Vendredi 23 Juin 2017

Mis à jour le Ven. 23 Jui. 2017 à 16:25

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Les Maîtres de Sagesse

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Des hommes hautement développés
« Ces hommes puissants et compatissants sont désignés dans chaque âge, et dans l'histoire de chaque nation, par des noms différents. Ils ont été appelés Initiés, Adeptes, Mages, Hiérophantes, Rois de l'Orient, Sages, Frères et d'autres noms encore. Mais il existe un terme en langue sanskrite qui, lorsqu'il leur est appliqué, les identifie aussitôt et complètement avec l'humanité ; c'est celui de Mahâtma (*).(...) Mme Blavatsky parlant constamment des Mahâtmas comme ayant été ses Maîtres, ceux qui lui avaient donné la connaissance qu'elle possédait. Au début, ils ne furent connus que sous le nom de Frères, mais plus tard, lorsque de nombreux hindous rejoignirent le Mouvement Théosophique, le nom de Mahâtma entra en usage, d'autant plus qu'il s'appuyait sur une longue tradition et un grand nombre d'écrits littéraires hindous. » (L'océan de Théosophie, p. 7)
(*) Ce mot est composé de Mahâ, grand, et d'Âtma, âme ; il signifie dons grande âme, et comme tous les hommes sont des âmes, ce qui distingue le Mahâtma, c'est sa grandeur.

« Mahâtma » un nom venu d'Orient
« Il existe en Inde une croyance répandue — qui apparaît au mental occidental comme une très étrange superstition — à propos de personnages merveilleux qui, à ce qu'on dit, auraient un âge immense et se tiendraient retirés du monde, en des endroits inaccessibles au voyageur ordinaire. Cette tradition persiste depuis si longtemps là-bas que le nom donné à ces êtres est parfaitement connu en sanskrit: c'est le mot « Mahâtma », composé de mahâ, grand, et âtma, âme. La croyance en l'existence de tels êtres n'est d'ailleurs pas limitée aux ignorants : elle est partagée par les gens instruits de toutes les castes. Les classes inférieures considèrent les Mahâtmas comme des sortes de dieux, et font grand cas de leurs pouvoirs merveilleux et de leur âge avancé. Les pandits (c'est-à-dire la classe instruite), et les hindous cultivés en général, s'en font une autre idée; ils disent que les Mahâtmas sont des hommes ou des âmes possédant un savoir illimité concernant les lois naturelles ainsi que l'histoire et le développement de l'homme. Ils prétendent aussi que les Mahâtmas (...) ont conservé la connaissance de toutes les lois de la nature depuis des âges, non seulement par la tradition qu'ils ont transmise parmi leurs disciples, mais aussi sous la forme d'archives réelles et de bibliothèques existant ici et là dans les nombreux temples et galeries creusés sous terre en Inde. Certains croyants affirment aussi qu'il y a des collections de livres et d'archives en certains lieux retirés, dans toute la partie du Tibet inconnue des Européens, et dont l'accès n'est possible qu'aux Mahâtmas et aux Adeptes. » (Echos de l'Orient, pp. 17/8)

Une âme élevée à la perfection
« La foi accordée à une théorie aussi universelle s'appuie sur l'ancienne doctrine hindoue qui considère l'homme comme un être spirituel — en d'autres termes, comme une âme — laquelle revêtirait différents corps, de vie en vie sur terre, afin d'arriver finalement, après une longue suite d'expériences répétées, à une connaissance si parfaite qu'elle lui permettrait de s'incarner dans un corps digne d'être l'habitat d'un Mahâtma, ou âme élevée à la perfection. Alors, est-il affirmé, cette âme particulière deviendrait une aide spirituelle pour l'humanité. Et de plus, en gagnant ainsi l'état de perfection, ces hommes seraient censés posséder la vérité au sujet de la genèse des mondes et des systèmes, comme aussi du développement de l'homme, sur notre planète ou sur d'autres. » (Echos de l'orient, p. 18)

La constitution de l'homme et du Maître
« Un MAHÂTMA est un être qui, par une éducation et un entraînement spéciaux, a développé ses facultés supérieures et a atteint cette connaissance spirituelle que l'humanité ordinaire n'acquerra qu'après avoir passé par d'innombrables séries de réincarnations, au cours de l'évolution cyclique, pourvu qu'elle n'aille pas à l'encontre des buts de la Nature et ne provoque pas son annihilation. Ce processus d'évolution du MAHÂTMA, grâce à ses propres efforts, s'étend sur un certain nombre d'« incarnations », bien que d'une façon relative ce nombre soit assez restreint. Mais qu'est-ce donc qui s'incarne ? La doctrine occulte, pour autant qu'elle ait été divulguée, montre que les trois premiers véhicules [(*) : voir ci-dessous le tableau de la nature septuple de l'homme - La Clef de la Théosophie, pp. 107/8] meurent plus ou moins lors de ce qu'on appelle la mort physique. Le quatrième véhicule, uni à la partie inférieure du cinquième, dans laquelle résident les tendances animales, a pour habitat le Kâma Loka où il subit les souffrances de la désagrégation, en proportion de l'intensité de ses désirs inférieurs, tandis que le Manas supérieur, l'homme pur, qui est associé aux sixième et septième véhicules, entre en Devachan pour y jouir des effets de son bon Karma, après quoi il se réincarne en tant qu'une individualité supérieure. Nous voyons maintenant qu'une entité qui subit l'entraînement occulte dans ses incarnations successives, se débarrasse graduellement (à chaque incarnation) de ce Manas inférieur, jusqu'à ce qu'il arrive un moment où son Manas tout entier, étant d'une nature complètement élevée, est centré dans l'individualité supérieure ; un tel être peut alors être considéré comme un MAHÂTMA. Au moment de la mort physique, ses quatre véhicules inférieurs périssent sans souffrance, car ils sont vraiment pour lui, semblables à des vêtements qu'on met et enlève à volonté. Le MAHÂTMA réel n'est donc pas le corps physique, mais ce Manas supérieur qui est indissolublement uni à l'Atma et à son véhicule (6e principe), une union qu'il effectue en un temps relativement court, en subissant le processus d'évolution grâce à ses propres efforts, tel que l'enseigne la Philosophie Occulte. » (H.P. Blavatsky, article « Mahamas et Chélas », Cahier Théosophique n°85.)
constitution septuple-1
 Le cycle de l'évolution vise à produire l'homme parfait

« Les Frères Aînés de l'humanité sont des hommes qui ont atteint un stade de perfection dans des périodes d'évolution antérieures. Les évolutionnistes modernes ignorent le nombre de ces périodes de manifestation mais elles étaient connues non seulement des anciens hindous mais aussi des grands esprits et des hommes éminents qui instituèrent les Mystères de la Grèce et les perpétuèrent sous leur forme primitive, pure et non dégradée. Les périodes de manifestation des univers visibles hors du Grand Inconnu sont éternelles dans leurs allées et venues. Elles alternent avec des périodes égales de silence et de repos dans l'Inconnu. Ces vagues puissantes ont pour but la production de l'homme parfait, l'évolution de l'âme, chaque nouvelle vague marquant toujours l'augmentation du nombre des Frères Aînés. La vie du moindre d'entre les hommes illustre ces alternances par le jour et la nuit, la veille et le sommeil, la naissance et la mort, "car ces deux, la lumière et les ténèbres, le jour et la nuit, sont les voies éternelles du monde ". » (L'océan de Théosophie, p. 6)

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