Vendredi 23 Juin 2017

Mis à jour le Ven. 23 Jui. 2017 à 16:25

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Glossaire des termes Théosophiques

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Terme Définition
Nada

Nâda : (Sanskrit ; Hindouisme) - De la racine nad : résonner, tonner, mugir. Un son (Sanskrit : shabda) à résonance puissante. Son mystique, le nâdabindu (Sanskrit) renvoie à la grande vibration originelle, le son primordial qui a déployé l'univers ; également : nâdabrahman (brahman exprimé comme nâda) renvoie à la « divine résonance » du son AUM, que peut percevoir le mystique. Voir : Theosophist. I, p. 131-2, sur nâdabrahman et nâdashrishti (« la totalité du système résonnant censé pénétrer l'univers dans sa profondeur »). [Glos. Voix du Silence]

Naga

Nâga : (Sanskrit ; Hindouisme ; Bouddhisme) - Serpent, ou Dragon (Chine, Tibet). Divinités tutélaires, gardiennes des régions du monde ; particulièrement de certains lieux en rapport avec l'eau (lacs, océans...) où ils sont censés conserver les enseignements secrets de la Sagesse. En fait, les grands Nâga sont les Sages-Adeptes qui protègent l'humanité et l'éclairent. [Glos. Voix du Silence]

Nagarjuna

Nâgârjuna : (Sanskrit ; Bouddhisme) - L'une des figures majeures de la philosophie du bouddhisme, fondateur de l'École mâdhyamika. Son nom, associant Nâga (dragon) et arjuna (une espèce d'arbre) rappelle qu'il serait né sous un arbre et aurait été instruit par les nâga, dans leur palais aquatique. Nâgârjuna l' « arbre-dragon» (chi: Lung Shu), natif du sud de l'Inde, est compté comme le 14ème patriarche du bouddhisme (IIème ou IIIème siècle ap. J.-C.). [Glos. Voix du Silence]

Naljor

[rNal'byor] (tibétain ; Bouddhisme) - La réalisation (jor) de l'état paisible (nal) de contemplation. Mot correspondant à yoga (Sanskrit). Le naljorpa (féminin : naljorma) est celui qui s'adonne au yoga, un yogin (fém. yogini). Schlagintweit (B.T., p. 88) emploie à tort le mot naljor, au sens de naljorpa, qu'il traduit par saint, dévôt. H.P.Blavatsky a utilisé ce même mot, orthographié narjol, pour désigner un saint Adepte. [Glos. Voix du Silence]

Nécromancie

Évocation des images des morts, considérée dans l'Antiquité, ainsi que par les Occultistes modernes, comme une pratique de magie noire. Porphyre, Jamblique, et d'autres théurges, la désavouèrent tout autant que Moïse qui condamna les sorcières de son temps à la mort, lesquelles n'étaient bien souvent que des médiums — comme dans le cas de la sorcière d'Endor évoquant l'ombre de Samuel [pour Saül] , cf. I Samuel, XXVIII. [Glos. Clef de la Th.] [Glos. Clef de la Th.]

Néoplatoniciens

Néo-platoniciens : École de philosophie qui vit le jour entre le 2ème et le 3ème siècles de notre ère et fut fondée par l'Alexandrin Ammonios Saccas. [Selon AlexanderWilder :] même sens que philalèthes et analogisticiens. Ils furent aussi désignés comme théurges [voir Jamblique] et d'autres noms divers. Ils furent les théosophes des premiers siècles. Le néo-platonisme c'est la philosophie de Platon plus l'extase, le divin râja yoga. [Glos. Clef de la Th.]

Nephesh

(hébreux) - [Souffle, haleine, d'où] « Souffle de vie, Anima [lat], Mens Vitae [lat], appétits. Le terme est utilisé de façon très variable dans la Bible. Il signifie, en général, prâna, la « vie » ; dans la Kabbale, il désigne les passions animales et l'âme animale ». C'est pourquoi, comme l'affirment les enseignements théosophiques, nephesh représente le principe prâna-kâmique, ou l'âme vitale animale dans l'homme. [Glos. Clef de la Th.]

Nirmanakaya

Nirmânakâya : (Sanskrit ; Bouddhisme) - Dans la philosophie ésotérique, ce mot évoque quelque chose d'entièrement différent de ce que lui prêtent le sens populaire et les définitions fantaisistes des orientalistes. Certains, (comme Schlagintweit), appellent le corps nirmânakâya « nirvâna avec restes  », en supposant, probablement, que c'est une sorte d'état nirvânique où la conscience et la forme sont conservées. D'autres déclarent que c'est l'un des trois corps (trikâya), « doué du pouvoir de prendre n'importe quelle forme d'apparition, afin de propager le bouddhisme » (voir Eitel [Hand-book for the Student of Chinese Buddhism]), ou encore que c'est « l'avatâr incarné d'une déité » (ibidem). Pour sa part, l'Occultisme affirme (voir La Voix du Silence [note 44, pp.93-4]) que, bien que le sens littéral soit « corps de transformation », le mot nirmânakâya renvoie à un état. La forme est celle où s'incorpore l'adepte ou le yogi qui entre dans cet état post mortem (ou qu'il choisit) de préférence à la condition de dharmakâya ou d'état nirvânique absolu. S'il le fait, c'est parce que ce dernier kâya [corps] le séparerait à jamais du monde des formes, en lui conférant un état de béatitude égoïste, auquel ne pourrait prendre part aucun autre être vivant, l'adepte étant dès lors privé de la possibilité d'aider l'humanité, ou même les deva. Par contre, comme nirmânakâya, l'adepte abandonne seulement son corps physique et conserve tous les autres « principes » à l'exception du kâmique, car il l'a extirpé à jamais de sa nature pendant la vie incarnée, et ce principe ne pourra en aucun cas ressusciter dans l'état posthume de l'adepte. Ainsi, au lieu d'entrer dans une félicité égoïste, il choisit une vie de sacrifice de soi-même, une existence qui ne se terminera qu'avec le Cycle de Vie, pour avoir la possibilité d'aider l'humanité d'une manière invisible, bien que fort efficace. Voir La Voix du Silence, traité III, « Les sept portails ». Ainsi, contrairement à la croyance populaire, le nirmânakâya n'est pas « le corps dans lequel apparaît un Bouddha ou un Bodhisattva, sur la terre » mais c'est, en vérité, l'être qui — après avoir été Chutuktu ou Khubilgan [Mots d'origine mongole. Le terme Chutuktu, (répondant au Sanskrit Ârya) s'applique spécialement à un Bouddha (ou Bodhisattva) « réincarné », ce que signifie en propre Khubilgan (de la racine khubil, se réincarner) correspondant au mot tibétain tulku.], adepte ou yogi pendant la vie — est devenu par la suite un membre de la légion invisible qui sans cesse protège le genre humain, et veille sur lui — dans les limites de karma. Souvent pris à tort pour un « Esprit » , un Deva, ou Dieu lui-même, etc. un nirmânakâya est toujours, pour celui qui est digne de son aide, un ange protecteur, plein de compassion — véritablement, un ange gardien. Quelles que soient les objections soulevées contre cette doctrine, et les dénégations véhémentes qu'elle suscite — sous le prétexte qu'elle n'avait jamais été rendue publique auparavant en Europe, et que, pour cette raison, les orientalistes l'ignorant, elle devait nécessairement être « un mythe d'invention moderne » — personne n'aura l'audace d'affirmer que cette idée d'aider l'humanité souffrante, au prix d'un autosacrifice presque interminable, n'est pas l'une des plus sublimes et des plus nobles qui soient jamais sorties du cerveau humain. [Glos. Clef de la Th.] ― Corps (kâya) de « transformation» (nirmâna), de la racine nirma : construire, former, produire, créer. Les traditions exotériques désignent de ce nom le corps terrestre, ou « corps d'apparition », qui sert aux Bouddhas à venir parmi les hommes, dans l'intention de les guider vers la libération. En tibétain, le mot tulpa (sPrul-pa) renvoie à une apparition plus ou moins illusoire '' comme un fantôme "), ou à une manifestation (d'apparence réelle) mettant en œuvre un pouvoir magique ; le tulku (sPrul-sku) est l'émanation visible (ou nirmânakâya) d'un grand saint ou d'une divinité, qui s'incarne périodiquement et pour le salut des êtres - une sorte d'avatar. Pour la Théosophie, le mot nirmânakâya renvoie : l) à un état très élevé, celui de l'adepte, libéré des illusions du monde, qui demeure cependant, par compassion, dans les plans invisibles, en liaison avec la terre, et contribue au « Mur gardien » qui protège l'humanité, et 2) au « corps » (kâya) astral permanent, très pur et éthéré, qu'il a conservé pour pouvoir remplir sa mission. [Glos. Voix du Silence]

Nirvana

Nirvâna : (Sanskrit ; Hindouisme ; Bouddhisme) - Aux dires des orientalistes, c'est l' « extinction » complète — comme la flamme d'une bougie qu'on souffle — la fin totale de l'existence. Cependant, dans les explications ésotériques, c'est l'état d'existence absolue, et de conscience absolue, auquel accède l'Ego d'un homme qui a gagné, pendant la vie, le plus haut degré de perfection et de sainteté, lorsqu'il abandonne son corps à la mort, ou même en étant encore incarné, comme dans le cas de Gautama le Bouddha et d'autres. [Glos. Clef de la Th.] ― Extinction (d'une flamme soufflée par le vent, etc.). L'état d'Éveil total, ou de conscience transcendante, atteint par la fusion de l'être individuel dans sa racine éternelle (Brahman, Âlaya, etc.). Cet état suprême de béatitude est le fruit gagné par l'arhat, mais  refusé finalement par le bodhisattva. Celui qui s'y plonge définitivement détruit tout lien avec le monde des vivants. Le nirvâni (Sanskrit) est celui qui a gagné le nirvâna. [Glos. Voix du Silence]

Nirvani

Nirvâni : [mot formé à partir de nirvâna]. Être qui a atteint le nirvâna — âme émancipée. Que nirvâna ait une tout autre signification que les puériles affirmations que font à son sujet les orientalistes, toute personne instruite qui a visité l'Inde, la Chine ou le Japon en est bien consciente. C'est la « délivrance de la douleur » mais seulement de celle de la matière, la libération de klesha [les « afflictions » ou « souillures intérieures », obstacles à tout progrès], ou de kâma, et l'extinction complète des désirs animaux. Si on nous oppose que l'Abhidharma [partie du canon bouddhique] définit le nirvâna comme « un état d'absolue annihilation », nous acquiesçons en complétant le dernier mot par « ...de tout ce qui est lié à la matière ou au monde physique » et cela simplement parce que ce monde (et aussi tout ce qu'il contient) est illusion ou mâyâ. Dans les derniers moments de sa vie, le Bouddha Shâkyamuni a dit : « Le corps spirituel est immortel » . Voir Hand-Book for the Student of Chinese Buddhism — avec son dictionnaire Sanskrit-chinois — de E.J. Eitel. Cet érudit sinologue donne ainsi cette explication : « Les systèmes exotériques populaires concordent pour définir le nirvâna d'une façon négative, comme un état d'affranchissement absolu du cercle de la transmigration, une condition d'entière liberté par rapport à toutes formes d'existence, à commencer par une libération de tout assujettissement à la passion et à l'effort, un état d'indifférence à toute sensibilité »—et il aurait pu ajouter « une mort à toute compassion pour le monde de la souffrance » . Et c'est pourquoi les Bodhisattva qui préfèrent le vêtement [kâyâ] de nirmânakâya à celui de dharmakâya occupent un rang plus élevé dans l'estime populaire que les « nirvâni ». Mais le même sinologue ajoute : « Positivement (et ésotériquement [-H.P.Blavatsky]), ils définissent le nirvâna comme le plus haut état de béatitude spirituelle, comme l'immortalité absolue par l'effet de l'absorption de l'âme (ou plutôt de l'Esprit) en soi-même, avec cependant la conservation de l'individualité, en sorte que des êtres comme les Bouddhas, après être entrés au nirvâna, peuvent réapparaître sur terre » — c'est-à-dire, dans les manvantara futurs. [Glos. Clef de la Th.]

Noble Sentier

Bouddhisme. Sanskrit : Âryamârga. Voir Quadruple Sentier. [Glos. Voix du Silence]

Noumènes

(grec : noumena) -. La véritable nature essentielle de l'Être, à distinguer entièrement des illusoires objets des sens [= phénomènes]. [Glos. Clef de la Th.]

Nout

(égyptien ancien). Dans le panthéon égyptien, c'est l' « Unique-Seulement Un », parce que la religion populaire ou exotérique ne le fait pas remonter plus haut que la troisième manifestation qui rayonne de l'Inconnaissable et de l'Inconnu dans la philosophie ésotérique de toutes les nations. Le Noûs d'Anaxagore était le Mahat des hindous — Brahmâ la première déité manifestée — « le Mental, ou l'esprit qui tient de lui-même sa puissance ». Ce principe créateur est le primum mobile de tout ce qui peut se trouver dans l'Univers — son Âme, ou son Idéation. Voir les « Sept Principes » dans l'homme. [Glos. Clef de la Th.]

Nuit de Brahmâ

Voir sous Brahma. [Glos. Clef de la Th.]

Nyima

(tibétain) - Le soleil. [Glos. Voix du Silence]

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