Samedi 23 Septembre 2017

Mis à jour le Sam. 23 Sep. 2017 à 09:43

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Glossaire des termes Théosophiques

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Terme Définition
Castes

À l'origine, le système des quatre classes héréditaires où se répartissait la population de l'Inde : Brâhmanes, Kshatriya, Vaishya, et Shûdra ; c'est-à-dire, respectivement : (a) descendants de Brahmâ, (b) guerriers, (c) marchands et (d) [serviteurs] employés aux besognes inférieures (agriculture). Cette quadruple répartition a donné lieu à des centaines de sous-divisions et de castes mineures.

Cercle du temps

Voir Kâlachakra.

Chambre

La chambre secrète du cœur évoque l' « espace mystique » (Sanskrit : âkasha, ou vyoman) où « réside le Soi », l'anâhata chakra (le chakra ou lotus du cœur). Voir Brahmapura. [Glos. Voix du Silence]

Chela

(Hindouisme) - Mot hindi, à rattacher au Sanskrit cheta ou cheda (= serviteur, esclave). Disciple au service d'un maître spirituel. En Sanskrit classique : shishya (cf. Bhagavad Gîtâ, l, 3-11,7). Disciple. Élève d'un guru ou d'un sage, fidèle attaché à un adepte quelconque, ou à une École de philosophie.

Chiao men

[Jiao men] (chinois ; Bouddhisme) - La religion instituée (exotérique). Mot orthographié Kiau-men par J. Edkins, C.B., p. 158.

Chi[Ji]

(chinois ; Bouddhisme) - La seconde des Quatre Nobles Vérités. Voir samudaya.

Chrestos

Chrêstos : (grec) – Terme gnostique primitif pour Christ. Dans un sens technique, on le trouve employé, au 5ème siècle av. J.-C, par Eschyle, Hérodote et d'autres. Le premier (voir Choéphores, 901) parle des manteumata pythochrêsta, des « oracles prononcés par un dieu pythien » par la voix d'une pythonisse, le mot pythochrêstos dérivant du verbe chraô [rendre un oracle, ou ordonner par un oracle]. Le mot chrêstêrion [ne signifie pas seulement le siège d'un oracle mais aussi une offrande apportée à l'oracle, ou pour lui. Chrêstês est celui qui explique les oracles, « un prophète, un devin », et chrêstêrios est celui qui sert un oracle ou un dieu. Auteur chrétien des premiers temps, Justin le Martyr [2ème siècle], dans sa première apologie, donne à ses coreligionnaires le nom de chrestiens [chrêstianoï]. Et [l'auteur latin] Lactance (livre IV, chap. VIl) déclare : « C'est seulement par ignorance que les hommes s'appellent "christiens" [christiani] au lieu de "chrestiens" [chrestiani] ». Les termes Christ et christiens, épelés à l'origine Chrest- et chrestiens, furent empruntés aux païens, au vocabulaire des temples. Dans ce vocabulaire, chrêstos désignait un « disciple en probation » , un candidat à l'état d'hiérophante, lorsqu'il l'avait atteint par l'Initiation (en passant par une longue période d'épreuves et de souffrance) et avait été oint (c'est-à-dire « frotté d'huile » comme l'étaient les Initiés, et même les idoles représentant les dieux — en conséquence d'une observance rituelle poussée à l'extrême), le Chrêstos était changé en Christos — le « purifié » dans la langue ésotérique des Mystères. Dans la symbolique mystique, en réalité, Christês ou Christos rendait l'idée que la « voie » (ou le Sentier) avait déjà été parcourue et le but atteint : la tâche laborieuse visant à unir la personnalité évanescente à 1'lNDIVIDUALITÉ indestructible avait porté ses fruits en la transformant ainsi en l'EGO immortel. « Au bout du chemin se tient le Christês », le purificateur ; l'union une fois accomplie, le Chrêstos — « l'homme de douleurs » — devenait Christos lui-même. Paul, l'Initié, le savait — et il a bien ceci en vue, précisément, quand il déclare (ou on le lui fait dire, dans une mauvaise traduction) : « J'éprouve de nouveau les douleurs de l'enfantement, jusqu'à ce que Christ soit formé en vous » (Epitre aux Galates, IV, 19), ce qui signifie en réalité «... jusqu'à ce que vous formiez le Christos en vous-mêmes ». Mais les profanes qui savaient seulement que le mot Chrêstos était lié de quelque manière avec l'idée de prêtre et de prophète, et ignoraient tout du sens caché de Christos, insistèrent, comme Lactance et Justin, pour être appelés chrestiens et non christiens. Ainsi donc, tout individu bon [selon le sens du mot grec chrêstos] peut découvrir le Christ dans son « homme intérieur », d'après l'expression de Paul (Epitre aux Éphesiens, III, 16, 17), qu'il soit juif, musulman, hindou ou chrétien.

Christ

Voir Chrêstos.

Christian Scientist

(anglais) - [Personne attachée à la Christian Science (= « science chrétienne »)]. Néologisme désignant ceux qui exercent l'art de la guérison par la volonté. Le terme [Christian] induit en erreur du fait que n'importe qui, bouddhiste ou juif, hindou ou matérialiste, peut pratiquer cette nouvelle forme de yoga occidental avec un égal succès, s'il est seulement capable de guider et contrôler sa volonté avec suffisamment de fermeté. Les « Mental Scientists » représentent une autre école rivale : ils opèrent en niant absolument l'existence de toute maladie et de tout mal imaginable et déclarent, comme un syllogisme, que puisque l'Esprit Universel ne peut être sujet aux maux de la chair, que, par ailleurs, tout atome est Esprit, et dans l'Esprit, et que, finalement, eux — guérisseurs et patients soignés — sont tous absorbés dans cet Esprit, ou cette Déité, il n'existe pas, et ne saurait exister, une chose comme la maladie. Ce qui n'empêche nullement « Christian Scientists » et « Mental Scientists » de succomber à la maladie et d'entretenir dans leur corps mortel des maux chroniques pendant des années, tout comme les autres mortels ordinaires.

Cinq empêchements

(Bouddhisme) - Sanskrit : nîvarana. Les obstacles intérieurs à la concentration et au discernement. Ce sont, classiquement : désir sensuel, malveillance, torpeur et langueur, agitation et inquiétude, et doute sceptique. Leur maîtrise totale n'est atteinte que par l'arhat. [Glos. Voix du Silence]

Cinq entraves

(Bouddhisme) - Sanskrit : Samyojana. Parmi les causes de renaissance qui enchaînent l'homme, le bouddhisme cite 5 liens « inférieurs » : l) la croyance illusoire à la personnalité (pâl: sakkâyaditthi), 2) le scepticisme, 3) l'attachement aux vains rites et règlements, 4) la soif de sensation, 5) la malveillance. Celui qui s'en affranchit totalement est un anâgâmin. Une autre catégorie d'entraves (les cinq liens « supérieurs ») enchaîne encore aux mondes subtils : s'en libérer c'est devenir un arhat. [Glos. Voix du Silence]

Cinq vertus

(Bouddhisme) – Les Cinq vertues du Bodhisattva : Dans la Voix du Silence, il s'agit probablement des 5 premières paramitâ qui mènent à l'Éveil (bodhi) et à la Sagesse suprême (Prajñâ). Cf. Amitâbha sûtra cité par Edkins, C.B., p. 233. [Glos. Voix du Silence]

Clairaudience

La faculté, innée, ou acquise par entraînement occulte, d'entendre des choses à n'importe quelle distance. [Glos. Clef de la Th.]

Clairvoyance

La faculté de voir avec l'œil intérieur, ou la vision spirituelle. Dans le sens où on l'emploie aujourd'hui, c'est un terme vague, utilisé un peu à la légère, englobant dans ses significations aussi bien la capacité de deviner juste grâce à une sagacité ou une intuition naturelle, que la faculté de vision, qui fut exercée de façon si remarquable par Jacob Boehme et Swedenborg. Cependant, même ces deux grands visionnaires n'ont jamais pu s'élever au-dessus de l'esprit général de la Bible juive et des enseignements sectaires : pour cette raison, ils ont fait de regrettables confusions dans ce qu'ils voyaient et restèrent très en-dessous de la véritable clairvoyance [spirituelle]. [Glos. Clef de la Th.]

Clément d'Alexandrie

Clément d'Alexandrie : [—150/—215 ap. J.-C.]. Père de l'Église et auteur d'écrits volumineux. Il avait été néo-platonicien et disciple d'Ammonios Saccas [Hypothèse plus ou moins empruntée à Alexander Wilder, mais fort peu plausible. Clément, plus âgé qu'Ammonios d'une bonne vingtaine d'années, était devenu un ardent défenseur du christianisme (accusant Platon et les Grecs d'avoir plagié la Bible) quand son cadet a dû commencer à enseigner, dans les dernières années du siècle.]. Il fut l'un des quelques philosophes chrétiens qui vécurent à Alexandrie entre le 2ème et le 3ème siècles de notre ère.

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