare que c'est la mort. Et pourtant, l'homme n'a fait que commencer à mourir. L'âme doit encore passer à travers d'autres enveloppes, au delà de ce que peuvent en connaître ses amis, au delà même du contrôle que pourrait désormais exercer le mourant. Tout dépend maintenant de la ligne qu'il a suivie dans ses pensées, et de leur nature, durant le cours entier de la vie du corps. Car l'âme doit suivre en sens inverse la route qu'elle avait parcourue jusque là, et le long de la voie sont alignés les souvenirs de toute la vie écoulée ; au fur et à mesure que ces souvenirs se réveillent, ils affectent l'entité qui s'en va, soit en la perturbant et en l'empêchant ainsi de se concentrer sur l'Être Suprême, soit, au contraire, en l'aidant à le faire d'une manière plus parfaite. » (Notes sur le Bhagavad-Gîtâ – W.Q. Judge - pp 92-3)

La séparation naturelle des principes provoquée par la mort
Après la revue sa vie passée et « par suite de la séparation naturelle des principes, provoquée par la mort, l'homme entier se trouve en trois parties :

« Premièrement : le corps visible qui, avec tous ses éléments, est abandonné sur le plan terrestre où il poursuit sa décomposition, et où tout ce qui est composite se désagrège et restitue avec le temps les éléments aux différents domaines physiques de la nature.
« Deuxièmement : le kâmarûpa (composé du corps astral et des passions et des désirs) qui, sur le plan astral [du kâma-loka], commence aussitôt à se désagréger.
« Troisièmement : l'homme réel - la triade supérieure d'Âtma-Buddhi-Manas - non sujet à la mort, maintenant hors des conditions terrestres et privé de corps, commence à fonctionner en devachan uniquement comme un mental revêtu d'un vêtement très éthéré, dont il se dépouillera quand sonnera l'heure de son retour sur terre. » (Océan de Théosophie – W.Q. Judge – p 105)

« La désagrégation des eidôla astraux ou coques astrales : « Chaque atome destiné à former l'homme possède une mémoire qui lui est propre, et dont la durée sera proportionnée à la force qu'il a reçue. S'il s'agit d'une personne très matérielle, très grossière, ou très égoïste, la force subsistera plus longtemps que chez toute autre ; par conséquent la conscience automatique sera, dans ce cas, mieux définie et égarera davantage l'homme qui, sans connaissance, se mêle de nécromancie. La partie purement astrale de cette coque contient et conserve le souvenir de tout ce qui se passa durant la vie de l'individu, une des qualités de la substance astrale étant d'absorber et de conserver les scènes, les images, les impressions de toutes les pensées et de les projeter par réflexion quand les circonstances le permettent. Cette coque astrale, rejetée à la mort par chaque être humain [...] dépourvue de tous les principes supérieurs [...] qui servaient de guides [...] erre et flotte de place en place, sans volonté propre, mais entièrement gouvernée par des attractions dans les champs astraux et magnétiques. [...] Privées d'âme et de conscience, ces coques ne sont nullement les esprits de nos morts. Ce sont les vêtements dont l'homme intérieur s'est dépouillé. » (Océan de Théosophie – W.Q. Judge – p 109)

Le cas des morts violentes : « Les suicidés et ceux dont la vie est soudainement fauchée par un accident, par un meurtre légal ou illégal, demeurent en kâma loka jusqu'au terme de ce qu'aurait été leur vie si elle n'avait été subitement tranchée. Ils ne sont pas réellement morts [...] Les principes qui subsistent doivent attendre que le véritable terme naturel de la vie soit atteint, qu'il s'agisse d'un mois ou de soixante ans. Certaines [coques] passent cette période dans de grandes souffrances, d'autres dans une sorte de sommeil peuplé de songes brumeux, chacune selon sa responsabilité morale. » (Océan de Théosophie – W.Q. Judge – p 113)

Le devachan
« C'est la dernière série des pensées puissantes et profondément gravées qui donnera coloration et direction à toute la vie devachanique. Le dernier moment teintera tous les suivants. L'âme et le mental se fixent sur ces dernières pensées et s'en servent pour tisser tout un ensemble d'événements et d'expériences ; en les développant jusqu'à leurs limites extrêmes, ils mettent à exécution tout ce qui n'a pu être réalisé dans la vie. En tissant et en amplifiant ainsi ces pensées, l'entité passe par la jeunesse, la croissance et la vieillesse, c'est-à-dire l'élan impétueux de la force, son expansion et son déclin, jusqu'à l'épuisement final. » (Océan de Théosophie – W.Q. Judge – p 120)

Pendant le devachan : « La règle générale et presque invariable est la fusion de la conscience personnelle dans la conscience individuelle ou immortelle de l'Ego, c'est-à-dire une transformation ou une transfiguration divine, et l'annihilation complète du quaternaire inférieur seulement [c.-à-d. : l'homme de chair, le corps astral, les instincts animaux et le principe physique]. » (La Clef de la Théosophie – H.P. Blavatsky – p. 110)

« L'état futur et la destinée karmique de l'homme dépendent du devenir de Manas, selon qu'il descend plus bas, vers kâmarûpa, le siège des passions animales, ou qu'il s'élève en gravitant vers Buddhi, l'Ego spirituel. Dans ce dernier cas, la conscience supérieure des aspirations spirituelles individuelles du mental (Manas), assimilant Buddhi, est absorbée par ce principe et constitue l'Ego, qui entre dans la béatitude dévachanique. » (La Clef de la Théosophie – H.P. Blavatsky – p. 108)

« L'Ego qui se réincarne, ou l'individualité, ne conserve, pendant la période du devachan que l'essence de l'expérience de sa vie antérieure sur la terre (c'est-à-dire celle de la personnalité), l'expérience physique tout entière se trouvant réduite à un état de réalités potentielles, ou étant traduite, pour ainsi dire, en formules spirituelles ; et si, de plus, nous n'oublions pas que le temps qui s'écoule entre deux renaissances correspond (selon ce qui est dit) à une durée de dix à quinze siècles, pendant lesquels la conscience physique est entièrement et absolument inactive, puisqu'elle n'a pas d'organes pour agir et, par conséquent, n'a pas d'existence, il devient parfaitement clair qu'il ne peut y avoir aucun souvenir d'existence passée dans la mémoire purement physique. » (La Clef de la Théosophie – H.P. Blavatsky – p. 148)

« [La] racine [de l'homme] est l'entité pensante, l'Ego qui s'incarne, que nous le considérions comme un « Ange », un « Esprit », ou une force. De tout ce que nous percevons au moyen de nos sens, cela seul qui croît directement à partir de cette racine cachée dans le monde supérieur, ou qui se rattache à cette racine, peut participer de sa vie immortelle. Il s'ensuit donc que toutes les pensées, idées et aspirations nobles de la personnalité animée par cet Ego doivent devenir permanentes dans la mesure même où elles émanent de cette racine et en sont nourries. Quant à la conscience physique, du fait qu'elle est une qualité du « principe » sensible, mais « inférieur » (kâmarûpa, ou l'instinct animal illuminé par le reflet manasique inférieur), qu'on peut encore appeler l'âme humaine, elle doit disparaître. » (La Clef de la Théosophie – H.P. Blavatsky – p. 194)

La vision prospective à la sortie du devachan
Un abîme sépare la conscience de l'être en devachan, de la conscience à son retour à l'incarnation terrestre. Toute mémoire de ce qui précède est effacée :
« Toute la période assignée par les forces de l'âme ayant pris fin en devachan, les fils magnétiques qui rattachent l'âme à la terre commencent à affirmer leur pouvoir. Le Soi se réveille de son rêve, il est rapidement emporté vers un corps nouveau puis, juste avant la naissance, il perçoit, l'espace d'un instant, toutes les causes qui l'ont conduit en devachan et qui le ramènent à une vie nouvelle ; comprenant que tout est juste, que tout est le résultat de sa propre vie passée, il ne murmure pas, mais se charge de nouveau de sa croix : une autre âme est revenue sur terre. » (L'Océan de Théosophie – page 123.)

Communications avec les morts
Article « Les morts peuvent-ils communiquer ? » de Robert Crosbie :
« Depuis les années 1840, les spirites ont donné une réponse affirmative à cette question, et prétendent disposer de preuves suffisantes en faveur de la survie de l'intelligence après l'état qu'on appelle la mort. Mais le spiritisme n'est pas né d'hier. Il y a plus de cinq siècles, et dans tous les âges de l'humanité, on a pratiqué ce qu'on appelle [en Inde] le culte... lire la suite

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Le symbolisme de L'Arbre de Vie dans l'ésotérisme universel

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Ecritures sacrées

« Les hommes disent que l'Ashvattha, l'arbre sacré éternel, croît avec sa racine vers le haut et ses branches vers le bas, et que ses feuilles sont les Veda ; celui qui connaît cette vérité connaît les Veda » (B.G., XV, v.1). « Les feuilles en sont les Veda » : cette phrase se rapporte spécifiquement aux Écritures sacrées de l'époque ; mais elle peut également s'appliquer à celles de tous les temps, du fait qu'elles ne sont que des formulations humaines de fragments des vérités éternelles – formulations qui présentent, sous une forme concrète, les idéaux spirituels, philosophiques et éthiques des hommes existant à l'époque où elles sont produites. Elles sont ici parfaitement symbolisées par le mot « feuilles », car elles poussent sur des branches (les trois qualités), ont leur période de manifestation et sont ensuite remplacées par d'autres « feuilles ».

Notes sur la Bhagavad Gîtâ, Chapitre XV, pp. 207-208

Connaissance sacrée et secrète

« Du degré le plus élevé une seule chose est enseignée : les Lipika (♦) sont reliés au Karma (♦) – étant ses Enregistreurs (1) directs ». (2)

(1) [« Recorders » en anglais.]
(2) « Le symbole de la Connaissance Sacrée et Secrète était universellement représentée dans l'antiquité par un Arbre, qui signifiait également un Enregistrement (3) (une Archive). Ainsi le mot Lipika, les « écrivains » ou les scribes ; les « Dragons, » symboles de Sagesse, qui surveillent les Arbres de la Connaissance ; la pomme « dorée » de l'Arbre des Hespérides ; les « Arbres Luxuriants » et la végétation du Mont Méru (♦) gardé par un Serpent. Le récit de Junon qui donne à Jupiter, lors de leur mariage, un Arbre avec un fruit doré n'est qu'une autre version de la légende d'Ève offrant à Adam la pomme de l'Arbre de la Connaissance. »
(3) [« Record » en anglais.]

La Doctrine Secrète (The Secret Doctrine, I, pp. 128-129)

Arbre de sagesse et de connaissance

« On peut se pencher sur l'allégorie des Purûravas et du Gandharva (1) céleste qui avait fourni aux premiers un récipient rempli de feu céleste. Le premier moyen d'obtenir le feu par friction est expliqué scientifiquement dans les Veda, et il est riche de sens pour celui qui lit entre les lignes. Le Tretagni (la triade des feux sacrés) obtenu par le frottement de bâtons en bois provenant de l'Arbre Aswattha (l'arbre Bo, l'Arbre de Sagesse et de Connaissance) – des bâtons « aussi longs que les syllabes dans la gayâtri » doit avoir une signification secrète, sinon les auteurs des Veda et des Purânas ne furent pas des écrivains sacrés mais des « mystificateurs ». Qu'il y ait une telle signification, les Occultistes Hindous en sont une preuve, et eux seuls sont capables d'éclairer la Science sur pourquoi et comment, « le feu », l'un primordial, était fait « triple » (tridhā) dans le Manvantara actuel, par le Fils d'Ila (Vâch), la femme primordiale (2) après le Déluge, la femme et la fille de Vaivasvata Manu. L'allégorie est suggestive, quelque soit le Purana dans lequel on peut le lire et l'étudier.

(1) « Le Gandharva du Veda est la déité qui connaît et qui révèle aux mortels les secrets célestes et les vérités divines. Sur le plan cosmique – les Gandharvas sont l'agrégat des pouvoirs (forces) du feu solaire, et constituent ses Forces ; sur le plan psychique – ils sont l'intelligence résidant dans le Sushumna, le rayon Solaire, le plus élevé des sept rayons ; du point de vue mystique – ils sont la force occulte dans le Soma (la lune ou la plante lunaire) et la boisson qui en est extraite ; ils sont, sur le plan physique – le phénomène, et spirituellement – le noumène, des causes du Son et de la « Voix de la Nature ». Ainsi, ils sont appelés les 6.333 « Chanteurs célestes » et les musiciens du monde (loka ) d'Indra qui personnifie (même en chiffres) les sons nombreux et variés dans la Nature, en haut comme en bas. Dans les dernières allégories, on leur attribue un pouvoir mystique sur les femmes, envers lesquelles ils auraient une affection. Le sens ésotérique en est clair. Ils sont une des formes, sinon les prototypes, des anges d'Énoch, les Fils de Dieu, qui virent que les filles des hommes étaient belles (Genèse, VI), qui les épousèrent et qui enseignèrent aux filles de la Terre les secrets des Cieux. »
(2) [« Primeval » en anglais.]

La Doctrine Secrète (The Secret Doctrine, I, p. 523)

Pour en savoir plus

Voici quelques lectures complémentaires en anglais :

Les degrés d'initiations (The Secret Doctrine, Volume I, pages 206 à 208) : "There are four grades of initiation... of students and scholars..."

L'arbre divin (The Secret Doctrine, Volume I, page 211) : "It was called into being... who have understood the problem correctly..."

Le Tétragramme (Article de H.P. Blavatsky) : « The Tetragrammaton ».

Définition Théosophique de l'expression les « Arbres de Vie » : Theosophical Glossary, "Trees of Life".

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