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Mis à jour le Jeu. 27 Juil. 2017 à 16:25

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Dharma - Le devoir

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« Dharma est un terme sanskrit traduit par " devoir ", mais il a une portée et un sens beaucoup plus larges dans la philosophie orientale que ce qui est accordé communément à ce mot.

Le devoir est ce qui nous incombe. Parfois, il est déterminé par les autres ou selon leurs opinions ; parfois, certains considèrent le " devoir " comme une contrainte ou bien une chose pénible — à éviter par conséquent.

Cependant il nous faut saisir le sens de Dharma tel qu'il est employé par Krishna dans la Bhagavad-Gîtâ. Dharma signifie " la loi sacrée ", l'accomplissement de notre destinée karmique au fil de nombreuses incarnations, l'épuisement et l'élimination des défauts qui nous ont ramenés à la vie terrestre dans les conditions qui sont notre lot actuel et que nous devrions considérer et reconnaître comme les opportunités nécessaires à notre progrès ultérieur. C'est pourquoi l'un des grands Instructeurs a écrit : " Le devoir est le talisman royal ; à lui seul, le devoir nous mènera au but " » (1)

William Quan Judge ajoute : « le terme dharma signifie Loi : il est généralement rendu par devoir, ou bien considéré comme ne se rapportant qu'à quelque règle basée sur des conventions humaines, alors qu'il désigne une propriété inhérente aux facultés humaines, ou à l'homme entier, ou même à toute chose dans le cosmos. C'est ainsi que l'on dit que le " devoir " - ou dharma — du feu est de brûler. Toujours, le feu brûle, et de cette manière remplit tout son devoir, n'ayant pas de conscience, tandis que l'homme est le seul à pouvoir retarder son " voyage au cœur du Soleil », en refusant d'accomplir son dharma dûment déterminé et parfaitement évident. » (2)

Comme le rappelle le Sage Krishna, il est important de considérer la nécessité de l'action car on ne peut pas rester inactif :
« Si, plein de suffisance, tu disais : " Je ne veux pas combattre ", une telle détermination se révélerait vaine, car les principes de ta nature te pousseront à le faire. Lié à tes devoirs naturels par tout le karma passé, tu feras involontairement et par nécessité ce que dans ta folie tu ne voulais pas faire, ô fils de Kuntî." » (3)

Aussi, il faut arriver à distinguer le périmètre de son propre dharma, désigné par la notion de svadharma, car le karma de chacun est différent :
« Même dépourvu d'excellence, l'accomplissement des devoirs qui incombent en propre à un homme de par sa nature vaut mieux que l'accomplissement, même parfait, du devoir d'autrui ; et celui qui remplit les devoirs imposés par sa nature n'encourt pas le péché. » (4)

D'où la nécessité d'acquérir la connaissance spirituelle pour le juste accomplissement du devoir dans la découverte progressive du dharma :
« Les sages eux-mêmes ont été induits en erreur sur ce qui est action et inaction ; je vais donc t'expliquer ce qu'est l'action, et cette connaissance te délivrera du mal. L'homme doit bien apprendre quelle est l'action qui doit être accomplie, celle qui ne doit pas l'être, et en quoi consiste l'inaction. Le sentier de l'action est obscur. Celui qui reconnaît l'inaction dans l'action et l'action dans l'inaction est sage parmi les hommes ; c'est un fidèle véritablement consacré qui accomplit parfaitement toutes les actions. » (5)

Notes :
(1) Notes sur la Bhagavad Gita, page 26, éd. Textes Théosophiques, Paris.
(2) Ibid, page 236.
(3) La Bhagavad Gita, Ch. XVIII, v. 59, trad. de W.Q. Judge, éd. Textes Théosophiques, Paris.
(4) Ibid. Ch. XVIII, v. 48.
(5) Ibid, Ch. IV, v.16-18.

Voici l'adage du Maharaja de Bénarès : « Il n'y a pas de religion au-dessus de la vérité » "Satyat nasti paro Dharmah"