Samedi 23 Septembre 2017

Mis à jour le Sam. 23 Sep. 2017 à 09:43

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Glossaire des termes Théosophiques

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Terme Définition
Arya

(Sanskrit) - Littéralement « saint » [noble], le mot a été appliqué à ceux qui avaient maîtrisé les âryasatyâni [les quatre nobles vérités du bouddhisme] et étaient entrés sur l'âryamârga [le noble sentier] conduisant au nirvâna, ou moksha — le grand « quadruple » sentier. À l'origine, ils furent connus comme des Rishi. Mais le mot [anglicisé en Aryan = Aryen] est maintenant devenu l'épithète d'une race ; et nos orientalistes, privant les brâhmanes hindous de leur droit de naissance, ont fait de tous les Européens des Aryens. Étant donné que, dans l'ésotérisme, les quatre sentiers, ou stades, ne peuvent être atteints et parcourus que par un grand développement spirituel et une « croissance en sainteté », on leur donne l'appellation [collective] d'ârya-mârga. Les degrés accédant à l'état d'Arhat (désignés respectivement par Srotâpatti, Sakridâgâmin, Anâgâmin et Arhat — auxquels correspondent les quatre classes d'Arya) - renvoient aux quatre sentiers et aux quatre vérités.

Aryasamgha

(Sanskrit ; Bouddhisme) - Pâli : ariyasangha. Mot désignant a) la communion des « Nobles », l'ensemble des membres du samgha, et b) le fondateur de l'École yogâchâra. Dans le Theos. Glossary, H.P.Blavatsky en fait « un Arhat, disciple direct de Gautama le Bouddha », donc très antérieur au christianisme. Ses écrits n'ont jamais été rendus publics ou, du moins, ce qui en fut répandu plus tard a été plus ou moins altéré par des mélanges de shivaisme et de tantrisme. Il ne faudrait donc pas confondre « cet Adepte pré-chrétien, fondateur d'une école ésotérique » de pur bouddhisme (cf. Secrte Doctrine, I, 49 note) avec un autre personnage du même nom (voir les Orientalistes contemporains de H.P.B.) qui aurait vécu bien plus tard. De nos jours, le principal fondateur reconnu de l'École yogâchâra est Asanga, frère d'un autre maître bouddhiste Vasubandhu (IVème siècle ap. J.-C.).

Asat

(Sanskrit ; Hindouisme) - Non-être, non-existence, désignant a) ce qui n'est pas sat (l'être par essence, l' « être-té » ) , donc : apparence, illusion, erreur (le fondement du monde contingent, matériel) et b) dans le mot composé sat-asat, l'incompréhensible néant qui est aussi l'essence de l'être (renvoyant à l'Absolu), les deux termes constituant « l'alpha et l'oméga de l'ésotérisme oriental » (Secret doctrine, II, 449). Le mot asat peut aussi évoquer mûlaprakriti, la substance indifférenciée (Secret Doctrine, II, 597).

Ascete

Ascète : Du verbe grec askein : assouplir par l'exercice, comme le font les athlètes de leur corps. Personne entièrement engagée dans la pratique de la discipline spirituelle.

Aspect

La forme (rûpa) sous laquelle tel ou tel principe de l'homme ou de la Nature septuple se manifeste est appelé en Théosophie un aspect de ce principe.

Astral

Astral, ou astrale : (Théosophie) - De la nature éthérée, auto-lumineuse des étoiles. La substance astrale correspond à un degré de différenciation et de densification de la substance primordiale (mûlaprakriti) qui précède le niveau de la matière grossière, ou physique. Le monde astral est le plan invisible le plus proche du nôtre, où s'élaborent toutes les formes des êtres vivants. Le corps astral ou double astral est la contrepartie éthérée du corps de l'homme (et de toutes les créatures) : c'est la base de la cohésion et du dynamisme vital de l'organisme physique. Mais c'est aussi dans ces coulisses astrales de la nature - l'intermédiaire obligé entre le physique et le spirituel - que se déploient toutes les énergies et images de la vie psychique de l'homme (comme de la planète). Il faut se garder ici de confondre le double astral, vitaliseur du corps, et l'âme astrale (ou le soi astral, ou encore le soi personnel) qui renvoie à la personnalité psychique de l'homme, considérée comme une entité astrale vivante, pleine des pensées terrestres nourries des passions et désirs (Sanskrit : kâma). La sphère astrale (qui s'étage sur plusieurs plans) est le monde lunaire par excellence qui transmet quelque chose de la lumière solaire de l'Esprit mais réfléchit aussi les effluves terrestres. L'essence énergétique qui pénètre cette sphère est la lumière astrale, dont la partie supérieure (liée à l'âkâsha) est quasi divine mais dont les couches les plus basses, polluées par des émanations psychiques de la terre, sont dangereuses, et même démoniaques. Éliphas Lévi l'a appelée le grand serpent astral. D'où la mise en garde faite à l'aspirant, qui n'y pénétrerait pas impunément. La lumière astrale est aussi le siège de la grande mémoire vivante de la Nature.

Astrologie

Science qui définit l'action des corps célestes sur les affaires du monde et prétend prédire les événements futurs d'après la position des étoiles. Son antiquité est telle qu'elle la place parmi les tout premiers témoignages déchiffrables du savoir humain. Pendant de longs âges, elle est demeurée science secrète en Orient et elle le reste encore dans son expression finale actuelle, seule son application exotérique ayant été amenée jusqu'à un certain degré de perfection en Occident, pendant le laps de temps écoulé depuis que [l'astronome indien] Varâha Mihira a écrit son livre sur l'astrologie, il y a quelque 1400 ans. C'est en l'an 135 de notre ère que Claude Ptolémée, le fameux géographe et mathématicien, fondateur du système astronomique connu sous son nom, écrivit son Tétrabiblos, qui est encore la base de l'astrologie moderne. De nos jours, la science de l'horoscope est étudiée principalement selon quatre perspectives différentes : (1) mondiale, dans ses applications à la météorologie, la sismologie, l'agronomie, (2) nationale ou civique, pour la prévision du destin des nations, des rois et chefs d'états, (3) horaire, pour résoudre des problèmes préoccupant le mental à propos d'un sujet quelconque et (4) généthliaque, pour suivre le destin des individus, de la naissance jusqu'à la mort. Les Égyptiens et les Chaldéens furent parmi les plus anciens adeptes de l'astrologie, mais il y a des différences considérables entre leur façon de lire les astres et les méthodes modernes. Ces prédécesseurs affirmaient que Belus — le dieu Bel, ou Élu, des Chaldéens — un rejeton de la dynastie divine, celle des rois divins, avait appartenu au pays de Chèmi [l'Égypte] et l'avait quitté pour fonder une colonie sur les rives de l'Euphrate, où fut construit un temple, servi par des prêtres au service du seigneur des étoiles. Quant à l'origine de la science, si on sait que, pour sa part, Thèbes [en Égypte] a revendiqué l'honneur d'avoir inventé l'astrologie, tout le monde est d'accord pour reconnaître que ce furent les Chaldéens qui enseignèrent cette science aux autres nations. Il faut dire que Thèbes a précédé de beaucoup non seulement l' « Ur des Chaldéens » mais aussi Nipur, où fut fondé le culte de Bel — Sin, son fils (la lune) étant la divinité qui présidait à Ur, la terre où devaient naître Térah, le sabéen et astrolâtre, et son fils Abram, le grand astrologue de la tradition biblique. Ainsi, tout tend à corroborer la prétention égyptienne. Si, plus tard, le nom d'astrologue est tombé en discrédit à Rome et ailleurs, ce fut en raison des fraudes de ceux qui cherchèrent à tirer de l'argent de ce qui était une partie intégrante de la Science sacrée des Mystères et qui, dans leur ignorance de celle-ci, construisirent un système entièrement basé sur les mathématiques, et non sur une métaphysique transcendante où les corps célestes physiques servent à ses fins d'upâdhi ou de base matérielle. Cependant, en dépit de toutes les persécutions, le nombre de ceux qui ont adhéré à l'astrologie, parmi les esprits les plus intellectuels et scientifiques, a toujours été très grand. Si Cardan et Kepler furent du nombre de ses ardents partisans, ceux qui à leur suite s'y adonnent n'ont pas à en rougir, même dans l'état imparfait et déformé où elle est maintenant. Comme il a été dit dans Isis Dévoilée [éd. anglaise, I, 259] : « L'astrologie est à l'astronomie exacte ce que la psychologie est à la physiologie exacte. En astrologie et en psychologie, on doit dépasser le monde visible de la matière pour entrer dans le domaine de l'esprit transcendant ».

Asura

(Sanskrit ; Hindouisme) - « Non-dieu » (tib : lhamayin) : démon ennemi des dieux.

Atma

Âtma, ou âtman : (Sanskrit ; Hindouisme ; Théosophie) - L'Esprit Universel, la monade divine, le « septième principe », ainsi appelé dans la classification septuple, exotérique, de l'homme. L'Âme Suprême. [Glos. Clef de la Th.]. Le mot évoque l'idée de soi (dans les différents sens possibles) mais surtout le Soi Suprême, essentiellement un avec Brahman, l'Absolu impersonnel. Dans l'homme, c'est le pôle divin, et permanent, par excellence - le Soi supérieur, qui en réalité rayonne sa lumière sur tous les êtres. Le sens d'un soi (âtman), ou d'une identité foncière, peut aussi s'attacher à la personne terrestre, mais c'est une illusion pernicieuse pour le bouddhisme exotérique, qui proclame l'inexistence d'un tel soi (doctrine de l'anâtman). La Bhag. Gîtâ (VI, 5) enseigne pour sa part d'élever le soi (inférieur) par le Soi (supérieur), par l'ascèse du yoga et la méditation. Pour la Théosophie, l'Ego supérieur constitue le foyer individualisé de la conscience universelle, qui est baigné de la lumière d'Âtman. [Glos. Voix du Silence]

Atmajnanin

Âtmajñânin : (Sanskrit ; Hindouisme) - Celui qui se connaît lui-même. Dans le Védânta : celui qui a la connaissance de l'Âtman, divin et universel.

Attavada

Attâvâda : (pâli ; Bouddhisme) - Doctrine qui tient à l'existence d'un moi personnel permanent.

Aum

(Sanskrit ; Hindouisme ; Bouddhisme) - La syllabe sacrée par excellence, formée de 3 lettres, rappelant toute trinité fondue dans l'unité (voir la Mândûkya Upanishad et les articles de W.Q. Judge publiés dans le Cahier Théosophique n° 94).

Aura

(grec et latin [au sens de souffle, exhalaison]). Essence ou fluide invisible, subtil, qui émane des corps humains, animaux ou autres. C'est un effluve psychique participant à la fois du mental et du corps : il existe, en effet, une aura électro-vitale et, en même temps, une aura électro-mentale ; on l'appelle en Théosophie l'aura âkashique, ou magnétique. Aura est aussi le nom d'une sainte dans le martyrologue de l'Église romaine.

Avalokiteshvara

(Sanskrit ; Bouddhisme ; Théosophie) - Mot interprété de façons diverses : « Le Seigneur qui regarde d'en haut », « Celui qui entend les sons (ou cris) du monde », etc. La figure la plus populaire du bouddhisme du Nord (le patron du Tibet, sous le nom de Cherenzi). Manifestation vivante de la compassion et de la sagesse spirituelle d'Amitâbha, ce grand Dhyânibodhisattva est représenté porteur d'un lotus bleu, d'où son nom Padmapâni. Pour la Théosophie, tout ce qui en est dit renvoie au Logos dans ses rapports avec le cosmos et l'homme (Theosophical Glossary). Littéralement, Avalokiteshvara est « le Seigneur qui est vu » : dans un sens, « Le SOI divin perçu par le soi (humain) », l'Âtman, ou 7ème Principe immergé dans l'Universel, perçu par l'Âme divine de l'homme (Buddhi, le 6ème principe). À un degré plus élevé, Avalokiteshvara renvoie au 6ème Principe Universel, le Logos perçu par la Buddhi ou l'Âme Universelle, comme la synthèse des 7 Dhyânibuddha (Secret Doctrine, I, 108-10, 470-3). D'une façon générale, c'est l'Esprit un et universel, omniprésent, manifesté dans le temple du macrocosme et du microcosme. H.P.B. identifie aussi Padmapâni à l'Ego ou Manas supérieur dans l'homme (Theosophical Glossary). La formule mystique « 0m mani padme hum » (qui évoque le « Joyau dans le lotus ») vise directement à invoquer cette divine présence du Logos dans le sanctuaire du cœur (Theosophical Glossary).

Avatara

Avatâra : (Sanskrit) - Incarnation divine. La descente d'un dieu, ou d'un être exalté qui, par son progrès, a dépassé la nécessité de renaître dans le corps d'un simple mortel. Krishna fut un Avatâr de Vishnou. On considère le Dalaï Lama comme un Avatâr d'Avalokiteshvara et le Teshu Lama comme celui de Tson-khapa et d'Amitâbha. Il y a deux sortes d'Avatârs : celui qui naît d'une femme, et l'autre qui est sans parents (anupapâdaka).

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