Samedi 24 Juin 2017

Mis à jour le Sam. 24 Jui. 2017 à 16:25

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Qu'est-ce que la mort ?

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Qu’est-ce que la mort ? - Enseignement de la Théosophie sur la mort

image2Paradis ou enfer ? (La Clef de la Théosophie, p. 125) : « Nous rejetons absolument [les dogmes du paradis et de l’enfer] tels qu'ils sont décrits dans vos catéchismes ; et nous rejetons par-dessus tout leur caractère éternel. Mais nous croyons fermement à ce que nous appelons la loi de rétribution [loi de karma], ainsi qu'à la justice et la sagesse absolues qui guident cette loi, ou karma. Par conséquent, nous refusons catégoriquement d'accepter cette croyance, aussi cruelle que non philosophique, en une récompense ou une punition éternelle. Avec Horace nous disons :

« Ayons des lois qui contiennent notre colère,
Et punissent le crime d'une peine proportionnée ;
Mais ne fouettez pas jusqu'au sang celui qui, pour sa faute,
Ne mérite qu'un coup de lanière. »

image3Le moment de la mort : « Le dernier souffle laisse sur le visage une expression calme et heureuse, peut-être ; les parents ferment les yeux du défunt - on déclare que c'est la mort. Et pourtant, l'homme n'a fait que commencer à mourir. L'âme doit encore passer à travers d'autres enveloppes, au-delà de ce que peuvent en connaître ses amis, au-delà même du contrôle que pourrait désormais exercer le mourant. Tout dépend maintenant de la ligne qu'il a suivie dans ses pensées, et de leur nature, durant le cours entier de la vie du corps. Car l'âme doit suivre en sens inverse la route qu'elle avait parcourue jusque-là, et le long de la voie sont alignés les souvenirs de toute la vie écoulée ; au fur et à mesure que ces souvenirs se réveillent, ils affectent l'entité qui s'en va, soit en la perturbant et en l'empêchant ainsi de se concentrer sur l'Être Suprême, soit, au contraire, en l'aidant à le faire d'une manière plus parfaite. […] On peut se faire une idée plus parfaite des choses en considérant la vie comme un grand mouvement musical qui s'achèverait en faisant entendre à la fois toutes les tonalités qui avaient été produites dans l'intégralité du morceau, depuis le début. On arriverait ainsi à une combinaison de sons n'exprimant pas les notes les plus aiguës ni les plus graves, ni les plus douces, ni les moins agréables, mais la résultante de toutes. Dans notre cas, cette dernière sonorité représente la vibration définie qui gouverne l'entité, en résonnant dans tout son être et en le plongeant dans l'état auquel elle-même correspond, ou dont elle est la note tonique. Il apparaît ainsi clairement que chaque pensée recèle les possibilités d'une harmonie ou d'une dissonance pour marquer la fin de la vie. » – W.Q. Judge, Notes sur la Bhagavad Gita, pp. 92-3.

image4L’accompagnement et l’aide au mourant – Accepter le départ de l’autre : « L’état d’esprit où se trouve l’homme qui meurt est de la plus grande importance, en raison de l’état anormal et psychique qui est le sien à ce moment. La dernière pensée d’un mourant fait beaucoup pour influencer son futur immédiat. La flèche est prêtre à s’envoler de l’arc, la corde est tendue et le but visé décidera du destin immédiat de la flèche. Heureux celui pour qui « Om est l’arc, le Soi est la flèche, et Brahman [l’Esprit] son but ! » À cet instant sacré, de fortes aspirations spirituelles ou induites par l’exhortation sincère d’un être plein d’une réelle conviction, ou mieux encore pénétré de la divine Gnôsis – protègeront l’âme de celui qui abandonne la vie. Toutefois, je ne dis pas cela pour approuver la superstition d’un « repentir sur le lit de mort », car l’immuable justice et harmonie de la loi karmique ne peut que renvoyer un effet passager à la suite d’une cause passagère […] – H. P. Blavatsly, « Commentary on the la Pistis Sophia ».

L’état de conscience après la mort : « L’impulsion lancée par le cerveau encore vivant s’éteint longtemps après que cet organe a cessé ses fonctions à jamais. Pendant la vie, la machinerie psychique du moi personnel (associée à la contrepartie astrale du corps physique) dépend étroitement de la volonté du cerveau physique […]. Après la mort, il faut un certain temps pour que cette entité psychique astrale développe en elle et mûrisse une sorte de cerveau vaporeux, avant de pouvoir commencer à agir indépendamment. En attendant, quel que soit son destin futur […], aucune action de cette entité ne peut être considérée comme résultant d’une volonté consciente, pas plus que nous ne devons prendre les gestes d’un nouveau-né pour des entreprises sous-tendues par un désir déterminé et conscient » – H.P. Blavatsky, article « Was it “Spirit” or What ? »

La nature triple de l’homme : physique, psychique et spirituelle
Voici un bref aperçu de la classification de la nature réelle de l'homme. Sept principes constituent l’homme réel dans sa nature physique, psychique et spirituelle :

image51° Le corps physique [en sanskrit : rupa]
2° Le principe de vitalité [en sanskrit, le prana jiva],
3° Le corps astral [modèle subtil du corps physique ; en sanskrit le, linga sharira],
4° L'âme animale [le principe des désirs et des passions ; en sanskrit le, kamarupa],
5° L'âme humaine [l’intelligence, le principe pensant ; en sanskrit le, Manas],
6° L'âme spirituelle [le principe de discernement et le véhicule de l(esprit pur et universel ; en sanskrit : Buddhi] ;
7° L'Esprit [en sanskrit, Atma].

« Les désirs et les passions ont deux aspects, l'un inférieur, l'autre supérieur. L'aspect inférieur se révèle lorsque la conscience est constamment et entièrement centrée en bas dans le corps [physique] et le corps astral [ou subtil] ; l'aspect supérieur provient de l'influence de la trinité supérieure du Mental, de Buddhi et de l'Esprit, et de l'aspiration vers cette trinité. Ce quatrième principe [kamarupa] est semblable au signe de la Balance sur la route du soleil à travers le zodiaque; quand le soleil (qui est l'homme réel) arrive à ce signe, il oscille dans la balance. S'il rétrogradait, les mondes seraient détruits; il poursuit sa marche en avant et la race humaine entière s'élève vers la perfection.
« Pendant la vie, les désirs et les passions pénètrent, comme le corps astral, l'homme inférieur tout entier. Comme ce double éthérique de notre personne physique, le corps des désirs et des passions peut être développé ou diminué, affaibli ou fortifié, avili ou purifié. […] »

Résumé du processus de la mort
« Par suite de la séparation naturelle des principes, provoquée par la mort, l'homme entier se trouve en trois parties.

image6« Premièrement : le corps visible qui, avec tous ses éléments, est abandonné sur le plan terrestre où il poursuit sa décomposition, et où tout ce qui est composite se désagrège et restitue avec le temps les éléments aux différents domaines physiques de la nature.
« Deuxièmement : le kamarupa (composé du corps astral et des passions et des désirs) qui, sur le plan astral [en cas de mort naturelle], commence aussitôt à se désagréger. [La séparation entre le kamarupa et la triade supérieure, n’est pas immédiate dans le cas des victimes de morts accidentelles, meurtres, suicides et exécutions par peine capitale : ces entités restent dans le kama loka, le lieu astral intermédiaire, en attente de la seconde mort qui est le moment de la séparation naturelle des principes].
« Troisièmement : l'homme réel - la triade supérieure Esprit-Âme spirituelle-Mental [Atma-Buddhi-Manas] - non sujet à la mort, maintenant hors des conditions terrestres et privé de corps, commence à fonctionner en devachan [état de béatitude] uniquement comme un mental revêtu d'un vêtement très éthéré, dont il se dépouillera quand sonnera l'heure de son retour sur terre. » - Extraits de l’Océan de Théosophie, de W.Q. Judge, pp. 32, 50, 105.

L’attente de la seconde mort et la cohésion des principes
image7« Les suicidés et ceux dont la vie est soudainement fauchée par un accident, par un meurtre légal ou illégal, demeurent en kama loka jusqu'au terme de ce qu'aurait été leur vie si elle n'avait pas été subitement tranchée. Ils ne sont pas réellement morts. Pour qu'il y ait mort normale [c.-à-d., naturelle], il faut l'intervention d'un facteur qui n'est pas reconnu par la science médicale. Les principes de l'être, tels qu'ils ont été décrits dans d'autres chapitres, sont affectés d'une cohésion qui a son propre terme dans le temps, et, ce terme naturel atteint, ils se séparent les uns des autres en suivant leurs propres lois. Cela soulève la grande question des forces de cohésion de l'être humain, question qui à elle seule nécessiterait un volume. […] Cette loi de cohésion agit sur les principes humains. Avant cette fin naturelle, ces principes sont dans l'impossibilité de se séparer. Il est évident que, sauf en ce qui concerne le corps physique, la destruction normale de la force cohésive ne peut être provoquée par des procédés mécaniques. Par conséquent, un suicidé ou une personne tuée par accident, assassinée par un homme ou par ordre de la loi humaine, n'a pas atteint le point où ses autres constituants perdent naturellement leur cohésion, aussi est-il précipité en kama loka en état de mort partielle. Là, les principes qui subsistent doivent attendre que le véritable terme naturel de la vie soit atteint, qu'il s'agisse d'un mois ou de soixante ans. » - Extraits de l’Océan de Théosophie, de W.Q. Judge, p. 113.

L’aventure posthume
L’article « l’Aventure posthume » et la Lettre n°10 d’Horizons Théosophiques sur la mort, résume l’enseignement Théosophique sur la mort, les étapes post mortem et l’assimilation par l’âme des expériences nobles de sa dernière vie.

Lire l’article « L’aventure posthume ».
Lire la Lettre n°10 sur la mort.
Lire la Lettre n°26 : Que se passe-t-il après la mort ?

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