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La Crête des Cycles
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La Loi des Cycles

La nature illusoire du temps est la plus commune des expériences humaines. Tout homme sait que certaines heures de sa vie sont plus longues que d'autres ; certaines quinzaines peuvent s'écouler aussi vite qu'un jour tandis que des instants semblent durer une éternité. En réfléchissant sur ce sujet, l'étudiant de la Théosophie arrivera à deux conclusions : 1° au delà de l'illusion du temps, il y a une Réalité ; 2° l'illusion du temps est créée par l'homme lui-même. Ce qui est à la base de chaque moment qui s'écoule, et qui persiste de toute éternité à travers les millénaires, ne peut être que l'Unique Réalité. Voici ce qu'écrit à ce sujet H.P. Blavatsky dans La Doctrine Secrète :

Le Temps n'est qu'une illusion produite par la succession de nos états de conscience tandis que nous évoluons dans la durée éternelle et il ne peut exister là où il n'y a aucune conscience dans laquelle cette illusion puisse être produite ; dans ce cas alors « il gît endormi ». Le Présent n'est qu'une ligne mathématique qui sépare la partie de la durée éternelle que nous appelons l'avenir, de la partie que nous appelons le passé. Rien, sur la terre, n'a une durée réelle, car rien ne reste sans changement (ou dans un état identique) durant ne serait-ce qu'un milliardième de seconde ; et la sensation que nous avons de la réalité de cette division du « temps » connue comme le présent, vient de l'état confus de cet aperçu momentané ou de cette succession d'aperçus des choses que les sens nous donnent, à mesure que ces choses passent de la région des idéaux, que nous appelons l'avenir, à la région des souvenirs, que nous appelons le passé. (The Secret Doctrine, Volume l, page 37)

En résumé, nos idées sur la durée et le temps dérivent toutes de nos sensations selon les lois d'association. Inextricablement liées à la relativité de la connaissance humaine, ces idées ne peuvent cependant avoir d'existence ailleurs que dans l'expérience de l'ego individuel, et elles périssent lorsque son progrès évolutif dissipe la Mâyâ de l'existence phénoménale. Qu'est-ce que le temps, par exemple, sinon la succession panoramique de l'ensemble de nos états de conscience ? Voici, à ce sujet, les paroles d'un Maître : « Je n'aime pas me servir de ces trois mots impropres — Passé, Présent et Futur ! Misérables concepts pour désigner les phases objectives d'un Tout Subjectif ; ils conviennent aussi peu à leur objet qu'une hache au travail d'une fine ciselure ». (The Secret Doctrine, Volume l, page 22).

Le Temps, comme tout ce qui appartient à la manifestation, a trois aspects inséparables comme indiqué dans La Doctrine Secrète, (The Secret Doctrine volume I, pages 18-19). Ces trois aspects du Temps sont le Passé, le Présent et le Futur. L'heure présente, comme ce jour, cette vie, ou ce Manvantara [la période de manifestation d'un Univers] , résulte du passé et est la cause de cycles futurs. La mémoire — jñâna [connaissance acquise] est du passé, l'anticipation — iccha [intention] est du futur, entre les deux il y a l'actif présent — kriya [l'acte à accomplir] qui les relie. Nous nous imaginons vivant dans le passé, vivant dans le futur, nous nous croyons vivant dans le présent alors qu'en réalité nous vivons dans « l'Eternel Présent » et nous l'ignorons.

Tel est le mouvement de la Nature, sous l'emprise de la LOI KARMIQUE : une Nature dans un toujours-présent et en toujours-devenir. En effet, selon les paroles d'un Sage, connues de quelques Occultistes seulement : « LE PRESENT EST L'ENFANT DU PASSE; LE FUTUR, LA PROGENITURE DU PRESENT. ET POURTANT, O MOMENT PRESENT ! NE SAIS-TU PAS QUE TU N'AS PAS DE PARENT ET QUE TU NE PEUX AVOIR D'ENFANT ; QUE TU N'ENGENDRES SANS CESSE QUE TOI-MEME ? AVANT MEME D'AVOIR COMMENCE A DIRE « JE SUIS LA PROGENITURE DE L'INSTANT ECOULE, L'ENFANT DU PASSE » TU ES DEVENU CE PASSE LUI-MEME. AVANT D'AVOIR PRONONCE LA DERNIERE SYLLABE, REGARDE ! TU N'ES PLUS LE PRESENT MAIS VRAIMENT, CE FUTUR. AINSI, LE PASSE, LE PRESENT ET LE FUTUR, SONT L'ETERNELLE TRINITE EN UNE — LA MAHÂMÂYÂ DE L'ABSOLU ETANT. » (The Secret Doctrine, Volume II, page 556).

L'illusion du temps est inhérente à notre constitution complexe. Nous sommes nous-mêmes les créateurs de cycles (périodes de temps définies) ; et les cycles temporels poursuivent leurs révolutions en nous-mêmes. La circulation du sang dans le corps, les pulsations du cœur et le pouls sont des phénomènes cycliques ; les désirs ardents des appétits et leur satisfaction sont cycliques ; maladie et convalescence sont cycliques ; sommeil et veille sont cycliques ; de même que la naissance et la mort ; la vie prénatale est cyclique ; la vie sur terre est également cyclique. Notre civilisation a complètement perdu l'art de vivre enseigné par les Sages du passé, qui était en accord avec les lois des cycles. Cet art faisait le meilleur usage des quatre phases (périodes) de la vie de l'homme : 1°) une période d'étude et de célibat (en sanskrit : brahmâcharya) ; 2°) la vie de famille (grihashta) ; 3°) la vie de contemplation (vanaprashtha) ; 4°) la période d'altruisme actif (sannyasin). De plus, selon les enseignements de la science ésotérique, il y a une vérité cachée dans une expression populaire anglo-saxonne qui associe le chiffre de soixante-dix à la définition de la durée de la vie humaine. D'un certain point de vue, la durée de soixante-dix ans correspond au cycle parfait de sept décennies nécessaires au développement de l'adepte à chacune de ses incarnations. Dans un stade évolutif supérieur, cette durée de dix cycles de sept années, permet l'épanouissement du décuple « Avatar Dhyâni ». Au stade actuel d'évolution de l'homme, ce cycle de soixante-dix ans est aussi à l'œuvre. Il comprend deux parties égales, l'une incluant la naissance et la croissance, et l'autre le déclin et la mort. Chacune de ces parties est divisible à son tour, en cinq périodes de sept ans. La première partie comprend : 1°) la naissance du corps humain ; 2°) la prise en charge de ce corps par la conscience de l'Ego à l'âge de 7 ans ; 3°) la maturation qui, vers 14 ans, atteint l'adolescent, garçon ou fille, dans le domaine affectif et passionnel (Kâma) ; 4°) la fécondation du principe mental qui amène, à 21 ans, l'âge du discernement ; 5°) à 28 ans l'épanouissement spirituel, est le résultat, des expériences et épreuves vécues au cours des quatre périodes précédentes. À 35 ans, le cycle s'inverse, l'homme repassant par les cinq stades mais dans l'ordre inverse, en acquérant alors une maturité effective. Ainsi entre 35-42 ans (période correspondant au cycle 28-35 ans) l'éveil spirituel mûrit et se perfectionne, et ainsi de suite jusqu'à la seconde enfance d'innocence mais non d'ignorance, entre 63 et 70 ans. À vrai dire, de même que notre civilisation n'observe plus les quatre stades de la vie, et qu'il y a une « confusion des castes » en ce kali yuga, de même à notre époque moderne, l'ignorance met à mal la loi indiquée plus haut, au grand détriment de l'individu, et en conséquence de la race tout entière. A la lumière de ce qui vient d'être dit, l'étudiant est invité à lire avec attention les extraits suivants de la Doctrine Secrète :

Quand les orientalistes occidentaux auront bien compris le véritable sens que donne le Rig Veda des divisions du Monde—la double, la triple, la sextuple et la septuple, et particulièrement la division en neuf—alors, le mystère des divisions cycliques concernant le ciel et la terre, les dieux et les hommes, leur apparaîtront bien plus clairement qu'aujourd'hui... Plus d'un médecin a été surpris devant le retour périodique septénaire des cycles d'apparition et de disparition de diverses maladies, et les naturalistes se sont trouvés eux-mêmes très embarrassés pour expliquer cette loi. (The Secret Doctrine, Volume II, page 622).d'accueil

Pour démontrer plus clairement le rôle du chiffre sept dans la Nature, on peut ajouter que, ce chiffre ne régit pas seulement la périodicité des phénomènes de la vie, mais qu'il est aussi à la base de la classification des éléments chimiques, et qu'il est également primordial dans le monde du son et celui de la couleur, comme nous le révèle le spectroscope. (The Secret Doctrine, Volume II, page 627).  top-iconRetour en Hauttop-icon