Lundi 24 Juillet 2017

Mis à jour le Lun. 24 Juil. 2017 à 16:25

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Glossaire des termes Théosophiques

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Terme Définition
Anima Mundi

Ame du Mundi : (latin) - « L'Âme du Monde » identique à l'Âlaya des bouddhistes du Nord ; l'essence divine omniprésente, qui pénètre, anime et inspire toute chose, du plus petit atome de matière à l'homme et au dieu. Sous un certain angle, c'est la « Mère aux sept peaux » évoquée dans les stances de Dzyan de la Doctrine Secrète, l'essence des sept plans de sensation, de conscience et de différenciation, dans un sens aussi bien moral que physique. Dans son aspect le plus élevé, c'est le niveau du nirvâna, dans le plus bas, la lumière astrale. Féminine pour les gnostiques, les premiers chrétiens et les Nazaréens, elle était bisexuée pour d'autres sectes qui n'envisageaient que ses quatre plans inférieurs, d'une nature ignée et éthérée dans le monde objectif des formes, alors qu'elle est divine et spirituelle dans ses trois plans supérieurs. Quand il est dit que toute âme humaine est née en se détachant de l'Anima Mundi, il faut comprendre, ésotériquement, que notre Ego supérieur est d'une essence identique à Cela [en anglais : It, pronom neutre], et que Mahat est une radiation issue de l'ABSOLU Universel, à jamais inconnu.

Anoia

(grec)- Déraison, folie : c'est le mot appliqué par Platon, et d'autres, au Manas inférieur lorsqu'il est allié trop étroitement à Kâma, ce qui se caractérise par l'incapacité de reconnaître les choses (agnoia). Le terme grec agnoia dérive évidemment du Sanskrit ajñâna (phonétiquement, agnyâna), ou ignorance, irrationalité, et absence de connaissance.

Antahkarana

Antahkarana, antaskarana : (Sanskrit ; Hindouisme ; Théosophie) - En hindouisme : « l'organe interne », siège de la psyché humaine avec les facultés mentales, (manas, buddhi) et ahamkâra. Pour la Théosophie, c'est en quelque sorte le pont établi pendant la durée de la vie entre l'Ego divin et la personnalité incarnée. Il sert de moyen de communication entre le Manas supérieur et l'inférieur (actif dans l'homme terrestre) en permettant l'expression dans l'âme humaine de la voix de l'intuition, et l'enregistrement dans la sphère de l'Ego permanent des impressions et pensées de nature noble et universelle, susceptibles d'être assimilées par l'entité immortelle (Theosophical Glossary). En élevant sa conscience vers le pôle divin, le disciple tend à supprimer la distance qui l'en sépare (en « détruisant » ainsi, symboliquement, le pont d'antahkarana par l'effet de cette communion). Ceci ne doit pas être confondu avec la rupture dramatique de ce lien vital entre la personnalité et son Ego profond, qui survient chez l'homme entièrement dépravé.

Anthropomorphisme

(du grec anthrôpos, homme) - Tendance à donner à Dieu, ou aux dieux, une forme humaine et des attributs ou qualités propres à l'homme.

Anugita

Anugîtâ : (Sanskrit) - L'une des Upanishad. C'est un traité très occulte. Voir la traduction publiée dans la série « The Sacred Books of the East » (= Les livres sacrés de l'Orient) chez Clarendon Press.

Apollon du Belvédère

De toutes les statues antiques d'Apollon (fils de Jupiter et de Latone, appelé Phoebus, Hélios, le radieux, et le Soleil), la meilleure et la plus parfaite est celle qui a reçu ce nom parce qu'elle est exposée dans la galerie du Belvédère au Vatican, à Rome. Le dieu est dénommé Apollon pythien, du fait qu'il est représenté au moment de sa victoire sur le serpent Python. La statue a été trouvée dans les ruines d'Antium en 1503.

Apollonius de Tyane

Merveilleux philosophe né en Cappadoce vers le début du premier siècle de notre ère ; un ardent pythagoricien qui étudia les sciences phéniciennes avec Euthydème, et la philosophie de Pythagore, ainsi que d'autres sujets, avec Euxène d'Héraclée. Selon les principes de l'École pythagoricienne, il resta végétarien toute sa vie, en ne mangeant que des fruits et des herbes, et sans boire de vin. Il portait des vêtements faits uniquement de fibres végétales, marchait nus pieds et portait les cheveux longs sans les couper, comme tous les Initiés l'on fait avant lui, et le font encore. Il fut initié par les prêtres d'Esculape (Asclépios, en grec) à Æges, et apprit à faire nombre des « miracles » opérés par le dieu de la médecine pour guérir les malades. Après s'être préparé pour une initiation supérieure par un silence de cinq ans, il entreprit un voyage, au cours duquel il visita Antioche, Éphèse et la Pamphylie, ainsi que d'autres régions, pour gagner l'Inde seul, en passant par Babylone, tous ses disciples l'ayant alors abandonné, par crainte d'aller au « pays des enchantements ». Cependant, Damis, un disciple rencontré fortuitement sur sa route, l'accompagna dans ses déplacements. À Babylone, il fut initié par les Chaldéens et les Mages, si on en croit Damis, dont le récit fut recopié par un certain Philostrate cent ans plus tard. Après son retour de l'Inde, il se révéla un véritable Initié en ce que les événements qu'il a prophétisés — épidémie, tremblements de terre, décès de rois, etc. — se sont produits effectivement. [Glos. Clef de la Th.]

À Lesbos, les prêtres d'Orphée, devenant jaloux de lui, refusèrent de l'initier à leurs mystères particuliers, mais ils le firent quelques années plus tard. Au peuple d'Athènes et d'autres États, il prêcha l'éthique la plus pure et la plus noble ; quant aux phénomènes qu'il produisit, ils étaient aussi merveilleux que nombreux, et bien authentifiés. « Comment se fait-il » , se demande Justin le Martyr avec consternation, « que les talismans (télesmata) d'Apollonius aient un pouvoir puisque, comme nous le voyons, ils arrêtent la fureur des vagues, et la violence des vents, comme les attaques des bêtes sauvages ; et que, tandis que les miracles de notre Seigneur ne sont préservés que par la tradition, ceux d'Apollonius sont fort nombreux, et se manifestent en réalité dans des faits du présent ? (Quaest. XXIV). Il est pourtant facile de trouver une réponse à cette question si on se souvient qu'après avoir traversé l'Hindû-Kûsh Apollonius avait été dirigé par un roi vers le séjour des Sages — qui n'a peut-être pas changé jusqu'à ce jour — et que là ces Sages lui avaient enseigné leur connaissance insurpassée. Ses dialogues avec le Corinthien Ménippe nous donnent, à vrai dire, le catéchisme ésotérique, et (si on les comprend bien) dévoilent plus d'un mystère important de la Nature. Apollonius fut l'ami, le correspondant et l'hôte de rois et de reines, et il n'y a pas de pouvoirs merveilleux, ou « magiques » qui soient mieux attestés que les siens. Vers la fin de sa longue vie prodigieuse, il ouvrit à Éphèse une École ésotérique et mourut à l'âge mûr d'un centenaire.

Arahatta

(pâli ; Bouddhisme) - L'état ou la condition d'arahant. Arahattamagga est le « sentier d'arahatta » qui mène à cette réalisation.

Aranyaka

Âranyaka : (Sanskrit ; Hindouisme) - Du mot aranya : lieu distant, désert, forêt (où se retirent les ermites). Âryanaka désigne : a) un ermite des forêts et b) une classe d'écrits philosophiques et religieux (cf. Brihadâranyaka Upanishad).

Arbre de Bodhi

(Bouddhisme) - Voir Bodhi et Bodhgâya.

Archange

(grec) - Ange suprême, le plus élevé. Terme formé de deux mots grecs archi- (chef) et angelos (messager).

Ardhamatra

Ardhamâtrâ : (Sanskrit ; Hindouisme) - La moitié (ardha) d'une mesure de prosodie (mâtrâ), en particulier d'une courte syllabe. Dans un article (The Theosophist., nov. 1889, p. 121), l'ardhamâtrâ est identifiée au « son qui est la fin de la prononciation de la syllabe AUM ».

Arhat

(Sanskrit ; Bouddhisme) – Pâli : arahant, cingalais : rahat, chinois : lohan. Littéralement : « méritant » (à ne pas confondre avec ârya, « noble »). En bouddhisme hînayâna : celui qui a atteint le quatrième stade du Quadruple Sentier ; libéré des chaînes du désir, il a gagné le niveau du nirvâna. Nom souvent donné aux grands dignitaires du bouddhisme. L'arhat (du hînayâna) est parfois opposé au bodhisattva (du mahâyâna) qui renonce au fruit du nirvâna, mais H.P.B. ne fait pas cette différence. Elle en parle parfois comme d'un « initié aux mystères ésotériques » (Theosophical Glossary). Quoi qu'il en soit, l'arhat possède la maîtrise de grands pouvoirs paranormaux. L'Arhat est celui qui est entré dans le dernier sentier, le plus élevé, et s'est ainsi affranchi de la renaissance.

Arien

Partisan d'Arius (prêtre de l'Église chrétienne à Alexandrie, au 4ème siècle [~ 280/— 336]) qui tenait le Christ pour un être humain, créé, inférieur à Dieu le Père, mais néanmoins un homme grand et noble, un véritable adepte versé dans tous les mystères divins.

Aristobule

Auteur alexandrin et philosophe obscur [du 2ème siècle av. J.-C., précurseur de Philon]. Juif, il essaya de démontrer qu'Aristote avait expliqué les pensées ésotériques de Moïse.

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