Vendredi 18 Août 2017

Mis à jour le Ven. 18 Août 2017 à 09:43

Retour Cœur de la Théosophie Les vœux et résolutions du Nouvel An

Les vœux et résolutions du Nouvel An

  • PDF
AddThis Social Bookmark Button

La période des vœux

La période la plus propice aux vœux est entre le solstice d’hiver et le quatre janvier
« Nous sommes dans le Solstice d’Hiver, la période de l’année où le Soleil entrant dans le signe du Capricorne, a, depuis le 25 décembre, cessé d’avancer dans l’Hémisphère Sud, et semblable au crabe (le Cancer) il se met à faire marche arrière. C’est à ce moment particulier que chaque année le Soleil naît, et le 25 décembre était le jour de la naissance du Soleil, pour ceux qui habitaient l’Hémisphère Nord. C’est aussi le 25 décembre que se place la Noël, le jour où les Chrétiens disent que le « Sauveur du Monde » est né, et où naquirent des âges avant lui, le Mithra persan, l’Osiris égyptien, le Bacchus grec, l’Adonis phénicien, l’Athis phrygien. Et, tandis qu’à Menphis on montrait au peuple la statue du dieu Jour, sortie de son berceau, les Romains indiquaient sur leur calendrier que le 25 décembre était le jour de natalis solis invicti [la naissance du soleil invaincu]. » - Extrait de l’article de Blavatsky, publié en janvier 1889, « L’année est morte, vive l’année ! »

Le 4 janvier : jour consacré à Mercure, Bouddha ou Thoth-Hermes
« C’est le 4 janvier qui devrait être choisi par les Théosophes – surtout les Ésotéristes – comme le Jour de l’An. Janvier est placé sous le signe du Capricorne, le mystérieux Makara des mystiques hindous – les “Kumaras” qu’on dit s’être incarnés dans l’humanité, sous le dixième signe du Zodiaque. Pendant des âges, le 4 janvier a été consacré à Mercure, Bouddha (1) ou à Thoth-Hermès. Ainsi, tout concourt à en faire une fête que devraient observer tous ceux qui étudient la Sagesse ancienne, qu’ils l’appellent du nom, de Budh ou Budhi, son nom aryen, ou de Mercure, le fils en vérité de Cœlus [Dieu du Ciel] et d’Hécate, ou de magie divine (blanche) et infernale (noire), son nom hellénique, ou bien encore d'Hermès ou de Thoth, son nom Gréco-Égyptien. Ce jour nous paraît de toute façon mieux approprié pour nous qui sommes des serviteurs, que le 1er janvier, le jour de Janus, le “dieu du temps” à deux visages. » - Extrait de l’article de Blavatsky, « Le lendemain du Nouvel An » publié en janvier 1890.
(1) Le 4 janvier étant consacré à Mercure, dont les Grecs firent Hermès. Les Catholiques romains ont inclus St. Hermès dans leur Calendrier. De la même façon, le 9 du même mois ayant toujours été célébré par les païens comme le jour du “soleil vainqueur”. Les Catholiques ont transformé le nom en nom propre, et en ont fait St. Niconor (du Grec nican, conquérir) qu’ils honorent le 10 janvier.

Le signe du Capricorne ou Makara (ou Makaram)
« Il n’est pas facile d’interpréter le mot de Makara (le Capricorne en sanskrit) ; néanmoins il contient en lui-même la clé de son interprétation correcte. La lettre Ma équivaut au nombre 5, et Kara veut dire la main. Maintenant en sanskrit […] le mot karam signifie un côté. Ainsi, Makaram ou Pancharam représente un Pentagone (p.m. : l’étoile à cinq branches ou pentagone représente les cinq membres de l’homme). […]
« Maintenant, Makaram est le dixième signe, et le terme « Dashadisha » est en général employé par ceux qui écrivent le sanskrit pour distinguer les faces ou les côtés de l’univers. Le signe en question veut représenter les faces de l’univers, et il indique que la figure de l’univers est enveloppée par des Pentagones. Si on considère que ces pentagones sont réguliers (en présumant ou supposant que l’univers soit construit symétriquement), la figure de l’univers matériel sera, bien sûr, un dodécaèdre, le modèle géométrique imité par le Démiurge pour construire l’univers matériel. […]
« De plus, Kara peut être considéré comme les triangles extérieurs de l’étoile à cinq branches. Cette figure peut aussi être appelée une sorte de pentagone régulier […]. Si cette interprétation est acceptée le signe en question représente le « microscome ». Bien que le « microscome » ou le monde de la pensée soit réellement représenté par Vrischika (le Scorpion). D’un point de vue objectif le « microscome » est représenté par le corps humain. Makaram peut être considéré comme représentant simultanément, le microcosme et le macrocosme, en tant qu’objets de perceptions externes. » - Subba Row, traduction d’extraits de l’article « The Twelve Signs of he Zodiac ».

Qu’est-ce qu’un vœu ?

Un engagement graduel : souhaits, résolutions, vœux et serments
« L’essence de toute évolution intérieure réside dans la domination graduelle de la nature inférieure par la supérieure. Cela implique beaucoup plus que le contrôle des passions sensuelles, de l’ambition égoïste, et des particularités de tempérament. C’est la substitution des idéaux et intérêts conventionnels qui nous ont jusqu’à présent animés par des idéaux et des intérêts de nature élevés, un déplacement progressif des buts temporels vers des buts éternels, un élargissement de la perception de la vérité dans tous ses aspects, physiques, moraux, spirituels, et une plus grande proximité avec tout ce qui concerne le bien-être de l’humanité dans son ensemble. Cela signifie, aussi, une plus grande manifestation de la volonté sur nos opérations mentales, pour les contrôler, les guider, et les obliger à clarifier progressivement la faculté d’intuition, et pour assurer une croissance volontaire en conscience, but et actions. C’est, en résumé, un renversement par rapport aux pensées humaines courantes telles qu’on peut les voir en nous-mêmes ou chez les autres.
« Une telles transformation doit nécessairement être très lente. C’est comme un changement total dans le corps humain par l’élimination des atomes usés et la sécrétion de nouveaux. […] La croissance intérieure est autant sous le règne de la loi et de l’ordre qu’une croissance dans le monde extérieur. […] Les vœux et les serments, s’ils sont authentiques, sont la reconnaissance formelle d’un état des choses qui existe déjà. […] Comme l’essence du vœu en occultisme est dans la préparation et la volonté du candidat, il importe peu que le vœu ou le serment soit prononcé, ou pas, lors d’une cérémonie devant un supérieur. […] » ‒ Lire tout Article sur les vœux et les serments (traduction du Theosophical Forum, n°61 de 1894).

La préparation : la purification des désirs et l’éveil de la volonté
« Selon l'expression des anciens Hermétistes : " Derrière la volonté se tient le désir ". […] L'homme de bien qui, finalement, atteint le niveau du sage, a dû à un moment donné, dans une de ses nombreuses vies, éveiller en lui le désir de vivre en compagnie d'hommes saints et conserver vivace son désir de progrès pour pouvoir continuer son chemin. Même un Bouddha ou un Jésus a dû, au cours d'une de ses vies, commencer par faire le vœu — qui est un désir — de sauver le monde ou une partie du monde et persévérer, avec ce désir vivace dans son cœur, durant des vies innombrables. […] Du point de vue matériel et scientifique de l'occultisme — considéré comme l'utilisation des pouvoirs intérieurs et cachés de notre nature — si ce principe du désir n'est pas puissant, le maître pouvoir de l'imagination ne peut accomplir son œuvre, car, bien qu'il crée un moule ou une matrice, la volonté ne peut agir à moins qu'elle ne soit mue, dirigée et maintenue à son point culminant par le désir.
« Les désirs et les passions ont donc deux aspects, l'un inférieur, l'autre supérieur. L'aspect inférieur se révèle lorsque la conscience est constamment et entièrement centrée en bas dans le corps et le corps astral ; l'aspect supérieur provient de l'influence de la trinité supérieure du Mental, de Buddhi [l'Âme spirituelle] et de l'Esprit, et de l'aspiration vers cette trinité. Ce quatrième principe [le principe des désirs] est semblable au signe de la Balance sur la route du soleil à travers le zodiaque; quand le soleil (qui est l'homme réel) arrive à ce signe, il oscille dans la balance. S'il rétrogradait, les mondes seraient détruits ; il poursuit sa marche en avant et la race humaine entière s'élève vers la perfection.
« Pendant la vie, les désirs et les passions pénètrent, comme le corps astral, l'homme inférieur tout entier. Comme ce double éthérique de notre personne physique, le corps des désirs et des passions peut être développé ou diminué, affaibli ou fortifié, avili ou purifié. » - L’Océan de Théosophie, de W.Q. Judge, pp. 49-50.
« La volonté agit d'après le désir ou, comme l'exprimaient les plus anciens des penseurs, que “Derrière la volonté se trouve le désir”. […] Pour rendre notre volonté forte, nous devons par conséquent diminuer le nombre de nos désirs. Que ces derniers soient élevés, purs et altruistes, ils nous donneront une volonté puissante.
« Aucune pratique ordinaire ne développera la volonté en elle-même, car elle existe éternellement, complètement épanouie en elle-même. Mais la pratique développera en nous le pouvoir de faire appel à cette volonté qui est nôtre. La Volonté et le Désir se tiennent au seuil de la Méditation et de la Concentration. Si nous désirons la vérité avec l'intensité que nous avons mise, dans le passé, à désirer le succès, l'argent ou le plaisir, nous obtiendrons rapidement le pouvoir de méditer, et nous possèderons aussi celui de nous concentrer. Si nous accomplissons toutes nos actions, importantes ou non, à chaque instant de notre vie, par amour de l'humanité toute entière, comme représentant le Soi Suprême, alors, chaque cellule et chaque fibre du corps et de l'homme intérieur sera orientée vers une direction unique et aboutira à une concentration parfaite. C'est ce qu'exprime cette phrase du Nouveau Testament : “Si l'homme se concentre sur un but unique, le corps entier resplendira de lumière”, et la Bhagavad Gîtâ expose la même idée plus clairement encore, et d'une manière plus intelligible, dans ses différents chapitres. L'un d'entre eux la définit d'une façon très belle, comme l'illumination du Suprême en nous qui, de la sorte, devient visible. Méditons sur ce qui constitue en nous le Soi Supérieur, concentrons-nous sur lui et exerçons toute notre volonté à travailler pour celui qui réside au cœur de tous les humains. » - W.Q. Judge, article « Méditation, concentration, volonté » (Cahier Théosophique n°95, pp. 14-5).

L’imagination créatrice
« L'imagination est le pouvoir du mental humain de fabriquer des images. L'imagination de l'être humain ordinaire n'a pas acquis assez d'entraînement ni de force pour être beaucoup plus qu'une sorte de rêve, mais elle peut être exercée ; elle devient alors le Constructeur dans l'Atelier Humain. Ce stade une fois atteint, elle forme une matrice dans la substance astrale d'où découleront des effets objectifs. L'imagination est, après la volonté, le plus grand pouvoir dans l'ensemble complexe des instruments humains. […] C'est donc la faculté majeure, car la volonté ne peut œuvrer si l'imagination est un tant soit peu faible ou non exercée. » - L’Océan de Théosophie, de W.Q. Judge, pp. 147-8.

Les résolutions et souhaits du Nouvel An

Il y a plusieurs degrés d’engagement qui précèdent le vœu ; ce sont les résolutions et les souhaits.

Les résolutions
La résolution est, peut-être, plus à la mesure de chacun que le vœu parce que le vœu est très engageant. Une résolution, est une image (une aspiration ou un idéal) créée par nos moyens de connaissance, et qui a des règles particulières d’application. Cette image est soutenue par le désir d’atteindre et de mettre en pratique l’image, l’aspiration, ou l’idéal en question.
Une résolution prise et tenue met en mouvement l’homme intérieur, et un certain aspect de sa volonté, et de ses connaissances. Si la résolution aboutie, au moins jusqu’à un certain point, et qu’on a progressé, alors, on peut prendre une résolution supérieure. Si, la résolution n’a pas été tenue, on peut la renouveler ; c’est une question relative à l’homme intérieur qui se mesure lui-même, guidé par son pouvoir moral, son intelligence et son expérience de la vie.
Les résolutions peuvent être très élevées, et plus elles sont élevées, plus leurs effets seront profonds et multiples. Nous pouvons prendre, par exemple, la résolution « d’essayer de devenir plus apte à aider et à instruire les autres ». Cette résolution va transformer notre vie en profondeur. Parce que pour devenir « plus apte à aider et à instruire les autres » il faut commencer par apprendre soi-même ; et, non seulement apprendre, mais, aussi, mettre pratique pour assimiler toutes les nuances que le fait vécu apporte par rapport à la connaissance théorique. Puis, progressivement, on découvrira qu’il faudra tout transformer dans notre vie. Ainsi, la résolution et les actions qui l’accompagnent, vont toucher en profondeur les couches invisibles de notre être et nous permettre de nous transformer.
La Théosophie nous enseigne très clairement que les résolutions généreuses et tenues qui sont faites avec le cœur joyeux, et dans le silence et la paix intérieure, pour le meilleur service de tous, ― à l’image du soleil qui éclaire tous les êtres, sans rien attendre en retour, dans le plus profond du don et de la consécration ― ces résolutions par leurs qualités de vibration animeront, par contagion, le cœur et les intuitions de tous les êtres. Ce sont ces résolutions sur lesquelles la Théosophie nous invite à réfléchir.

Les souhaits
Quant aux souhaits, nous sommes invités à réfléchir à ce que les Sages nous enseignent, sur ce qu’est le véritable but de la vie. Il y a, en effet, un grand souhait que chacun peut faire. C’est de souhaiter aux autres, de tout son cœur, que quoi qu’il arrive, que ceci soit agréable ou désagréable, malheureux ou heureux, que tout par l’être intérieur qui se lève et prend son destin en main, que toute notre vie soit utilisée, pour le meilleur, le bien et le service de toutes les créatures. Ce souhait est entre les mains de chacun.
Ainsi en commençant par des souhaits, et en poursuivant par des résolutions nous nous qualifions pour pouvoir prononcer des vœux. Et, un jour nous pourrons, alors, formuler le Serment qui permettra le plein éveil intérieur et la maîtrise de notre destinée divine, pour le service de la Vie et de toute l’Humanité.

top-iconRetour en Hauttop-icon