Jeudi 27 Juillet 2017

Mis à jour le Jeu. 27 Juil. 2017 à 16:25

Retour Cœur de la Théosophie La spiritualité véritable

La spiritualité véritable

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Approche d’une définition

« La vertu est une noble offrande au Seigneur. Mais tant qu’elle n’est que droiture corporelle et droiture mentale, elle est insuffisante et n’a rien à voir avec la droiture psychique ou vertu de l’âme. L’Être vrai – telles est la vertu de l’âme ; sa vertu est d’être libre. Le corps et le mental ne participent pas à de telles expériences bien qu’ils puissent ultérieurement les refléter. La spiritualité n’est pas la vertu. Sous un aspect elle est l’impersonnalité. Il est tout aussi possible d’être spirituellement « mauvais » que d’être spirituellement « bon ». Ces attributs ne sont conférés à la spiritualité qu’en raison de l’usage qui en est fait, pour ou contre la grande Loi d’évolution, et celle-ci doit finalement prévaloir, parce qu’elle est la loi de la Déité ‒ une expression de la nature et de l’Être de l’Inconnu – et que cette nature est dirigée vers la manifestation, la réalisation de soi et la réabsorption. Tout ce qui contrecarre cette Loi, en luttant pour une existence séparée, doit à la longue succomber. […]
« La spiritualité est donc une condition de l’Être qui ne peut être exprimée par le langage. Appelez-la un taux de vibration, bien au-delà de notre compréhension. Son langage est le langage du mouvement, à son premier stade, et sa perfection transcende les mots et même la pensée. » ‒ W.Q. Judge, Les Lettres qui m’ont aidé, pp. 48/9.
« En réfléchissant sur ces sujets, vous devriez constamment garder en mémoire les trois distinctions très nettes : physique, psychique, et spirituelle ; en vous rappelant toujours que la dernière inclut les deux autres. Tout ce qui est astral est de la nature du psychique, laquelle est en partie matérielle et par conséquent très trompeuse. Mais toutes sont nécessaires car elles sont, elles existent.
« La Déité est soumise à cette loi ou plutôt, c’est la loi de la Déité. La Déité désire l’expérience ou la soi-connaissance qui ne peut être atteinte qu’en marchant, pour ainsi dire, à l’écart du soi. Ainsi, la Déité produit les univers manifestés, qui consistent en matière, nature psychique et esprit. Dans l’Esprit seul réside la grande conscience du tout ; ainsi va-t-il sans cesse émanent et réabsorbant en lui-même, accumulant des expériences si vastes et si énormes que la plume tombe des mains rien qu’en y pensant. » ‒ W.Q. Judge, Les Lettres qui m’ont aidé, pp. 85/6.

Les Lois de la vie spirituelle
La Fraternité universelle : « L’unité et la causalité universelles, la solidarité humaine, la loi de karma et la réincarnation sont les quatre anneaux de la chaîne d’or qui devrait unir l’humanité en une seule famille, en une seule Fraternité universelle. H.P. Blavatsky, La Clef de la Théosophie, p. 247.

La Réincarnation nous apprend que les hommes sont intérieurement des rayons du Divin venant périodiquement sur terre pour l’expérience et l’émancipation de leur âme. Cependant ils sont perçus extérieurement comme des personnalités (persona = masque, en latin) jouant le rôle de Monsieur X ou de Madame Y avec des responsabilités et des fonctions dans la société humaine.
La loi de Karma nous accompagne et nous oriente précisément en ajustant les effets aux causes que nous semons par nos paroles, nos sentiments, nos actions, et même et surtout nos pensées. « Ô toi au cœur patient, prends donc tout ce que le mérite a en réserve pour toi. Ne perds pas courage et contente toi du destin. Tel est ton Karma, le Karma du cycle de tes naissances, la destinée de ceux qui, dans leur douleur et leur affliction, sont nés en même temps que toi, se réjouissent et pleurent de vie en vie, enchaînés à tes actions précédentes ». La Voix du Silence, p. 52.
La loi d’évolution et de solidarité : « Nul n'a jamais été converti à la Théosophie. Si un homme y entre réellement c'est qu'elle est pour lui simplement « une extension de croyances antérieures ». Cela vous montrera la réalité de karma. Car aucune des idées que nous recevons n'est autre chose qu'une extension d'idées antérieures. En d'autres termes, elles sont causes et effets dans une succession sans fin : chacune engendre la suivante et y demeure de façon inhérente. Ainsi, nous sommes tous différents, et certains ont des similitudes entre eux. Mes idées d'aujourd'hui, et les vôtres, sont teintées par celles de notre jeunesse, et ainsi nous poursuivrons sans cesse la ligne inévitable que nous avons tracée dès le début. Bien sûr nous changeons toujours un peu, mais jamais avant que nos vieilles idées aient reçu une extension à d'autres idées. Les fausses idées que l'on écarte de temps en temps ne doivent pas entrer en ligne de compte ; elles jettent pourtant une ombre çà et là. Mais, par l'effet de la Fraternité, nous recevons la connaissance des autres et nous l'examinons jusqu'au point où (si elle nous agrée) elle devient nôtre. Pour ce qui est de vos conclusions personnelles, faites toujours usage de votre discernement. N'adoptez aucun point de vue définitif simplement pour l'entendre énoncé par une personne en qui vous avez confiance : retenez seulement les conclusions qui s'accordent avec votre intuition. Être illusionné, même inconsciemment, par l'influence d'un autre c'est avoir une foi manquant d'authenticité. » ‒ W.Q. Judge, Les Lettres qui m’ont aidé, p. 31.
Coopérer avec la nature : La Voix du Silence nous rappelle : « Vivre au bénéfice du genre humain est le premier pas. Pratiquer les six vertus glorieuses est le second » ‒ « Aide la Nature et travaille avec elle ; et la Nature te considérera comme l’un de ses créateurs et fera sa soumission. Et devant toi elle ouvrira tout grands les portails de ses chambres secrètes et mettra à nu sous tes yeux les trésors cachés dans les profondeurs de son sein pur et vierge. […] Alors Elle te montrera les moyens et le voie, la première porte et la seconde, la troisième et jusqu’à la septième ; et puis le but – au-delà duquel se trouvent, baignées dans la lumière solaire de l’Esprit, des gloires ineffables, et invisibles, sauf à l’œil de l’Ame.» ‒ pp. 50, 29/30.
La loi d’harmonie : Les Cinq Messages aux Théosophes américains nous précise, « L’essence de la Théosophie consiste dans l’harmonisation parfaite du divin et de l’humain dans l’homme dans l’adaptation de ses qualités et de ses aspirations divines et dans leur triomphe sur ses passions animales et terrestres. La bonté, l’absence de tout mauvais sentiment et de tout égoïsme, la charité, la bonne volonté envers tous les êtres, et la justice parfaite envers les autres comme envers soi-même sont ses caractéristiques capitales. Celui qui enseigne la Théosophie prêche l’évangile de la bonne volonté ; et l’inverse est vrai aussi : qui prêche l’évangile de la bonne volonté, enseigne la Théosophie. » ‒ p. 18.

Les vertus divines
Pratiquement, si nous voulons appliquer les principes de la Bhagavad Gita, il faut accomplir chaque tâche qui se présente en abandonnant toute intention quant aux résultats, sans en attendre un bénéfice personnel. En dédiant chaque action en offrande au bien de tous les êtres, nous allégeons les liens du Karma. Elle énumère dans son chapitre 16 (v. 1 à 3), les idéaux d’une vraie vie spirituelle : « Écoute, quels sont les signes de celui dont les vertus sont de qualité divine : l’intrépidité, la sincérité, l’assiduité dans la consécration, la générosité, la maîtrise de soi, la piété et les aumônes, l’étude, l’austérité et la droiture ; la non-violence, le respect de la vérité et l’absence de colère, la résignation, l’égalité d’âme et le silence sur les défauts d’autrui, la compassion universelle, la modestie et la douceur ; la patience, la puissance, la force d’âme et la pureté, la discrétion, la dignité, le pardon des offenses et l’absence d’orgueil. »

Note complémentaires : 

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