Samedi 23 Septembre 2017

Mis à jour le Sam. 23 Sep. 2017 à 09:43

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Glossaire des termes Théosophiques

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Terme Définition
Macrocosme

Littéralement, le « grand univers », ou le grand Kosmos. [Glos. Clef de la Th.]

Madhyamaka

Mâdhyamaka : (Sanskrit ; Bouddhisme) - De mâdhyama qui est au milieu : l'enseignement de la Voie du Milieu. [Glos. Voix du Silence]

Madhyamika

Mâdhyamika : (Sanskrit ; Bouddhisme) – Nom de l'École de la « Voie du Milieu » (et de ses représentants) fondée par Nâgârjuna (dont les réelles doctrines ésotériques sont probablement restées voilées). Selon cette École du mahâyâna, toute proposition sur la nature des choses doit être rejetée comme inexacte ; la vacuité (shûnyatâ) est la réalité ultime : l'atteindre c'est gagner la plénitude, la libération. Il faut pour cela distinguer entre réalité relative (samvriti satya) et suprême vérité (paramârtha satya) et faire la part des deux dans la discipline quotidienne. [Glos. Voix du Silence]

Magie

La « Grande » Science. Selon Deveria et d'autres orientalistes, « la magie fut considérée comme une science sacrée inséparable de la religion » par les nations de la plus haute Antiquité, qui jouissait de la plus brillante civilisation et du plus grand savoir. Ainsi, les Égyptiens constituèrent une nation la plus sincèrement religieuse, comme le furent et le sont encore les hindous. Selon Platon, « la magie consiste dans le culte des dieux, et s'acquiert par ce culte ». Se peut-il donc qu'une nation dont il est prouvé — comme le démontrent indubitablement inscriptions et papyrus — qu'elle a cru fermement à la magie pendant des milliers d'années, ait été trompée pendant si longtemps ? Et est-il vraisemblable que des générations successives d'une hiérarchie instruite et pieuse (dans laquelle beaucoup d'individus ont eu des vies de martyre librement enduré, de sainteté et d'ascèse) aient pu continuellement se tromper et tromper les gens (ne serait-ce même que duper le public par supercherie) pour le seul plaisir de perpétuer une croyance dans les « miracles » ? À ce qu'on dit, les fanatiques sont prêts à n'importe quoi pour faire croire de force à leur dieu ou leurs idoles.À cela nous répondons : en pareils cas, les brâhmanes et les Rekhget-Amen, ou hiérophantes égyptiens, n'auraient pas popularisé la croyance dans le pouvoir donné à l'homme, par des pratiques magiques, d'obtenir par commandement les services des dieux — ceux-ci n'étant, en vérité, que les pouvoirs ou potentialités occultes de la Nature personnifiés par les prêtres éclairés eux-mêmes, qui vénéraient en eux seulement les attributs de l'unique Principe inconnu et innommable. Comme le dit bien le [néo-] platonicien Proclus : « Les prêtres de jadis, en considérant qu'il existe une certaine alliance et sympathie réciproque dans les choses naturelles, et parmi les choses qui sont manifestes aux pouvoirs occultes, et en découvrant que tout subsiste en tout, fabriquèrent une science sacrée fondée sur cette sympathie mutuelle et cette similarité... et appliquèrent à des fins occultes les natures aussi bien célestes que terrestres, au moyen desquelles, par le jeu d'une certaine similitude, ils remontèrent jusqu'aux natures divines, pour les amener en rapport avec cette demeure inférieure ». La magie est la science qui a pour objet de communiquer avec les pouvoirs supérieurs transcendant le monde terrestre, et de les diriger, ainsi que de commander à ceux des sphères inférieures : c'est une connaissance pratique des mystères cachés de la Nature, que seul possède le petit nombre, du fait qu'ils sont si difficiles à maîtriser sans tomber dans le péché contre la loi. Les mystiques de l'Antiquité, comme ceux du Moyen-âge, divisèrent la magie en trois classes : théurgie, goétie et magie naturelle. Comme le dît Kenneth Mackenzie, « les théosophes et les métaphysiciens se sont approprié depuis longtemps la théurgie comme leur sphère particulière. La goétie est la magie noire, et la magie « naturelle », ou magie blanche s'est élevée, avec l'art de la guérison dans ses ailes, jusqu'à la fière position d'une étude exacte et progressive ». Les commentaires ajoutés par notre érudit défunt Frère sont remarquables : « Les désirs réalistes des temps modernes ont contribué à jeter la magie dans le discrédit et le ridicule... La foi (dans le propre soi de l'opérateur) est un élément essentiel en magie, et elle a existé bien avant que soient formulées d'autres idées qui présument de sa pré-existence. On dit qu'il faut un homme sage pour faire un fou ; et l'idée d'un homme doit être exaltée presque jusqu'à la folie (c'est-à-dire que la sensibilité de ses fibres cérébrales doit être accrue bien au-delà du misérable niveau inféneur de la civilisation moderne) avant qu'il puisse devenir un vrai magicien, car une poursuite de cette science implique un certain degré d'isolement et d'abnégation de soi ». Un très grand isolement, à coup sûr, dont l'obtention constitue déjà un phénomène prodigieux, un miracle en soi-même. Cependant la magie n'a rien en soi de surnaturel. Comme l'explique Jamblique [en parlant des magiciens] : « En opérant à l'aide de la théurgie sacerdotale, ils se disent capables d'atteindre à des essences plus élevées et universelles, et à celles qui sont établies au-dessus du destin, à savoir Dieu et le démiurge — et cela sans employer la matière, ni recourir à quoi que ce soit d'autre sinon à l'observation d'un temps judicieux ». Déjà, certaines personnes commencent à reconnaître l'existence de pouvoirs et d'influences de caractère subtil dans la Nature dont elles n'avaient rien su auparavant. Mais comme le remarque le Dr Carter Blake, à juste titre : « Le dix-neuvième siècle n'est pas celui qui a observé la genèse de nouvelles méthodes de pensée ni le parachèvement d'anciennes », à quoi M. Bonwick ajoute : « Si les Anciens n'avaient qu'une connaissance limitée de notre mode d'investigation dans les secrets de la Nature, nous en savons encore moins en ce qui concerne leur mode de recherche ». [Glos. Clef de la Th.]

Magie blanche

La magie bénéfique : sous cette désignation c'est la magie divine, dénuée de tout égoïsme, amour du pouvoir, ambition ou lucre, et toute tournée vers le seul bien du monde en général et d'autrui en particulier. La plus petite tentative que fasse un homme pour utiliser ses pouvoirs anormaux en vue de sa propre satisfaction fait de l'exercice de ces pouvoirs de la sorcellerie, ou de la magie noire. [Glos. Clef de la Th.]

Magie cérémonielle

Magie selon des rites kabbalistiques, mis en œuvre — à ce que prétendent les rosicruciens et d'autres mystiques — en invoquant des pouvoirs spirituellement plus élevés que l'homme et en commandant à des élémentaux qui sont bien plus bas que lui sur l'échelle des êtres. [Glos. Clef de la Th.]

Magie noire

Voir supra. Sorcellerie, nécromancie (ou évocation des morts), et autres abus égoïstes de pouvoirs paranormaux — abus qui peuvent ne pas être intentionnels mais n'en sont pas moins de la magie noire chaque fois qu'un phénomène est produit pour la satisfaction personnelle. [Glos. Clef de la Th.]

Mahamanvantara

Mahâmanvantara : (Sanskrit) - Littéralement, le grand intervalle couvert par les Manu — la période totale d'activité universelle. Le mot manvantara se limite ici à une simple période d'activité, en opposition au pralaya, ou période de repos, sans référence à la durée du cycle. [Glos. Clef de la Th.]

Mahat

(Sanskrit) - Littéralement, « le Grand ». Le principe premier d'Universelle Intelligence et conscience. Dans la philosophie des Purâna, le premier produit de la Nature-racine, ou pradhâna (même sens que mûlaprakriti) ; de Mahat dérive Manas, le principe pensant, et Ahamkâra, l'égotisme, ou le sens du « Je suis moi » dans le Manas inférieur. [Glos. Clef de la Th.]

Mahatma

Mahâtma : (Sanskrit) - Littéralement : « Grande Âme ». Désigne un adepte de l'ordre le plus élevé, un être exalté qui, pour avoir atteint à la maîtrise sur ses principes inférieurs, vit sans être limité par l' « homme de chair ». Les Mahâtma sont en possession de la connaissance et du pouvoir qui correspondent au degré qu'ils ont atteint dans leur évolution spirituelle. En pâli [Plus exactement en cingalais. La langue pâlie utilise le terme Arahant.], le mot est Rahat, et Arhat. [Glos. Clef de la Th.]

Mahayana

Mahâyâna : (Sanskrit ; Bouddhisme) - L'une des Écoles de philosophie bouddhique ; littéralement : « Grand Véhicule ». Fondé par Nagârjuna, c'est un système mystique dont les livres furent rédigés au 2ème siècle av. J.-C. [Glos. Clef de la Th.] ― « Grand véhicule » par opposition au bouddhisme hînâyana. Alors que ce dernier invite l'individu à s'affranchir des chaînes de la souffrance et à progresser par son mérite vers l'état d'arhat, le mahâyâna l'incite à vivre l'idéal du bodhisattva afin de contribuer au bien de tous les êtres. Les enseignements des différentes branches de ce « véhicule » (mâdhyamika, yogâchâra, etc.) témoignent d'une très grande richesse de pensée. Après l'exil des bouddhistes de l'Inde, le mahâyâna s'est largement développé au Tibet et en Chine. Corée, Japon, etc. (d'où le nom de « bouddhisme du Nord »). Même si un décalage historique semble évident entre l'époque du Bouddha et l'émergence des doctrines mahâyânistes (affirmant, entre autres, l'existence d'un « germe de Bouddha » dans chaque être) il ne fait pas de doute qu'elles étaient dès le début inscrites dans l'enseignement ésotérique du Tathâgata. [Glos. Voix du Silence]

Maitre

Maître : Ce mot répond au Sanskrit guru, « instructeur spirituel » ; il a été adopté par les théosophes [de la S.T.] pour désigner les grands adeptes dont ils tiennent les enseignements. [Glos. Clef de la Th.] ― Personne qui a atteint la pleine possession d'une science, d'un art ou d'un ensemble de pouvoirs, par un long cheminement exigeant étude, ascèse et entraînement adéquats, ponctué d'épreuves et d'initiations confirmant l'individu dans le degré qu'il a atteint. Dans la grande chaîne des Initiés, chacun est l'élève et serviteur d'un Maître qui lui est supérieur, et est responsable à son tour de disciples qu'il doit aider à progresser, conformément à la loi de fraternité dominant l'ensemble. Le Maître devient alors instructeur (âcharya. guru. etc.). Cependant ce père spirituel ne peut que préparer le chela à sa seconde naissance, qui lui révélera la puissance et la sagesse éternelle du véritable Maître et Instructeur intérieur - l'Âlaya, ou le Maître unique, dont la lumière est présente dans l'être, depuis toujours. [Glos. Voix du Silence]

Manas

(Sanskrit ; Hindouisme ; Théosophie) - Littéralement, le « mental » : la faculté mentale qui fait d'un homme un être intelligent et moral, et le distingue du simple animal. Terme synonyme de Mahat. Ésotériquement, cependant, employé sans autre qualification, il signifie l'Ego supérieur, ou le principe conscient qui dans l'homme se réincarne. Par contre, avec un qualificatif, il est question pour les théosophes de Buddhi-Manas — l'âme spirituelle — qu'il faut opposer à son reflet humain, Kâma-Manas. [Glos. Clef de la Th.] ― La faculté rationnelle de la pensée. L'un des éléments de l' « organe interne » (antahkarana) considéré comme le 6ème des sens de perception (donc leur chef = le « rajah des sens ». selon la Voix du Silence) : il saisit chaque message des sens et, avec l'aide de la mémoire, en présente l'image ainsi « pensée » à buddhi, l'organe du discernement. Si on englobe encore parmi les sens les cinq « organes d'action » énumérés par l'hindouisme, manas est à compter comme le 11ème de cet ensemble, car c'est par son canal aussi que passent les ordres donnés à la machinerie physique. Pour la Théosophie, cette activité de manas qui, en réalité, intervient dans la mise en forme de toute sensation perception, pensée, sentiment, etc., utilisant la machinerie mentale du cerveau et de l' « homme astral » ne représente qu'une manifestation très limitée du grand pouvoir de Manas, lequel appartient en fait à l'Ego supérieur. [Glos. Voix du Silence]

Manas taijasa

(Sanskrit) - Littéralement : le Manas « rayonnant » ; c'est un état de l'Ego supérieur que seuls de hauts métaphysiciens sont capables de réaliser et de comprendre. Voir, dans le même sens, « Buddhi taijasî ». [Glos. Clef de la Th.]

Manas-sutratma

Manas-sutrâtma : (Sanskrit) - Association de termes signifiant « mental » (Manas) et « âme-fil » (sutrâtma). C'est l'expression synonyme de notre Ego, ce qui en nous se réincarne. Terme technique de la philosophie du Vedânta. [Glos. Clef de la Th.]

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