Lundi 25 Septembre 2017

Mis à jour le Lun. 25 Sep. 2017 à 09:43

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Il n'y a pas de Religion au-dessus de la Vérité

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La devise adoptée par les Théosophes

family motto

En d'autres mots :

"SATYAT NASTI PARO DHARMAH"
« IL N 'A PAS DE RELIGION (ou LOI) SUPÉRIEURE À LA VÉRITÉ »

La devise des Maharajas de Bénares, fut également adoptée comme devise par la Société Théosophique, au XIXe siècle. Madame Blavatsky rappelle dans l'introduction de son ouvrage majeur la Doctrine Secrète (Volume I, page xli). Elle ajoute, dans la préface, que le « but de l'ouvrage est de sauvegarder de la dégradation les vérités archaïques qui forment la base de toutes les religions et de révéler, dans une certaine mesure, quelle est l'unité fondamentale dont elles sont toutes issues »..
Robert Crosbie fondateur de la Loge Unie des Théosophes, rappelle que le Mouvement Théosophique est soutenu par une volonté unique, celle des Frères Aînés qui, face aux multiples difficultés, « ont apporté ces grandes vérités afin que l'humanité puisse en bénéficier ». « Les visions spirituelles de ces Sages, – fondées sur de véritables explorations accomplies au moyen des sens physiques et spirituels, et par le canal de ces sens, libérés des entraves de la chair aveugle – ont été systématiquement vérifiées et comparées les unes avec les autres, et leur nature soigneusement examinée. Tout ce que n'a pas corroboré l'expérience unanime et collective a été rejeté, tandis que seul a été enregistré comme vérité établie ce qui s'est révélé en accord parfait – et a reçu constamment de nouvelles confirmations – à diverses époques, sous des latitudes différentes, et tout au long d'une incroyable succession d'observations incessantes. » (Extraits de l'article « La volonté créatrice » de Robert Crosbie et de la Clef de la Théosophie de H P Blavatsky, p. 102).

 

Dans cette devise, nous trouvons les mots SATYA et DHARMA :

SATYA (mot sanskrit) est la Vérité Suprême (Glossaire Théosophique).
Dans SATYA, SAT renvoie à La Réalité une, toujours présente dans le monde infini ; l'essence divine qui est, mais dont on ne peut pas dire qu'elle existe, car c'est l'Absoluïté, l'Être-té [Be-ness, en anglais] elle même. « L'être-té » renvoie à l'éternelle et inchangeable essence unique de tous les êtres, « existant » dans le monde des dualités. (Glossaire Théosophique).
DHARMA (mot Sanskrit), est un mot aux sens muliples, dans l'Hindouisme et le Bouddhisme. De la racine dhri, soutenir, préserver, maintenr. Cest l'ordre, ou la Loi, qui soutient l'univers. Pour l'homme : la base universelle de l'éthique et la ligne propre de conduite qu'il doit tenir pour assurer sa destinée divine. La « Loi » ou la doctrine du Bouddha, sos ses deux aspects, exotérique et ésotérique. (Glossaire de La Voix du Silence, H.P.Blavatsky). [cf. Lettre Horizons Théosopque N° 3 sur le Devoir - Dharma]

Dans la présente Lettre, un éclairage est apporté sur la Vérité - SATYA – en rapport avec le tronc commun des Religions et comment atteindre cette Vérité par le sentier du Devoir (DHARMA).

Qu'est-ce que la Vérité ?
« Tout est illusion (maya) en dehors de la vérité éternelle, qui n'a ni forme, ni couleur, ni limitation. » L'éducation moderne fait que « le mental est si plein de subtilités intellectuelles et d'idées préconçues que votre intuition et votre perception naturelle de la vérité se trouvent paralysées... » (La Clef de la Théosophie, pp. 164, 259).
« Or, comme la vérité est un joyau aux faces multiples dont il est impossible de percevoir à la fois toutes les facettes, et puisque en outre, il n'y a pas deux hommes qui puissent voir de la même façon, ne fût-ce qu'une de ces facettes, malgré tout leur désir de discerner la vérité, que peut-on faire pour les aider à la découvrir ? Comme l'homme physique, limité et entravé de tout côté par les illusions, ne peut atteindre la vérité par la lumière de ses perceptions terrestres, nous disons : développez en vous la connaissance intérieure. Depuis l'époque où l'oracle de Delphes disait au chercheur : « Homme, connais-toi toi-même », on n'a plus jamais enseigné une vérité plus grande ou plus importante. Sans cette perception, l'homme restera toujours aveugle pour beaucoup de vérités relatives, et d'autant plus pour la vérité absolue. L'homme doit se connaître lui-même, c'est-à-dire acquérir les perceptions inférieures qui ne trompent jamais, avant de pouvoir se rendre maître d'une vérité absolue. La vérité absolue est le symbole de l'Éternité, et aucun mental fini ne peut saisir l'éternel, par suite, aucune vérité complète ne peut jaillir en lui » (Article « Qu'est-ce que la Vérité », pp. 5-6, H.P.Blavatsky).
« La Vérité est de deux sortes : l'une manifeste et évidente en soi ; l'autre demandant constamment de nouvelles démonstrations et preuves. Lorsque cette deuxième sorte de vérité sera devenue aussi évidente à tous qu'elle est maintenant obscure — et par là même exposée à être défigurée par les sophismes et la casuistique — et lorsque ces deux sortes de vérité seront retournées à leur unité première, alors seulement tous les hommes seront amenés à voir de la même façon. » (La Clef de la Théosophie, p. 74).

Les Vérités Éternelles
Quelques vérités à garder en mémoire :

  • « L'unité et la causalité universelles, la solidarité humaine, la loi de karma, la réincarnation. Ce sont là les quatre anneaux de la chaîne d'or qui devrait unir l'humanité en une seule famille, en une seule Fraternité universelle » (La Clef de la Théosophie, p. 247).
  • « Il importe aussi de faire pénétrer parmi les hommes l'idée que, si la racine de l'humanité est une, il doit exister également une seule vérité qui trouve son expression dans toutes les différentes religions. » (La Clef de la Théosophie, p. 59).

Comment approcher la vérité absolue ?
« Il faut d'abord aimer la vérité pour elle-même. » (Article « Qu'est-ce que la Vérité », Cahier Théosophique n°31, p. 6)
« Le royaume de la vérité absolue n'est pas de ce monde... La vérité absolue est le symbole de l'Éternité, et aucun mental fini ne peut saisir l'éternel, par suite, aucune vérité complète ne peut jaillir en lui. Pour atteindre l'état au cours duquel l'homme la voit et la comprend, nous devons paralyser les sens de l'homme d'argile extérieur. Mais si l'on veut s'approcher ne fut-ce que de vérités terrestres, il faut tout d'abord aimer la vérité pour elle-même, car sans cela on n'arrivera jamais à la découvrir.» (Article « Qu'est-ce que la Vérité », pp. 5-6).
« Ce n'est qu'en étudiant les diverses grandes religions et philosophies de l'humanité, et en les comparant sans passion et sans parti pris, que les hommes peuvent espérer atteindre la vérité.» (La Clef de la Théosophie, p. 72-4).
« En dehors d'un certain état mental hautement spirituel et élevé, au cours duquel l'Homme est un avec le MENTAL UNIVERSEL, il ne peut rien obtenir sur terre, qu'une ou que des vérités relatives, de toutes les philosophies et religions quelles qu'elles soient. » (Article « Qu'est-ce que la Vérité », Cahier Théosophique n°31, p.13)

Le Mouvement Théosophique et les religions
A la fin du XIXème siècle, Madame Blavatsky n'a pas hésité à s'exprimer de la manière suivante :
« La tâche principale de la Société Théosophique a consisté, jusqu'à présent, à raviver l'esprit animant chaque religion, en encourageant et en aidant la recherche en vue de découvrir la vraie signification de ses doctrines et de ses observances. Les théosophes savent que plus profondément on pénètre dans la signification des dogmes et des cérémonies de toutes les religions, plus s'accentue leur similitude fondamentale apparente, jusqu'à ce que finalement leur unité primordiale soit perçue. Cette base commune n'est rien d'autre que la Théosophie — la Doctrine Secrète des âges — qui, diluée et déguisée pour répondre aux aptitudes des masses, et aux exigences des temps, a formé le noyau vivant de toutes les religions. La Société Théosophique considère la réalisation de l'Œuvre qu'elle s'est imposée — le réveil de la spiritualité dans la religion et le développement du sentiment de FRATERNITÉ parmi les hommes. » (Article « Lucifer à l'Archevêque de Cantorbéry », Cahier Théosophique n°132, pp. 1-2)

Connaître la vérité par la découverte progressive de son Devoir (Dharma)
« Là où est la Vérité est aussi la connaissance qui est vraie. » « La Vérité doit se manifester dans nos pensées, dans nos paroles et dans nos actions. » (Extraits des Lettres à l'Âshram de Gandhi)

Se conformer aux règles du Devoir (Dharma)
« Tu dois être prêt à répondre à Dharma, la loi sévère, dont la voix te demandera à ton premier pas, ton pas initial :
« T'es-tu conformé à toutes les règles, ô toi aux espérances sublimes ?
« As-tu accordé ton cœur et ton mental au grand mental et au grand cœur de tout le genre humain ? Car, de même que la voix mugissante du fleuve sacré fait écho à tous les sons de la Nature, ainsi le cœur de celui qui voudrait "entrer dans le courant " doit vibrer en réponse à chaque soupir et à chaque pensée de tout ce qui vit et respire. »
« Suis la roue de la vie ; suis la roue du devoir [Dharma] envers race et famille, ami et ennemi, et ferme ton mental aux plaisirs comme à la douleur. Épuise la loi de la rétribution karmique. Gagne des Siddhi [Vertus] pour ta future naissance. » (Extraits de La Voix du Silence, pp. 69-70)

Chercher la Vérité en répondant à son Devoir (Dharma)
La pratique d'une véritable Fraternité demande une compréhension de la métaphysique relative au Dharma. Il s'agit de suivre un chemin balisé par la spiritualité, l'éthique et l'idéalisme. C'est seulement après que l'échange peut se faire sur le plan de la Vérité seule. Tout compromis sur un niveau inférieur résultera en une vérité partielle. Le but est d'atteindre à la Vérité complète, donc sans compromis.
La raison peut démontrer la vérité dans le sens intellectuel. L'Intuition donne une perception directe de la Réalisation ultime de la Vérité. La Raison et l'intuition doivent être entraînées progressivement et de manière continue. De même que l'exactitude d'une formule mathématique est perçue par tous les mathématiciens sans ambiguïté. Dans la Doctrine Secrète, H.P.Blavatsky compare les Stances à « des formules algébriques abstraites » qui s'adressent directement aux facultés supérieures sous forme de phrases allégoriques. (Extrait de La Doctrine Secrète, version en anglais - page 20).

« Des mots comme karma et dharma ne sont pas compris. Le terme dharma signifie Loi : il est généralement rendu par devoir, ou bien considéré comme ne se rapportant qu'à quelque règle basée sur des conventions humaines, alors qu'il désigne une propriété inhérente aux facultés humaines, ou à l'homme entier, ou même à toute chose dans le cosmos. »
« Le devoir - l'impératif final, le "que devrais-je faire ?" - s'introduit ici et s'intègre au procédé. Il ne s'agit pas d'accomplir n'importe quelle action, ni toutes les actions, ni de faire sans attention vigilante et sans discernement tout ce qui se présente à nous. Il nous faut découvrir quelles sont les actions à accomplir et les faire pour cette raison et non pour quelque résultat que nous espérerions en tirer. Le fait que nous puissions être parfaitement certains du résultat n'est pas une raison pour permettre à notre intérêt de s'y attacher. Ici encore, certains théosophes s'imaginent trouver une grande difficulté. Ils déclarent que si l'on connaît le résultat on est certain de s'y intéresser. Mais c'est précisément la tâche qu'il faut tenter : maîtriser son mental et ses désirs de manière à ne pas être attaché aux résultats.
« Poursuivre cette pratique c'est entreprendre la véritable méditation qui bientôt deviendra permanente. (Notes sur la Bhagavad-Gîtâ, pp. 26, 138-9)

« L'acteur qui accomplit les actions nécessaires sans s'attacher à leurs conséquences, sans désir et sans haine, tient de la nature de la qualité de la vérité — sattva. » (Bhagavad-Gîtâ, ch. 18, v. 9, 23, 26)

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