Dimanche 24 Septembre 2017

Mis à jour le Dim. 24 Sep. 2017 à 09:43

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Le grand livre de la Nature

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Le grand livre de la Nature
V37 p6« [La Théosophie] considère que les livres qui contiennent la vérité la plus évidente par elle-même, sont inspirés (et ne sont pas révélés). Elle considère que tous les livres sont inférieurs au livre de la nature, par suite de l'élément humain qu'ils contiennent. Pour arriver à lire le livre de la nature, et pour le comprendre correctement, les pouvoirs innés de l'âme doivent être hautement développés. Les lois idéales ne peuvent être perçues que par la faculté intuitive ; elles sont au-delà du domaine de l'argumentation et de la dialectique » - Extrait de l’article d’H.P. Blavatsky, « Que sont les Théosophes ? ».
« La pensée matérialiste moderne nie la présence d’un Esprit divin dans la Nature, et de tout élément Divin dans l’homme. […] [Nos érudits de toutes disciplines] tuent la vérité et défigurent les conceptions métaphysiques » - Traduction d’un extrait de l’article d’H.P. Blavatsky, « The Negators of Science ».

La nature
V37 p3b« La « nature » est simplement la somme de l’interdépendante et interrelation de tous les êtres. C'est un terme pour désigner la perception de l'interrelation et de l'interconnexion entre les êtres et la force qui jaillit d'eux ; c'est la somme des effets de toutes les forces mises en mouvement par les êtres intelligents de différents degrés. Ainsi nous ne devons pas imaginer que la « nature » soit quelque chose qui existe en dehors de l'humanité. » – R. Crosbie, Réponses aux questions sur l’Océan de Théosophie, ch. XV, q./r. 17.
« La Nature préfère consciemment que la matière soit indestructible dans des formes organiques plutôt qu'inorganiques et travaille lentement, mais sans cesse, à la réalisation de cet objectif — l'évolution de la vie consciente à partir de la matière inerte » – W.Q. Judge, L’Océan de Théosophie, p. 142.
« L'homme n'a pas un principe de plus que le plus petit insecte ; il est toutefois le « véhicule d'une Monade complètement développée, soi-consciente et suivant délibérément sa propre ligne de progrès, tandis que chez l'insecte et même chez l’animal le plus élevé, la triade supérieure des principes est absolument dormante. La Monade originale a, par conséquent, cachées en elle, toutes les potentialités de la divinité. […] Ces deux généralisations de la philosophie occulte dotant chaque atome de la potentialité de vie et considérant chaque insecte ou animal comme détenteur des potentialités des plans supérieurs, quoique ces pouvoirs soient encore dormants, ajoutent à la théorie ordinaire de l'évolution selon Spencer, l'élément qui lui manquait précisément, c'est-à-dire l'élément métaphysique et philosophique ; enrichie de la sorte, la théorie devient synthétique.
« La Monade est donc essentiellement et potentiellement la même depuis l'organisme végétal le plus simple en passant par toutes les formes et gradations de la vie animale, jusqu'à l'homme et au-delà. Il y a un épanouissement progressif de ses potentialités de la « Monère » à l'homme et deux plans complets de conscience, les sixième et septième « sens » qui ne sont pas encore développés chez le type moyen d'humanité. Chaque monade enfermée dans une forme et, par conséquent, limitée par la matière, devient consciente sur son propre plan à un degré qui lui est propre. La conscience appartient donc, comme la sensibilité, aussi bien aux plantes qu'aux animaux. La soi-conscience elle, appartient à l'homme, parce que la triade supérieure des principes Atma-Bouddhi-Manas, tout en étant incarnée dans une forme, n'est plus latente mais active. Cette activité est loin toutefois d'avoir atteint son complet développement. Quand cette activité sera plus développée, l'homme sera devenu conscient sur un plan plus élevé encore, il sera doté du sixième sens et d'un rudiment du septième et sera devenu un « dieu », dans le sens que Platon et ses disciples donnaient à ce mot. » – W.Q. Judge, « La synthèse de la science occulte », Cahier Théosophique N°98, pp. 7/8.

La loi universelle d’évolution
V37 p6c« L'ordre entier de la nature témoigne d'une marche progressive vers une vie supérieure. Il y a un plan dans l'action des forces en apparence les plus aveugles. Le processus entier de l'évolution, avec ses innombrables adaptations, en est une preuve. Les lois immuables qui éliminent les espèces faibles et chétives, afin de faire place aux fortes, et qui assurent la « survivance du plus apte », quoique cruelles dans leur action immédiate, tendent toutes vers le grand but. Le fait même que les adaptations aient lieu, que le plus apte survive dans la lutte pour l'existence, démontre que ce que l'on appelle « Nature inconsciente » (1) est en réalité, un agrégat de forces manipulées par des êtres semi-intelligents (élémentaux), guidés eux-mêmes par de Hauts Esprits Planétaires (Dhyân-Chohan) dont l'ensemble collectif forme le Verbum manifesté du Logos non manifesté et constitue, tout en même temps, le MENTAL de l'Univers et sa LOI immuable. »
« (1) Prise dans son sens abstrait, la Nature ne peut être « inconsciente », vu qu'elle est l'émanation de la conscience ABSOLUE et, par conséquent, l'un de ses aspects (sur le plan manifesté). Où est l'homme assez osé pour prétendre refuser à la végétation, et même aux minéraux, une conscience qui leur soit propre ? Tout ce qu'il peut dire c'est que cette conscience est au-delà de sa compréhension. »
La Doctrine Secrète, I, pp. 277/8 – Trad. française : Cahier Théosophique n°173, pp. 18/19.

Reconnaître le pouvoir de Vie Universelle
V37 p1b« H.D. Thoreau signalait qu’il y avait des artistes dans la vie, des personnes qui peuvent changer la couleur d’un jour et en faire quelque chose de magnifique pour tous ceux avec lesquels ils sont en contact. Comme dans tous les arts, nous affirmons qu’il y a des adeptes, des maîtres de la vie qui la rendent divine. N’est-ce pas le plus grand art, que de pouvoir affecter l’atmosphère même dans laquelle nous vivons ? Que ceci soit le plus important se comprend immédiatement, quand nous nous souvenons que chaque personne qui respire la vie affecte l’atmosphère mentale et morale du monde, et aide à colorer la journée de ceux qui sont autour de lui. Ceux qui n’aide pas à élever les pensées et les vies des autres doivent par conséquence soit les paralyser par leur indifférence, soit les tirer fortement vers le bas. Quand ce point est atteint, l’art de vivre est converti en art de la mort ; et nous voyons un magicien noir à l’œuvre. […] Les transcendentalistes américains ont découvert que la vie peut être rendue sublime sans l’aide de circonstances ou de sources extérieures. Évidemment ceci a été découvert de nombreuses fois avant eux, et Emerson n’a fait que reprendre le cri lancé par Épictète. Mais chaque homme doit découvrir ceci à nouveau et par lui-même, et quand il a réalisé cela il sait qu’il restera malheureux s’il ne s’efforce pas de faire de cette possibilité une réalité dans sa vie. Le stoïque devient sublime parce qu’il a reconnu sa responsabilité absolue et n’essaie pas d’y échapper ; le transcendentaliste va plus loin, parce qu’il a foi dans l’inconnu et dans les possibilités nouvelles qui résident en lui. L’occultiste reconnaît pleinement la responsabilité et ne réclame son titre qu’après avoir testé et acquis la connaissance de ses propres possibilités. Le Théosophe sincère, reconnait sa responsabilité et s’efforce de trouver la connaissance, et de vivre, entre temps, en accord avec le plus haut standard dont il soit conscient. » – Extrait de l’article de H.P. Blatvatsky, « 1888 ».

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