Samedi 24 Juin 2017

Mis à jour le Sam. 24 Jui. 2017 à 16:25

Tsong-Kha-Pa - Page 2

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Tsong-Kha-Pa
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Dans les livres théosophiques, on cite Tsong-Kha-Pa comme une réincarnation de Gautama le Bouddha et, comme tel, on voit clairement sa fonction de Grand Instructeur de l'Humanité. En conséquence, cette terre de Sagesse du Tibet — et la section orientale où l'antique enseignement exista, et existe encore, dans sa forme pure — est devenue un lieu de demeure terrestre convenant à ce Transmetteur de la Sagesse. Dans la région du Tibet où l'on trouve des noms chantants, comme Amdo, Koko-nor, une femme mit au monde un fils et le consacra au service des Enseignements de la Sagesse. La réponse de ce fils à cette consécration a prouvé la nature de l'Être à qui cette mère avait donné un corps physique. Il consacra cet instrument aux services les plus nobles possibles de ses compagnons et de leurs cadets.

Comme, avec les années, il devenait de plus en plus conscient de sa mission — promulguer et répandre la doctrine bouddhique du grand Gautama — Tsong-Kha-Pa étendit ses regards sur tout ce qui avait été jadis la terre des dieux de la Sagesse, et il trouva que, par le pouvoir des « opposés », le divin dans la population se trouvait confondu avec le démoniaque et était presque écrasé par lui. Le pur Bouddhisme (l'essence même de la nature de ce grand personnage) qui avait été au temps de Gautama « la doctrine inépuisable, secrète et éternelle » — était profané ; « l'art puissant » était perdu. De faux prêtres et des lamas s'étaient multipliés à un tel point qu'un nettoyage complet était nécessaire. Dans ses mains puissantes, Tsong-Kha-Pa éleva le fléau du batteur et le van purificateur. Grâce à ses efforts, comme cultivateur et guerrier, survint une révolution qui chassa de cette terre outragée bien des milliers de moines honteux qui avaient changé leur religion ancestrale en un moulin à prière et une « une marchandise à vendre » (Note 1). Et, pour fortifier ceux qui furent autorisés à rester, il fonda les Gelugpas « Bonnets jaunes, la secte bouddhiste la plus noble et la plus spirituelle du Tibet » ; il fonda aussi « la Fraternité mystique reliée aux chefs de cette secte ».

On trouve, dans les livres théosophiques seulement quelques bribes concernant Tsong-Kha-Pa, — un conte évoquant l'épanouissement d'un merveilleux lotus bleu au moment de sa naissance ; des histoires de l'effet revivifiant de sa chevelure sur le fameux Arbre de Kum-Bum. Inspirantes comme le sont ces histoires, le meilleur moyen de s'en servir c'est d'en faire un pur accompagnement à une recherche plus profonde de l'héritage spirituel de l'Avatar, ou pour mieux dire, de sa lignée.

La prétention à une « immaculée conception » concerne plutôt la vie exotérique de tel ou tel autre Grand Être, et peut donc être considérée comme relativement sans importance. Plus véritablement instructif est le fait d'arriver à reconnaître la réelle nature intérieure d'un tel Être, comme réceptacle et véhicule de ce qu'il fut antérieurement. Même dans une simple tentative en vue de suivre les relations entièrement supraphysiques qu'une telle nature impliquerait, les identités et différenciations en dehors du domaine des sens, il est bon de rappeler la signification réelle de certains mots : comme Fils, Logos, Bouddha.

« Fils », dans les plans supérieurs de pensée, équivaut à émanation ; souvent il signifie le résultat ou la conséquence de la Volonté et du Yoga ; il doit être débarrassé de toute idée d'une nature physique qui lui serait associée.

Quant au Logos, le premier Logos est le « Suprême Bouddha ». C'est le « rayon brillant » que « l'Un inconnu... identique à Parabrahm... émet... de ses ténèbres » (S.D., I, 571). Le premier Logos contient, en puissance, tout ce qui émane de lui. « C'est un centre d'énergie » qui « se lance dans l'existence » (S.D., I, 428). Cette « Sagesse cachée de... l'Un Suprême » (S.D., I, 110) est appelée Avalokiteshvara, — ce mot signifiant « le Seigneur qui regarde d'en haut ». Le terme chinois pour Avalokiteshvara, est Kwan-Shi-Yin ; « interprétés littéralement les mots signifient "Le Seigneur qui est vu", et dans un sens, "le SOI divin perçu par le soi (le Soi humain) — l'Âtman... perçu par... Buddhi, le sixième principe ou Âme divine dans l'homme" » (ibid, I, 471).  top-iconRetour en Hauttop-icon