Dimanche 24 Septembre 2017

Mis à jour le Dim. 24 Sep. 2017 à 09:43

Retour Glossaire

Glossaire des termes Théosophiques

Il y a 400 entrées dans ce glossaire.
Chercher des termes du glossaire (expression régulière autorisée)
Commence par Contient Terme exact Se prononce comme
Tout A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W Y Z
Page:  « Préc. 1 2 3 4 5... Suiv. »
Terme Définition
Alaya

Âlaya : (Sanskrit ; Bouddhisme, Théosophie) - Littéralement : réceptacle, ou asile. H.P.B. l'emploie au sens d'Âme Universelle, Âme du Monde ou Sur-Âme. Étemelle et inchangeable dans son essence ultime, cette « Grande Âme » devient « la base de chaque chose visible et invisible » et « se reflète dans chaque objet de l'univers, " comme la lune dans une eau claire et tranquille " » (cf. Secret.Doctrine. I, 47 et seq.). Âlaya considéré comme « Mère du Monde », ou « Mère universelle » est à rapprocher d'âkâsha dans son sens mystique. Également, comme base ou racine de toute chose, Âlaya correspond à la substance primordiale (mûlaprakriti) du cosmos (Theosophical Glossary). Pour tout homme, Âlaya représente le pôle spirituel de sa vie intérieure, le Maître par excellence, qui constitue finalement, de façon effective, « le Soi d'un Adepte avancé » (Secret Doctrine. I, 49).

Alchimie

En arabe, Ul-Khemi : comme le nom le suggère, c'est la chimie de la Nature. Cependant, Ul-Khemi ou Al-Kimia est en fait un mot arabisé venant du grec [chèméia] ou [chuméia], de [chumos], suc extrait d'une plante. L'Alchimie opère avec les forces subtiles de la Nature et les diverses conditions de la matière où on les trouve à l'œuvre. En cherchant, sous le voile du langage plus ou moins artificiel, à transmettre au non-initié autant du Mysterium Magnum qu'il est prudent de le faire sans risques dans les mains d'un monde égoïste, l'Alchimiste postule, comme son premier principe, l'existence d'un certain Solvant Universel, par l'effet duquel tous les corps composés se résolvent dans la substance homogène d'où les éléments sont venus à l'existence. Cette substance, il l'appelle or pur, ou summum materiae. Quant au solvant (également dénommé menstruum universale), il possède le pouvoir d'extraire du corps humain tous les germes de maladie, de renouveler la jeunesse et de prolonger la vie. Telle est la pierre philosophale (lapis philosophorum). L'Alchimie a été introduite en Europe d'abord par Geber [Jâbir ibn Hâyyan], le grand sage et philosophe arabe, au 8ème siècle de notre ère ; mais, depuis de longs âges, elle avait été connue et pratiquée en Chine et en Égypte. De nombreux papyrus traitant d'Alchimie, et d'autres témoignages prouvant qu'elle était le sujet d'étude favori des rois et des prêtres, ont été exhumés et préservés, sous l'appellation générique de « traités hermétiques » (voir la Table d'émeraude). L'étude de l'Alchimie comprend trois aspects distincts, susceptibles de maintes interprétations différentes : il s'agit des aspects cosmique, humain et terrestre.

Ces trois voies d'approche ont été caractérisées en les rapportant aux trois propriétés alchimiques rangées sous les termes soufre, mercure et sel. À ce sujet, les auteurs ont des vues différentes sur les voies qu'ils dénombrent — trois, sept, dix ou douze — mais ils tombent tous d'accord sur un point : en Alchimie, le seul but est la transmutation des métaux vils en or pur. Cependant, sur la nature réelle de cet or, très peu de gens ont une compréhension correcte. Il n'y a pas de doute qu'il se produise dans la Nature un phénomène comme la transmutation du métal grossier en métal plus noble ; cependant, ce n'est là qu'un aspect de l'Alchimie — son côté terrestre ou purement matériel, car nous voyons logiquement le même processus se réaliser dans les entrailles de la terre. Mais, à côté de cette Interprétation, et bien au-delà, il existe dans l'Alchimie une signification symbolique, purement psychique et spirituelle. Pendant que l'Alchimiste-Kabbaliste se préoccupe de réaliser le premier objectif, l'Alchimiste-Occultiste, méprisant l'or de la terre, tourne toute son attention et ses efforts exclusifs vers la transmutation du quaternaire inférieur en la trinité supérieure divine de l'homme, qui donne lieu à une unité lorsque la fusion finale est réalisée. En Alchimie, les plans spirituels, mental, psychique et physique de l'existence humaine sont comparés aux quatre éléments — feu, air, eau et terre — chacun pouvant présenter une constitution triple — fixe, mutable et volatile. Le monde ne sait à peu près rien en ce qui concerne l'origine de cette branche archaïque de philosophie, mais il est certain qu'elle précède la construction de tous les zodiaques connus — et probablement aussi toutes les mythologies du monde, si on l'envisage dans ses rapports avec les forces personnifiées de la Nature. Il n'y a pas non plus de doute que les vrais secrets de la transmutation (sur le plan physique) ont été connus jadis et ensuite perdus, avant l'aube de ce qu'on appelle la période histonque. La chimie moderne doit à l'Alchimie ses meilleures découvertes fondamentales, mais, sans prendre en considération l'indéniable affirmation alchimique qu'il n'existe qu'un seul élément dans l'univers, la chimie a placé les métaux dans la classe des éléments et elle commence seulement maintenant à découvrir son erreur grossière. Même certains encyclopédistes se trouvent forcés de confesser que, si la plupart des récits de transmutation relèvent de la fraude ou de l'illusion, il y en a pourtant certains qui s'accompagnent de témoignages qui les rendent probables. Avec la batterie galvanique, on a découvert que même les alcalis ont une base métallique. La possibilité d'obtenir un métal à partir d'autres substances qui renferment les ingrédients qui le composent, de changer un métal en un autre (...) doit donc demeurer comme une question ouverte. Il n'y a pas lieu non plus de considérer tous les alchimistes comme des imposteurs. Beaucoup ont eu la conviction de pouvoir atteindre leur but, avec une infatigable patience et une inaltérable pureté de cœur — ce qui est à bon droit recommandé par les alchimistes comme la principale condition requise pour le succès de leurs travaux » (Popular Encylopaedia).

Altruisme

(du latin alter, autre). Une disposition opposée à l'égoïsme, manifestée dans des actions tendant à faire du bien à autrui, sans considération pour soi.

Ame

Âme : (Théosophie) - Les multiples significations de ce mot (qu'il ne faut pas confondre) renvoient aux diverses manifestations (plus ou moins altérées dans l'homme) du grand pouvoir de Conscience et de Vie qui anime le cosmos - l'Âme du Monde ou Âlaya. Dans l'être incamé, on peut distinguer l'âme animale (produit des pulsions et instincts animaux) et l'âme humaine (expression conjuguée du désir - kâma - et du mental cérébral - manas inférieur) essentiellement dominée par le sens du Moi (ahamkâra). Mais la Voix du Silence s'adresse à la partie noble et généreuse de cette âme humaine, ouverte aux influences intérieures de l'Esprit, et appelée à prendre en main sa destinée divine ; cet aspect de l'âme est symbolisé dans la Bhagavad-Gîtâ par le héros Arjuna. Pour Âme-diamant, voir Vajrasattva.

Ame du monde

Âme du monde : (Théosophie). En latin : Anima Mundi. C'est l'Âlaya des bouddhistes du Nord. Il est dit que chaque âme humaine est née « en se détachant de l'Anima Mundi », ce qui ésotériquement signifie que notre Ego supérieur est fondamentalement d'une nature identique à cette essence divine qui, dans sa transcendance, apparaît comme une radiation de l'Absolu à jamais inconnaissable (Theosophical Glossary). Cf. Secret Doctrine ; II, 571, où l'aspect le plus élevé de l'Anima Mundi est identifié au second Logos, ou Vajrasattva.

Ame protéenne

Âme protéenne : Terme désignant le mâyâvirûpa, ou corps de pensée, la forme astrale supérieure qui peut prendre toutes les formes au gré de la volonté de la pensée de l'adepte. Voir plus loin au mot « plastique », également à l'article « Âme plastique » dans le Glossaire Théosophique.

Ame-fil

Âme-fil : Même sens que sutrâtma.

Amitabha

Amitâbha : (Sanskrit ; Bouddhisme) - Littéralement : lumière infinie. Epithète souvent associée à Amitâyus (« infinie longévité » = « Âge sans borne ») pour qualifier un Bouddha très populaire dans le bouddhisme du Nord qui règne sur un paradis de légende appelé en Sanskrit Sukhâvatî (= l'Heureuse) et en tibétain Devachan. Le très miséricordieux Bouddha Amitâbha, objet d'une grande vénération populaire, est une anthropomorphisation de « la conception originelle de l'idéal d'une divine lumière impersonnelle » (Theosophical Glossary), et le paradis d'Amitâbha n'est pas un lieu mais une sphère d'expérience de conscience. Cf. Secrte Doctrine, I, 108, où Amitâbha est le Dhyânibuddha manifesté dans le Bouddha Gautama, son « Dieu » intérieur.

Ammonios Saccas

Un grand et bon philosophe qui vécut à Alexandrie entre le 2ème et le 3ème siècles de notre ère et fonda l'École néoplatonicienne des Philalèthes, ou « amants de la vérité ». De naissance peu fortunée, né de parents chrétiens, il fut doué d'une bonté si remarquable, presque divine, qu'il fut surnommé théodidaktos, « instruit par Dieu ». Il honora ce qu'il y avait de bon dans le christianisme mais rompit de bonne heure avec cette religion et les Églises, étant incapable d'y trouver une supériorité quelconque sur les religions antiques.

Amrita

(Sanskrit ; Hindouisme) - Non-mort, immortalité. Également, l'élixir de vie qui confère l'immortalité.

Anagamin

Anâgâmin : (Sanskrit ; Bouddhisme) - « Celui qui ne reviendra plus » dans le monde des sens et du désir - le troisième stade du Quadruple Sentier conduisant à la libération de tous les liens.

Anahata shabda

Anâhata shabda : (Sanskrit ; Hindouisme) - « Un son (shabda) non frappé, non produit par percussion. » Cette expérience intérieure de perception sonore est souvent signalée dans les traités mystiques (voir Jnâneshvarî VI, 274) mais elle doit être transcendée. Ce terme (ainsi que l'expression voisine anahâta nâda) désigne aussi le son AUM. L'épithète anâhata qualifie en outre le chakra (ou foyer occulte) du cœur qui est activé par kundalinî dans la méditation du disciple.

Analogistes

ou « Analogisticiens » [Néologisme (traduisant l'anglais analogeticists, du grec analogètikoï) proposé ici par analogie avec le mot usité logisticien (= spécialiste de la logique mathématique), pour rendre le sens de « versé dans la pratique de l'analogie ».] Selon Alexander Wilder [Les termes d'« analogistes », « éclectiques », « philalèthes », indiqués par Diogène Laërce (dans la préface de ses Vies) comme désignant divers philosophes, ont été interprétés par A. Wilder comme caractérisant les néo-platoniciens alors que ces derniers sont totalement absents de la liste des personnages décrits par Diogène Laërce.] les disciples d'Ammonios Saccas, ainsi appelés en raison de leur pratique d'interprétation de tous les mythes, légendes et mystères sacrés, fondée sur un principe d'analogie et de correspondance, comme c'est la règle aussi dans le système de la Kabbale et, par excellence, dans les Écoles de philosophie ésotérique de l'Orient. (Voir l'article de T. Subba Row, « Les douze signes du zodiaque » publié dans [l'ouvrage collectif] Five Years of Theosophy).

Ananda

Ânanda : (Sanskrit). Béatitude, joie, félicité, bonheur. [Également,] le nom d'un disciple favori de Gautama, le Seigneur Bouddha.

Anaxagore

[~500/~428 av. J.-C.]. Fameux philosophe ionien qui étudia la philosophie avec Anaximène de Milet et s'établit à Athènes, à l'époque de Périclès. Socrate, Euripide, Archélaos et d'autres hommes et philosophes distingués furent parmi ses disciples et élèves. Astronome très savant, il fut l'un des premiers à expliquer ouvertement ce qu'avait enseigné Pythagore en secret : le mouvement des planètes, les éclipses solaires et lunaires, etc. C'est lui qui exposa la théorie du chaos, sur le principe que rien ne vient de rien (ex nihilo nihil fit), et des atomes comme constituant l'essence et la substance sous-jacentes dans tous les corps, étant de la même nature que les corps qu'ils ont formés. Ces atomes, affirma-t-il, furent, à l'origine, mis en mouvement par le noûs (l'intelligence universelle, le Mahat des hindous), lequel noûs est une entité spirituelle, éternelle, immatérielle ; par cette combinaison, le monde fut formé : les corps matériels grossiers s'enfoncèrent, tandis que les atomes éthérés (ou l'éther igné), s'élevaient et se répandaient dans les régions célestes supérieures. Devançant la science moderne de plus de 2.000 ans, il enseigna que les étoiles étaient de la même matière que notre terre et que le soleil était une masse incandescente ; pour sa part, la lune était un corps obscur inhabitable, recevant sa lumière du soleil ; et, dépassant même cette science, il se déclara pleinement convaincu que l'existence réelle des choses perçues par nos sens ne pouvait être prouvée par une démonstration. Il mourut en exil à Lampsaque, à l'âge de 72 ans.

Page:  « Préc. 1 2 3 4 5... Suiv. »
Tout A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W Y Z