Dimanche 24 Septembre 2017

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Cœur de la Théosophie

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Le grand livre de la Nature

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Le grand livre de la Nature
V37 p6« [La Théosophie] considère que les livres qui contiennent la vérité la plus évidente par elle-même, sont inspirés (et ne sont pas révélés). Elle considère que tous les livres sont inférieurs au livre de la nature, par suite de l'élément humain qu'ils contiennent. Pour arriver à lire le livre de la nature, et pour le comprendre correctement, les pouvoirs innés de l'âme doivent être hautement développés. Les lois idéales ne peuvent être perçues que par la faculté intuitive ; elles sont au-delà du domaine de l'argumentation et de la dialectique » - Extrait de l’article d’H.P. Blavatsky, « Que sont les Théosophes ? ».
« La pensée matérialiste moderne nie la présence d’un Esprit divin dans la Nature, et de tout élément Divin dans l’homme. […] [Nos érudits de toutes disciplines] tuent la vérité et défigurent les conceptions métaphysiques » - Traduction d’un extrait de l’article d’H.P. Blavatsky, « The Negators of Science ».

La nature
V37 p3b« La « nature » est simplement la somme de l’interdépendante et interrelation de tous les êtres. C'est un terme pour désigner la perception de l'interrelation et de l'interconnexion entre les êtres et la force qui jaillit d'eux ; c'est la somme des effets de toutes les forces mises en mouvement par les êtres intelligents de différents degrés. Ainsi nous ne devons pas imaginer que la « nature » soit quelque chose qui existe en dehors de l'humanité. » – R. Crosbie, Réponses aux questions sur l’Océan de Théosophie, ch. XV, q./r. 17.
« La Nature préfère consciemment que la matière soit indestructible dans des formes organiques plutôt qu'inorganiques et travaille lentement, mais sans cesse, à la réalisation de cet objectif — l'évolution de la vie consciente à partir de la matière inerte » – W.Q. Judge, L’Océan de Théosophie, p. 142.
« L'homme n'a pas un principe de plus que le plus petit insecte ; il est toutefois le « véhicule d'une Monade complètement développée, soi-consciente et suivant délibérément sa propre ligne de progrès, tandis que chez l'insecte et même chez l’animal le plus élevé, la triade supérieure des principes est absolument dormante. La Monade originale a, par conséquent, cachées en elle, toutes les potentialités de la divinité. […] Ces deux généralisations de la philosophie occulte dotant chaque atome de la potentialité de vie et considérant chaque insecte ou animal comme détenteur des potentialités des plans supérieurs, quoique ces pouvoirs soient encore dormants, ajoutent à la théorie ordinaire de l'évolution selon Spencer, l'élément qui lui manquait précisément, c'est-à-dire l'élément métaphysique et philosophique ; enrichie de la sorte, la théorie devient synthétique.
« La Monade est donc essentiellement et potentiellement la même depuis l'organisme végétal le plus simple en passant par toutes les formes et gradations de la vie animale, jusqu'à l'homme et au-delà. Il y a un épanouissement progressif de ses potentialités de la « Monère » à l'homme et deux plans complets de conscience, les sixième et septième « sens » qui ne sont pas encore développés chez le type moyen d'humanité. Chaque monade enfermée dans une forme et, par conséquent, limitée par la matière, devient consciente sur son propre plan à un degré qui lui est propre. La conscience appartient donc, comme la sensibilité, aussi bien aux plantes qu'aux animaux. La soi-conscience elle, appartient à l'homme, parce que la triade supérieure des principes Atma-Bouddhi-Manas, tout en étant incarnée dans une forme, n'est plus latente mais active. Cette activité est loin toutefois d'avoir atteint son complet développement. Quand cette activité sera plus développée, l'homme sera devenu conscient sur un plan plus élevé encore, il sera doté du sixième sens et d'un rudiment du septième et sera devenu un « dieu », dans le sens que Platon et ses disciples donnaient à ce mot. » – W.Q. Judge, « La synthèse de la science occulte », Cahier Théosophique N°98, pp. 7/8.

La loi universelle d’évolution
V37 p6c« L'ordre entier de la nature témoigne d'une marche progressive vers une vie supérieure. Il y a un plan dans l'action des forces en apparence les plus aveugles. Le processus entier de l'évolution, avec ses innombrables adaptations, en est une preuve. Les lois immuables qui éliminent les espèces faibles et chétives, afin de faire place aux fortes, et qui assurent la « survivance du plus apte », quoique cruelles dans leur action immédiate, tendent toutes vers le grand but. Le fait même que les adaptations aient lieu, que le plus apte survive dans la lutte pour l'existence, démontre que ce que l'on appelle « Nature inconsciente » (1) est en réalité, un agrégat de forces manipulées par des êtres semi-intelligents (élémentaux), guidés eux-mêmes par de Hauts Esprits Planétaires (Dhyân-Chohan) dont l'ensemble collectif forme le Verbum manifesté du Logos non manifesté et constitue, tout en même temps, le MENTAL de l'Univers et sa LOI immuable. »
« (1) Prise dans son sens abstrait, la Nature ne peut être « inconsciente », vu qu'elle est l'émanation de la conscience ABSOLUE et, par conséquent, l'un de ses aspects (sur le plan manifesté). Où est l'homme assez osé pour prétendre refuser à la végétation, et même aux minéraux, une conscience qui leur soit propre ? Tout ce qu'il peut dire c'est que cette conscience est au-delà de sa compréhension. »
La Doctrine Secrète, I, pp. 277/8 – Trad. française : Cahier Théosophique n°173, pp. 18/19.

Reconnaître le pouvoir de Vie Universelle
V37 p1b« H.D. Thoreau signalait qu’il y avait des artistes dans la vie, des personnes qui peuvent changer la couleur d’un jour et en faire quelque chose de magnifique pour tous ceux avec lesquels ils sont en contact. Comme dans tous les arts, nous affirmons qu’il y a des adeptes, des maîtres de la vie qui la rendent divine. N’est-ce pas le plus grand art, que de pouvoir affecter l’atmosphère même dans laquelle nous vivons ? Que ceci soit le plus important se comprend immédiatement, quand nous nous souvenons que chaque personne qui respire la vie affecte l’atmosphère mentale et morale du monde, et aide à colorer la journée de ceux qui sont autour de lui. Ceux qui n’aide pas à élever les pensées et les vies des autres doivent par conséquence soit les paralyser par leur indifférence, soit les tirer fortement vers le bas. Quand ce point est atteint, l’art de vivre est converti en art de la mort ; et nous voyons un magicien noir à l’œuvre. […] Les transcendentalistes américains ont découvert que la vie peut être rendue sublime sans l’aide de circonstances ou de sources extérieures. Évidemment ceci a été découvert de nombreuses fois avant eux, et Emerson n’a fait que reprendre le cri lancé par Épictète. Mais chaque homme doit découvrir ceci à nouveau et par lui-même, et quand il a réalisé cela il sait qu’il restera malheureux s’il ne s’efforce pas de faire de cette possibilité une réalité dans sa vie. Le stoïque devient sublime parce qu’il a reconnu sa responsabilité absolue et n’essaie pas d’y échapper ; le transcendentaliste va plus loin, parce qu’il a foi dans l’inconnu et dans les possibilités nouvelles qui résident en lui. L’occultiste reconnaît pleinement la responsabilité et ne réclame son titre qu’après avoir testé et acquis la connaissance de ses propres possibilités. Le Théosophe sincère, reconnait sa responsabilité et s’efforce de trouver la connaissance, et de vivre, entre temps, en accord avec le plus haut standard dont il soit conscient. » – Extrait de l’article de H.P. Blatvatsky, « 1888 ».

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Le Soleil spirituel symbole du Soi Supérieur

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L’invocation du Soleil dans la Gayatri
La prière exprimée dans les vers la Gayatri (petite prière mystique de l’hindouisme) : « “Dévoile la face du Vrai Soleil”, fait appel au Soi Supérieur pour qu'il luise en nous et accomplisse son œuvre d'illumination. Ce vers révèle aussi […] que le soleil que nous voyons n'est pas le vrai soleil, et que la lumière de l'intellect n'est pas le vrai soleil de notre être moral. Nos ancêtres des temps lointains savaient comment tirer du Soleil visible les forces contenues dans le Soleil Réel. Nous l'avons momentanément oublié, parce que notre évolution […] a interposé un écran entre le Soleil et nous. »
« “Que cache maintenant un vase de Lumière d'Or”, c'est-à-dire que la lumière du Soleil Réel, le Soi Supérieur, est cachée par le sang contenu dans le vase du corps mortel. Le sang se présente sous deux aspects, dont on ne parle pas ici, l'un étant une aide à la perception, l'autre étant un obstacle. Par lui, on signifie ici les passions et les désirs, Kama, le soi personnel, la soif de vivre. C'est cela qui nous voile la vraie lumière. Tant que le désir et la personnalité resteront puissants, la lumière sera trouble, et nous prendrons les mots pour la connaissance, et la connaissance pour ce que nous souhaitons connaître et réaliser. »
V36 4« Le but de cette prière, c'est de pouvoir arriver à faire tout notre devoir, après avoir acquis la vérité, tandis que nous progressons dans notre voyage vers le Centre Sacré. Tel est notre pèlerinage, que nous devons accomplir non pas seul et égoïstement, mais avec l'humanité tout entière. Car le Centre Sacré n'est pas le ciel brahmanique d'Indra, ni le paradis chrétien égoïste, acquis sans mérite, tandis que les méritants souffrent les peines de l'enfer. C'est ce lieu où tous se réunissent, où tous ne font qu'un. C'est là, et alors, que les trois grands sons du premier mot de la prière se fondent en un seul, sans aucun son. Voilà la seule prière véritable, la seule aspiration rédemptrice. » – W.Q. Judge, article « Un commentaire sur la Gayatri », Cahier Théosophique, n°94, pp. 15-16.

Réponses à des questions
Le soleil n'a-t-il pas une grande quantité de pouvoir de vie ?

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L’œuvre de H.P. Blavatsky

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Un enseignement synthétique et universel
« Ses enseignements principaux peuvent se résumer dans les propositions suivantes :

‒ La Morale est basée sur la LOI et les faits.
‒ La Loi Morale est la Loi Naturelle.
‒ L'Évolution assure l'accomplissement de la Justice.

« L'identité fondamentale de toutes les âmes avec la Sur-Âme » rend possible la contagion morale, grâce au milieu psychique subtil.
« L'Identité Spirituelle de tous les êtres implique que la Fraternité Universelle est le seul sentier que puissent suivre ceux qui cherchent la vérité.
« Elle ne croyait pas à l'appel au sentiment. Elle avait vu l'échec de celui-ci dans le cas des religions ; elle avait constaté que notre civilisation moderne en faisait fi, que le sentimentalisme ne constituait aucune base solide pour la Volonté qui anéantit toute tentation de la chair ni pour la Foi capable de déplacer les montagnes.
« C'est pourquoi elle enseigna l'aspect et la portée scientifiques du péché ; pourquoi elle enseigna que la Loi Universelle s'oppose strictement dans tousv35 imagea les domaines au péché et en punit la commission, et montra comment le libre arbitre de l'homme est contrebalancé par l'affirmation suivante : « La vengeance m'appartient, dit la Loi, je rendrai à chacun son dû » […].
« Elle prêcha la Justice et le vrai discernement, la Miséricorde et l'Amour. […] Par-dessus tout, elle enseigna que « ceux qui sont purs de cœur voient Dieu », et elle l'enseigna comme un fait scientifique ; elle démontra que cette vision était possible matériellement, pourrait-on dire, aussi bien que spirituellement, grâce aux lois spirituelles agissant dans la Substance une, et en prouvant ce fait, elle exalta notre courage jusqu'au-delà des plus lointaines étoiles visibles. » - Extraits de l’article de W.Q. Judge, « Morte, Elle nous parle encore ».

Eléments biographiques et bibliographiques
Voici deux liens vers des documents biographiques et bibliographiques :
Aperçus biographiques de H.P. Blavatsky (1831 - 1891)
‒ Article de W. Q. Judge, « The Esoteric She » [L’ésotérique Elle]
‒ Article de H.P. Blavatsky, « Mes livres ».

v35 imagebIl est intéressant de lire les dédicaces de ses principaux ouvrages :

- Isis Dévoilée : « L’auteur dédie cet ouvrage à la Société Théosophique qui fût fondée à New York en 1875, pour l’étude des sujets qu’il traite ».
- La Doctrine Secrète : « Je dédie cet ouvrage à tous les vrais Théosophes de tous pays et de toute race parce qu’ils l’ont suscité et c’est pour eux qu’il fût rédigé ».
- La Clef de la Théosophie : « Dédié par “H.P.B.” à tous ses élèves afin qu’ils puissent apprendre et enseigner à leur tour ».
- La Voix du Silence : « Dédié au Petit Nombre ».

H.P. Blavatsky et la religion

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La déité dans la nature

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Qu’est-ce que la Nature ?
Image 2Le sens du mot Nature « si on s'en tient à l'étymologie usuelle du latin Natura, [signifie], réalité en devenir, de nasci, naître. Lorsque nous parlons de la Déité, et que nous disons qu'elle est identique, donc co-existante, avec la Nature, c'est de la nature éternelle et incréée que nous parlons, non de votre ensemble d'ombres passagères et de chimères finies. […] Notre DÉITÉ n'est ni au paradis, ni dans un arbre, une montagne ou un bâtiment particuliers, mais partout, dans tout atome du Cosmos visible ou invisible, à l'intérieur, au-dessus et autour de chaque atome invisible et de chaque molécule divisible, car cette réalité — CELA — est le pouvoir mystérieux de l'évolution et de l'involution, la potentialité créatrice, omniprésente, omnipotente et même omnisciente ». – H.P. Blavatsky, La Clef de la Théosophie, p. 80.
« La Nature est une unité triple : il y a une nature visible objective ; une nature invisible, intérieure et source d'énergie, le modèle exact de la précédente et son principe vital ; et, au-dessus de ces deux aspects, l'Esprit, source de toutes forces [ou énergies], seul éternel et indestructible. Les deux natures inférieures sont en constant changement mais non la troisième. » – H.P. Blavatsky, Isis dévoilée, (Cahier Théosophique n°176, p. 1).
« La racine de toute la Nature, objective et subjective, et de tout ce qui peut exister d'autre dans l'univers, visible et invisible, est, a été, et sera toujours une essence unique absolue, d'où tout émane et au sein de laquelle tout retourne. » – H.P. Blavatsky, La Clef de la Théosophie, p. 57.

Toute la nature est sensible et progresse
Image 3« La Théosophie enseigne que l'homme est une âme, que la nature entière est sensible, que l'immense variété des objets et des hommes n'est pas faite de simples groupements d'atomes fortuitement rassemblés et qui ainsi, sans loi, développent eux-mêmes la loi, mais que jusqu'au plus petit atome tout est âme et esprit en perpétuelle évolution sous le règne de la loi inhérente au tout. Comme les anciens, la Théosophie enseigne que le cours de l'évolution est le drame de l'âme et que la nature n'existe que pour son expérience. » […] « Karma est le nom adopté par les théosophes pour désigner une des lois les plus importantes de la nature. Opérant sans cesse, cette loi agit également sur les planètes, les systèmes planétaires, les races, les nations, les familles et les individus. » […] « La Nature préfère consciemment que la matière soit indestructible dans des formes organiques plutôt qu'inorganiques et travaille lentement, mais sans cesse, à la réalisation de cet objectif — l'évolution de la vie consciente à partir de la matière inerte. » ‒ W.Q. Judge, L’Océan de Théosophie, pp. 2, 93, 142.
« Toute chose dans l'Univers, dans tous ses règnes, est CONSCIENTE, c'est-à-dire, douée d'une conscience de sa propre espèce et sur son propre plan de perception. Il faut nous rappeler, nous autres humains, que ce n'est pas parce que nous ne percevons aucun des signes - que nous puissions reconnaître - de la conscience, par exemple dans les pierres, que nous avons le droit de dire qu'il n'y a là aucune conscience. Il n'existe rien de tel que de la matière « morte », ou « aveugle », pas plus qu'il n'y a de Loi « aveugle », ou « inconsciente ». Tout cela n'a pas sa place dans les conceptions de la philosophie occulte. Cette dernière ne s'arrête jamais aux apparences superficielles et, pour elle, les essences nouménales ont plus de réalité que leurs contreparties objectives. » – H.P. Blavatsky, La Doctrine Secrète, (Cahier Théosophique n°173, pp. 12/3).
« La Nature peut se tromper, et souvent elle le fait, dans ses détails, et dans les manifestations extérieures de ses éléments matériels, mais jamais dans ses causes et ses résultats intérieurs. [...] Le but final vers lequel tend toute la nature est la transformation graduelle de la matière en l'Esprit, son élément primordial » – H.P. Blavatsky, La Clef de la Théosophie, pp. 235, 240.

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L'Univers et le pèlerinage de l'Âme

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 L’Univers et le pèlerinage de l’Âme

image4L’évolution universelle : La Doctrine Secrète enseigne le développement progressif de toute chose, des mondes comme des atomes ; et ce développement formidable n’a pas de commencement concevable, ni de fin imaginable. Notre « Univers » [c.-à-d., le système solaire] n’est qu’une unité dans le nombre infini d’Univers, tous « Fils de la Loi de la Nécessité » puisqu’ils sont des chaînons de la grande chaîne Cosmique des Univers, chacun étant un effet par rapport à son prédécesseur, et une cause en ce qui concerne son successeur. – (Extrait traduit de The Secret Doctrine, 1er Vol., p. 43. Édition originale anglaise.)

Croyance universelle en l’Âme : « Depuis l'Antiquité la plus reculée le genre humain, pris dans son ensemble, a toujours été convaincu de l'existence d'une entité spirituelle et personnelle dans l'homme physique personnel. Cette entité intérieure était plus ou moins divine suivant son degré de proximité avec la couronne [le Chrestos, le divin intérieur]. Plus cette union était intime, plus la destinée de l'homme était sereine, et moins les conditions extérieures étaient dangereuses. Une telle croyance n'est ni de la bigoterie ni de la superstition, mais un sentiment instinctif toujours présent de la proximité d'un autre monde spirituel et invisible, qui, bien que subjectif pour les sens de l'homme extérieur, est parfaitement objectif pour l'ego intérieur. De plus, ces hommes de l'Antiquité croyaient qu'il y avait des conditions extérieures et des conditions intérieures qui pouvaient influencer la détermination de notre volonté sur nos actions. Ils rejetaient le fatalisme, car le fatalisme suppose l'action aveugle de quelque pouvoir plus aveugle encore. Mais ils croyaient à la destinée ou karma que, de sa naissance à sa mort, tout homme tisse fil par fil autour de lui-même, ainsi qu'une araignée sa toile ; et, pour eux, cette destinée était guidée par cette présence que certains appellent l'ange gardien, ou au contraire, par l'homme intérieur astral qui nous est plus familier, mais qui n'est que trop souvent le mauvais génie de l'homme de chair, la personnalité. Ces deux réalités mènent l'HOMME, mais l'une d'elle doit nécessairement l'emporter ; et dès le commencement même de la lutte invisible, la loi de compensation et de rétribution, sévère et implacable, entre en jeu et accomplit son œuvre en suivant avec vigilance les péripéties du combat. Quand le dernier fil est tissé, et que l'homme paraît comme enveloppé dans le filet qu'il a lui-même ourdi, il se trouve alors complètement sous l'empire de cette destinée qu'il a lui-même créée. Celle-ci l'immobilise alors comme le coquillage inerte au rocher immuable, ou l'emporte comme une plume, dans un tourbillon que ses propres actions ont soulevé. » - H.P. Blavatsky, La Clef de la Théosophie, p. 195/6.

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Qu'est-ce que la mort ?

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Qu’est-ce que la mort ? - Enseignement de la Théosophie sur la mort

image2Paradis ou enfer ? (La Clef de la Théosophie, p. 125) : « Nous rejetons absolument [les dogmes du paradis et de l’enfer] tels qu'ils sont décrits dans vos catéchismes ; et nous rejetons par-dessus tout leur caractère éternel. Mais nous croyons fermement à ce que nous appelons la loi de rétribution [loi de karma], ainsi qu'à la justice et la sagesse absolues qui guident cette loi, ou karma. Par conséquent, nous refusons catégoriquement d'accepter cette croyance, aussi cruelle que non philosophique, en une récompense ou une punition éternelle. Avec Horace nous disons :

« Ayons des lois qui contiennent notre colère,
Et punissent le crime d'une peine proportionnée ;
Mais ne fouettez pas jusqu'au sang celui qui, pour sa faute,
Ne mérite qu'un coup de lanière. »

image3Le moment de la mort : « Le dernier souffle laisse sur le visage une expression calme et heureuse, peut-être ; les parents ferment les yeux du défunt - on déclare que c'est la mort. Et pourtant, l'homme n'a fait que commencer à mourir. L'âme doit encore passer à travers d'autres enveloppes, au-delà de ce que peuvent en connaître ses amis, au-delà même du contrôle que pourrait désormais exercer le mourant. Tout dépend maintenant de la ligne qu'il a suivie dans ses pensées, et de leur nature, durant le cours entier de la vie du corps. Car l'âme doit suivre en sens inverse la route qu'elle avait parcourue jusque-là, et le long de la voie sont alignés les souvenirs de toute la vie écoulée ; au fur et à mesure que ces souvenirs se réveillent, ils affectent l'entité qui s'en va, soit en la perturbant et en l'empêchant ainsi de se concentrer sur l'Être Suprême, soit, au contraire, en l'aidant à le faire d'une manière plus parfaite. […] On peut se faire une idée plus parfaite des choses en considérant la vie comme un grand mouvement musical qui s'achèverait en faisant entendre à la fois toutes les tonalités qui avaient été produites dans l'intégralité du morceau, depuis le début. On arriverait ainsi à une combinaison de sons n'exprimant pas les notes les plus aiguës ni les plus graves, ni les plus douces, ni les moins agréables, mais la résultante de toutes. Dans notre cas, cette dernière sonorité représente la vibration définie qui gouverne l'entité, en résonnant dans tout son être et en le plongeant dans l'état auquel elle-même correspond, ou dont elle est la note tonique. Il apparaît ainsi clairement que chaque pensée recèle les possibilités d'une harmonie ou d'une dissonance pour marquer la fin de la vie. » – W.Q. Judge, Notes sur la Bhagavad Gita, pp. 92-3.

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L'importance d'une bonne éducation

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Le but de l’éducation
v31 photo15« Ce qu’il faudrait enseigner aux enfants, par dessus tout, c’est la confiance en soi, l’amour de tous les hommes, l’altruisme, la charité mutuelle ; et surtout il faudrait les habituer à penser et à raisonner par eux-mêmes.
« Nous réduirions à un strict minimum tout travail de mémoire purement mécanique et consacrerions le temps à développer et à cultiver les facultés de nos élèves, leurs sens intérieurs et leurs capacités latentes.
« Nous nous efforcerions de nous occuper de chaque enfant individuellement, de l’éduquer de façon à favoriser l’épanouissement le plus équilibré et harmonieux possible de tous ses pouvoirs, afin que ses aptitudes particulières parviennent à leur plein développement naturel.
« Notre but serait de créer des hommes et des femmes libres, libres intellectuellement, libres moralement, sans aucun préjugé en quoi que ce soit, et par-dessus tout, affranchis d’égoïsme. Et cela, croyons-nous, pourrait être réalisé en grande partie, sinon en totalité, par l’effet d’une bonne éducation véritablement théosophique ».
(H.P. Blavatsky, La Clef de la Théosophie, pp. 283/4.)

La Théosophie et l’éducation
« Apprendre c’est se ressouvenir » – Platon.
« En toi est la lumière du monde, la seule lumière qui puisse être répandue sur le sentier » – La Lumière sur le Sentier.
« Mon art de maïeutique a les mêmes attributions générales que celui des sages-femmes. La différence est qu’il délivre les hommes et non les femmes et que c’est les âmes qu’il surveille en leur travail d’enfantement, non point les corps. » – Socrate dans le Théétète.
v31 photo3« La théorie de “l’enfant sans défaut” (chère à J.J. Rousseau) n’est pas acceptée par la Théosophie, mais il faut bien constater une erreur dans le système actuel d’éducation. »
On pense trop souvent que l’on doit donner une éducation à l’enfant pour le « former » et lui inculquer les connaissances dont il aura besoin plus tard dans sa vie professionnelle.
La famille, dans notre société moderne, voit son rôle de plus en plus réduit ; mais, à l’école comme dans la famille, les influences extérieures, camarades, (et aujourd’hui la télévision, mais plus encore les smart phones et autres media …) vont jouer le plus grand rôle, et si l’environnement scolaire et familial n’est pas suffisamment attractif et protecteur, l’enfant sera vite la proie de toutes sortes d’incitations à la dérive, notamment sur le plan moral.
Par ailleurs, si cette morale sociale et scolaire est tant bien que mal acceptée, il y aura toujours des manques dans l’optique d’une vision humaniste et surtout éthique de la vie.

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Le rôle de la Loge Unie des Théosophes

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Introduction

LettreN°30 Image5Le rôle de la Loge Unie des Théosophes est de propager les Principes Fondamentaux de la Philosophie de la Théosophie et d’indiquer quel est l’essence de son message, afin de ne pas en perdre la nature profonde.
L’intention est d’aider l’Humanité à vaincre l’ignorance spirituelle en redonnant l’enseignement de Maîtres de Sagesse, tels que divulgué dans les écrits H.P. Blavatsky et de son plus proche collaborateur W.Q. Judge, d’une manière non dogmatique, libre, gratuite, et sans préjugé. C’est pour cela que chacun (nouveau venu, membre ou non membre) est invité à poser des questions, aux étudiants de la Loge qui s’efforcent de donner des éléments de réponse sur les bases de l’enseignement. Il n’y a pas de professeur, de chef ou de gourou, tous les membres sont des étudiants.
Pas de théorie sans pratique, il s’agit donc pour ces étudiants de donner aussi l’exemple de la mise en pratique de ces principes par une réalisation plus vraie du SOI (l’Unité Spirituelle de tous les êtres) et une conviction plus profonde de la Fraternité Universelle. Cet exemple n’a rien de tonitruant car il s’exprime dans la simplicité de l’Être, hors de l’avoir, du paraître et du pouvoir.
Dans la diversité et le brassage incroyables des idées et des désirs de notre époque, le rôle de la Loge Unie des Théosophes est donc crucial car il rappelle sans cesse et gratuitement les idées originelles fondamentales à la base des religions et des grandes philosophies du monde.
Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais d’aller sans cesse vers plus de Lumière, ce qui apparaît comme étant dans la nature de l’Homme qui n’a manifestement rien d’un robot biologique.
La Loge Unie des Théosophes nous permet donc d’élargir et d’approfondir notre point de vue sur la vie, l’homme et le sens de notre existence et nous invite à progresser comme nous le souhaitons dans l’esprit des vieilles expressions : « Ne pas avoir d’œillères », « Voir plus loin que le bout de son nez », « Entrer dans le vif du sujet ».
Pour la Théosophie l’Infini n’est pas un grand vide. Il n’y a pas de hasard, tout est Loi, solidarité et interdépendance. L’univers existe pour l’expérience et l’émancipation de l’âme. Les membres de la Loge Unie des Théosophes s’efforcent de donner l’exemple par une réalisation plus vraie du SOI et une conviction plus profonde de la Fraternité Universelle.

Lien vers  : la  « Déclaration de la Loge Unie des Théosophes ».

L’enseignement de la Théosophie
LettreN°30 Image4Blavatsky invite à diriger toujours ses pas « vers une vie d'altruisme basée sur une connaissance de la philosophie réelle ». Le but de son œuvre est d’élever l’humanité. « Sa méthode consistait à se servir du mental de son siècle tel qu'elle le trouvait, en essayant de l'élever pas à pas ; à découvrir quelques êtres qui appréciaient la grandeur majestueuse de la Science Secrète et qui étaient dévoués à « l'Humanité, la Grande Orpheline », puis à les éduquer afin qu'ils puissent poursuivre son œuvre avec zèle et sagesse ; à fonder enfin une Société si humble fut-elle dont les efforts introduiraient dans la pensée du moment, les idées, les doctrines, la terminologie de la Religion Sagesse » ‒ Citations de l’article de W.Q. Judge « H.P.B. Une collègue au cœur de lion disparaît », Cahier Théosophique n°82.

Les enseignements principaux peuvent se résumer dans les propositions et citations de l’article de W.Q. Judge « Morte, elle nous parle encore » (Cahier Théosophique n°82) :

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Le but et le message d'Isis dévoilée

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Isis dévoilée est le premier livre écrit par Blavatsky, après la fondation le 17 novembre 1875 de la Société Théosophique à New York. L’ouvrage est paru en 1877, en anglais à New York.

Le but de l’ouvrage
v29 image11« Il y a environ dix ans, quand Isis dévoilée fut écrit, le but le plus important de l’ouvrage était de démontrer, (a) la réalité de l’Occulte dans la nature ; (b) la profonde connaissance, familiarité, et maîtrise de « certains hommes », concernant tous les sujets occultes ; (c) qu’il y a peu d’art ou de science de notre époque, que les Véda ne mentionnent pas ; et (d) que des centaines de choses, en particulier sur les mystères de la nature, ‒ dans le secret comme disent les alchimistes ‒ qui étaient connues des Aryens de la période d’avant le Mahabarata, et qui nous sont aujourd’hui inconnues, les sages modernes du XIXe siècle. » – H.P. Blavatsky, traduction d’un extrait de l’article “Occult or Exact Science”.

Préparer un nouveau cycle de reconstruction
v29 image7« Bien que dans l’opinion de la plus part de nos contemporains, il n’y a eu qu’un jour de savoir, à l’aube duquel enseignaient les anciens philosophes, et que la lumière de midi [de la connaissance] est toute nôtre ; nous ne perdrons ni espoir ou courage si le témoignage d’innombrables penseurs anciens et médiévaux est sans valeur aux yeux des expérimentateurs modernes ; comme si le monde ne datait que de l’an Un de l’ère chrétienne, et que toute la connaissance n’était que de pousse récente. Le moment est plus que jamais propice à une reconsidération des anciennes philosophies. Les archéologues, philologues, astronomes, chimistes et physiciens s’approchent de plus en plus du moment où ils seront forcés de les étudier. La science physique a déjà atteint ses limites d’exploration ; la théologie dogmatique voit les sources de ses inspirations se tarir. À moins de nous tromper sur les signes, le jour approche où le monde recevra les preuves que non seulement les religions anciennes étaient en harmonie avec la nature, et que la science d’antan embrassait tout ce qui peut être connu. Des secrets longtemps gardés pourront être révélés ; des livres depuis longtemps oubliés et perdus pourront revenir à la lumière ; des papyrus et des parchemins d’importance inestimable se retrouveront dans les mains d’hommes qui prétendront les avoir tirés de momies, ou trouvés par hasard dans des cryptes enfouies ; des tablettes et des colonnes, dont les révélations sculptées, ébranleront les théologiens et confondront les scientifiques, pourront être déterrées et interprétées. Qui connait les possibilités du futur ? Une ère de désenchantement et de reconstruction commencera bientôt ‒ non, il a déjà commencé. Le cycle a presque terminé sa course ; un nouveau cycle commence, et les futures pages d’histoire pourront contenir la pleine évidence, et transmettre la pleine preuve que :

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