Vendredi 18 Août 2017

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Glossaire des termes Théosophiques

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Terme Définition
Ecole d'Alexandrie

École d'Alexandrie : Cette École fameuse a vu le jour dans la cité égyptienne d'Alexandrie qui demeura pendant de longues années le siège du savoir et de la philosophie, et fut célèbre à plus d'un titre : sa bibliothèque, fondée par Ptolémée Sôter [~367/ ~283 av. J.-C.] au début de son règne, s'enorgueillit de contenir jusqu'à 700.000 rouleaux, ou volumes (d'après Aulu-Gelle), son Musée possédait la première véritable Académie des Sciences et des Arts, accueillant des savants de renommée mondiale comme Euclide (le père de la géométrie scientifique), Apollonios de Perga (auteur d'un traité qui existe encore sur les sections coniques), Nicomaque (l'arithméticien), sans parler des astronomes, des physiciens, des anatomistes (comme Hérophile et Erasistrate), des médecins, des musiciens, des artistes, etc. qui ont fait sa renommée. Mais elle devint encore plus fameuse grâce à son École éclectique, ou néo-platonicienne, fondée en 173 ap. J.-C. [Cette date, très improbable, est reportée à 193 ap. J.-C. dans le Glossaire Théosophique, ce qui semble plus conforme à la réalité, Ammonios passant pour être né aux environs de 175 de notre ère] par Ammonios Saccas qui compta comme disciples Origène, Plotin et bien d'autres hommes devenus célèbres dans l'histoire. Les Écoles les plus renommées des gnostiques eurent leur origine à Alexandrie. Philon le Juif, Josèphe, Jamblique, Porphyre, Clément d'Alexandrie, l'astronome Ératosthène [~284/ —192 av. J.-C.], Hypatie (Hypatia, la vierge philosophe), et d'innombrables autres étoiles de seconde grandeur, ont tous appartenu, à des périodes diverses, à ces grandes Écoles et contribué à faire d'Alexandrie l'un des foyers du savoir les plus justement renommés que le monde ait jamais produits.

Ego

(latin ; Théosophie) -. Mot signifiant Je : dans l'homme, la conscience du « je suis moi », ou le sentiment d'identité. La philosophie ésotérique enseigne l'existence de deux Ego dans l'homme : l'ego mortel, ou personnel (qu'elle désigne comme la « personnalité ») et l'Ego supérieur, divin, ou impersonnel (qu'elle nomme l' « individualité »). [Glos. Clef de la Th.] ― La Voix du Silence distingue l'Ego supérieur (l' « Ego-deva »), le foyer permanent, immortel, de conscience individuelle de l'homme, et l'ego inférieur, le moi-je de la personnalité éphémère. [Glos. Voix du Silence]

Egoité

Egoïté : (du mot Ego ; Théosophie) - L'égoïté renvoie à l' «' individualité » — jamais à la « personnalité » — étant l'opposé de l'égoïsme, qui caractérise par excellence cette dernière. [Glos. Clef de la Th.]

Eidolon

Eidôlon : (grec : image, simulacre, fantôme) - Le mot désigne ce qu'on appelle le fantôme humain, la forme astrale. [Au pluriel : eidôla]. [Glos. Clef de la Th.]

Elementaux

Élémentaux ou esprits des éléments. Créatures évoluées dans les quatre règnes, ou éléments : terre, air, feu et eau. Ils sont appelés par les kabbalistes gnomes (de la terre), sylphes (de l'air), salamandres (du feu) et ondines (de l'eau), en laissant de côté quelques espèces plus élevées et leurs régents. Ces élémentaux constituent les forces de la Nature plutôt que des hommes et des femmes de nature éthérée. Ces forces sont les agents dociles de l'Occultiste et peuvent produire divers effets ; mais si ce sont des élémentaires (des kâmarûpa) qui les mettent en action (et, en ce cas, ils asservissent les médiums), ils trompent les gens crédules. Tous les êtres invisibles inférieurs (amenés à exister sur les 5ème, 6ème et 7ème plans de notre atmosphère terrestre) sont appelés des élémentaux, avec des noms divers : péris, dévas, djinns, sylvains, satyres, faunes, elfes, nains, trolls, nornes, kobolds, farfadets, nixes, gobelins, petits, banshees (fées de la mort), moss people, dames blanches, spectres, fées, etc. [Glos. Clef de la Th.]

Eleusinies

Éleusinies : (grec) - Les Mystères d'Éleusis étaient les plus fameux et les plus anciens de tous les Mystères grecs (à l'exception de ceux de Samothrace). Ils étaient célébrés près du hameau d'Éleusis, non loin d'Athènes. Épiphane les fait remonter au temps d'Iacchos (1800 av J.-C.). Ils avaient lieu en l'honneur de Déméter — la grande Cérès [romaine] et l'égyptienne Isis. Dans le dernier acte de la célébration, il était question d'une victime sacrificielle expiatoire et d'une résurrection, quand l'Initié était admis au plus haut degré de l'époptie. La fête des Mystères commençait au mois de Boêdromiôn (septembre-octobre), le moment des vendanges, et durait sept jours — du 15 au 22 de ce mois. La fête juive des tabernacles [ou des tentes], (de la rentrée des moissons), au 7ème mois, celui d'éthanim, commençait aussi le 15 de ce mois et finissait le 22. Selon certains, le nom du mois d'éthanim dérive d'Adonim, Adonia, Attenim, Ethanim, et était en l'honneur d'Adonaï, ou Adonis (Tammuz), dont la mort était pleurée par les hébreux dans les bosquets de Bethléem. Le sacrifice du « pain et du vin » était célébré aussi bien dans les Éleusinies que pendant la fête des tabernacles. [Glos. Clef de la Th.]

Emanation

Doctrine de l'émanation. Dans son sens métaphysique, elle s'oppose à celle de l'évolution, tout en étant inséparable d'elle. La science enseigne que, physiologiquement, l'évolution renvoie à un mode de génération où le germe qui croît pour donner le foetus préexiste déjà dans le parent, la nature se chargeant du développement du germe, ainsi que de la forme et des caractéristiques finales, le processus se déroulant (comme dans la théorie cosmologique) d'une façon aveugle, par le jeu d'interactions entre les éléments et leurs divers composés. L'Occultisme enseigne que c'est là seulement le mode apparent, le véritable processus étant une émanation guidée par des forces intelligentes obéissant à une LOI immuable. En conséquence, bien qu'ils adhèrent fermement à la doctrine de l'évolution (telle qu'on la trouve chez Kapila et Manu), les Occultistes et les théosophes sont émanationnistes plutôt qu'évolutionnistes. Il fut un temps où la doctrine de l'émanation était universelle. Elle fut enseignée par les philosophes d'Alexandrie comme par les indiens, par les hiérophantes d'Égypte, de Chaldée et de Grèce, et aussi par les hébreux (dans leur Kabbale et même dans leur Genèse). Car c'est seulement par une traduction délibérément faussée que le mot composé hébreu asdt [plus exactement : ash-dath] a été rendu par « anges », d'après la Septante, alors qu'il signifie émanations, éons, tout comme chez les gnostiques. On voit dans le Deutéronome (XXXIII, 2) le mot asdt ou ashdt [= ash-dath] traduit par « loi ardente » alors que la version correcte du passage serait : « de sa droite sortit (non une loi ardente, mais) un feu [ash] conformément à la loi [dath] » , c'est-à-dire le feu d'une flamme qui se communique et se transmet, comme on le voit dans une traînée de substance inflammable. C'est là précisément le fait de l'émanation, telle qu'elle est présentée dans Isis Unveiled [éd. originale, I, XXXII] : « Dans l'évolution, telle qu'on commence maintenant à la comprendre, on suppose qu'il existe dans toute matière une impulsion à prendre une forme supérieure — supposition qui est clairement exprimée par Manu et d'autres philosophes hindous de la plus haute antiquité. [En chimie], l' « arbre des philosophes », qui se développe dans une solution de zinc, illustre bien la chose. La controverse entre les partisans de cette École et les émanationnistes peut s'énoncer brièvement comme il suit : l'évolutionniste arrête toute recherche aux frontières de l' « inconnaissable », l'émanationniste, pour sa part, croit que rien ne peut apparaître par « évolution » [= évoluer] — ou, comme le mot l'indique, sortir d'une matrice, ou naître — sans avoir été au préalable in-volué, ce qui suppose que la vie procède d'une potentialité spirituelle qui domine l'ensemble ». [Glos. Clef de la Th.]

Enfer

En anglais, Hell, terme que les anglo-saxons ont évidemment tiré du nom de la déesse Scandinave Hela, de même que le mot ad, en russe et autres langues slavonnes, vient du grec Hadès, la seule différence à faire étant une question de température : l'enfer est froid chez les Scandinaves et chaud chez les chrétiens. Cependant, même la conception de telles régions surchauffées n'est pas propre aux Européens, beaucoup de gens ayant entretenu l'idée d'un climat dans le monde souterrain — ce que nous sommes en droit de faire si nous localisons notre enfer au centre de la terre. Toutes les religions exotériques — avec les croyances diverses des brâhmanes, bouddhistes, zoroastriens, musulmans, juifs, etc — ont conçu des enfers brûlants et ténébreux, bien que nombre d'entre eux soient plus attirants qu'effroyables. L'idée d'un enfer chaud a été conçue après coup, comme une déformation d'une allégorie astronomique. Chez les Égyptiens, la conception d'un enfer comme lieu de punition par le feu n'est pas antérieure à la 17ème ou la 18ème dynastie, où Typhon s'est transformé, d'un dieu qu'il était, en un diable. Mais quelle que soit l'époque où ils implantèrent cette épouvantable superstition dans le mental des pauvres masses ignorantes, le tableau d'un enfer brûlant, avec des âmes qui y sont tourmentées, est purement égyptien, Râ, le soleil, est devenu le Seigneur de la Fournaise, dans l'enfer des Pharaons appelé Karr, et le pécheur fut menacé de souffrances extrêmes « dans la chaleur des feux infernaux ». D'après le Dr Birch, « il y avait là un lion, appelé le monstre rugissant ». Un autre auteur décrit l'endroit comme le puits sans fond et le lac de feu, où sont jetées les victimes » (à comparer avec l'Apocalypse). Le mot hébreu gaï-hinnom (géhenne) n'a jamais eu, en réalité, le sens que lui a donné l'orthodoxie chrétienne. [Glos. Clef de la Th.]

Esotérique

Ésotérique : Caché, secret. Du grec ésôtérikos « intérieur », tenu caché. [Glos. Clef de la Th.]

Esprit

(Théosophie) - Le pôle divin de l'homme, le Maître intérieur (voir Âlaya), le mot désigne aussi la sphère intérieure (opposée au monde psychique et sensoriel) où s'ouvrent les sens spirituels. La Voix du Silence oppose encore Esprit planétaire et esprit malfaisant (lhamayin). [Glos. Voix du Silence]

Esprit planétaire

(Théosophie) - Expression aux significations diverses. Dans la Voix du Silence, il s'agit du rayon particulier du Logos (considéré comme Soleil spirituel central) auquel se rattache par filiation mystique chaque âme humaine = son « Père », pour ainsi dire. Cf. Secret Doctrine, I, 573-4, où la triade supérieure dans l'homme (voir Triangle sacré) est présentée comme le rayonnement issu d'un Esprit planétaire (ou Dhyânibuddha), toutes les âmes spirituelles nées ainsi du même « Père céleste » demeurant comme des « âmes sœurs » dans toute la longue série de leurs renaissances terrestres. [Glos. Voix du Silence]

Esprits planétaires

Régents et gouverneurs des planètes. Dieux planétaires. [Glos. Clef de la Th.]

Etreté

Être-té : [de l’anglais : Be-ness]. Terme forgé par les théosophes [modernes] pour rendre de façon plus exacte la signification essentielle du mot Sanskrit intraduisible Sat. Ce dernier ne signifie pas « Être », car le terme « Être » présuppose une conscience sensible d'exister. Mais, dans la mesure où Sat s'applique uniquement au principe absolu — universel, inconnu, et à jamais inconnaissable, tel que le postule le panthéisme philosophique, en l'appelant la racine de base du Kosmos, et le Kosmos lui-même — il n'était pas possible de le rendre par le simple mot « Être ». En vérité, Sat n'est même pas « l'Entité incompréhensible », selon la traduction de certains orientalistes, car ce n'est pas plus une « Entité » qu'une « Non-entité » mais plutôt les deux à la fois. Comme il a été dit, c'est l'Être-té absolue, non l'« Être » : c'est l'Un sans second, le tout indivisé et indivisible — la racine de la Nature, tant visible qu'invisible, objective que subjective — cet Un ne pouvant jamais être pleinement compris. [Glos. Clef de la Th.]

Exotérique

[grec : éxôtérikos] - Ouvert, extérieur, public. L'opposé d'ésotérique, ou caché.

Extase

[grec : ékstasis]. Un état psycho-spirituel ; une transe physique qui induit la clairvoyance, et un état béatifique qui amène des visions. [Glos. Clef de la Th.]

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