Vendredi 23 Juin 2017

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Qu'est-ce que la Théosophie ? - Page 2

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Qu'est-ce que la Théosophie ?
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« La Doctrine Secrète est la Sagesse accumulée des Âges et sa cosmogonie est, à elle seule, le système le plus prodigieux et le plus élaboré qui soit, même tel qu'il apparaît, par exemple, dans la forme exotérique des Purânas. Mais tel est le pouvoir mystérieux du symbolisme occulte que quelques pages de glyphes et de signes géométriques suffisent à consigner tous les faits qui ont réellement tenu d'innombrables générations de voyants initiés et de prophètes occupés à les coordonner, les enregistrer et les expliquer durant la suite vertigineuse du progrès de l'évolution. Le regard rayonnant de lumière de ces voyants a pénétré au cœur même de la matière et observé l'âme des choses, là où un simple profane, aussi érudit fût-il, n'aurait perçu que le jeu extérieur de la forme. Mais la science moderne ne croit pas à « l'âme des choses » et, de ce fait, rejettera le système entier de la cosmogonie antique. Inutile de dire que le système en question n'est pas dû à l'imagination d'un ou de plusieurs individus isolés ; qu'il constitue les annales ininterrompues de milliers de générations de Voyants dont les expériences respectives ont été faites pour éprouver et vérifier les traditions transmises oralement d'une race ancienne à une autre, et porteuses des enseignements d'êtres supérieurs d'un rang très élevé ayant veillé sur l'enfance de l'Humanité ; que pendant de longs âges les « Sages » de la Cinquième Race, provenant de la souche sauvée et rescapée du dernier cataclysme et bouleversement de continents, ont passé leurs vies à apprendre et non à enseigner. À la question : comment s'y sont-ils pris ? Il est répondu : en contrôlant, en éprouvant et vérifiant dans chaque département de la nature les traditions anciennes grâce aux visions indépendantes de grands adeptes ; c'est-à-dire d'hommes ayant développé et perfectionné leurs organismes physique, mental, psychique et spirituel au plus haut degré possible. Aucune vision d'un adepte n'était acceptée avant d'être vérifiée et confirmée par les visions d'autres adeptes — obtenues dans des conditions assurant un témoignage indépendant — et par des siècles d'expériences. » (S.D., I, p. 272-3, point (1) – Traduite dans les Textes Fondamentaux, éd. Textes Théosophiques, Paris).

En commentaire à cette déclaration hautement significative et très importante, nous pouvons citer le passage suivant, qui concerne l'origine de ces Annales :
« La Science Occulte a ses traditions immuables depuis les temps préhistoriques. Elle peut se tromper sur des détails ; mais elle est incapable de commettre une erreur au sujet des lois Universelles, pour la bonne raison que cette Science, qualifiée justement de « divine » par la philosophie, est née sur les plans [spirituels] les plus élevés, et fut apportée sur Terre par des êtres qui étaient plus Sages que ne le sera l'homme, dans la Septième Race de la Septième Ronde » (S.D., I, p. 516).

On nous dit ensuite comment ces Annales virent le jour. Dans ses deux livres, Isis Dévoilé et La Doctrine Secrète, H.P.B. parle « d'un vieux Livre – si ancien que nos archéologues modernes pourraient pâlir sur ses pages pendant un temps indéfini sans pourtant pouvoir être tout à fait d'accord quant à la nature du parchemin sur lequel il est écrit. C'est la seule copie originale qui existe de nos jours » (Isis Unveiled, I, 1). H.P.B. en parle également dans La Doctrine Secrète :
« La tradition rapporte qu'il fut écrit en Senzar, la langue sacerdotale secrète, d'après les paroles que des Êtres Divins dictèrent aux fils de la Lumière, en Asie Centrale, au tout début de la 5e race [notre humanité actuelle]. Car il fut un temps où cette langue (le Senzar) était connue des Initiés de chaque nation, quand les ancêtres des Toltèques la comprenaient aussi aisément que les habitants de l'Atlantide perdue. Ces Initiés l'avaient hérité des Sages de la 3e Race, les Manushis qui l'avaient eux-mêmes apprise directement des Dévas des 2e et 1ère Races » (S.D., I, XLIII).

Il est impossible de relater la fascinante histoire de l'influence de ces Annales sur les diverses civilisations. On ne saura jamais complètement quel est le rôle joué durant des millénaires par ses Gardiens pour éduquer le mental de la race. Ces Annales ont été révélées partiellement au cours des âges, modelant les cultures des diverses époques, et, encore aujourd'hui, nous pouvons en trouver la trace dans les restes des civilisations éteintes ou en déclin. Ces traces sont nombreuses et se ramifient dans des directions sans fins. Mais, nous pouvons en suivre l'influence principalement dans les religions et les philosophies du monde entier et dans les éthiques pures et divines.

Mais toutes les évidences [de l'influence de ces Annales] que nous pouvons trouver appartiennent à notre Cinquième Race Aryenne, car, ainsi que le dit H.P.B. (S.D., II, p. 351) : « L'Histoire ne commence pas avec elle [la Cinquième Race], mais la tradition vivante et toujours récurrente le fait. »

Les Adeptes de la Cinquième Race étudièrent ces Annales, les résumèrent par écrit et, ensuite écrivirent des commentaires à leur sujet. A ce propos, nous pouvons citer ce que dit H.P.B. sur ce qui peut être considéré comme la version hindoue de la Tradition Orale condensée de ces Annales :
« Avant d'être transcrits par écrit le Véda des premiers Aryens influença chaque nation Atlanto-Lémurienne, et c'est ainsi que fût semé les premières graines de toutes les vieilles religions qui existent et se meurent aujourd'hui. Les rejetons de l'arbre immortel de Sagesse ont éparpillé leurs feuilles desséchées y compris sur la chrétienté judaïque » (S.D., II, p. 483)

Nous trouvons également une allusion dans La Doctrine Secrète (S.D., I, p. 612) de l'influence des Annales Orientales sur l'Occident :
« Les Mystères de la Nature... furent consignés par les élèves de ces "hommes célestes", invisibles de nos jours, en figures géométriques et en symboles. Les clefs pour les déchiffrer passèrent d'une génération "d'hommes sages" à l'autre. Quelques uns de ses symboles passèrent d'Orient à l'Occident, rapportés par Pythagore, qui ne fut pas l'inventeur de son fameux "Triangle" ».

Et ceci nous amène à un point très important. La diffusion des instructions contenues dans ces Annales s'est faite de deux manières : parfois par une traduction directe de quelques parties ou aspects de ces Annales, comme ce fût le cas avec Pythagore, dont on vient de parler ci-dessus ; d'autres fois, par des traductions successives, et des interprétations d'interprétations. La première méthode est relativement rare, la seconde est tout à fait commune. top-iconRetour en Hauttop-icon